Auteur : drarry-fanfiction
Titre : Mon Maître d'école
Résumé : La Guerre est finie et Harry doit apprendre à se reconstruire. Pour cela, il quitte le Monde Sorcier et s'enfuit du pays. Mais 20 ans après avoir tout abandonné et alors que tout allait pour le mieux pour lui, son passé va refaire surface à cause d'une rencontre très inattendue.
Genre : Romance
Spoiler : Tome 7 inclus
Pairing : HP/DM
Rating : M
Nombres de chapitres : Aucune idée. Pour le moment, 13.
.
Bonne lecture !
.
.
Chapitre 13 : Lettre à mon père
.
Scène 35 – Scorpius Malfoy – 10 juillet 2019 à 11h43
Assis sur le vieux lit en chêne massif de sa chambre à coucher, Scorpius réfléchissait. Depuis que sa mère et lui étaient arrivés dans le manoir des Greengrass dans le Westminster une semaine auparavant, il passait presque la plupart de son temps ici. Malgré le beau temps qui régnait au dehors et la chaleur étouffante de ce mois d'été, les seules fois où il sortait de sa chambrette restaient lors des repas. Pas qu'il appréciait l'atmosphère étrange de son nouveau dortoir mais cela lui permettait de ne pas croiser trop souvent sa grand-mère Belvida Greengrass. Ce n'est pas qu'il ne l'aimait pas, après tout, elle n'était pas méchante, juste légèrement aigrie. Elle paraissait d'ailleurs plutôt contente de le retrouver, discutant avec lui comme s'ils se connaissaient depuis toujours ce qui se révélait plutôt bizarre étant donné que Scorpius n'avait vu sa grand-mère que quelque fois durant sa jeunesse. Sa mère, quant à elle, malgré l'air réprobateur qu'elle affichait sur son visage constamment, ne lui disait trop rien. Il supposait qu'elle s'en voulait légèrement de l'avoir séparé de son père aussi abruptement. Après tout, il avait à peine eut le temps de lui dire au revoir. Depuis qu'ils étaient partis, Scorpius n'avait pas eu de nouvelles de son père et il s'impatientait. A leur retour dans le Monde Magique, sa mère lui avait littéralement interdit d'utiliser des objets moldus dans la demeure des Greengrass, objets qu'il avait pourtant emporté pour rester en contact avec son père sans utiliser la magie. Pour parfaire à cela, il avait donc dû se résoudre à lui écrire une lettre. Ce n'était pas la première fois qu'il en écrivait une mais il ne se sentait pas aussi à l'aise. Entendre son père de vive voix l'aurait davantage comblé.
Scorpius descendit alors son regard en direction de la missive qu'il tenait toujours entre ses mains. Son écriture penchée était quasi illisible mais il supposait que cela ne dérangerait pas son père. Passant sa plume sur ses lèvres dans un geste répétitif et studieux, il relut ce qu'il venait d'écrire.
.
Papa,
Je m'excuse par avance de ne pas t'avoir contacté plus tôt mais maman m'a interdit d'utiliser le téléphone moldu que tu m'as donné pour que l'on communique. Il paraîtrait que Grand-mère Belvida ne supporte pas tout ce qui ne touche pas à la magie. J'ai dû utiliser une plume et un vieux parchemin jaune pour t'écrire. Est-ce que tu te rends compte ? Une plume ! Cela fait presque dix ans que les sorciers n'utilisent plus une plume pour écrire mais un stylo magique. J'espère d'ailleurs que tu comprendras ce que j'ai écrit car j'ai moi-même du mal à me relire.
Sinon, le manoir est gigantesque, presque plus grand que celui des Malfoy. Mais il est beaucoup moins beau, je crois que Grand-mère ne fait jamais le ménage. Maman dit que c'est parce qu'elle ne s'est jamais remise de la mort de Grand-père Hictorius. Mais je t'assure, il y a de la poussière partout, j'ai même dû laisser la fenêtre de ma chambre ouverte pendant deux jours pour retirer l'odeur de renfermé qui y régnait. Il y a aussi un vieux tableau de Grand-père dans ma chambre, je suis obligé de le recouvrir d'un drap la nuit car j'ai l'impression qu'il ne me lâche pas du regard durant mon sommeil. Je crois d'ailleurs qu'il l'a dit à Grand-mère car elle semblait énervée contre moi ce matin au petit-déjeuner.
