Amis du samedi, spaghettis =)

J'espère que vous avez passé une bonne fin de semaine. Encore merci à tous les inscrits pour leurs reviews qui me touchent vraiment. Merci infiniment. Pour tout.

Réponses aux non-inscrits (que j'aime fort aussi lol) :

Ml46 : tu sais que si tu me lances sur l'anglais je suis capable de te répondre dans cette langue ? lol fais gaffe la prochaine fois je jure que je le fais ;) Merci beaucoup pour tes deux reviews qui m'ont beaucoup émotionné lol Tu as le don de me faire passer du pivoine, aux rires et aux pleurs... Je suis trop fleur bleue je crois hihi Merci infiniment d'être là, fidèle à cette histoire. Promis à un moment je ferais visiter Londres ;) Continues avec tes blagues qui remontent le moral. Plein de bisous =)

Soraya : ouais je sais que Dieu n'a pas inventé le téléphone... Mais c'est mieux de dire et Dieu inventa le tel que Bell lol. Merci à toi =)

Cline : Tes compliments dans ta review m'ont vraiment baucoup touché. Du miel, un rêve, un régal... Je te remercie de voir ma fic comme ça et j'espère vraiment être à la hauteur pour la suite. Merci beaucoup et voici la suite =)

Anne Laure : Merci à toi d'être toujours là ;)

Marion : merci pour toutes tes reviews. J'espère que la suite de cette fic te plaira tout autant. =)

Ma N'anas : hihi je continue youhou lol Désolée c'est l'effet je vois Muse ce soir... Je m'en remets pas... lol Ta review m'a encore fait rire du début à la fin et le coup du *bave* m'a fait mourir de rire parce que quand je l'ai écrit je me suis arrêtée en y pensant lol (Merci Rob d'ailleurs d'avoir fait partie de cette magnifique image lol) Tu sais bien qu'Edward est un impatient... Mais imagines que ce soit pas lui ? *se marre toute seule en imaginant ta tête*, t'inquiètes pas je ne fais pas de coup comme ça ;) Voici la suite misstinguette. Merci encore pour toutes tes reviews. Te fais plein de bisowxxx
PS : promis je te ferai un résumé complet du concert et puis je te donnerais des liens pour les photos lol 3

BonAventure : Merci beaucoup! J'espère que ma fic continuera de te remonter le moral alors. xoxo

rosy4 : Arf moi aussi des fois j'aimerais être à la place de Bella lol Mais tu sais, tout est question d'imagination alors tu peux te mettre à sa place en lisant ;) Merci beaucoup pour ton compliment sur ma plume *rougis*, j'espère rester à la hauteur.

Voilà pour les remerciements. Comme d'habitude j'embrasse ma grande soeur FF de coeur qui me manque un peu car pas de mails *snif*.

Nathou, Sam, Junkie Soph, Lillas, Potine et Niouk I love ya my naughty girls!

Disclaimer : les personnages appartiennent à la grande Stephenie Meyer... Je ne possède que deux places pour Muse et cette histoire lol

Un coucou à Binou qui passe son temps dans une ferme en ce moment 3

Allez j'arrête avec mes bêtises! Bonne lecture =)


Chabadabada… Ou Pas

POV EDWARD

That's how you know – Amy Adams (Enchanted soundtrack)

Ce weekend m'avait paru une éternité ! Les cris, les sourires, les questions, les flashs, les pleurs, les applaudissements, les caméras… J'en avais marre, j'étais lessivé. Je savais ce que ce métier impliquait. Je savais que je vendais en quelque sorte mon âme au diable mais ce que je ressentais sur un plateau de tournage était si intense. Jouer des émotions, ressentir les choses autrement que par sa propre personne… Tout ça m'aidait à devenir moi-même. Alice dit de moi que je suis fou, Rose, elle, pense que ce métier prouve que je peux être narcissique…
Mais là, maintenant, tout me passait au dessus de la tête. J'étais entré discrètement dans sa chambre plongée dans le noir, pendant qu'elle dormait à poings fermés. Elle avait un casque sur les oreilles d'où sortait un son léger que je ne pouvais pas encore distinguer. Elle souriait et sa poitrine se soulevait à mesure qu'elle respirait. Elle était si jolie quand elle dormait. Elle n'avait pas cette ridule d'inquiétude au milieu du front.
Je m'installais doucement sur le lit, retirais mes chaussures et me glissais sous la couette pour enfin la prendre dans mes bras. Je la serrais fort, elle m'avait trop manqué. Je retrouvais mon sourire puis respirait son odeur. Elle sentait le shampoing à la fraise. Je la humais de toutes mes forces pour me rendre compte qu'elle était bien là. J'aimais vraiment la serrer dans mes bras, ça rendait le conte de fée réel.

