Bonjour à tous ! Voilà la suite, qui j'espère vous tiendra autant en haleine que moi quand je l'ai écrite !

Bonne lecture,

NotUrGirlNextDoor : Hahahaha Mais j'aime les conneries moi ! Tu me fais tellement rire en fait ! Après, évite de l'enfermer dans ton placard, attache le à ton lit plutôt, tu auras plus de résultats :p Hahaha Un Drago jaloux ? J'envisage, j'envisage :p Mais comme tu auras sans doute envie de me tuer à la fin de ce chapitre…

Maxine3482 : J'étais inspirée :) Merci !

Delphine03 : Merci beaucoup ! La voilà :)

Dramione love : Merci, merci ! :D

Isabella-57 : Merci beaucoup, ça me fait plaisir que ça vous ai plu ! Héhé…A croire que tu anticipes l'histoire :p

Le lendemain matin, quand les Préfets ne se montrèrent pas au petit-déjeuner, Blaise décida tout de même d'aller vérifier que tout allait bien. Il quitta la Grande Salle, ses amis dans son sillage, et ils allèrent jusqu'à leurs appartements.

-Je ne connais pas le mot de passe, râla-t-il après avoir appelé le tableau plusieurs fois.

-Moi oui, ricana Pansy en s'avançant.

-Je voudrais bien savoir pourquoi ils ne veulent pas me le donner, marmonna le métis entre ses dents, Ron approuvant derrière lui.

Pansy souffla le mot de passe, assez bas pour que les deux garçons ne l'entendent pas, et ils entrèrent dans la salle commune déserte.

-Bizarre quand même, lâcha Harry.

-Herm ? Drago ? Les appela Ginny.

C'est alors que Ron se prit le coin de la table et jura férocement en sautillant, sous le regard amusées de ses amis. Ils se tournèrent tous d'un bloc en entendant une porte s'ouvrir.

Inconscients de la présence de leurs amis, Hermione sortit à reculons, vêtue d'une chemise à Drago – au vue de la longueur -. Ses doigts étaient mêlés à ceux du blond, qui était la cause de sa marche inversée puisqu'il la faisait lui-même reculer.

-Drago, ça suffit ! S'écria-t-elle en riant.

-Rappelle-moi qui est le chef ?

-Tu n'as que l'avantage de la force !

-Ah oui ?

-Oui !

-Mya, gronda-t-il, le sourire aux lèvres.

-Oh n'y pense même pas ! On est déjà assez en retard ! Rétorqua-t-elle en voyant la lueur dans ses yeux.

Derrière elle, leurs amis gardaient le silence et maitrisaient leurs rires. Toutefois, lorsque Drago inversa leur position en la collant contre le mur, remontant ses mains au-dessus de sa tête, ils s'entre-regardèrent tous. Décidant qu'il valait mieux manifester leurs présences, Pansy se racla la gorge, faisant sursauter le couple qui se tourna vers eux.

-Qu'est-ce que vous foutez là ? S'exclama-t-il en se mettant devant Hermione.

-On s'inquiétait, tiens ! Répondit Ginny en levant les yeux au ciel.

-S'inquiéter pour ?

-On ne vous a pas vu hier, on ne vous voit pas ce matin !

-M'enfin, vous avez l'air d'aller bien, ricana Blaise, le sourire narquois aux lèvres.

-C'est gentil de vous inquiéter, intervint Hermione, mais…

-Vous pourriez sortir d'ici ? Termina Drago.

-On vous attend dehors ? S'enquit Harry.

-Si vous avez le temps, rit Drago.

-Drago !

-Aie ! Cria celui-ci en massant son bras que la Gryffondor venait de frapper.

-Avantage de la force hein… Se moqua-t-elle tandis qu'il la fusillait du regard. On vous retrouve dehors, oui, ajouta-t-elle à l'intention de son meilleur ami.

Il hocha la tête et ils sortirent, les laissant à nouveau seuls.

-Casseur d'ambiance, râle le blond.

