Bonjour !
Ce chapitre se déroule en parallèle du précédent.
Marie : j'aime aussi beaucoup Casse-noisette ! J'avoue ne pas avoir pensé au Roi des Rats... à voir peut-être pour la prochaine partie ^^. Oui j'ai vu la bande annonce ! J'avoue que je suis un peu inquiète quant à ce qu'ils vont faire du ballet original... à voir... J'espère que la suite te plaira !
Pandémonium
Chapitre 14
"The noble Brutus
Hath told you Caesar was ambitious.
If it were so, it was a grievous fault,
And grievously hath Caesar answer'd it."
"Le noble Brutus
Vous a dit que César était ambitieux.
Si cela est vrai, la faute est cruelle,
Et cruellement César en a payé le prix."
Jules César, acte III, scène II
oOo
Après avoir attendu environ cinq minutes, Henry revint dans le salon où Lyra avait cessé de jouer. Devant elle, sur le canapé, Emma et Regina dormaient à présent profondément.
« Tu penses que ça a fonctionné ? » s'enquit-il.
« Aucune idée... » avoua t-elle franchement. « J'imagine qu'on le saura assez vite... »
Elle ne comprenait rien au plan d'Henry – celui-ci lui avait juste demandé de jouer pour endormir les deux femmes. Peut-être avait-il en tête de les envoyer à la rencontre de cette Fée Dragée mentionnée par son père sur le document en grec ancien qu'il avait trouvé dans l'Observatoire... mais dans quel but ?
Lyra n'aimait pas ça. Par amitié, et aussi parce qu'elle désapprouvait les récents agissements de son père, elle avait accepté d'aider Henry à plusieurs reprises sans poser de questions mais elle en venait à se demander quel était vraiment son objectif final.
« Henry ? Tu ne veux vraiment pas me dire ce que tu prépares ? »
Il la fixa d'un regard pénétrant.
« Crois-moi, Ly... tu ne veux pas le savoir. »
Elle prit peur.
« Est-ce que c'est en rapport avec mon père ? »
Son absence de réponse lui confirma ses pires soupçons.
« Est-ce que... est-ce que vous allez le tuer ? » demanda t-elle d'une toute petite voix.
Henry parut scandalisé.
« Non ! Bien sûr que non ! »
D'un ton plus mesuré, il reprit :
« Écoute, Ly... les choses devraient bientôt changer, par ici. C'est tout ce que tu as besoin de savoir, mais je ne veux pas que tu sois mêlée à ça. »
« Tu me demandes donc de rester les bras croisés pendant que tu trafiques on ne sait quoi avec Emma et Regina ? » s'agaça t-elle.
Elle posa les mains sur ses hanches et haussa les sourcils.
« Non ! Enfin, si... mais je te jure que c'est dans ton intérêt. »
Voyant son expression peu convaincue, il reprit :
« Lyra... je sais que ton père t'aime, mais tu as forcément vu qu'il a... changé depuis la mort de Rigel. Il perd complètement les pédales... »
Lyra fut d'abord tentée de le contredire avec force et de prendre la défense de son père... puis elle réalisa qu'Henry avait raison, au fond.
« Honnêtement, nous sommes nombreux à penser qu'il ne fait pas grand chose pour nous sortir de Pandémonium et nous ramener dans notre monde d'origine... »
Une fois encore, elle garda le silence.
« ...et donc, vous voulez le... renverser, » déduisit-elle au bout d'un moment.
« Quelque chose dans ce genre là, » reconnut Henry en baissant les yeux.
Lyra se doutait qu'il s'agissait de quelque chose dans ce genre là, bien sûr. N'empêche, c'était douloureux à entendre.
« Qu'est-ce qui te fait croire que je ne vais pas aller tout lui répéter ? » lança t-elle par dépit.
« Parce que tu sais ce qu'il me fera s'il apprend quoi que ce soit, » répondit-il du tac au tac.
Une fois de plus, il était dans le vrai. Elle frissonna rien qu'en pensant à la fureur qui s'emparerait de lui s'il savait...