Je devais tout ça à Jasper. Je l'avais prévenu de mon retour prématuré, je ne pouvais pas attendre dimanche pour revoir ma Bella alors il avait manigancé avec Angela, la meilleure amie de ma Princesse. Cette fille était vraiment cool. Elle avait beau être malade, elle rendait volontiers service quand cela concernait Bella. Il faudrait que je remercie mon meilleur ami et la meilleure amie de la sublime princesse que je tenais dans mes bras.

Petit à petit je sombrais dans le sommeil, les bras autour de Bella, me sentant enfin complet.

POV BELLA

Une odeur de miel m'entourait alors que je sentais un fourmillement dans mon cou. J'étais tellement bien. J'étais sûre à 1000% que je rêvais. Et bon dieu que ce rêve était bon. Je ne voulais pas me réveiller, je voulais ressentir Edward encore un peu avant de me réveiller seule dans mon grand lit froid.
Je profitais donc de la chanson que diffusaient mes écouteurs, sa voix suave remplissant mon être. Puis soudainement je sentis quelque chose de chaud dans mon cou, un baiser timide puis des lèvres qui sourient. Ni une ni deux mes yeux s'ouvrent et je bondis hors du lit en faisant échapper un léger petit cri de ma gorge.

- « Qu'est-ce que c'est ? » s'écria une voix que je connaissais trop bien à mon goût.

- « Edward ? » j'avais crié un peu comme une hystérique alors que je posais mes yeux sur le plus bel homme que je n'avais jamais vu, là étendu dans mon lit.

- « Reviens dormir ! » bougonna-t-il en mettant sa tête dans mon coussin et en humant l'odeur qui s'en dégageait.

- « Mais… Enfin… Comment t'es arrivé là ? » articulais-je alors que je rejoignais mon lit.

- « Angela m'a fait entrer, je suis rentré plus tôt j'en pouvais plus d'être loin de ma princesse… » dit-il en m'attirant vers lui pour que je me recouche.

Je me lovais contre lui quand il commença à embrasser mon cou, puis ma mâchoire, redescendant jusqu'à mon lobe pour le mordiller. Un gémissement m'échappait alors qu'il souriait contre mon oreille et qu'il dirigeait sa bouche vers la mienne.

- « Bonjour Princesse » murmura-t-il contre mes lèvres.

- « Bonjour Prince » répondis-je avant qu'il ne pose ses lèvres sur les miennes.

Très vite le chaste baiser devint enflammé, passionné. Edward me transmettait sa frustration de ne pas m'avoir vu pendant deux jours alors que je lui montrais qu'il m'avait trop manqué. Nous manquions d'air mais ce n'est pas pour autant que les lèvres d'Edward me quittaient. Il embrassait chaque parcelle de peau qui dépassait de la couette et je soupirais de contentement. Cependant alors qu'il m'embrassait amoureusement ses mains se firent baladeuses et je me sentis soudain très mal à l'aise. Je me sentis rougir alors que sa main s'arrêtait avant d'aller plus loin sur mon ventre.

- « Bella ? Mon cœur ça va ? » sa voix était inquiète et il se mit sur un coude pour m'observer. Ses yeux verts me transperçaient et je pouvais y lire le désir alors je baissais la tête encore plus honteuse. « Hey ! Dis-moi ! J'ai… J'ai fait quelque chose de mal ? » il était apeuré et ne comprenait rien… S'il savait…

- « Non, non… Edward je… Oh c'est trop la honte » et je me cachais sous la couette.

- « Bella ne sois pas ridicule sors de là dessous ! » il attrapa la couette et se battait avec moi pour pouvoir la rabattre sous mon visage. Etant plus fort que moi il y parvint et prit mon visage en coupe pour me regarder dans les yeux. « Parles-moi » ses yeux étaient envoûtants mais reflétaient une inquiétude sans pareil… Seule Angela avait ses yeux là quand je l'inquiétais.

- « C'est embarrassant » murmurais-je en baissant les yeux.

- « Bella cesses de baisser les yeux ! Ce sont les seuls qui me parlent ! » il fit sa moue made in Cullen alors que je relevais la tête et soufflais.

- « Je… Enfin j'ai… Jenel'aijamaisfait » dis-je d'un souffle en fermant les yeux pour éviter de croiser son regard.