-On reprendra là où on s'est arrêté ce soir ! Promit-elle en filant à la salle de bain pour se doucher. Juste avant de refermer la porte, elle lui jeta sa chemise et Drago grogna, elle le narguait. Puis il sourit, ravi qu'elle soit aussi à l'aise avec lui, ravi de la nuit, de la journée, de la nuit encore et de la matinée qu'ils venaient de vivre. Il n'aurait pas cru qu'un tel bonheur puisse être pour lui et pourtant.

Moins d'une demi-heure plus tard, ils sortirent rejoindre leurs amis qui les attendaient toujours.

-Blaise, on ne t'a pas appris à ne pas s'asseoir par terre ? Gronda Hermione à l'intention du Serpentard, étalé sur le sol.

-Merci Maman !

-Bon, vous nous vouliez quoi ? Demanda Drago.

-On voulait se faire une journée Quidditch, sourit Harry.

-Oh joie, soupira Hermione.

-Oh là Potter ! Tu nous as sortis d'ici pour me proposer un sport que je pratique quatre fois semaines et qu'Hermione ne supporte pas ?! Râla le blond.

-Et bien…Euh…Oui.

-Ok, c'est bon, on rentre.

-On sent qu'on a de l'importance ! Marmonna Blaise

-C'est ça quoi, ajouta Pansy, alors que Ron hochait la tête derrière eux.

-Non, non, intervint la brune, va jouer au Quidditch avec eux, Blaise souffre manifestement d'un manque de son meilleur ami.

Le concerné lui tira la langue.

-Moi je vais aller travailler un peu, continua-t-elle en l'ignorant.

-Tu vas retrouver tes bouquins ? La taquina-t-il.

-Moque-toi et tu dors sans moi ce soir !

-D'accord, d'accord ! Va bosser, je vais jouer avec eux.

-On sait qui mène la danse dans leur couple en tout cas, ricana Ron à Blaise.

-Au moins, moi, j'ai un couple ! Persifla Drago.

-Suffit vous trois ! A tantôt, dit Hermione.

-Hermione, je te rejoins tantôt ? Proposa Pansy, qui ne jouait pas mais aimait voir le jeu.

-D'accord, je serais à la bibliothèque.

Elle embrassa furtivement Drago avant de le laisser filer, suivit de leurs amis. Une fois hors de vue, elle alla récupérer ses livres dans sa chambre puis se rendit dans son sanctuaire. Elle avait du travail en retard, la journée d'hier ayant été perdue. Enfin…Pour le travail…Pour le reste, la journée de la veille avait été magique, magnifique et parfaite. Elle secoua sa tête, s'interdisant de repenser à tout ça maintenant, bien consciente qu'elle serait incapable de se concentrer autrement.

Sur le terrain de Quidditch, Pansy regardait les quatre joueurs évolués dans les airs avec élégance. Elle n'aimait pas plus que ça jouer mais elle aimait regarder. Son regard erra essentiellement sur les mouvements de Ron. Il semblait avoir été taillé pour être gardien, il repoussait les souaffles avec aisance. Il était beau comme ça, dans son univers athlétique et son regard se perdit sur lui.

-Donc mon frère te plait ? Demanda Ginny, assise à côté d'elle, en riant.

Leur nombre étant impair, ils avaient décidé de faire une tournante dans les joueurs et Ginny s'était proposée de prendre le premier tour de banc.

-Que…Quoi ?!

-Ne fais pas l'innocente, ça fait dix minutes que tu le dévores du regard !

-N'importe quoi ! Je trouve qu'il joue bien, c'est tout.

-Mais oui, on va dira ça, rit la rousse.

-C'est la vérité !

-Pansy…Dit-elle en offrant son plus beau regard à la Serpentarde, celui qui voulait dire « Ne me prend pas pour une bille ».

-Ok, peut-être…Peut-être qu'il me plait, un peu, avoua la verte et argent qui savait qu'on ne résistait pas longtemps à Ginny Weasley.