« Combien de temps ça va te prendre ? » demanda t-elle, les larmes aux yeux. « Je ne suis pas sûre de pouvoir mentir très longtemps... »
Il jeta un regard aux silhouettes endormies d'Emma et Regina.
« Eh bien... j'espère qu'elles apporteront une solution dès leur réveil. »
Lyra ravala les larmes de rages qui menaçaient de couler. C'était tellement injuste... rien de tout ça ne serait arrivé si Rigel n'était pas mort.
« Je crois que... » commença Henry. « Je crois que ce serait mieux si tu restais loin de moi... je ne voudrais pas que tes parents croient que tu es mêlée à toute cette histoire. »
Les dents serrées, elle ravala ses protestations et tenta de garder une voix mesurée.
« Tu sais ce qu'on raconte, sur nous ? » demanda t-elle brusquement.
« Quoi donc ? »
Elle était sûre qu'il feignait l'ignorance.
« On dit que nous étions ensemble, toi et moi, avant l'incident. Et qu'on le serait encore aujourd'hui si Rigel n'était pas mort. »
Les yeux noisette d'Henry n'exprimaient pas grand chose. Le regard fuyant, il haussa les épaules.
« Tu ne devrais pas écouter tout ce que racontent les Abeilles de ta mère. »
Lyra fut aussi agacée que déçue par sa réponse.
« Est-ce que tu m'aimes, Henry ? »
Il tressaillit.
« Tu sais bien que oui. »
Mais ce n'était pas ce qu'elle voulait dire. Ni ce qu'elle voulait entendre. Dans un geste presque désespéré, elle posa ses lèvres sur les siennes.
Leur baiser eut un goût de regret. Celui d'une histoire qui n'existait pas mais qui aurait pu être, s'ils avaient fait d'autres choix, dans d'autres circonstances.
Lorsqu'elle se détacha de lui, il arborait un sourire triste.
Était-il trop tard ?
Lyra attrapa sa lyre et se dirigea vers la porte.
« Au revoir, Henry... »
oOo
Hadès observait le Cristal Olympien en faisant les cent pas.
Lorsqu'il s'était levé ce matin, une drôle de sensation lui enserrait le cœur. C'était tellement inhabituel qu'il avait mis un moment avant de mettre le doigt dessus mais il ne pouvait guère plus se voiler la face.
Il paniquait.
La situation était en train de lui échapper complètement, il le savait. Pour la première fois depuis la mort de son fils, il se sentait totalement impuissant.
En apparence, tout était rentré dans l'ordre : il s'était réconcilié avec Zelena, plus aucun incident notable ne s'était produit et les soldats avaient repris le contrôle de la situation.
Mais ce n'était que ça : une simple apparence. Hadès voyait au travers. Il avait bien trop vécu pour laisser les illusions l'aveugler. Même les illusions s'assombrissaient, maintenant, de toute manière.
Perplexe, il quitta l'Observatoire et descendit les marches. David, qui gardait l'accès à la tour, le salua. Il s'arrêta quelques instants pour le dévisager, songeur. Lui aussi, pouvait-il le trahir ?
« Un problème, Majesté ? » demanda t-il.
« Non, aucun. »
Pour l'instant, voulut-il ajouter, mais il se contenta d'un bref signe de tête et s'éloigna rapidement.
Non, pas David. Les autres pouvaient s'avérer n'être qu'un ramassis de traîtres pour ce qu'Hadès en savait, mais pas David. Jamais David, lui qui avait été fidèle depuis le début en dépit de leurs nombreux désaccords.
Les autres obéissaient au Roi. David était loyal à Hadès.
Il prit alors la route des cachots et passa devant les cellules jusqu'à s'arrêter devant la dernière.
« Bonjour, August. »
Celui-ci, qui somnolait, reprit ses esprits en sursaut et le dévisagea d'un air moqueur.
« Bonjour... Hadès. »
Le Dieu grimaça. En l'appelant par son prénom, il déniait son titre de Roi et lui manquait ouvertement de respect. August n'avait jamais été du genre à prendre des risques inutiles, ce qui ne signifiait qu'une seule chose : il pensait qu'il était perdu et qu'il ne survivrait pas. Le provoquer serait sa dernière lueur de joie.