- « Pardon ? » il riait doucement. « Tu sais mon cœur il faut articuler sinon je ne comprendrais pas grand chose » dit-il taquin.

- « Pffff » je pris une forte inspiration puis prenant mon courage à deux mains le fixais intensément. « Edward le dernier petit-ami que j'ai eu, eh bien, ça fait 4 ans… Je… Je n'ai jamais rien fait » dis-je. Je n'en avais pas honte. Je voulais que ma première fois soit spéciale, avec quelqu'un qui m'aimait et que j'aimais. Victoria, malgré son penchant sauvage m'avait toujours dit que j'avais raison d'attendre quelqu'un de spécial… Ma mère, elle, trouvait ça ridicule et se lamentait de savoir qu'elle n'aura sans doute jamais la chance d'être grand-mère.

- « Oh » fit Edward en me sortant de mes pensées. Cette fois-ci c'est lui qui rougissait. Il était tellement beau. Puis il passa le revers de sa main sur mon visage, tout doucement, pour me donner la plus belle des caresses. « Excuses-moi Princesse. Je… Je me suis un peu laissé emporter et… »

- « Non ! Non ! Edward, c'est juste que… »

- « Chut… J'ai compris. » il m'embrassa tout doucement, aussi légèrement qu'une plume ferait si elle était en contact avec ma peau. « On ira tout doucement. Je ne ferai rien tant que tu ne m'en donnera pas l'ordre » dit-il comme s'il promettait quelque chose sur l'honneur.

- « Je… Mais tu… Rr ! » je respirais. Je détestais quand je n'arrivais pas à aligner deux mots ! « Tu n'as pas à te forcer. Tu peux encore sortir de ce lit et ne jamais revenir. Après tout tu… enfin tu as des besoins, tu vois ? Je comprendrais que ce soit important et que tu préfères… »

- « Vous êtes folle mademoiselle Swan » me coupa-t-il avant de fondre sur mes lèvres. Ce baiser n'avait rien de tendre, il était puissant, imposant et ferme. Il voulait que j'arrête de dire des âneries… Je commençais à sourire contre sa bouche. « Qu'est-ce qui vous fait rire Princesse ? »

- « Je décrypte tes baisers » dis-je fière de moi.

- « Vraiment ? Et alors ? Est-ce concluant ? »

- « Hum » fis-je mine de réfléchir.

Sur cette hésitation je le vis m'agripper avec force et me chatouiller. Cela finit en une immense bataille mêlant chatouilles, mordillements et coup de polochons. Nous rigolions comme des fous, oubliant totalement les voisins ou Angela. Nous étions comme dans une bulle invisible et indestructible. Je ne sais pas combien de temps est passé mais nous nous étions esclaffés longtemps avant que le sommeil ne nous reprenne et que je me rendorme dans les bras forts de mon prince charmant.

Le weekend s'était donc terminé comme ça. Edward était resté toute la journée avec Angela et moi. Nous avions commencé à préparer nos cours pour le lendemain. Angela s'amusait à embêter Edward avec des formules biochimiques dont je ne comprenais rien pendant que je relisais mes essais et que je recommençais le premier livre de Stephie Mayer… Crépuscule*. Edward avait regardé le livre avec intérêt, il lisait derrière mon épaule ce qui d'habitude me défrisait mais avec lui tout passait mieux…
J'avais aidé Angela sur un point en Français puisqu'elle devait apprendre des formules dans notre langue mais également dans la langue de Molière. Edward et moi avions d'ailleurs lancé de vieilles blagues françaises. Il parlait lui aussi très bien. Son petit accent british ressortant légèrement.

C'est ainsi que je me retrouvais lundi matin devant Columbia. Edward avait chargé Demetri de nous y accompagner mais nous l'avions vite fait rentrer chez lui. Je ne voulais pas profiter des avantages d'Edward et puis Angie détestait se faire remarquer aussi…
Il était donc 8h quand nous nous sommes séparées. Elle est allée dans l'aile scientifique pendant que je rejoignais mon cours de littérature. Mon professeur n'était autre que monsieur Bertie qui ne fit aucun commentaire lorsque je m'étais assise dans l'amphithéâtre juste devant lui. La plupart des gens de ma section semblaient être des filles mais je pense qu'elles étaient là pour le fameux test.

