Salut salut ! Je vous poste le chapitre depuis mon portable, je suis en Bretagne dans un endroit où il n'y a pratiquement pas internet, voire pas du tout. Je m'excuse donc pour ceux qui avaient laissé des reviews sur le chapitre précédent, mais je ne pourrai pas y répondre avant un petit moment.

Sinon pour ce chapitre je tiens à préciser qu'il y a un petit lemon (d'où le rating M sur cette fic...)

Bonne lecture !


Chapitre 14 : Confrontations - Partie 2

Assis dans un des plus profonds et méconnus coins de la bibliothèque, Draco se noyait sous une montagne de livres traitant des voyages dans le temps. Depuis quelques jours, il ne faisait plus que ça, se forçant ainsi à oublier tous ses autres problèmes. Cette démarche était pourtant inutile, il savait déjà comment rentrer chez lui. L'armoire à disparaitre l'attendait sagement dans la Salle sur Demande, il suffisait seulement de prendre la bonne porte et le blond serait de retour chez lui. Cependant il ne savait pas encore s'il était prêt à retourner à son époque, cela signifierait que Draco devrait terminer sa mission. Plus que jamais le blond ne se sentait pas capable de tuer Dumbledore, mais il ne pouvait pas non plus fuir le problème éternellement, n'est-ce pas ?

Draco prit sa tête entre ses mains et grogna, il avait besoin de prendre l'air. L'éternel tas de poussières qui voletait dans la bibliothèque lui piquait les yeux et ne cessait de le faire tousser. Au même moment où il commençait à ranger ses affaires, sa montre lui indiqua qu'il était midi. En se rendant dans la Grande Salle pour le déjeuner, Draco fut soulagé de voir la table des gryffondor quasiment vide, il n'y avait majoritairement que des premières et deuxièmes années. Le garçon se souvint alors que les sorties à Pré-Au-lard n'étaient autorisées qu'à partir de la troisième année. Si quelques années auparavant on lui aurait dit, à lui Draco Malefoy adorateur secret de Honeydukes, qu'il choisirait de rester à Poudlard plutôt que de se rendre à Pré-Au-Lard il aurait ri. Il adorait ce petit village. Mais en cet instant Draco préférait s'éloigner le plus possible des maraudeurs. Miraculeusement il n'avait recroisé ni James ni Sirius en dehors des cours depuis la dernière fois où il avait tenté de remettre les choses au clair.

Pour la première fois depuis longtemps Draco profita pleinement de son repas et prit son temps pour manger. La seule ombre sur le tableau était peut-être Jones qui n'arrêtait pas de le fixer depuis la table des professeurs. Le blond évita soigneusement son regard en contemplant avec un intérêt forcé ses navets.

Jones essayait sûrement de lui faire passer un message mais le serment inviolable qu'il s'était finalement résolu à faire et qui lui avait marqué la peau comme au fer rouge, était encore un trop mauvais souvenir dans son esprit pour qu'il puisse aller parler librement au professeur de Défense. Pour le garçon, cela était comme s'ils étaient désormais liés il détestait ce sentiment. Draco avait l'impression de dépendre de cet homme, même si ce dernier ne pourrait plus jamais –à moins de vouloir mourir- rien dire de compromettant à son égard. Le blond devait tirer parti de ce serment, mais cela signifiait qu'il devrait se rendre à ses cours d'occlumancie et il n'était pas sûr d'apprécier cette perspective.

« Mardi soir, dans mon bureau, » lui dit Jones d'un ton orageux alors que le jeune homme sortait de la Grande Salle. Jones avait attendu qu'il quitte sa table pour le suivre.

L'homme n'attendit pas de réponse et continua son chemin avant de rapidement s'arrêter de nouveau. Il se retourna vers le gryffondor et l'observa pendant un court instant. Draco détestait cette façon qu'il avait de le dévisager, comme s'il arrivait à discerner des choses que le blond n'arrivait pas à voir lui-même.

« Vous devriez faire un petit tour à Pré-Au-Lard, il n'est jamais bon pour personne de rester trop longtemps enfermé dans une vieille bibliothèque mal éclairée et poussiéreuse. »

Après ces paroles, Jones disparut définitivement au tournant d'un couloir. Draco ne se retint pas pour lui faire un doigt d'honneur, un geste typiquement moldu dont il ne connaissait pas vraiment la signification mais il s'en fichait, Blaise le faisait toujours dans le dos des gens qui l'insupportait. Jones épiait-il tous ses faits et gestes au point de savoir qu'il s'était terré toute la matinée à la bibliothèque ? Cet homme ne lui faisait vraiment pas confiance, il devait croire que le gryffondor planifiait ses futures attaques contre Dumbledore.

