Oulala ! Mon cher petit Cedric ne fait toujours pas l'unanimité ! Dommage... Mais ne vous inquiétez pas, ma fiction est, et restera, une fiction Edward/Bella. Seulement, j'aime bien sortir du moule et prendre un chemin détourné pour finalement arriver à la même chose, c'est mon côté anticonformiste, je suppose. Mais franchement, laissez une chance à Cedric, il est si mignon !
On se retrouve en bas, bonne lecture !
Chapitre 14 : Le code masculin
Bella's POV :
Quand sonnèrent les dix-huit heures, je remballai mes affaires et Cedric me reconduisit chez moi. Je serais bien restée un peu plus longtemps mais il avait prévu un ciné avec ce cher Cullen. Certes, l'idée qu'il préférait passer la fin de son dimanche avec le plus grand des connards plutôt qu'avec moi me révulsait mais, après tout, je n'avais pas le droit de l'empêcher de voir ses amis.
Je rentrai donc chez moi et trouvai mes frères devant un match de baseball. Je m'assis alors entre eux et m'intéressai à la télévision.
- « J'en connais une qui a bien dormi, cette nuit ! lança soudain Emmett, plein de sous-entendus.
- C'est vrai que le matelas de Cedric est très confortable, on sent vraiment que le dos est bien soutenu, raillai-je.
- Toi et moi, Bells, on sait très bien que ce n'est pas le soutien de ton dos qui t'as intéressé dans ce matelas.
- Oh si, au contraire, ironisai-je, c'est très important d'avoir une bonne literie de nos jours.
- Pas de ça avec moi, Bee ! Tu pues le sexe et t'as le sourire béat de la nana qui vient de se faire culbuter !
- C'est d'un chic, ce que tu dis, Em, fis Jasper.
- J'ai pas raison ?
- Si, mais t'aurais pu faire preuve de … je sais pas, moi … de tact ?
- Je vous signale que je suis toujours là, leur fis-je remarquer.
- Exact, dit Emmett, bon, dis-moi, c'était un bon coup ?
- Quoi ?
- Il a assuré ou pas ?
- J'avais compris mais... tu me fais pas un sermon comme quoi le sexe c'est mauvais et dangereux et qu'il faut que j'attende pour coucher avec l'homme que j'épouserai ?
- Pardon ? Et pourquoi je ferais ça ?
- Parce que tu m'en fais tout le temps depuis que je sors avec Cedric. Tu ne l'aimes pas.
- Tu te trompes ! Il est sympa ce type, et puis, j'ai un peu pitié de lui.
- Pourquoi ça ?
- Parce qu'en trois mois d'abstinence, il a dû en attraper, des ampoules aux doigts ! »
Mes deux frangins s'esclaffèrent alors. Je tapai l'épaule d'Emmett et montai ranger mes affaires.
Je vidai mon sac sur mon lit, rangeai mon maquillage et mis mon tas de fringues à la machine. Quand le cycle fut terminé, j'étendis mes vêtements et observai le fil à linge. Au bout d'une minute à me dire qu'il manquait quelque chose, je remarquai qu'il n'y avait pas les sous-vêtements que je portais dans la voiture.
Edward's POV :
Ced arriva devant chez moi à dix-huit heures trente tapante. Je pris mon blouson et mon portefeuille et rentrai dans sa voiture. Ce soir-là, nous avions prévu une soirée entre mecs ; nous irions d'abord au bar où nous retrouverions Mike, Tyler et Ben, ensuite, nous irions tous les deux voir le dernier American Pie au cinéma, et nous rejoindrions les trois autres au Met. Je sais, un dimanche soir, c'est pas sérieux. Ben vous savez quoi ? Allez vous faire foutre si ça vous dérange.
- « Hé ! Salut mon pote, fis-je en étreignant brièvement Cedric.
- Salut, mec.
- Alors, ton week-end ?
- Bof, dit-il, j'ai pas fait grand chose, et toi ?
- Ben alors, vieux ! Tu te fais curé ou quoi ? Il est passé où le bouffeur de p'tits culs qui me sert de meilleur ami ?
