Chapitre 12 – Web Team origine

Mais ce ne fut pas encore plus d'extra-terrestre qui débarquèrent.

En un instant des coups de feu retentirent de tout les cotés, visant les Raptoriens vulnérables. Antoine et tout les autres se jetèrent à terre pour éviter de prendre une balle perdu. Le visage plaqué dans l'herbe humide, il osa quand même un coup d'œil pour comprendre ce qui était en train de se passer.

Au dessus d'eux, c'était le chaos. Un nombre incalculable de tirs de balles fusaient dans tout les sens, auxquels répondaient de non moins nombreux rayons d'énergies. L'un d'eux frôla Antoine et il ferma les yeux, aveuglé par la trop forte lumière. Des cris effroyable résonnèrent dans l'air, et il grimaça par compassion. Il ne pouvait voir la scène de combat, mais nul doute que c'était un carnage.

Les bruits diminuèrent peu à peu. Quelqu'un s'approcha d'eux et s'agenouilla à leur niveau. Antoine ouvrit les yeux, reconnut son camarade et ouvrit les yeux encore plus grand.

« Nyo ?

- Lui-même, répondit son ami en souriant.

- Mais qu'est ce que...

- Après notre petite conversation, j'ai réfléchi à ce que tu m'avait dit. A l'époque je ne voulais pas y croire mais tu avais quand même semé le doute en moi. Alors j'en ai parlé au général, et effectivement nous nous sommes rendu compte qu'il se passait des choses louches au CCC. Le général a donc décidé que nous devions nous rendre sur place pour vérifier par nous même. La suite tu la connais..., dit-il en désignant le champs de bataille d'un signe de main.

- Mais comment avez vous su où trouver le camp de détention secret ?

- Il se trouve que je ne suis pas si inutile que ça finalement » dit le Fossoyeur en apparaissant subitement dans son champs de vision.

Nyo lui tendit le bras et l'aida à se relever. Les autres suivirent le mouvement. Les tirs semblaient s'être calmés.

Le combat était en train de tourner en leur faveur. Les Raptoriens se réfugièrent dans le bâtiment. Le général Bob Lennon, qu'Antoine reconnu avec grand étonnement, dirigea ses troupes pour l'encercler, mais avant il donna l'ordre à Nyo de reconduire les civiles à l'arrière pour les mettre en sécurité.

Ils s'assirent à l'abri à d'un camion de l'armée et purent soigner Mathieu un peu mieux et raconter leurs aventures à Nyo et au Fossoyeur.

Quand vint le moment de narrer l'évasion de Mathieu et Durendal, ce fut ce dernier qui s'en chargea, Mathieu étant encore faible et devant avant tout se reposer.

« Attend un peu, dit le Fossoyeur une fois qu'il eut finit son récit, tu es en train de dire que vous étiez enfermés au dernier sous-sol d'une prison secrète ultramoderne et ultra-sécurisé, avec des vidéos surveillances et des agents-ninjas-qui-en-fait-sont-des-aliens-raptors dans chaque couloirs, et que vous avez réussi à vous échapper, à deux, et en faisant au passage exploser une putain machine à contrôler les pensées ?

- C'est un bon résumé.» dit Durendal d'un ton léger, un petit sourire satisfait au bout des lèvres.

Le Fossoyeur écarquilla les yeux, regardant son camarade avec l'expression de Lois Lane qui découvre la véritable identité de Clark Kent/Superman.

Antoine sourit à son tour. Au fond, c'est vrai qu'ils étaient un peu tous des super-héros. Après tout, ils venaient bien de sauver la Terre, vrai ?

Alors qu'il savourait les plaisirs de l'auto-congratulation, un léger tremblement de terre ainsi qu'un vrombissement menaçant tira Antoine de ses agréables pensées.

Quoi encore ?

Ils sortirent du camion et tournèrent leurs regards vers le bâtiment. Celui-ci commençait à remuer de manière alarmante. Les troupes de Bob l'encerclaient, et le général leurs fit signe de reculer.

Les murs vibraient, un peu de fumée s'échappant du sol. Puis le bâtiment commença à tourner sur lui même et s'éleva lentement. Sur le toit apparu un dôme en verre remplit de volutes d'énergie bleu électrique, une véritable petite tempête prisonnière du verre. Le son des vibrations devint insupportable alors que le bâtiment émergeait complément de terre et ils s'en écartèrent le plus possible en plaquant les mains sur leurs oreilles.