- « Bonjour jeunes gens. Comme vous devez vous en douter et surtout comme l'inscription sur le tableau l'indique, je suis monsieur Bertie votre responsable de section littérature comparée option cinéma. Cette année sera très riche, outre votre programme sur trois ans, dont nous discuterons au deuxième semestre, certains d'entre vous vont pouvoir allier leur connaissances du cinéma et de la littérature. Cependant je ne m'étendrais pas sur le sujet maintenant. Nous allons donc commencer par faire connaissance. Sur la tablette devant vous se trouve une feuille de renseignement que je vous demande de remplir. Si vous êtes ici, vous devez avoir trois raisons : un vous devez rattraper des cours, deux vous souhaitez suivre les cours avancés en littérature ou trois vous souhaitez être candidat au projet organisé par la section. Si vous êtes concerné par la première option vous devez sortir de cet amphi et vous rendre dans la salle 512 se trouvant au deuxième étage. Les autres vous allez assister à un cours avancé ici-même. Ceux qui sont intéressés par le projet devront remplir une fiche à la deuxième heure. »

Près d'une demi-heure après avoir expliqué en quoi consistait la section, les rattrapages de cours et tout ce qui pouvait entourer notre formation, monsieur Bertie nous laissa remplir nos fiches. Comme à mon habitude je rayais la colonne d'informations « Père » pour y inscrire un « Décédé ». Je n'aimais pas inscrire de telle chose. Je ne voulais pour rien au monde que Charlie meurt, mais au fond de moi il l'était. Du jour où il m'a abandonné, il était mort comme l'était mon cœur. C'est en partie à cause de lui que j'ai peur des hommes en général, que je manque de confiance en moi, que j'ai constamment peur d'aimer et que je ne fais confiance à personne d'autre qu'à Angela. Je pensais alors à Edward et mon cœur me fit mal. Moi qui m'interdisais toute sorte d'histoire j'étais tombée dans le panneau avec lui. Aujourd'hui je l'aimais bien plus que ma propre vie et je savais que, comme avec Charlie, la fin serait catastrophique si elle devait venir. J'ôtais cette idée de ma tête puis continuais à remplir le questionnaire de mon responsable de section.
Quand nous eûmes finis, il nous demanda de lui ramener la feuille puis indiqua la sortie pour ceux qui n'étaient pas intéressés par le projet. Je retournais donc à ma place quand j'entendis le rire de ma meilleure amie. Elle était en train de se diriger vers moi, les joues toutes rouges, parlant avec un garçon blond qui me disait quelque chose. Il était un peu plus petit qu'elle et avait une bouille de jeune homme vraiment mignon ! J'écarquillais alors les yeux quand ils se rapprochèrent, reconnaissant le garçon de l'avion !

- « Regardes Bells ! Ben est en section biochimie avec moi ! Tu te rappelles de lui ? » elle ne le quittait pas des yeux et à ce moment là je me promis de l'aider dans sa tactique de drague. Je souriais.

- « Le monde est petit » dis-je en tendant la main à euh, Ben comme l'avait nommé ma meilleure amie.

- « Enchanté » dit-il avec un sourire timide qui me fit rire.

- « Alors comme ça biochimie ? »

- « Hum… En fait je fais un double cursus, bioch et littérature » Angela semblait absorbée et totalement conquise par ce petit homme intelligent.

- « Eh bien ! » commentais-je avant que monsieur Bertie ne tape gentiment sur son bureau avec une règle.

- « Jeunes gens je vous prie ! Bien. Je vois qu'il y a de nouvelles têtes… Je me présente donc une fois de plus, désolé pour ceux qui me connaissent déjà. Je suis monsieur Bertie, professeur de littérature et responsable de la section littérature comparée option cinéma. Cette année l'université de Columbia va offrir trois places à ses étudiants pour me suivre sur le tournage d'un film. Vous allez devenir consultants en littérature sur un plateau de cinéma. Le but de ce grand stage est de vous approprier l'œuvre littéraire en ayant une vue plus contemporaine ou du moins une vue cinématographique de cette dernière. Le rôle de consultant implique un respect de l'œuvre mais également un respect des lecteurs et de l'écrivain. Le livre qui sera adapté est le célèbre roman de Stephie Mayer que vous êtes tous censés avoir lu étant donné son succès. Pour ceux qui ne l'ont pas lu, vous aurez à le faire si vous êtes sélectionnés, cependant permettez-moi de vous conseiller d'abandonner puisque le test que je vais vous faire passer portera énormément sur l'histoire. » pendant le discours de notre professeur plusieurs élèves soufflèrent tandis que d'autres sortaient. Nous étions passés d'une vingtaine d'élèves à une petite dizaine. « Bien. Je vais vous faire passer un questionnaire de 5 questions qui n'ont aucun rapport avec de quelconques connaissances. Je veux votre point de vue, vos idées. Ceci va me permettre de sélectionner les trois étudiants étant les plus aptes à devenir consultants. Vous devez garder à l'esprit qu'il ne s'agit pas seulement de vous en tant qu'analyste, vous devez vous mettre à la place du lecteur. Vous devez ressentir mais aussi imaginer. Je ne vous en dirais pas plus. Je veux quatre feuilles à la fin de l'heure. »