- Il est casé. Et si, à l'avenir, tu pouvais éviter ce genre de surnom, s'il te plait.
- Tu vas pas me dire qu'avec Bella c'est sérieux au point de renier la réputation dont tu es si fier ?
- Si, c'est très sérieux entre nous.
- Ced, un coureur reste un coureur. L'abstinence, c'est pas ton truc.
- Ça fait plus de trois mois que j'ai pas couché et je vais très bien ! lança-t-il, la mâchoire serrée.
- Bon, tempérai-je, comme j'ai envie de profiter de cette soirée je ne vais pas répondre, mais pense à ce que je t'ai dit, Hickey. »
Il ne dit rien et se concentra sur la route. Ce ne fut que quand nous retrouvâmes les autres qu'il se dérida enfin et participa à la conversation. Celle-ci, pour changer, porta sur les conquêtes de chacun. Ben sortait enfin avec Angela, une petite intello assez invisible, et semblait amoureux, Tyler avait chopé Jessica à sa soirée de la veille et comptait remettre le couvert d'ici peu et c'était le désert du côté de Mike. Moi, j'avais couché avec Lauren, également à la soirée de Jessica, et m'était juré de recommencer. Quant à Cedric, il se contenta de dire qu'il était heureux avec Bella, même s'ils n'avaient pas encore couché ensemble.
Deux whiskies plus tard, Cedric et moi quittâmes les autres et montâmes dans sa voiture pour aller au ciné. Le petit incident du dernier voyage semblait oublié. Soudain, son portable sonna. Plus rapide que lui, je m'en emparai – il l'avait posé sur le tableau de bord – et décrochai après avoir vu le nom de « Bella ». Cedric essaya de me le prendre mais sans succès car il aurait eu besoin de sa main gauche, restée sur le volant.
- « Oui mon ange ? fis-je a l'adresse de Bella.
- Re, bébé, dis-moi, je ne trouve pas mes... attends... depuis quand tu m'appelles 'mon ange' ?
- C'est tout nouveau, ça ne te plait pas ? demandai-je en esquivant le bras de Cedric.
- Putain Cullen ! s'énerva-t-elle, qu'est-ce que tu fous avec le téléphone de Ced ?
- C'est avec cette bouche qui sort tant de vulgarités que tu embrasses mon meilleur ami, Bella ? Belle éducation !
- Ta gueule et passe-le moi ! »
J'obéis et tendis son portable à Cedric qui le prit en me gratifiant d'un regard noir.
- « Oui, Bella ? fit-il.
- […]
- Ah non, désolé ma belle, je n'ai rien trouvé.
- […]
- Pas encore, je chercherai ce soir et si je les trouve, je te les amène demain.
- […]
- De rien. Moi aussi je t'aime. Bonne nuit. »
Et il raccrocha.
- « Que se passe-t-il ? demandai-je.
- Non pas que ça te regarde mais elle a perdu ses... gants.
- Ah... »
Il y eut un nouveau silence, mais je ne souhaitais pas qu'il s'installât.
- « Dis-moi, Ced, t'as pas un CD ? Je mettrais bien un peu de musique.
- Regarde sous ton siège, il y a un tiroir, tous mes CD sont dedans. »
Je me penchai, ouvris le tiroir et constatai la quantité extravagante de singles et d'albums qu'il possédait. Je choisis l'album des Rolling Stones le plus récent. Au moment de refermer le tiroir, quelque chose sous le siège attira alors mon attention. Pourquoi y avait-il un petit nœud rose dans la voiture de Cedric ? Je le pris pour lui poser la question mais, à ma grande surprise, un morceau de tissu blanc suivit alors que je tirais pour décoincer le nœud. Je dépliai ledit tissu et découvris un string. Puis, peu à peu, mon esprit forma des liens : Bella avait dormi chez Ced, elle y avait perdu quelque chose qui n'était certainement pas ses gants, j'avais dans mes mains le genre de string sexy qu'elle porte généralement, elle avait donc dû l'enlever... Et je compris.