Quand il se dressa plusieurs mètres au dessus d'eux, Antoine réalisa enfin ce qui était en train de se passer.

« Ce truc c'est un vaisseau spatial. D'accord. Un vaisseau spatial. Parfaitement normal. »

Son ton était dur et haché. Antoine souffla de colère. Au prochain truc What The Fuck que lui enverrait le mec contrôlant son destin, il irait directement lui péter la gueule, parce que là il était ouvertement en train de se foutre de lui.

O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

Après un instant de totale stupéfaction vint rapidement la panique. En effet, l'énorme chose volante dirigea vers eux son armement, et il y avait fort à parier qu'ils n'avaient aucun moyen de s'en protéger.

Ils se mirent à courir aux camions pour s'enfuir. Ils n'avaient pratiquement aucune chance d'atteindre les bord de la hit-zone du vaisseaux avant que celui-ci n'ait finit charger son arme, seulement avaient-ils une autre solution ?

Mais alors que tout espoir semblait perdu, des chats surgirent tout autour d'eux, sortant des arbres et des buissons aux alentours comme de nul part. Ils ignorèrent totalement les humains abasourdis et se disposèrent en arc de cercle entre eux et la menace du vaisseaux spatial. Juste à l'instant où les Raptoriens se mirent a tirer, les chats activèrent leurs colliers et un champs de force se matérialisa, les protégeant à la fois eux et les humains du rayon mortel.

Quand le vaisseaux fit feu, le faisceau s'écrasa contre ce mur d'énergie et rien ne pu passer au travers. Bob ordonna à ses soldats de s'arrêter et ils contemplèrent l'étrange spectacle se déroulant devant leurs yeux. Le vaisseaux retenta par trois fois de les abattre, mais ce fut trois échecs consécutif, le mur d'énergie resta inébranlable face à leurs assauts. Alors les Raptoriens finir par abandonner et ils disparurent dans l'espace.

Ne restait plus sur place que l'unité spécial du général Bob Lennon et l'armée de chat se faisant face dans un silence de mort. Les soldats commencèrent à lever leur armes en direction de leurs anciens adversaires, par mesure de sécurité, mais Bob les arrêta d'un geste, et avança seul vers l'armée ennemie – qui en fin de compte ne l'était peut être pas tant - . En face, voyant le mouvement de l'humain, le général des chats s'avança de même. Ils finirent par se faire face à mi-chemin entre les deux armées. Tout le monde fixait la scène avec attention.

« Vous nous avez sauvés, constata simplement Bob, rompant le silence pour la première fois.

- C'est exact, répondit le chat, et Bob fut un instant surpris de pouvoir le comprendre, mais il se dit qu'après ce qu'il venait de se passer plus grand chose ne pouvait l'étonner.

- Mais, qu'est ce que ça veut dire ? Et la Guerre humano-féline ?

- Vous vous rendez miaintenant compte qu'humiains et félins ont un ennemia commun bien plus dangereux, et qui ne serait que trop heureux de nous voir nous battre. Il n'a jamais été notre but de conquérir votre monde. Nous désirons seulement que nos deux espèces continuent à coexister paisiblement comme nous le faisons si bien depuis tant d'années. En revanche, on ne peut pas dire la même chose des Raptoriens. Laissez moi vous expliquer. »

Le chat prit une grande inspiration et commença son incroyable histoire.

« Le peuple des chats n'en est mialheureusement pas à son premier contact avec ces créatures. Il y de ça plusieurs mialliers d'années, nous étions un peuple pacifique n'aspirant qu'a une existence paisible sur Félix, notre planète d'origine, quand les Raptoriens sont arrivés. Voyant que nous n'avions pas de moyens de défense, ils ne se sont même pas donné la peine d'infiltrer notre société avec leurs fourbes subterfuges et sont directement passé à l'invasion mialitaire brutale dans le but de faire de nous leurs esclaves. Ce fut un miassacre. Trop peu d'entre nous ont pu s'échapper dans des navettes de secours contenant les dernières miaettes de notre civilisation. L'une d'entre elles à atterrie sur cette planète, dans ce que vous appelez actuellement l'Égypte ancienne. Nous avons utiliser nos dernières ressources technologiques pour mettre au point un moyen de neutraliser l'armement Raptorien, et quand un de leur vaisseaux-chasseur est revenu pour nous extermianer, nous avons réussit à les repousser. Les indigènes de cette planète se sont alors miat à nous vénérer comme des Dieu, célébrant l'histoire myathique du chat qui vainquit le serpent, et nous nous sommes dit que nous pourrions vivre ici des jours paisibles, en fin de compte. Depuis ce jour nos deux espèces cohabitent en toute amiatié.»