J'ai aussi reçu ma lettre d'inscription à Poudlard ainsi que la liste des fournitures. Tu ne m'avais pas prévenu qu'il fallait autant de choses pour la rentrée ! Maman a dit que nous irions faire ses achats prochainement sur le Chemin de Traverse. J'aurais aimé que tu viennes avec moi pour choisir mon animal. Je ne sais pas encore si je vais prendre un chat ou un hibou. Maman n'arrête pas de dire que je dois prendre un hibou car les chats sont inutiles mais j'hésite toujours. Elle m'a aussi parlé du Choixpeau Magique. Elle dit que presque toute la famille a été répartie à Serpentard. Seulement, je pense que je vais demander à aller à Serdaigle, il paraît que c'est une bonne maison. J'espère que toi et maman ne serez pas trop déçus si je fais ce choix.
Tu me manques beaucoup, j'ai hâte de venir te voir la dernière quinzaine d'août !
A peine eu-t-il terminé de relire le contenu de sa lettre que sa Grand-mère l'appela en bas, lui criant que l'heure du déjeuner était arrivé. Il gribouilla quelques mots sur le parchemin pour achever sa missive et se relut rapidement pour vérifier que les quelques lignes qu'il venait d'écrire ne contenaient pas trop de fautes.
Je dois y aller, Mamie m'appelle. (Si elle m'entendait l'appeler ainsi, elle en hurlerait de rage. Mais je trouve que Grand-mère Belvida sonne trop étrange.) A plus tard, Papa.
Je t'aime.
Scorpius.
PS : Passe le bonjour à Monsieur Muller.
.
Scorpius plia la lettre rapidement, un mince sourire aux lèvres, et descendit les marches de l'escalier quatre à quatre. Arrivé dans l'immense entrée du manoir, il s'approcha d'une cage où reposait un petit Duc indien aux plumes dégarnies par la vieillesse prénommé Otus. Il ouvrit le compartiment lentement et mit sa lettre dans le bec entrouvert du hibou. Il tapota le pelage soyeux du volatile et s'écarta lorsque ce dernier s'envola hors de sa cage. Scorpius le suivit jusqu'à une fenêtre où l'animal voletait sur place en attendant qu'on le laisse sortir.
« Apporte ça à mon père, Otus. »
Scorpius ouvrit alors la fenêtre et regarda l'oiseau s'envoler dans les airs avec difficulté, espérant que le vieil animal ne se perdrait pas en route et que sa lettre arriverait bien à destination.
.
.
Scène 36 – Draco Malfoy – 13 juillet 2019 à 18h56
Attablé à la table de la cuisine, les coudes appuyés sur l'établi, Draco replia la lettre qu'il venait de recevoir. Un sourire étira sa bouche lentement, il était content d'avoir enfin eut des nouvelles de son fils. Il comprenait à présent pourquoi personne ne répondait lorsqu'il appelait Scorpius au téléphone. Un instant, il maudit Astoria de l'empêcher d'entendre la voix de son fils. Il déposa la lettre à côté de lui, décidant qu'au vue de l'heure, il pourrait y répondre plus tard. Il fallait absolument qu'il rassure son fils sur sa répartition à Poudlard. Draco avait de toute manière toujours sut au plus profond de lui que Scorpius n'aurait jamais pu aller à Serpentard. Serdaigle était vraiment une bonne maison pour lui et il savait qu'il s'y épanouirait complètement.
« Alors, comment va-t-il ? »
Draco releva les yeux et les plongea dans ceux de la personne qui lui faisait face. Un coude appuyé sur la table et une main retenant son menton, Potter était assis en face de lui et ne le quittait pas du regard. Une tasse de café fumante était posé près de lui et dissipait des volutes de vapeur jusqu'à son visage.
« Il semble aller bien. Je pense juste que l'ambiance du Manoir des Greengrass lui ait étranger. Il faudra qu'il s'habitue. »
Il observa Potter approuver d'un signe de la tête et prendre sa tasse d'une main pour boire une gorgée de son café. L'ancien Gryffondor grimaça légèrement lorsque le liquide lui brûla la bouche.
« Il te passe le bonjour. »
Draco ne savait pas s'il avait bien fait de dire cela au vue de l'expression si surprise de Potter. Ce dernier balbutia un moment dans le vide puis chuchota :
« Comment- »
Draco haussa les épaules et ajouta rapidement, jouant avec la lettre de son fils en la faisant légèrement tournoyer sur elle-même :
« Je ne sais pas. Il doit se douter que malgré qu'il soit parti et que tu ne sois plus son professeur, nous nous voyions toujours. »
Le silence se fit alors dans la pièce et Draco regarda Potter qui semblait ne plus savoir quoi dire ou quoi faire. Il paraissait profondément troublé alors Draco le laissa dans ses pensées. Il empoigna le journal à côté de lui et commença à lire l'actualité du jour. Mais, alors que les minutes défilaient, il put sentir le regard scrutateur de Potter sur lui. Alors, il releva son regard et plongea ses yeux dans les siens, haussant les sourcils :
« Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai une tâche sur le visage ? »
Il se passa une main sur la figure mais stoppa son geste lorsque Potter nia d'un signe de la tête.