Sur ce monsieur Bertie passa dans les rangs pour nous donner le fameux questionnaire. Sans un mot Angela, Ben, les autres et moi commençâmes à répondre au questionnaire. Les questions portaient sur diverses situations d'adaptation, nos ressentis si nous devions nous mettre dans le rôle du réalisateur. Dans chaque question nous devions essayer de donner des indications techniques avec des exemples concrets et un vocabulaire bien ciblé. La dernière question portait entièrement sur Crépuscule. Nous devions choisir une scène que nous aimerions dirigée. Dans ce cas-ci nous devions donc décrire avec précisions ce que nous voulions, comment nous voulions centrer la scène et tout ce qui pouvait aider au tournage ou autre. Je choisissais donc la scène la plus importante pour moi, celle de la rencontre entre les deux protagonistes. Je ne m'attardais pas plus que ça sur le décor mais plutôt sur le jeu des comédiens, cette attraction qui tient Anthony et Marie. J'étais si inspirée que je ne remarquais même pas que j'avais rempli 5 pages. Je soupirais de contentement et posais enfin mon stylo. J'avais fini avec 30 minutes d'avance, comme d'habitude je ne tenais jamais le temps imparti… Je levais mes yeux vers les autres et voyais Ben relire, Angela finir en mettant un point final tandis que tout le monde soupirait en essayant d'écrire le plus vite possible.
Monsieur Bertie nous regarda étonné et satisfait en même temps. Il s'approcha de nous, prit nos feuilles et nous expliqua que nous avions fini notre journée. Il nous demanda également de passer au secrétariat pour faire valider nos emplois du temps.

La matinée se termina donc dans le Starbucks près de l'université avec Ben. En réalité je me sentais de trop dans ce tableau. Ils semblaient si attirés l'un par l'autre… Alors en meilleure amie que je me devais d'être je décidais de quitter le café pour les laisser tous les deux. Je dévorais littéralement mon frapuccino alors que je heurtais quelqu'un.

- « Mince ! » m'écriais-je en manquant m'étouffer avec ma paille.

- « Ma maman m'a toujours dit de ne jamais effrayer les Princesses pourtant » dit une voix que je reconnus immédiatement.

- « Edward ? »

- « Chut fais comme si de rien n'était. Dem' attend dans la voiture au coin de la rue, rejoins le discrètement je t'enlève. » Sans un mot de plus il m'adressa un sourire convenu puis continua. Je restais là, la bouche grande ouverte puis je vis un photographe peu discret lui courir après me glissant un « J'en connais une qui va en rêver toute la nuit… » avec ce sourire pervers. S'il savait !

Je marchais donc en direction de la fameuse voiture indiquée par Edward alors que mes yeux scrutaient chaque personne présente afin d'éviter tout paparazzi. C'est alors que je vis la voiture démarrer et venir à côté de moi.

- « Montez Isabella » me dit alors Demetri avec un grand sourire.

- « Merci »

Il reprit doucement la route alors que j'observais la voiture. Il s'agissait de la fameuse Volvo qu'Edward chérissait tant. Les vitres étaient teintées et personne ne pouvait me voir. Je me perdais alors dans la contemplation de l'intérieur quand la voiture freina doucement et que la portière avant du côté passager s'ouvrit.

POV EDWARD

Je continuais de marcher sachant que le pap's me suivait toujours ! Mais qu'est-ce qui lui prend de me suivre en plein jour sans se cacher ? Il cherche quoi bordel ? J'étais excédé à tel point que je me figeais pour ensuite me tourner vers lui.

- « T'as besoin d'une photo ? » lui demandais-je avec du venin dans ma voix.

- « Oh allez Cullen sois cool et présentes-moi à ta nouvelle conquête ! »

- « Vas au diable »

- « Tu peux faire mieux » dit-il avec un sourire sournois.

