Merci Opus () (décidément !) Je vais beaucoup mieux et je tente maintenant une publication, certes moins longue, mais plus régulière !
Bisou à tous et bonne lecture !
Chapitre 13 : Allô..., Ici...
Severus Snape s'affairait autour d'un grand chaudron. Une potion noirâtre bouillonnait à l'intérieur. Le maître rajouta une goutte de sang de licorne, absolument toxique pour qui n'y prenait pas garde, mais terriblement puissant dans les potions. Il aimait Draco, mais de là à... Non, il ne pouvait pas. Il ressemblait bien trop à son père.
Une larme coula sur sa joue pâle. Pour la première fois dans sa vie, un doute rampa jusqu'à son coeur. Ne s'apprêtait-il pas à se créer un énième regret ? À détruire l'être de son cœur ? À tuer à nouveau quelqu'un ?
Pourtant il devait...
Son être hurlait à la trahison, et la magie de Draco, mêlée à la sienne menaçait d'exploser.
« Draco, s'il te plaît... Comprends-moi... »
Flash back...
Mais un cri retentit :
« ! »
Severus, s'empêtrant dans l'ourlet de sa robe, parvint tant bien que mal en haut des marches. Là, un Draco pensif mais ce tenant le ventre l'attendait.
« Draco ? »
Draco fronça les sourcils et tourna la tête vers lui.
« Sev', pourrais-tu, s'il te plaît, aller chercher une des petites boîtes roses que j'ai dans le tiroir de la commode ? »
Interloqué, le professeur n'osa bouger finalement, il semble que mettre un pieds devant l'autre pour se diriger vers leur chambre commune se soit révéler être une bonne idée.
Sa mission effectuée, il alla faire couler leur bain pendant que Draco s'enfermait dans les toilettes.
Severus avait retrouvé depuis longtemps sa façade de glace. Draco sortit des toilettes alors que son compagnon se levait pour se frotter le corps.
Le Blond se colla contre le dos de son amant laissant ses mains aller et venir librement. Il happa l'oreille tentatrice entre ses lèvres fines et tira un peu dessus.
« Severus... »
« Hum ? »
« Si je t'annonce qu'on va être pères... »
« Hum... »
« ... »
« Hun ? »
Manquant de tomber au fond du bassin peu profond qui leur servait de baignoire (une baignoire dix places je trouvais ça vachement plus classe...), il se retourna vers le fou qui lui servait de confident/ami/amant/défouloir/un peu fourre-tout (pas d'allusion, ceci n'était pas un jeu de mot...), bref de pacsé, il pâlit, rougit, verdit, bleuit, violettit... Bref se changea en arc-en-ciel.
Draco commençait à craindre pour son amour (mais chut, c'est un secret !), lorsque celui-ci se remit brusquement de ses émotions.
Sans un regard pour le jeune homme qui partageait sa vie, il sortit de l'étendue d'eau, enroula une serviette autour de sa taille.
Il s'apprêtait à sortir, mais se ravisa un instant pour dire à Draco :
« Je vais te préparer une potion... Tu vas avorter. »
Le ton était sans appel, et Draco, malgré son visage sans émotion, débordait de désespoir. Seul le corps des sorciers se modifiait pour porter à souhait des enfants. Alors pourquoi l'homme dont il désirait jusqu'à la moindre attention lui refusait-il ce présent des cieux ? Par Merlin !
Draco sentit un sentiment rageur l'envahir. Les larmes percèrent finalement son masque.
Dans la buée ambiante, son corps élancé s'effondra.
Le visage couvert par ses mains, le jeune serpentard ne dégageait plus qu'un néant désespéré.
Fin du flash back.
Selenn' s'accroupit une énième fois devant la cuvette.
Depuis un mois déjà, les vomissements étaient là. Les nausées devenaient plus que régulières, et elle avait parfois tellement mal aux jambes qu'il lui devenait impossible de bouger.
Elle tenait à récupérer le maximum d'informations pour l'Ordre afin de ne pas venir les mains vides au premier rendez-vous qu'elle leur donnerait...
De son côté, le Tom redevenu jeune souriait. Les signes que montrait son élue étaient plus qu'annonciateurs d'une grossesse. Et l'enfant qui naîtrait ne serait pas n'importe lequel... Un fils Potter-Jedusor, un fils de pouvoir et de puissance. L'enfant qui pourrait lui succéder sur le trône de Ministre de la Magie, sur celui de « Boss » mafieux, et pourquoi sur celui de grand Maître Sorcier de Grande Bretagne...