-Et donc ?

-Donc quoi ?

-Tu vas lui dire ?

-Pas maintenant en tout cas, rit Pansy.

-Mais peut-être ?

-Oui, peut-être. Je vais laisser les choses évoluer et on verra bien. Tu penses que ça pourrait arriver ?

-Je sais que, depuis noël, il ne jure plus que par toi.

-Intéressant, sourit l'ainé. Je vais envisager alors.

C'était une chose que Ginny aimait beaucoup chez Pansy. Elle ne s'embarrassait pas de questionnements et d'inquiétudes, elle fonçait aussi simplement qu'elle marchait et si ça ne fonctionnait pas, tant pis. Hermione et elle était plus réfléchie, elles envisageaient toutes les possibilités avant de foncer. C'était rafraichissant d'avoir une amie comme Pansy pour vous rappeler que la vie, c'est une pomme dans laquelle il faut croquer avant qu'elle ne vous croque.

-Je crois que tu serais bien pour lui, songea à haute voix la cadette.

-Tu te figures déjà le mariage et les enfants là ?

-Je pourrais être marraine ?

-Probablement, rit la verte et argent.

-Alors vous pouvez en avoir !

-Avec Drago pour Parrain.

-C'est préférable à Blaise, je n'ose pas imaginer ce qu'il leur apprendrait !

Elles rirent de concert, en songeant à tout ce que Blaise pourrait apprendre comme bêtise à ses filleuls.

-Bon, je t'abandonne là, je vais aller retrouver Herm à la bibliothèque, déclara Pansy en se levant, une fois qu'elles furent calmées.

-A tout à l'heure. Ne la cuisine pas sans moi !

-Compte là-dessus !

Mais la brune revint moins de 20 minutes plus tard, paniquée.

-Hermione a disparue ! Hurla-t-elle.

Aussitôt, quatre balais arrivèrent vers elle, manquant de heurter le sol.

-Quoi ? Demanda Ginny.

-Je suis allée la rejoindre dans la bibliothèque, elle n'y était pas ! Toutes ses affaires sont là et pas elle !

-Elle est peut-être allé chercher quelque chose dans sa chambre ? Suggéra Ron.

-Elle a souvent faim en travaillant, elle est sûrement allée chercher à manger ! Ajouta Drago.

-Non ! Regardez !

Pansy ouvrit les mains et dévoila ce qui était au creux. Instantanément, ils reconnurent le croissant de lune vert qui ne quittait jamais le cou de la Préfète et, à côté, le bracelet qui n'avait jamais été détaché de son poignet, les deux chaines étaient cassées. Drago se figea, la panique grimpant en flèche dans ses veines alors qu'il se saisissait des deux bijoux. Jamais Hermione ne les auraient retirés, encore moins arrachés.

-On va voir Dumbledore. Maintenant, dit-il d'une voix blanche.

Sans perdre un instant, ils coururent jusqu'au bureau du directeur. Celui-ci était en entretien avec les Professeurs McGonagall et Rogue quand ils déboulèrent à six dans la pièce.

-Jeunes gens, que nous vaut cette visite ? Demanda le grand homme.

-Hermione a été enlevée ! Rugit Drago.

-Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Intervint Minerva.

-Elle était à la bibliothèque, Pansy est allée pour la rejoindre et elle ne l'a pas trouvée.

-Ça ne veut pas dire…

-Si ! Regardez ça !

Il claqua les bijoux sur le bureau, son cœur battant à toute allure.

-Elle a pu les…

-Se les arracher ?! S'exaspéra-t-il sur son professeur de métamorphoses.

Puis, se tournant vers son parrain :

-Sev !

-Il y a quelque chose de bizarre, admit l'homme, Hermione ne s'en est pas séparé depuis noël, je la vois mal se les arrachés. Cependant, attendons un peu avant de crier à l'enlèvement, il y a peut-être une autre explication.

-Le mieux, s'enquit Albus, c'est de contacter Tonks, elle viendra examiner la pièce en toute discrétion.