Mais d'un côté, ce professeur n'avait pas tout à faire tort. Draco n'avait plus aucune envie de retourner à la bibliothèque. Peut-être qu'un petit tour à Pré-Au-Lard ne lui ferait pas de mal. Il espérait simplement ne croiser aucun maraudeur, Draco n'avait ni l'envie ni la force de se battre et de se recevoir une pluie d'insultes. Il n'avait toujours pas digéré ce que Sirius lui avait dit à propos de James et lui.

Draco ne croisa personne durant tout son chemin jusqu'à Pré-Au-Lard, mais il savait que son repos ne serait que de courte durée. En effet dès qu'il fut à l'entrée du village il put entendre la rumeur de la foule, un brouhaha qui ne cessa de prendre de l'ampleur lorsqu'il se mit à arpenter la rue principal dans l'unique but de se rendre à Honeydukes. De cette façon, Draco s'étonna d'entendre avec distinction quelqu'un mugir son prénom.

« Draco ! » Le héla une seconde fois Mulciber en croyant que le blond ne l'avait pas entendu.

Le gryffondor le laissa s'approcher tout en restant sur ses gardes. Il ne se souvenait pas être devenu proche de ce serpentard, alors comment pouvait-il oser l'appeler par son prénom avec une telle décontraction ? Ils n'étaient pas amis.

« Ou étais-tu ? Je te cherche partout depuis ce matin ! » Le vert et argent parlait avec une excitation palpable, l'empêchant par la même occasion d'en placer une.

Alors que Mulciber déblatérait des choses sans intérêts Draco observa les alentours, étonné de ne pas voir toute sa petite troupe de serpentard, le gang des serpentard, à ses côtés.

« Les sorties à Pré-Au-Lard ne présentent aucuns intérêts si elles ne sont pas utilisées à bon escient, » lui dit-il en faisant un clin d'œil. « Tu te souviens de Lucius Malefoy ? »

Difficile pour Draco qu'il puisse un jour ne serait-ce qu'oublier qui était Lucius Malefoy.

« Tant mieux, » répliqua Mulciber quand le blond lui répondit par l'affirmative. « Lui aussi se souvient de toi. »

Etait-ce rassurant ? Draco n'en était pas vraiment sûr. Il ne connaissait pas son père aussi bien qu'il l'aurait toujours voulu, mais il était certain que lorsque Lucius Malefoy s'intéressait à quelqu'un, il ne fallait en aucun cas le décevoir.

Sans qu'il ne s'y attende, Mulciber lui attrapa le bras gauche et appuya fermement son pouce sur sa marque rendue invisible par différents enchantements.

« Je lui ai dit ce que je savais sur toi, et il veut te voir. »

Draco ne put s'empêcher de rire nerveusement.

« Super, mais là je suis un peu occupé. »

Il essaya de se défaire de Mulciber, mais ce dernier avait une poigne de fer.

«Non, tu ne comprends pas. Il est là, à Pré-Au-Lard et il t'attend. »

Si son père était là pour lui faire passer un interrogatoire, Draco serait tout bonnement incapable de lui mentir. Cet homme arrivait à faire pression sur lui simplement en le regardant.

« Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, » marmonna-t-il en désespoir de cause.

Mulciber ne sembla pas l'entendre de cette façon et l'entraina à sa suite au travers de la foule d'étudiants arpentant Pré-Au-Lard. Draco réfléchit à toute vitesse, il n'était pas question qu'il rencontre son père si ce dernier savait qu'il avait la marque. Le blond devait réagir rapidement. Il pensa pendant un instant à envoyer un sort de stupéfaction au serpentard et s'enfuir en courant mais toute pensée rationnelle se bloqua dans son cerveau lorsqu'il croisa le regard de James.

Le brun se trouvait devant Honeydukes avec Pettigrow. Il lui sourit maladroitement et même si Draco aurait dû être content que James ait enfin une réaction positive à son égard, il ne lui renvoya pas son sourire. Il ne savait pas si la peur se lisait sur son visage, mais James dut comprendre que quelque chose n'allait pas puisqu'il fronça les sourcils, arrêtant définitivement de faire risette. Cependant il n'eut pas le temps de faire un geste que Draco avait détourné le regard. Il savait que si le garçon voyait clairement qu'il y avait un problème, il irait personnellement –comme le stupide gryffondor qu'il était- s'impliquer dans l'affaire et ça, Draco ne pourrait pas le supporter. Même s'il était quelqu'un qui évitait en temps normal tous les problèmes en choisissant la facilité et la lâcheté, il ne demanderait pas d'aide. Il était un lâche, mais un lâche orgueilleux.