Ce jeune sorcier pourrait aisément prendre place sur son propre trône, oui. Son petit héritier. Son nouveau jouet. Après s'être assuré l'obéissance totale de la mère, celle du fils viendrait facilement.
Aaaahhh... Que son avenir était lumineux...
Aux sons des vomissements de sa prisonnière, le Lord avalait son bol de café, tranquille. Un fin sourire étirait ses lèvres. Il la désirait, il l'avait eue, elle le comblait... Décidément, les Potter se révélaient plein de surprises...
« Ma chère Selenn' ? »
Une quinte du toux lui répondit. Son sourire s'élargit.
« Je vous propose de prendre une des boîtes roses dans le tiroir de la table de chevet... »
Un vague « Plouf » fut suivit d'un silence.
« Cela pourrait bien calmer vos... Problèmes. »
« Et... (Bouarp !) et... (hum) pourquoi (bluarg !) ne pas me l'avoir dit plus tôt ? (toux) »
« Et bien, j'évaluais vos symptômes. Maintenant que je suis fixé... »
Le terriblement connu Voldemort tendit l'oreille et capta les bruits de pas et de tiroir ouvert. Serein, il ramena son attention à l'œil devant lui sur la table. Un grain vert, puis un autre sortirent de la sphère visqueuse. Peu à peu ces petites pierres dessinèrent un Queuedever tremblant et reniflant.
« M...maître, Les nouvelles sont bonnes... Snirf... Nous savons où sont éparpillés les membres de l'Ordre... Héhé... Snirf ! »
Une moue de dégoût déforma le visage harmonieusement froid du Maître.
« Parfait Queuedever ! »
Les grains retombèrent comme un seul homme sur la table.
« Tarmy ! »
« Oui maître ? »
« Ton oeil. »
L'homme assit balança sans y prêter attention l'œil au petit elfe de maison derrière lui. Celui-ci tenait une main devant son orbe vide et rattrapa tant bien que mal son globe manquant.
Avec une grimace, il enfonça la masse flasque et froide dans son crâne. L'œil tourna un instant sur lui-même, se vitra puis s'immobilisa totalement.
L'elfe retourna aux cuisine sans demander son reste.
Sirius s'était transformé en chien avec la ferme intention de chercher Selenn' seul. Depuis six mois que durait les recherches, il en avait plus que marre.
Heureusement, Hermione lui avait ôté cette lettre de malheur d'entre les mains. Il ne savait qu'en penser. Il haïssait Voldemort de lui enlever Selenn'. Il haïssait Voldemort car il ne pouvait haïr sa petite loupiotte. Il haïssait Voldemort car ce n'était pas Selenn' qu'il voulait tuer.
Il lança un hurlement. Aussitôt, un jeune loup le rejoint. Depuis peu, ils se retrouvaient tous les deux, sans rien dire ni faire. Il ne savait pas comment agir, mais seul un animal pouvait le comprendre. Et la chaleur que lui donnait ce loup lorsqu'il lui permettait de se blottir entre ses pattes était un présent sans équivalent.
Au chaud entre la musculature imposante de l'animal, il réfléchit. Encore. Son sommeil devenait bien trop perturbé à son goût.
Il poussa un grognement, surprenant l'autre canin dans son dos. Celui-ci lui donna un coup de langue sur le cou pour le consoler.
« Merci » ('groaar', mais je vous offre la traduc' directe...)
Un sommeil finit par s'emparer de lui. Morphée n'est pas assez cruel pour laisser ses fils dans la panade...
Malheureusement, un bref :
« Siri ! »
Vint à le réveiller. Il ouvrit un œil : une forme floue. L'autre : une forme floue.
Il se rendormit. Cette fois-ci, une tranche de livre en colère lui tomba sur le coin du museau.
Hermione.
« Grrr... »
« Aller ! Debout larve ! »
« Gnein... »
« J'ai décrypté la lettre de la femme de ta vie alors debout ! »
Tout de suite mieux réveillé, le loup se mis sur ses quatre pattes, puis debout, nu comme un ver, devant Hermione.
« Sirius, j'ai déjà pus apprécier cent fois ta musculature parfaite et tes tatouages pour le moins réussis, cependant j'apprécierai aussi un... Vêtement ! »
Elle fit prestement apparaître le vêtement en question et l'envoya à Sirius. IL enfila la robe sobre et observa la jeune femme.
Elle lui tendit la lettre sans un mot et attendit.
Au bout d'un certain temps (il avait du lire la lettre trois fois), il redressa la tête et laissa notre pauvre gryffondor en plan, pour rentrer au Square et aller chercher Selenn'.
Il arrivait toujours au même point : Selenn' en danger.
Et il allait la ramener.
Foi de Sirius en colère !