Drago souffla, espérant réellement qu'il y avait une autre explication à la disparition soudaine de sa petite-amie. Connaissant Nymphadora, il savait qu'elle ferait bien attention à tout, elle était un Auror très compétent.

Toutefois, l'angoisse le reprit deux heures plus tard, lorsque la cousine de sa mère lui confirma ce qu'il craignait. Tout indiquait qu'Hermione avait été enlevée, Tonks avait retrouvé des traces de différents sortilèges, preuve qu'une lutte avait eue lieu ici ainsi que du sang sur le pied de la table de travail. De plus, la bibliothécaire avait été appelée à l'infirmerie dans un faux prétexte dans les heures, laissant la bibliothèque et Hermione sans surveillance ni protection.

Aussitôt la nouvelle confirmée, Regulus, Sirius et Narcissa débarquèrent à Poudlard, suivit par Molly et Arthur.

-Que s'est-il passé ? S'enquit aussitôt le premier en déboulant comme une furie de la cheminée. Je pensais votre école protégée, Albus !

-Reg…

-Où est-elle ? Qui l'a enlevée ? Comment c'est possible ?!

-Nous pensons qu'ils ont profité du changement de protection pour s'infiltrer dans le château et qu'ensuite, ils ont attendus. Tonks et Remus sont partis dans son ancienne maison et sur le périmètre.

-Qui ça ils ?!

-Nous l'ignorons, Regulus.

-Comment pouvez-vous l'ignorer ?!

-Regulus, calmes-toi, le pria Narcissa qui avait rejoint son fils pour le serrer dans ses bras.

-Que je me calme ? Ma fille a été enlevée et on me demande de me calmer ?

-Ça ne va pas aider que tu t'énerves, en tout cas ! Le gronda Sirius.

-Nous allons la retrouver, Regulus, ajouta Molly doucement.

-Bon, reprit Sirius, qu'avons-nous comme information ?

-Nous savons qu'elle a été enlevée aux alentours de 11h, dit Blaise.

-Que c'est quelqu'un qui la connait suffisamment pour savoir où elle irait, ajouta Harry.

-Ou qui l'a bien observée, termina Ginny.

-Non, dit Drago d'une voix blanche, elle n'a pas été à la bibliothèque depuis des semaines, elle bosse dans nos appartements, c'est quelqu'un qui la connait. C'est quelqu'un qui savait que, si nous étions sur le terrain, elle ne resterait pas dans sa chambre mais qu'elle irait à la bibliothèque.

-Ce serait quelqu'un de Poudlard ? Demanda Pansy.

-Un élève ? S'enquit Ron.

-Ca me parait plausible…Songea le directeur.

-Albus ! Ce serait atroce enfin ! S'insurgea Minerva.

Soudain, la cheminée s'illumina de vert pour laisser entrer Remus et Tonks.

-La maison d'Hermione a été saccagée, s'exclama cette dernière.

-Mais pourquoi ?! Il n'y a plus personnes là-bas depuis noël !

-Narcissa à raison, ça n'a pas de sens ! Ajouta Severus.

Regulus se leva et fit les cents pas, les rouages de son cerveau tournant à plein régime.

-C'est peut-être en rapport avec Harry, suggéra Arthur, ils veulent peut-être faire pression sur…

-Non, le coupa le cadet des Black. Ça n'a aucun rapport avec Harry.

Tous les regards se tournèrent vers lui, attendant la suite. Il ne dit rien pendant plusieurs secondes, cherchant une erreur dans son raisonnement, avant de relever les yeux vers l'assemblée.

-Ils ne cherchaient pas Hermione parce qu'elle est la meilleure amie d'Harry mais parce qu'elle est ma fille. Notre fille à Mélissandre et moi. Tout Poudlard le sait depuis des mois, Mya me l'a dit.

Dans son coin, Ron baissa les yeux, honteux à ce souvenir. A côté de lui, Pansy lui pressa le bras pour le réconforter.