« Alors quel est le problème ? » Potter semblait plus que mal à l'aise mais resta cependant muet. Il paraissait prêt à esquiver la question. « Est-ce que j'ai dit ou fait quelque chose qu'il ne fallait pas ? »
Potter s'agita à ses mots et tritura ses mains comme l'adolescent qu'il n'était plus. Draco l'observa soupirer puis ouvrir la bouche pour lui répondre.
« Non, ce n'est pas toi. » Draco le laissa parler, ne souhaitant pas l'arrêter en si bon chemin. « Je me demandais juste un truc. »
Potter releva son regard vers lui et Draco hocha la tête pour l'encourager à poursuivre. Alors, l'ancien Gryffondor continua :
« Tu ne trouves pas tout cela étrange ?
-Qu'est-ce qui serait étrange? »
Draco fronça les sourcils, ne comprenant pas où le brun voulait en venir. Il ne voyait pas ce qui était étrange.
« Nous deux. »
Draco écarquilla les yeux sur le moment, ne s'attendant pas à une telle réponse. Il réfléchit à ses propos un instant. Bien qu'il sache au plus profond de lui qu'il aurait dû trouver leur relation étrange, ce n'était pas le cas. Du temps de Poudlard, Potter et lui étaient comme chien et chat, se bagarrant comme des chiffonniers dès que l'occasion se présentait. Parfois, il se souvenait qu'il en était venu aux mains, se griffant et se frappant comme deux adolescents en profond désaccord. Ils s'étaient d'ailleurs plusieurs fois retrouvés à l'infirmerie de Poudlard et il se rappelait sans faille de l'expression de profonde lassitude de Madame Pomfresh lorsqu'elle les voyait arrivé, sales et amochés. Draco avait longtemps cru que ses rixes étaient le fruit de leur aversion l'un pour l'autre. Et puis, un jour, il s'était simplement rendu compte que sa haine avait disparu, que peut-être n'avait-elle jamais existé, simplement insufflé par son éducation si stricte. Peut-être que son mépris pour Potter n'avait été qu'un moyen de le rapprocher de son père, qui lui semblait vouer une haine farouche à Potter. Il se souvenait sans mal de la manière dont son géniteur lui parlait du Survivant lorsqu'il était petit. En vérité, détester Potter lui avait semblé être la chose la plus naturelle lorsqu'ils s'étaient rencontrés chez Madame Guipure pour la première fois.
Mais à présent, le temps ayant passé, il ne ressentait plus cette animosité pour l'ancien Gryffondor. Draco pouvait même dire sans appréhension qu'il se sentait bien en présence de Potter. Alors, il s'en moquait. Il se moquait de savoir si leur situation apparaissait étrange aux yeux des autres. A ses yeux en tout cas, elle lui semblait aussi claire que de l'eau de roche. Aussi naturelle que sa précédente haine pour lui. Et c'était tout ce qui importait. Il ne voulait pas se poser davantage de questions.
« Non. » Draco s'arrêta un instant puis ajouta dans un murmure. « Et toi ? »
Potter sembla hésiter un moment puis un petit sourire s'apposa sur sa bouche rougie par la chaleur de sa boisson.
« Non plus. »
Oui, ils s'en fichaient. Et alors que Potter rapprocha sa main du centre de l'étal l'air de rien, Draco en approcha aussi la sienne.
Assis tous les deux à chaque bout de la table, leur main tendu l'un vers l'autre et leur regard plongé respectivement l'un dans l'autre, rien d'autre n'importait à part eux.
.
.
.
Voilà pour le treizième chapitre de mon histoire. Je ne sais pas pourquoi mais je n'en suis pas fière du tout. J'ai eu un mal fou à l'écrire et je suis mortifiée de poster quelque chose d'aussi inabouti selon moi. Seulement, j'ai eu beau le recommencer un nombre incalculable de fois, je n'ai pas réussi à en être satisfaite. Et je me suis finalement dit que le problème était peut-être mon exigence alors je l'ai posté.
J'espère qu'il vous plaira. Malgré le départ de Scorpius, vous avez pu voir que nous avons eu de ses nouvelles dans ce chapitre. J'ai essayé de faire en sorte que cette lettre aurait pu être écrite par un enfant de dix ans mais cela s'est révélé compliqué. De toute manière, au fil des chapitres, nous avons pu remarquer que Scorpius était un enfant très mature pour son âge. Concernant le rapprochement d'Harry et Draco, on passe une nouvelle étape dans leur relation. Je crois simplement que chacun se rend compte de la portée de leurs sentiments sans toutefois chercher à aller plus loin.
Donnez-moi vos avis.
A SUIVRE !