Mais Hadès n'était pas venu pour le tuer, même si l'envie de le faire le démangeait.
« Pourquoi ? » interrogea t-il simplement.
Il n'eut pas besoin de préciser : le soldat déchu comprit très bien ce qu'il voulait dire.
« Si vous avez besoin de poser la question, vous êtes vraiment un aveugle. Ou bien un idiot. Or, je pense que vous n'êtes aucun des deux. »
Hadès garda le silence.
« Vous avez perdu, et vous le savez. Sinon, pourquoi seriez-vous venu ici, en quête d'une réponse que vous connaissez déjà ? Le bien l'emporte toujours. Vous avez perdu, Hadès, et le plus drôle est sans aucun doute que vous ayez été l'instigateur de votre déchéance. »
« Je n'ai pas dit mon dernier mot. »
August n'avait pas tort, et cela le fit trembler de rage. Pourquoi était-il là, à se justifier, à se chercher des excuses au lieu de tout faire pour reprendre le contrôle de la situation ?
« Vous n'êtes pas le seul. »
Il serra les poings.
« J'ai bien peur que tu aies accordé ta loyauté aux mauvaises personnes. Je sais que tu ne parleras pas, mais tout le monde n'a pas ta... résistance. »
« Comment ça ? »
Hadès fut satisfait de voir une lueur de peur apparaître dans ses yeux fatigués. Il se détourna, la tête haute, la démarche assurée, et partit.
Il était le Dieu des Enfers. Il connaissait des moyens de briser les gens que le naïf August ne pouvait imaginer. Il prit la direction de l'armurerie où il espérait trouver quelques uns de ses soldats. Il ne fut pas déçu : George, Arthur et Jefferson étaient là en train de nettoyer leurs épées et armures.
« Il est temps de mettre un terme à cette rébellion une bonne fois pour toutes, » annonça t-il directement.
Ils lui accordèrent alors toute leur attention.
« Je vais vous citer une liste d'habitants soupçonnés d'être membres du groupe de rebelles qui met à sac mon royaume depuis quelques mois... je pense que vous les reconnaîtrez sans mal, ils étaient déjà sous surveillance particulière... Je veux que vous les rameniez ici, au palais, où ils subiront un interrogatoire en bonne et due forme. »
Jefferson parut hésiter.
« Majesté ? Comment savez-vous qu'ils parleront ? »
Hadès eut une moue ironique.
« Oh... je sais me montrer convainquant. Maintenant, écoutez-bien... »
oOo
« Tu crois qu'ils vont sortir bientôt, Lily ? »
« Et si ça ne marche pas ? »
« Je ne sais pas... et ça va marcher. Il le faut. »
En embuscade derrière un bosquet à proximité de la Ruche, Lily tentait tant bien que mal de rassurer ses compagnes d'infortune, Violet et Grace.
Le père de cette dernière, le Serpent Jefferson, était venu l'informer à la boulangerie que le Roi avait donné des instructions concernant l'arrestation de certains habitants. Maleficient étant dans le lot, il avait conseillé à sa fille de se tenir loin d'elle, en sécurité. Heureusement, Maleficient n'était pas là à ce moment : elle gardait un œil sur Emma et Regina, toujours endormies.
Grace avait couru avertir Lily et la nouvelle s'était rapidement propagée au sein du Cercle d'Odysseus.
Il n'était pas question que le moindre d'entre eux soit capturé et emmené de force à la Ruche : Lily était certaine que Hadès ne les laisserait pas repartir, qu'ils avouent ou pas. Elle avait donc été obligée de mettre au point un plan d'urgence pour distraire les Serpents, du moins jusqu'à ce qu'Emma et Regina se réveillent avec, l'espérait-elle, la solution miracle.
« Est-ce que tu es sûre que ça les distraira assez ? » s'inquiéta Grace.
« J'espère bien, » s'esclaffa Lily, dédaigneuse. « Notre cher Roi ne sera pas content si l'intégralité de son Royaume part en fumée... »
Un miaulement attira leur attention.