Ce que je haïssais chez ces types, ce n'était pas le fait qu'ils soient photographes ou qu'ils essayent de gagner leur vie. Non… Cependant, se faire du fric sur le dos des autres, les poursuivant, les harcelant et les blessant en trafiquant des images me semblait dégueulasse, puéril et complètement immoral. Le pire c'est que je m'en voulais de mêler Bella à ça. Elle ne méritait pas d'être traquée, ni d'être harcelée ou d'avoir sa tête dans les journaux à scandales. Elle est si pure, si douce. Je ne voulais pas qu'elle souffre et pourtant je n'ai pu m'empêcher de venir ici tellement elle me manquait. Tanya n'était plus à l'appart' puisqu'elle avait pris l'avion hier soir me laissant un message d'amitié très touchant et me souhaitant tout le bonheur du monde. J'aimais ma meilleure amie. Papa et maman étaient restés à Londres tandis qu'Alice avait déserté chez Jaz. Rose et Em ' reviendraient sûrement dans l'après-midi. J'avais donc décidé, comme je n'avais rien à faire à part jouer la mélodie de Bella toute la matinée, de venir la chercher en cours. Demetri à mes trousses, j'avais dans l'optique d'attendre ma Princesse au Starbucks avant de lui rentrer dedans par accident. Elle était si jolie.
Pendant toute ma réflexion, le traqueur me regardait puis souffla de frustration avant de héler un taxi et de partir. Je soufflais, rassuré puis vit la Volvo arriver. Je m'engouffrais à l'avant, ne prenant pas de risque de dévoiler ma Bella si un autre paparazzi traînait.

- « Tu l'as semé ? » me demanda Demetri alors que je fermais la porte.

- « Je l'ai confondu il s'est barré » dis-je avec un sourire satisfait. Dem' soufflait.

- « Combien de fois va-t-il falloir que je te dise de ne pas faire l'idiot avec ces types ! Ta mère me tuerait s'il t'arrivait quelque chose ! »

- « Relaxes ! Tu vois je vais bien » je me touchais partout pour finalement lever les bras en l'air comme un magicien… Merci les cours de théâtre.

- « Bon la star au lieu de faire ton cake, pourrais-tu attacher ta ceinture que je puisse enfin décamper d'ici » ni une ni deux j'enjambais nos sièges avant pour me retrouver derrière en compagnie de Bella. J'attachais ma ceinture puis la serrais fort contre moi.

- « Bonjour vous » murmurais-je à son oreille.

- « Idiot » dit-elle en me donnant une claque derrière la tête.

- « Hey »

- « Merci Demetri je pense que le bébé est très bien attaché » dit-elle à l'attention de notre chauffeur.

- « Bien mademoiselle »

- « Vous pouvez me tutoyer et m'appeler Bella… C'est… euh… enfin c'est plus simple quoi… » Dem' souriait et opinait.

- « Je ne vous dérange pas » je faisais le pseudo outré.

- « Hum… » fit mine ma Bella en posant son doigt fin sur son petit menton. Je ne la laissais pas répondre davantage puis pris son menton entre mes mains et caressais doucement ses lèvres avec les miennes.

- « C'est bien mieux comme ça » chuchotais-je contre sa bouche.

Bella et moi passâmes notre journée ensemble, rien que tous les deux. Alice avait appelé pour organiser une sorte de petit dîner en famille avec Emmett, Rose, Bella, elle, Jaz et moi. J'avais alors demandé à Bella qui semblait ravie puis elle décida d'appeler Angela qui se joignit à nous avec un camarade de classe. Après tout, plus on est de fou, plus on rit comme aimait le dire mon père. L'heure arrivait et Bella s'activait en cuisine. Elle avait proposé à Alice de faire à manger et m'avait banni de celle-ci après m'avoir observé couper les tomates et en manger les trois quarts.
L'odeur qui embaumait l'appartement fit remuer mes narines. J'imaginais déjà la tête de l'hamburger fait maison, accompagné de vraies frites. Oh mon dieu que j'aimais ma petite amie ! Bella préparait tout cela consciencieusement sans s'apercevoir que je l'épiais. Ses cheveux était rabattu en un chignon fait à la va vite qui n'avait pas pris toutes ses boucles. Elle portait un petit tablier que Jaz avait acheté pour Alice quand elle venait. Celui-ci était bleu avec une jeune paysanne dessus qui soulevait un panier plein de légumes. Bella releva la tête après avoir déposé les hamburgers dans le four. J'étais assis au bar, soufflé par tant de beauté naturelle. Elle m'adressa un sourire accompagné de rougeurs.