- « Cedric ! Tu as couché avec Bella ! »
Il sursauta puis tourna sa tête vers moi. Il remarqua ce que je tenais et, sans que je n'eusse le temps de réagir, il me le prit des mains et le fourra dans sa poche de jean.
- « Non, répondit-il.
- Me prends pas pour un con, pourquoi son string serait dans ta bagnole ?
- Il est tombé de son sac.
- Mais bien sûr !
- Oh et puis merde ! Oui j'ai couché avec Bella ! Deux fois !
- Quoi ? Mais tu n'avais pas le droit !
- PARDON ? »
Il freina brusquement et arrêta la voiture sur le bas-côté.
- « Jusqu'à nouvel ordre, je couche avec QUI JE VEUX !
- Sauf avec Bella !
- Oh, et pourquoi ça ?
- Tu n'as pas le droit.
- Et qui me l'interdit ? Toi ?
- C'est une règle fondamentale du code masculin !
- Quoi ? Quelle règle ?
- Un mec ne doit jamais se taper l'ex de son meilleur copain !
- Ce n'est pas ton ex !
- On a couché ensemble ! criai-je.
- Et alors ? Tu l'as fait pour un foutu pari ! Ça ne compte pas ! Et en plus, elle ne t'intéresse pas, ta règle n'a aucun effet dans ce cas-là.
- Justement, détrompe-toi, elle m'intéresse !
- Ah oui ? Tu vas me faire croire que t'es amoureux ?
- Non. J'ai juste envie de retenter le coup.
- Eh ben tu sais quoi ? Va te faire foutre ! J'aime Bella, je suis heureux avec elle et je ne compte pas la larguer pour respecter ton code de mes deux.
- Bon écoute, Hickey, je ne voulais pas en arriver là mais tu ne me laisses pas le choix. Soit tu as un petit peu de loyauté envers ton meilleur pote et tu lui laisses Bella, soit tu dénigres le code masculin et notre longue amitié s'achève ici.
- Tu me demandes de choisir entre toi et Bella ?
- T'as tout compris.
- Eh bien je pense que tu peux descendre de ma voiture. »
Je le regardai, stupéfait. Il ne plaisantait pas. Je descendit alors. Au passage je remarquai que Bella avait aussi égaré son soutien-gorge. Je le ramassai et le balançai au visage de Cedric. Celui-ci démarra en trombe et s'en alla. Moi, j'appelai Tyler pour qu'il vînt me chercher et rentrai chez moi, mon humeur fétarde ayant tout d'un coup déserté mon esprit.
Bella's POV :
Vers vingt-et-une heures, on sonna à la porte. Mes frères me prièrent d'aller ouvrir, ce que je fit. C'était Cedric.
- « Bella ! »
Sa voix semblait exprimer un profond soulagement. Il me prit alors dans ses bras et m'enlaça à me couper le souffle. Quand je me dégageai pour reprendre ma respiration, il m'entraina dans les escaliers. Nous allâmes jusqu'à ma chambre et il nous enferma dedans. Il ôta alors son manteau et commença à déboutonner sa chemise.
- « Ced, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, m'inquiétai-je en le voyant si énervé.
- Bella, s'il te plait, ne pose pas de question et déshabille-toi. J'en ai VRAIMENT besoin, ou je risque de disjoncter.
- Mais... mes frères pourraient nous entendre.
- On s'en fout ! Ils l'ont déjà fait, ne t'inquiète pas pour eux.