-Pourquoi… ? Demanda Sirius.

-Parce que je les ai trahis et pire, je me suis rangé contre eux. Ca fait des années que je me bats contre eux, que je mets à mal chacun de leurs projets. Depuis la fin des vacances, j'ai disparu de la circulation mais je doute que l'on m'ait oublié. Avec tout Poudlard au courant qu'Hermione est une Black, ils ont dû faire le lien qui s'impose.

-Alors, dit son frère, tu penses qu'ils l'ont enlevée pour te punir… ?

-Non. Je pense qu'ils l'ont enlevée parce que je détiens quelque chose qu'ils veulent récupérer.

Il se tourna vers Dumbledore, seul au courant.

-Ils veulent l'utiliser comme monnaie d'échange.

Le regard du directeur se fit douloureux tandis qu'il comprenait le raisonnement de l'homme.

-Qu'est-ce que c'est ? Demanda Harry.

-C'est une mission classée secrète, je ne peux…Commença Albus.

-Ah non ! Gronda Drago. Je vais vous dire ce que vous ne pouvez pas, vous ne pouvez pas laisser Hermione là-bas, vous ne pouvez pas continuer à avoir des secrets dans une situation pareil, vous ne pouvez pas préférer votre je-ne-sais-quoi à sa vie !

-Drago ! S'exclama sa mère.

-Non, j'en ai marre ! Ca fait des heures qu'on est là à discuter de ce que l'on doit ou pas faire, mais est-ce que l'un d'entre vous, en dehors de Regulus, pense un peu à la vie de Mya ?!

-Nous ne savons même pas où elle est, souffla Severus.

-Si mon raisonnement est juste, je sais où elle se trouve.

-Regulus, nous ne pouvons pas.

-C'est ma fille Albus !

-Je veux la sauver autant que vous mais nous devons trouver une autre solution.

-Je me fous de comment mais nous allons la sortir de là et vite !

-Une seconde, vous pourriez nous expliquer maintenant ?

L'hésitation du directeur était palpable, incertain de la bonne marche à suivre pour la première fois.

-Albus, il n'y a pas une personne ici qui ne veut pas sauver Hermione, pas une seule personne qui ne l'aime pas…S'il vous plait, le pria Narcissa.

Drago pressa ses doigts autour de sa main, la remerciant silencieusement.

-Très bien… Il y a quelques années, nous avons découvert que certains objets d'ancienne magie étaient utilisés comme « passe-muraille ».

-C'est-à-dire ?

-Ils fonctionnent comme un portoloin à ceci près qu'il ne faut pas le régler, il suffit de penser à l'endroit que vous voulez rejoindre et il vous y conduit. Il peut être utilisé sans limite temporel pour à peu près tous les endroits. Il n'existe que très peu de ces objets, la plupart sont perdus ou entre les mains de personnes compétentes. Toutefois, nous avons soupçonnés il y deux ans que Voldemort pourrait en avoir un.

La plupart des gens présents frissonnèrent à l'évocation de ce nom.

-Tu as été mis sur cette mission ? Demanda Sirius à son frère.

-Oui. Il en avait bien un. Après des mois de missions, de ratés, de planques, j'ai fini par parvenir à lui dérober. Autant te dire qu'il est furieux, d'autant plus que j'ai disparu juste après.

-Cet instrument, reprit Dumbledore, est plus qu'essentiel à la montée de pouvoir de Voldemort, sans lui il perd un temps précieux. Il fera tout pour le récupérer.

-Comment savais-tu qu'il existait ? Demanda Severus à Regulus.

-Mélissandre…Les objets anciens, elle connaissait, elle s'y était toujours intéressée. Elle m'a indiqué le chemin sans le savoir.

-Et tu l'as en ta possession ?

-Oui, nous avons tous jugé préférable que ce soit moi qui le conserve en attendant de savoir quoi en faire, nous savions qu'il ne serait pas content de le perdre et le remettre au Ministère, c'était le meilleur moyen pour qu'il lui revienne.