« Va t-en, Pito, » pesta Lily. « Ce n'est pas le moment... »
Le chat poussa un cri outré et disparût de son champ de vision. Ce matou apparaissait toujours à des moments improbables...
La jeune femme consulta la vieille montre qu'elle empruntait régulièrement à Maleficient, au grand agacement de celle-ci.
« Granny devrait avoir allumé le premier feu, maintenant... » marmonna t-elle.
« Je ne suis pas sûre que mettre le feu aux champs soit une idée très judicieuse... » fit remarquer Violet.
« As-tu conscience que tout le monde travaille dans le vide ? » rétorqua Lily. « Le Roi pourrait faire pousser et cultiver tout ça par magie, s'il le voulait. Il aime juste nous regarder trimer comme des animaux. »
Nerveuse, elle se tortillait, incapable de rester en place.
« Ah, les voilà ! »
Ayant probablement aperçu l'incendie depuis l'intérieur de la Ruche, quatre Serpents sortirent à toute vitesse du palais, des sceaux à la main.
« Il n'y a pas de point d'eau à proximité des champs... ils vont devoir aller jusque l'étang. C'est à des kilomètres de distance... ils n'ont pas fini de courir. »
« Où sont les autres Serpents ? » s'inquiéta Grace. « Je n'ai pas vu mon père. »
« Ils sont probablement déjà sortis pour arrêter tout le monde. Ne t'en fais pas, Ashley va bientôt allumer le deuxième feu, près de la boulangerie... ils vont rappliquer aussi sec. »
Malgré ses paroles confiantes, elle ne parvenait pas à faire taire son angoisse : toute cette petite diversion n'avait qu'un but, à savoir gagner du temps. Si Emma et Regina se réveillaient sans avoir trouvé de solution, ou se réveillaient trop tard, tout ça n'aurait servi à rien...
« J'espère qu'on ne va pas se faire prendre... » marmonna Violet.
« Ne vous en faîtes pas, » affirma Lily. « Je ne les laisserai pas vous emmener. »
Lily avait toujours bien aimé les amis d'Henry mais elle avait toujours eu une nette préférence pour Grace et Violet. Lyra et Rigel, même s'ils étaient sympathiques, restaient les enfants du Roi... et depuis l'incident, elle avait développé une certaine hostilité, sans doute injustifiée, à l'égard de la Princesse-Étoile.
« Le seul vrai risque, c'est qu'ils débarquent pour emmener Emma et Regina, » reconnut-elle. « Même si Maleficient et Henry veillent au grain, ça ne suffira pas... et le Roi se posera des questions en les voyant endormies de la sorte. »
Parler l'aider à se calmer.
« Bon... Si elle n'a pas eu de problèmes, Ashley a dû allumer son feu... ça va être à nous de jouer. »
Toujours en observant la Ruche d'un air méfiant, elle sortit du buisson à pas prudent et fit signe à ses alliées de la suivre. Puis, sans tergiverser davantage, elle sortit une boîte d'allumettes de la poche de sa cape, en craqua une et la jeta sur le buisson qui s'enflamma immédiatement. Le feu ne tarderait pas à se propager à l'ensemble du bosquet, c'était parfait... juste sous le nez du Roi...
« Fichons le camp d'ici avant que quelqu'un ne nous voie, » conclut Lily en s'éloignant à grand pas.
Elles espérait que Snow, qui se trouvait en ce moment même à la Ruche, n'avait pas de problèmes. En raison de sa présence au palais, elle n'avait pas été mise dans la confidence et allait probablement se poser des questions. Toutefois, Lily n'était pas spécialement inquiète pour elle : elle ne pensait pas qu'elle aurait pu se retrouver sur la liste de suspects d'Hadès.
« Et maintenant ? » interrogea Grace tandis qu'elles se hâtaient.