- Bon, d'acc- »
Je n'eus même pas le temps de lui donner ma réponse qu'il m'avait déjà allongée sur le lit. Il se débarrassa en un éclair de ses vêtements tandis que j'enlevai docilement le long t-shirt de Jasper qui me servait de pyjama. Me trouvant un peu trop lente, il l'enleva à ma place ainsi que ma culotte. Il saisit alors le boîte bleue que m'avait donné Emmett plusieurs mois auparavant. Il en sortit un préservatif, l'enfila et se positionna au-dessus de moi. De ses deux mains, il s'empara alors de mes seins qu'il écrasa avec fureur, me causant une affreuse douleur. Puis sa bouche s'empara de la mienne, son baiser n'avait rien de tendre, il me mordait les lèvres plus qu'il ne m'embrassait. Je sentais toute la rage qui était en lui. Puis soudain, d'un mouvement brusque, il me pénétra. Ma poitrine douloureuse semblait me chatouiller à côté de ça. Il ressortit ensuite sa verge de mon vagin pour la rentrer encore plus brutalement. Et il ne fit que ça, durant toute la durée de notre rapport, il ne cessa de me faire mal. Ce fut un soulagement quand je le vis atteindre l'orgasme. Il se débarrassa du préservatif et, alors que je m'attendais à ce qu'il remît son caleçon, il prit ma main et la posa sur son pénis, en lui faisant faire de longs mouvements. Devant mon air surpris, il me dit :
- « Encore une fois, Bella, s'il te plait, ça ne me suffit pas. »
J'acceptai. Il accéléra alors les mouvements de ma main et obtint une érection suffisante. Il mit un nouveau préservatif et me pénétra, toujours aussi violemment. Il poussait en moi de plus en plus fort, comme s'il cherchait à augmenter le volume de mon vagin. Au bout d'une vingtaine de minutes, il se déversa enfin dans la capote et s'allongea à côté de moi, entourant ses bras autour de ma taille. Je le repoussai et me redressai.
- « Maintenant tu vas m'expliquer ce qui se passe ! hurlai-je, les larmes aux yeux, sans me soucier de Jazz et Em, je t'ai laissé me traiter comme un animal, ou pire ! comme un vide-couilles, parce que tu me l'as demandé, et je veux savoir pourquoi j'ai dû accepté ça !
- Bella, fit-il d'un ton très doux en me prenant les mains, excuse-moi, je ne voulais pas que tu le ressentes comme ça.
- Ah bon ? Comment aurais-je dû le ressentir ? Tu t'y es pris comme une brute ! Je te signale que je n'ai pas autant d'expérience que toi ! J'ai le vagin encore très étroit !
- Une minute. Je t'ai fait... mal ?
- Évidemment !
- Bella, je suis désolé. »
Je ne répondis pas. Je me sentais humiliée et déshonorée. Je sentis tout à coup deux mains sur ma taille. Celles-ci glissèrent sur mes hanches et se retrouvèrent finalement sur mon pubis. Je ne tardai à comprendre l'intérêt de son geste : la chaleur dégagée par ses mains soulageait mon bas-ventre.
- « Bella, dit-il entre deux baisers – tendres cette fois-ci – dans mon cou, pardonne-moi. Je t'en supplie »
Là encore, je restai de marbre.
- « En contrepartie de ce que je t'ai fait subir, je veux bien te donner autant d'orgasmes que tu voudras pendant toute la nuit. Des orgasmes rien qu'à toi, pas des partagés. »
Cette fois, je m'énervai.
- « Je me fous de tes orgasmes, Cedric ! criai-je, ce que je veux, c'est savoir pourquoi tu m'as baisée comme si j'étais une putain de chienne !
- Bella, ne dis pas ça ! Je ne te comparerai jamais à un animal.
- C'est pas l'impression que j'ai eue.
- Je suis désolé. Pardonne-moi.
- Dis-moi pourquoi.
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi tu es venu ce soir.
- Je... j'étais énervé, j'avais besoin de me vider l'esprit.
- Mais qu'est-ce qui a pu t'énerver à ce point ? demandai-je, les larmes commençant à couler.
- Je ne peux pas te le dire, Bella. »
Je le fixai intensément. Je mis alors toute ma force dans ma main et lui assenai la plus puissante des gifles.
- « Comment oses-tu ? éclatai-je, comment oses-tu demander mon pardon alors que tu ne m'expliques rien ? Tu n'es qu'un pauvre crétin ! »
Je joignis les gestes à la parole et le rouai de coups. Il s'empara alors de mes poignets et m'immobilisa sur le lit. Nos corps encore nus se touchaient mais ça ne me fit pas éprouver une once de désir.