Le général des chats avait terminé son discours, et Bob ne savait pas s'il devait être impressionné, compatissant ou totalement flippé (ou s'il devait grimacer face à son accent). Il décida de s'en foutre et tendit une main amical au chat, qui la saisit, comme le scellement officieux de l'armistice humano-felin.

O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

Peu après, des agents du gouvernement – des vrais cette fois-ci – arrivèrent pour mettre un point final à la situation. Apparemment ils recueillaient les déclarations de Bob et Nyo sur ce qui venait de se passer et mettaient au point les détails de l'accord de paix avec le général des chats.

On avait demandé aux civils de se tenir à l'écart des discussions, sans pour autant leur donner l'autorisation de partir. Ça aurait pu les agacer en d'autres circonstances, mais ils étaient tellement à bout de force qu'ils n'avaient plus qu'une envie : rentrer à la maison. Ils espéraient simplement qu'on les laisseraient partir sans problème. Mais après tout, ils étaient les gentils, alors il ne pouvait rien leurs arriver... non ?

Finalement un agent s'approcha d'eux. Sa tenue – costume et lunettes noirs – les fit frissonner à cause des mauvais souvenirs qu'elle remuait. L'agent s'arrêta devant eux et les regarda tour à tour.

« Qu'est-ce qu'on vas bien pouvoir faire de vous. »

Un poids tomba dans l'estomac d'Antoine. Non, ça ne pouvait pas se finir comme ça...

« Je plaisante ! Dit l'agent en levant les mains devant lui en un geste défensif, réagissant à leurs mines défaites. Je suis l'agent Sloan. Au nom du gouvernement, et de l'humanité toute entière, je tient à vous remercier de ce que vous avez fait. Sans votre courage et votre obstination, qui sait ce qu'il serait advenu de la Terre à l'heure actuelle.

- Mais? Intervint Grenier, insensible aux flatteries. Parce qu'il y a toujours un mais, n'est-ce pas?»

L'agent sourit.

« Mais, reprit-il, nous vous demandons de garder ce que vous savez pour vous pour l'instant. Pas d'inquiétude, nous n'avons pas l'intention de dissimuler à la population la menace qui pèse maintenant sur nos épaules, cependant nous aimerions avoir un peu de temps pour nous y préparer avant de faire une déclaration pouvant potentiellement déclencher un mouvement de panique.»

Les youtubers hochèrent la tête. Ce marché leur paraissait tout à fait juste.

«Toutefois, continua l'agent, sachez que tous ceux qui connaissent l'existence de la Team W vous vouent respect et reconnaissance.

- La Team W?

- Abréviation de Team Web. C'est comme ça que vous serez répertorié dans les archives secrètes du gouvernement. Ça vous plaît ? »

O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

Alors qu'ils étaient reconduits chez eux par les voitures noirs du gouvernement, Antoine regardait le paysage défiler par la fenêtre. Mathieu, qui dormait la tête reposant contre son épaule, avait loupé la fin du dialogue avec l'agent et il devrait lui réexpliquer à son réveil. Il sourit affectueusement en repensant à se qu'avait dit Sloan.

Ça sonnait bien. C'était définitivement un bon nom pour eux.

La Team Web.


Merci à MoonHeavy pour sa review :) (tu n'as pas besoin de dire grand chose, tant que tu prend le temps de laisser un mot j'apprécie le geste)

Désolé pour le retard, j'ai eu des trucs m'empêchant de poster plus tôt.

C'est la fin de cette fic! Je posterais sans doute un épilogue, mais ce sera quelque chose de très court. Aussi j'annonce que j'ai une seconde fic en préparation, qui devrait être plus réaliste et plus sombre mais toujours aussi bien (voir mieux, j'espère).

Merci à tous et à toutes qui m'ont suivis :)