Malgré le fait qu'il lui tourne désormais le dos, Draco ressentait toujours le regard de James sur lui. Cependant le brun le perdit de vue lorsque Mulciber l'obligea à prendre une petite ruelle. Et à cet instant tout changea.

La rue était déserte. N'étant plus à la vue de personne, Draco se débattit rageusement et arriva à se libérer de Mulciber. Ce dernier ne souriait plus du tout et Draco comprit qu'il était dans une très mauvaise posture. Il n'eut le temps ni de bouger ni d'émettre le moindre son que le serpentard avait durement planté sa baguette entre ses omoplates.

« Avance ou je te pète la jambe. »

Pour l'avoir déjà vu à l'œuvre, Draco était certain que Mulciber mettrait ses menaces à exécution s'il ne faisait pas ce qu'il disait. Il se sentit poussé sans ménagement en avant. Avec résignation le blond se laissa guider dans le dédale de petites rues. La peur lui tordait le ventre. Il regrettait tellement de ne pas être retourné s'enfermer dans cette satanée bibliothèque !

Draco sentait sa baguette rangée dans la poche de sa veste, mais il aurait été trop imprudent à cet instant de tenter de la prendre, Mulciber l'aurait mis en pièce à la seconde où il aurait remarqué un mouvement suspect. La respiration de Draco s'accéléra lorsqu'ils arrivèrent à la sortie du village. Que comptait faire Mulciber ? Avait-il prévu de les faire transplaner ? Voulait-il le tuer sans que personne ne le remarque ? Son père était-il vraiment venu à Pré-Au-Lard ? Toutes ses questions s'envolèrent lorsqu'il vit un Lucius Malefoy dans toute sa splendeur venir à leur rencontre.

«Tu peux nous laisser, » dit-il à Mulciber de sa voix trainante.

Le serpentard acquiesça avant de tourner les talons.

Draco avait toujours été impressionné d'avoir un père capable d'asseoir son autorité d'une telle façon sur n'importe qui. Cependant ce sentiment de fierté s'était évaporé lorsqu'il l'avait vu ramper auprès du Seigneur des Ténèbres en affirmant que son fils était tout à fait capable de tuer Dumbledore. Draco n'était plus fier de cet homme, il était déçu de voir celui qu'il avait tant estimé s'aplatir de la sorte devant quelqu'un. Mais le Lucius Malefoy devant lui n'était pas encore celui qui lui ferait tant de mal. Celui qui lui faisait face était un homme sûr de ses convictions qui ne savait pas encore dans quelle horreur il s'était embarqué.

Le jeune Lucius faisait rouler sa baguette entre ses longs doigts fins. La tension était palpable et Draco en profita pour mettre sa main dans sa poche et sentir la chaleur réconfortante de sa baguette se propager dans tout son bras. Il était prêt à la dégainer au moindre problème. Mais serait-il capable de lancer des sorts à son propre père ?

« Cela m'avait beaucoup étonné lorsque ce cher Mulciber m'avait dit vouloir me présenter un lointain membre de ma famille, un Machkov qui plus était. »

Draco détestait ce ton doucereux que l'homme employait, il ne le connaissait que trop bien. Il savait que la tempête ne tarderait pas à arriver.

« J'ai fait mes petites recherches et j'ai bien retrouvé une famille Machkov en Russie affiliée aux Malefoy, mais il n'y avait aucun Draco. »

Le blond fit un pas en arrière, son futur père semblait trop concentré à s'écouter parler pour remarquer ses faits et gestes.

« Et quand Mulciber m'a écrit pour me dire que tu possédais la marque, un symbole uniquement accordé aux plus proches fervents du Seigneur des Ténèbres, je me suis posé une seule question : qui es-tu ? »

Leurs deux pairs de yeux argentés se croisèrent et Draco sut qu'il ne ferait pas le poids face à Lucius Malefoy si ce dernier utilisait la legilimancie.

« Expulso ! » Cria-t-il en sortant brusquement sa baguette.