Ils semblèrent tous d'accord avec cette remarque.

-Alors vous pensez…Qu'Hermione…Est là-bas ? Avec lui ? Balbutia Ginny.

L'angoisse qui nouait l'estomac de Drago se mua en terreur. Quels étaient leurs chances de la retrouver entière ? Il fallait qu'ils essaient.

-Alors allons la chercher ! Rugit-il.

-Ce n'est pas aussi simple…

-Pourquoi ?

-Il y a des dizaines de Mangemorts là-bas, sans compter les protections et son satané serpent qui vous voit arriver de loin. Entré dans ce manoir va être très compliqué.

-Vous oubliez quelque chose, intervint Narcissa, ce manoir je le connais par cœur, mieux encore je connais Lucius et ses habitudes.

Et là, un dilemme naquit en Drago qui réalisa que pour sauver Hermione, il allait devoir retourner dans ce manoir qu'il avait fui avec sa mère. Pire encore, elle semblait déterminée à y allez avec lui, prête à tout pour sauver la femme que son fils aimait. Il aurait été incapable de ne pas prendre le risque, il voulait la sauver plus que tout mais l'idée des risques que sa mère allait prendre lui noua l'estomac un peu plus.

Autour de lui, la possibilité d'une mission sauvetage s'agençait petit à petit, et Dumbledore distribuait ses consignes :

-Severus, Remus, vous allez sur place pour repérer tout ce qui peut nous être utile ! Monsieur Zabini, Mademoiselle Parkinson, vous allez chercher du côté des Serpentards qui pourraient être impliqué là-dedans. Miss et Monsieur Weasley, faites pareils dans les autres maisons.

Molly, Arthur, vous allez au Ministère, avertissez Fudge de nos projets, ne lui présentez pas ça comme une option négociable. Harry, tu restes ici avec Narcissa, Regulus et Sirius, j'aimerais qu'on mette tout ça en place. Drago, toi aussi.

Aussitôt, tout le monde se dispersa, chacun prenant les ordres très au sérieux. Avant de sortir du bureau, Blaise et Ron lui pressèrent l'épaule en soutien tandis que Pansy le prit brièvement dans ses bras.

-On va tout faire pour te la ramener, lui souffla ensuite Ginny.

Une fois que tout le monde fut parti à son rôle, il approcha du bureau où Regulus avait déjà étendu une carte. Il reconnut vaguement le domaine du Manoir Malefoy où il s'était si souvent promené, à l'époque où il y était encore chez lui. Le père d'Hermione commença à leur donner des indications précises sur le lieu, leur précisant les rondes, le nombre d'habitant. Narcissa ajoutait des remarques de temps à autres et Harry notait avec précision tout ce qui était très important.

Silencieux, Drago se déconnecta peu à peu, son esprit voguant près d'Hermione. Sa Mya. Elle avait disparu et il se sentait vide. Que n'aurait-il pas donné pour l'avoir à côté de lui en ce moment ? Il imaginait trop bien ce qu'elle vivait, il avait si souvent vu les horreurs auxquelles se prêtaient son père et ses amis Mangemorts. Il repensa à leur matinée, au bonheur qu'ils les animaient tous les deux. Comment ça avait pu tourner en cauchemar aussi vite ? Il était impératif de la sortir de là, il avait besoin d'elle près de lui. Harry avait besoin d'elle, Ron avait besoin d'elle, Ginny, Pansy, Blaise, Sirius, ils avaient tous besoin d'elle. Plus important encore, Regulus avait besoin d'elle. Autant qu'elle avait besoin de son père, ils avaient encore beaucoup de choses à vivre ensemble. Cette idée suffit à lui redonner du courage, il laissa sa main glisser sur sa gourmette. Oui, il était maître de son destin. Il était temps de le montrer.

Plus déterminé que jamais, il inspira une grande bouffée d'air et se promit de la ramener très vite.

Voilà. La suite des aventures au prochain chapitre :p Bisous xxx