- « Lâche-moi, ordonnai-je.
- Embrasse-moi, ordonna-t-il en retour.
- C'est ça. »
Devant mon refus, ce fut lui qui m'embrassa. Instinctivement, je fermai hermétiquement mes lèvres et me débattit, bien décidée à lui montrer qu'il faudrait plus qu'un simple baiser pour tout effacer. Quand il remarqua que ses efforts étaient vains, il arrêta.
- « Pardonne-moi. S'il te plait.
- Explique-moi d'abord.
- D'accord. »
Il s'assit au bord du lit et renfila son caleçon. Je le rejoignis. Il prit mes mains mais je me dégageai. Il laissa alors tomber les siennes et commença son récit.
- « Très bien. Bella, si j'étais énervé comme ça en rentrant chez toi, c'est à cause de Cullen.
- Qu'est-ce qu'il a encore fait ?
- Tu sais, les sous-vêtements que tu as oubliés dans ma voiture ? Eh bien, il est tombé dessus. Il a alors compris que nous avions couché ensemble. Ça l'a énervé et il m'a fait du chantage. Il m'a dit que je devais choisir entre lui et toi. Et c'est toi que j'ai choisie.
- Une minute ! Pourquoi ça l'a énervé ? Qu'est-ce que ma vie sexuelle peut bien lui foutre ?
- Je ne peux te l-
N'essaye même pas de dire ça ! le coupai-je, crache le morceau ! Tout de suite ! »
Il soupira.
- « D'accord, accepta-t-il, ça l'a énervé parce qu'il veut retenter sa chance avec toi. Et il m'a sorti tout une histoire comme quoi un mec ne doit jamais sortir avec l'ex de son meilleur ami.
- QUOI ? Mais quel connard ! Jamais je ne referai la connerie de coucher avec lui ! Et ce n'est pas mon ex !
- Je sais, Bella. Je sais.
- Et toi ? T'as fait quoi ensuite ?
- Je te l'ai dit, je lui ai dit qu'il pouvait se barrer et que c'était toi que je choisissais. »
Je ne répondis rien. Que pouvais-je bien lui dire ?
- « S'il te plait, Bella. Dis-moi que tu me pardonnes.
- Je... je ne sais pas, Cedric.
- Pourquoi ? Voyons, Bella ! Je t'aime, et je sais que tu m'aimes. Certes, je n'aurais pas dû me comporter de cette façon, mais, par pitié, ne gâche pas notre histoire pour ça !
- Ce n'est pas si simple ! pleurai-je, ce n'est pas seulement le fait que tu aies couché avec moi comme si j'étais une pute qui me dérange, parce que ça, à la limite, j'aurais pu le supporter, si ce n'était que l'affaire d'une seule fois. Mais tu vois, le truc, c'est qu'en faisant ça, mes plus affreux sentiments sont remontés à la surface. Et là, au moment où je te parle, je me sens exactement comme je me suis sentie quand j'ai lu la lettre que Cullen avait laissée sur mon lit ! »
Ce fut à son tour de ne rien dire. Il avait le regard vide, la bouche entrouverte.
- « Cedric, repris-je, je vais devoir te demander de partir, j'ai besoin d'être seule.
- Bella, non, fit-il, implorant, on ne peut pas se quitter comme ça, il y a... un truc entre nous !
- J'en sais rien, ce n'est peut-être pas une rupture, mais j'ai besoin de réfléchir, seule.
- Tu penses qu'il y a beaucoup de chances que nous restions ensemble ?
- Franchement, je ne pense pas, avouai-je.
- Très bien. Écoute, je veux bien partir sans faire de vague, te promettre de ne plus te supplier de me pardonner et qu'on reste bons amis si, avant que je m'en aille, tu me donnes un dernier baiser.
- Cedric, je n-
- Bella, me coupa-t-il, notre histoire a commencé dans les toilettes du Met par un baiser, elle doit finir par un baiser.