- « Tu m'espionnes ? » demanda-t-elle avant de me rejoindre et de m'enrouler de ses bras.

- « Tu es absolument magnifique quand tu cuisines »

- « Mouais… Tu voulais vérifier que je ne t'empoisonnais pas avoues ! » riait-elle. Ce son… Mon cœur ratait un battement.

- « A table ! » s'écria une grosse voix derrière moi. Avec tout ça je n'avais même pas entendu la porte s'ouvrir.

- « Et la sonnette tu connais ? » crachais-je de mauvais poil. Bella pressa sa main sur mon avant bras me montrant que j'étais peut-être un peu brusque.

- « Mais c'est qu'il mort môsieur la superstar ! Heureusement que ta Swanita n'est pas aussi rabat joie » il se dirigea vers Bella qui avait les yeux ronds, sans doute à cause du surnom, puis il la prit dans ses bras pour la faire tourner. « Comment va ma nouvelle sœur ? » demanda-t-il alors qu'il continuait de la faire tourner. Bella devenait de plus en plus pâle.

- « Emmett Henry Cullen ! Poses Isabella immédiatement » gronda Rosa qui entrait les bras chargés de sac.

- « Mais Rosinette, Swanita adore ça regarde elle roule des yeux » je me levais pour arrêter Emmett et reprendre Bella. Il la lâcha doucement alors que Bella tanguait dangereusement.

- « Ça va mon cœur ? » Bella me regardait, étonnée, sous le choc, pendant que Rosalie passait derrière Em' en lui frappant le derrière de la tête.

- « Idiot » souffla-t-elle. « Pardon Bella, il oublie d'être adulte des fois » dit-elle avec un sourire froid. Je n'aimais pas Rose lorsqu'elle prenait son rôle de grande sœur trop à cœur. Entre temps Alice et Jaz étaient rentrés, Jaz mort de rire et Alice guillerette comme d'habitude.

- « Désolé Swanita ! » dit Emmett avant de suivre Rosalie qui avait posé les sacs sur la table.

- « Pas grave » miaula Bella encore toute bousculée.

- « Tu veux t'allonger mon cœur ? »

- « Non, non. Laisses-moi… retrouver mon équilibre… » dit-elle en se concentrant sur un point invisible.

Angela et son ami Ben étaient arrivés une dizaine de minutes plus tard. Ils étaient très proches. On sentait leur attirance l'un pour l'autre et comme d'habitude Alice y allait de ses observations et de ses techniques d'entremetteuse. Pendant tout le repas, Emmett ne cessait de taquiner Bella ce qui bizarrement la faisait pouffer de rire et la faisait rougir comme jamais. Je n'avais jamais vu Emmett si proche de l'une de mes copines. Avec Tanya il était froid, distant et il avait un caractère de cochon. Mon meilleur ami était pourtant un gros nounours comme disait Alice. Je me souvins qu'à l'école il prenait tous les coups pour nous et que les autres enfants l'avaient appelé le monstre. Mais ce surnom l'avait profondément blessé et il avait pleuré pendant tout un mois chaque jour après l'école. Il était un peu le grand frère que j'avais voulu.

Il était presque 22h quand nous arrivions au dessert. Emmett racontait une blague sur les policiers tandis que Rose et Alice préparaient le dessert. Tout le monde avait beaucoup apprécié les hamburgers de Bella. Je l'observais du coin de l'œil et la voyais lutter pour ne pas être prise par le sommeil. J'avais oublié qu'elle s'était levée tôt ce matin et qu'elle devrait faire de même le lendemain. Je me levais donc pour aider mes sœurs.

- « Je viens vous donner un coup de main »

- « Roh ! Tu as peur qu'on ne soit pas à la hauteur pour Bella ? » demanda Alice taquine.

- « Non mais la Princesse devient peu à peu la Belle au Bois Dormant… J'aimerais les ramener tous les trois avant qu'ils ne s'endorment sur leur table de cours demain »

- « Vas t'asseoir Cullen on arrive » répliqua Rose avec un sourire narquois.

- « Rose ? »

- « Yep c'est moi »

- « Sois gentille s'il te plaît »

- « Je ne vois pas de quoi tu parles Edward » elle se retourna pour prendre le saladier de fruits coupés tandis qu'Alice rejoignait les autres.

- « Elle est importante » dis-je en attrapant le poignet de Rosalie.

- « Peu importe Edward » puis elle partit. Je soufflais en rejoignant la table et en posant ma main sur celle de Bella.

- « Je te ramène directement après » lui dis-je au creux de l'oreille.