L'homme parut surpris par la réactivité de Draco mais arriva quand même à éviter son sort. Le blond se jeta à terre pour éviter la slave d'attaques que lui renvoya son propre père. Il se prit un sortilège bleu et décolla d'un mètre du sol avant de retomber violement.

« J'avais simplement l'intention de parler avec toi et peut-être même de t'emmener voir un ami, mais puisque tu réagis comme ça, » dit Lucius en envoyant sortilège sur sortilège.

Ami ? Quel ami ? Draco grogna. Son père n'avait pas d'amis, seulement des connaissances qui pouvaient lui être profitables.

Un expelliarmus le toucha de plein fouet alors qu'il essayait tant bien que mal de se relever, et sa baguette lui échappa des mains. Il n'avait jamais été mauvais en duel, mais contre son père il avait toujours perdu et cette fois-ci ne fut pas différente des autres.

Désormais privé de sa baguette, Draco essaya d'esquiver les attaques de Lucius, mais il se prenait la plus part des sorts. Au moment où il pensa que la situation était bien trop désespérée et qu'il devrait peut-être hisser le drapeau blanc, James apparut derrière Lucius. Ce dernier, trop concentré sur Draco, ne le vit pas. Le gryffondor en profita pour lever sa baguette et lancer un sort d'une violence inouïe que Draco ne connaissait pas et qui cloua son père à terre. Tout redevint calme.

« Il est mort ? » Demanda Draco en fixant le corps inerte devant lui.

« Non, mais ne t'inquiète pas, il en a pour un bon moment avant de se réveiller. »

Un petit filet de sang coulait de la bouche de Lucius et Draco ne put s'empêcher de s'inquiéter. Même s'il avait sûrement essayé de le tuer, il restait son père.

« C'était quoi ce sort ?' » Son ton était plus dur qu'il ne l'aurait voulu.

« On l'a inventé, » répliqua James. « Tu ne me dis pas merci ? »

Draco balaya les dernières paroles du garçon d'un revers de main. Il était vrai que le blond aurait dû être reconnaissant, mais une colère sourde montait à présent en lui et il n'avait pas envie de la contenir.

« Tu m'as suivi ? » Cracha le blond.

Il n'attendit cependant pas de réponse et tourna les talons. En empruntant la ruelle par laquelle il était arrivé, Draco eut la surprise de découvrir un Mulciber allongé par terre, inconscient. Même s'il éprouvait une certaine satisfaction à voir le serpentard dans cet état pitoyable, il n'en montra rien à James.

« T'inquiète pas, lui non plus je ne l'ai pas tué. »

James l'avait vraiment sauvé de la situation, si le gryffondor n'avait pas été là Draco se serait retrouvé dans une très mauvaise posture, peut-être aurait-il été tué par son propre père ? Le blond était reconnaissant envers James, mais il se refusait de le dire. Il détestait être redevable.

Draco avait pris la décision de rentrer à Poudlard, sa sortie à Pré-Au-Lard avait été trop perturbée. Il avait mal partout suite à son petit duel avec son père, mais il avait surtout peur que ce dernier ne se réveille trop vite et se mette à sa poursuite.

« Je suis désolé, » dit brusquement James.

Draco ne s'était pas rendu compte que le gryffondor avait continué de le suivre.

«Je ne sais pas si c'est à cause de ça que tu me fais la tête, mais je le mérite. Je t'ai jugé trop vite et même s'il reste encore des zones d'ombres, je te crois. Pour ta marque. »

Le blond pila net, se prenant le brun à lunettes au passage. Il sentit son cœur rater un battement. Mais tout ce qu'il arriva à penser fut que James accordait vraiment sa confiance à n'importe qui.

« Tu veux bien passer un peu de temps avec moi à Pré-Au-Lard ? C'est vrai que je ne connais presque rien de toi. »

L'intensité du regard de James fit Draco se sentir toute chose. Il était bien tenté d'accepter la demande du garçon, mais ce qu'il venait de se produire avec Lucius était encore trop présent dans son esprit.

« Non. »

Draco détourna le regard et reprit sa route. Il sourit quand il entendit James lui courir après.

« Je rentre avec toi alors. »

« Tu as peur pour moi ? »

James eut un petit ricanement.

« On ne sait jamais, Snape pourrait se cacher derrière ce poteau et te lancer un avada kedavra. »

Le brun à lunette sembla extatique au simple fait de mentionner le serpentard. Draco sut qu'il allait le regretter à lui demander la raison de son euphorie alors que depuis quelques semaines –surtout depuis que le garçon sortait avec Lily- James semblait lui vouer une haine profonde.