« Maintenant... on retourne avec Maleficient pour attendre le réveil d'Emma et Regina... et elles ont intérêt à revenir parmi nous bientôt, sinon je les assomme moi-même et je vous garantis que cette fois, elles ne seront pas prêtes de se réveiller ! »
oOo
Les mains crispées sur le rebord de la fenêtre, Hadès observait les flammes se propager à travers son royaume avec une étrange fascination mêlée de haine pure.
En parlant de flammes... il sentit sa chevelure d'embraser et des gerbes bleues éclairèrent l'Observatoire d'une aura inquiétante.
Secouant la tête, Hadès les fit s'éteindre. Il perdait le contrôle de ses émotions... ce n'était pas bon, pas bon du tout...
Pestant à voix haute, il donna un coup de poing dans un livre posé sur le rebord d'un fauteuil et l'envoya voler à l'autre bout de la pièce avant de descendre l'escalier en trombe. Zelena, qui sortait de leur chambre et avait tout vu, se précipita vers lui.
« Hadès, que se passe t-il ? »
« Les rebelles, j'imagine... » grinça t-il.
« Quoi ? Mais pourquoi ? C'est ridicule... »
Il ne répondit pas et regagna le rez-de-chaussée. Zelena n'avait pas dit son dernier mot et s'élança à sa suite. Hadès avait bien sûr omis de lui préciser qu'il comptait arrêter et interroger lui-même tous ceux figurant sur sa liste de suspects.
Comment diable avaient-ils fait pour être au courant de ce qu'il préparait ?! Car il était évident que ces incendies n'étaient rien de plus qu'une diversion destinée à distraire ses soldats.
Un élan de paranoïa s'empara de lui. Avait-il encore été trahi ? Ou bien tout ça n'était qu'une simple coïncidence ? Hautement improbable, certes, mais tout de même...
« Il faut que j'aille aider ces incapables à éteindre les flammes, » informa t-il sa Reine.
Il n'avait jamais eu l'intention de gouverner un tas de cendres.
« Reste ici, en sécurité, avec Snow, d'accord ? »
Justement, celle-ci sortit des cuisines et vint les rejoindre, un air de totale incompréhension sur le visage. Lyra était dans sa chambre, il l'avait vue rentrer plus tôt dans la journée. Il pouvait donc partir l'esprit à peu près tranquille.
Et si jamais il tombait sur un des rebelles...
Celui-ci allait connaître ce qu'était les flammes de l'Enfer.
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Henry accueillit avec soulagement le retour de Lily, Grace et Violet. Tous les membres du Cercle, Snow exceptée, étaient venus les rejoindre.
« Mon plan fonctionne au-delà de nos espérances, » se réjouit Lily en se frottant les mains. « C'est la panique, en ville. Les Serpents mettront des heures et des heures à maîtriser les incendies et à faire revenir le calme. »
« Espérons que ça suffise, » tempéra Maleficient, l'air sombre.
Les pensées d'Henry étaient à des kilomètres de ce que les Serpents étaient en train de faire, même si ce sujet aurait dû accaparer toute son attention : il ne cessait de rejouer dans sa tête la conversation qu'il avait eue avec Lyra le matin même.
Bien sûr qu'il l'aimait. Elle était sa meilleure amie. Mais aurait-elle pu être davantage ? C'était ce que leur baiser lui avait laissé entendre...
Henry eut un pincement au cœur en songeant à ces flammes qui ravageaient Pandémonium. Cet endroit avait été sa maison pendant seize ans : certes, ce n'était probablement pas le lieu le plus accueillant au monde, mais tout de même... c'était tout ce qu'il connaissait.
Peut-être que, tel le phénix qui avait donné à Regina son surnom, quelque chose renaîtrait de toutes ces cendres...
A peine se faisait-il cette réflexion qu'un mouvement attira son attention sur le canapé.
Emma remuait et un sourire s'était dessiné sur ses lèvres. Puis, elle ouvrit les yeux. Regina suivit quelques secondes plus tard.
Elles échangèrent un regard inquiet et perplexe en avisant la présence des membres du Cercle.
« Qu'est-ce qu'on a raté ? »
La diversion de Lily est inspirée de celle employée par Katniss Everdeen pour distraire les carrières dans Hunger Games.