- « Non… Il faut que je range la cuisine » couina-t-elle, la voix toute ensommeillée.

- « On le fera t'en fais pas Bella ! » s'élança Alice en lui faisant un baiser sur la joue.

C'est à ce moment là que mon téléphone sonna.

- « Allo ? » dis-je alors que toute l'attablée me regardait

- « Edward Cullen, mon acteur préféré ! »

- « Aro… euh il se fait tard… »

- « Oh pardonnez-moi mais une affaire importante doit être réglée dès maintenant. »

- « C'est-à-dire ? »

- « Avez-vous un ordinateur près de vous Edward ? » je regardais autour de moi, un peu étonné mais ne cherchais pas à éluder la question. Ce mec était loufoque.

- « Oui pourquoi ? »

- « Pourriez-vous vous rendre sur le site Social Life s'il vous plaît ? »

- « Le site de ragots ? » mais il voulait quoi à la fin ?

- « Exactement. Vite Edward je m'impatiente… » bah voyons.

Je me dirigeais donc vers l'ordinateur de Jaz qui se trouvait dans le salon puis me retrouvait sur le site en question.

- « Ensuite ? »

- « Descendez le petit curseur Edward »

C'est alors que je vis Bella, rouge comme une pivoine sur une photo. D'abord près de moi devant le Starbucks, la photo prise de telle sorte qu'on dirait que je l'embrasse tendrement. La seconde est d'elle avec Angela et Ben puis une d'elle seule devant la faculté. Toute la famille se déplaça devant l'ordinateur. Des « oh » ou encore des commentaires à la Emmett fusaient « Wah Swanita t'es vachement photogénique ! ». J'avais la bouche sèche, le cœur à l'envers.

- « Edward j'espérais que vous pourriez démentir cette ignominie au plus vite » claqua la voix de mon producteur au téléphone. « Je souhaiterais que vous alliez en Californie dans les plus brefs délais pour vous retrouver près de cette chère Tanya, auquel cas vous perdriez votre poste pour ce dont nous avons parlé »

- « C'est une menace ? » défiais-je.

- « Un conseil, Edward, un conseil »

- « Je refuse »

- « Nous verrons ça » puis il raccrocha.

Je n'avais pas remarqué que Bella était partie en courant dans la salle de bain.

- « Edward elle est partie en pleurant » me dit Alice.

- « Laisses » intervint Angela. « Vaut mieux que j'y ailles »

Elles passèrent plus d'un quart d'heure dans la salle de bain, j'entendais Bella pleurer et mon cœur se sentait anéanti. J'avais réussi à blesser Bella. J'avais tout détruit parce que je n'avais pas pu me tenir loin d'elle ! Mais qu'est-ce qu'il m'avait pris !

- « Arrêtes de te fustiger Ed' ! » dit Jaz qui me rejoignit sur le balcon. « T'y es pour rien okay ? Et puis mince tu l'aimes alors je ne vois pas pourquoi tu te cacherais… A moins qu'Aro ne te tienne… » Je ne savais pas comment mon meilleur ami faisait mais il se doutait toujours de tout. Je ne répondis pas, j'étais trop préoccupé par l'état de Bella. « Ecoutes, laisses-lui le temps de se faire à tout ça, les photos et tout. Cette fille est intelligente et elle t'aime. Je suis certain qu'elle s'en veut de te causer du tort. Elle est un peu comme toi niveau j'aime me fustiger » il rit avant de me taper l'épaule et de repartir dans le salon.

Quelques minutes plus tard Bella sortit de la salle de bain, prête à partir. Quand elle me vit rentrer dans le salon elle se jeta sur moi pour m'embrasser de toute ses forces, sans parler ni rien. Le seul goût de ses lèvres me fit tressaillir. Elle tenta de me sourire en me chuchotant un vague « désolée » puis avant que j'ai pu répondre quoique ce soit elle me guida vers la porte pour partir. Angela, Ben et Bella dirent au revoir à ma famille puis se dirigèrent vers l'entrée. Nous étions donc près à descendre, Demetri avait accepté de faire le taxi comme d'habitude mais en ouvrant la porte de l'appartement une mauvaise surprise nous attendait.

- « Edward ! Quelle joie de vous revoir ! » susurra-t-il de sa voix excentrique.

Mon pire cauchemar venait de franchir le seuil de ma porte.


*Crépuscule : il s'agit bien d'un petit clin d'oeil à Stephenie Meyer =) Twilight voulant dire crépuscule ;)