- OK, acceptai-je. »
J'approchai mes lèvres des siennes et y déposai un baiser chaste, qui dura à peine une seconde.
- « Bella, un VRAI baiser. »
Ce fut lui qui l'initia. Sa bouche prit tendrement la mienne d'assaut et il y inséra sa langue, qui se mêla à la mienne. D'abord douce et lente, la cadence accéléra. À mesure que le rythme augmentait, il fit glisser ses mains jusqu'à ma taille puis m'allongea sur le lit en se positionnant au-dessus de moi, mes jambes serrées entre les deux siennes. Mon corps encore nu se délectait de la chaleur que celui de Cedric lui procurait. Je ne pus alors m'empêcher de croiser mes bras dans son dos pour le rapprocher de moi. Je sentis ses lèvres s'étirer brièvement en un sourire en réaction à mon attitude. Sa main gauche monta de ma taille et s'arrêta juste avant ma poitrine. Il hésita une seconde puis posa délicatement sa main sur mon sein et fit des petit cercles lents avec sa paume. Sa main droite, qui était toujours sur ma taille, souleva soudain mon corps pour augmenter le contact entre nos deux peaux. Je pouvais sentir son cœur battre contre mon sein droit. Il battait à une allure folle, et ce fut ça qui me décida.
Je décroisai mes bras et les descendit jusqu'à son caleçon. Il comprit et m'aida à lui enlever, sans rompre notre baiser. Il s'allongea ensuite sur moi, m'écrasant de tout son poids. Mais cela ne me déplaisait en aucun cas. J'aimais sentir sa peau contre la mienne. Sa main gauche vint alors se poser contre ma nuque et il exerça une petite pression qui consolida l'enchevêtrement de nos lèvres. L'autre main avait rejoint son pénis qu'il guida à l'aveuglette – notre baiser l'empêchant de regarder ce qui se passait en bas – entre mes jambes serrées. Quand il réussit enfin à s'insérer en moi, je sentis une légère grimace sur son visage, due à la pression que mes cuisses exerçaient sur sa verge. « Tant mieux ! » me dis-je, car il comprendrait comment moi, j'avais souffert quelques minutes plus tôt. Il commença alors des mouvements lents, très lents. Le plaisir montait mais semblait prendre un temps infini. Et je crois bien que c'était volontaire de sa part, il voulait faire durer notre dernier rapport.
Il me fit donc languir pendant près de vingt minutes, j'étais proche de l'orgasme mais sa lenteur m'empêchait de l'atteindre. C'était une sensation inédite et tellement délicieuse, un mélange de frustration et d'orgasme permanent. Mais quand je m'approchai un peu trop près du paroxysme, il rompit notre baiser et me leva les jambes, pliant complètement mon corps, qui prirent place de chaque côté de mon visage. Là, il donna trois coup de bassin, violents et profonds, et je me mis à hurler de plaisir tandis qu'il se déversait en moi.
Puis il se retira, se rhabilla et me regarda dans les yeux. Il semblait plein d'espoir mais ma décision n'avait pas changée.
- « Merci, dis-je, c'était génial mais... ça ne change rien.
- Je sais. Mais je voulais que tu saches ce que tu pourrais avoir si jamais tu changeais d'avis. »
Il remit alors ses chaussures et enfila son blouson. Il s'approcha du lit, se pencha vers moi et fit claquer un baiser sur mes lèvres.
- « Au revoir, Bella. »
Il avait commencé à sortir de la chambre quand il se retourna et lança :
- « Au fait, pas la peine de t'inquiéter parce que je n'ai pas mis de préservatif. Tu auras tes règles dans deux jours. »
Sur ce, il quitta ma chambre, ma maison, et je me mis à pleurer.
Et voilà, celles qui n'aimaient pas mon petit Cedric adoré sont servies ! En tout cas je suis plutôt fière de ce chapitre mais n'hésitez pas à me donner votre avis, surtout s'il diffère du mien.
Merci à celui et celles qui restent fidèles malgré ma lenteur.
Bisous.
Jul'B.