« Lui et Lily se sont disputés. »

Draco n'aurait pas dû se sentir blessé que le gryffondor s'intéresse autant aux histoires de cœurs de la rousse, mais il eut malgré tout un petit pincement au cœur et la rancœur revint. Pourquoi est-ce que James se bornait à la suivre jusqu'à Poudlard ? Croyait-il qu'ils étaient amis ? Draco n'était pas ami avec James, avec lui c'était tout ou rien.

« Tu dormais où quand tu désertais le dortoir ? » Lui demanda le garçon.

« J'ai des appartements, ceux que Dumbledore m'a donné quand je suis arrivé à Poudlard avant la rentrée. »

« Je peux voir ? » Avec ce ton si enthousiaste Draco ne se sentit pas la force de le lui refuser.

Ils ne mirent pas longtemps avant d'arriver à Poudlard. Le chemin jusqu'au château avait paru beaucoup plus court avec James qui était devenu un moulin à paroles. C'était comme si rien n'avait changé, comme si cette dispute n'avait jamais existé. Le gryffondor lui racontait tout ce qu'il avait manqué, comment Pettigrow s'était vu mettre en retenue par McGonagall d'une quelconque manière grotesque ou encore la dernière beuglante que Sirius avait reçu de sa famille.

« C'est ici ? » Ils étaient arrivés devant le tableau qui gardait ses appartements. Draco essaya de détourner l'attention de James pendant qu'il disait son mot de passe, peu désireux que le gryffondor vienne squatter l'endroit.

Dès qu'il fut entré, le brun à lunettes n'en fit qu'à sa tête et se mit à faire une visite minutieuse des lieux. Pendant que James observait avec admiration la baignoire dans la salle de bain, Dipsy en profita pour apparaitre.

« L'élève Draco Malefoy Machkov n'est pas autorisé à inviter quelqu'un dans ses appartements. »

« Je fais ce que je veux, » maugréa le blond.

Le petit elfe eut un claquement de langue réprobateur avant de transplaner. Draco ne comprenait pas trop l'intérêt de Dipsy d'intervenir, mais décida de ne pas plus s'en soucier.

« J'adore cet endroit ! » S'exclama James en réapparaissant devant lui.

Le garçon alla s'affaler sur le canapé et Draco le regarda faire, suspicieux. Quel était son intérêt de vouloir à tout prix se rendre dans ses appartements ?

« Tu recommences, » lui dit James.

« Quoi ? »

Le brun se releva pour attirer Draco tout contre lui. Ils tombèrent sur le canapé et le blond sentit la température monter d'un cran, ils étaient beaucoup trop proches.

« Tu fronces les sourcils, ça te ride de partout. »

Et sans le prévenir, il l'embrassa. Draco se laissa faire sur le moment, mais ce fut lui qui eut très vite le dessus. Il se rapprocha un peu plus et passa une main dans ses cheveux. Le baiser devint beaucoup plus approfondi, sensuel et le blond put sentir James durcir contre sa cuisse. A bout de souffle ils finirent par se séparer mais la bouche de Draco dériva dans le cou de James pour continuer à l'embrasser.

Pris d'une soudaine impulsion, ses mains glissèrent de ses cheveux pour venir détacher un à un les boutons de sa chemise avant de laisser glisser ses doigts sur le torse imberbe et finement musclé de James.

« Je ne te savais pas aussi entreprenant, » commenta James dans un murmure.

Ce dernier se retint à grande peine de soupirer de contentement lorsque Draco se mit à parcourir de baisers sa poitrine. Il ne faisait que descendre mais fut stopper par le pantalon de James. Le blond commença à défaire sa ceinture mais le brun l'arrêta en pleine action.

« Ce canapé n'est pas très confortable, on devrait aller dans ta chambre. »

Le garçon l'entraina à sa suite et ce fut à cet instant que Draco se rendit vraiment compte de la tournure des évènements. Ils allaient le faire. Une certaine panique commença à le submerger, il n'avait jamais fait ça avec personne.

Mais toutes ses craintes s'envolèrent lorsque, en arrivant dans la chambre, James le poussa pour qu'il s'allonge sur le dos et qu'il puisse s'asseoir à califourchon sur lui. Il captura ses lèvres et ils repartirent dans un baiser enflammé. Draco ne put s'empêcher de gémir d'anticipation quand les mains baladeuses du brun lui enlevèrent son pantalon.

«Tout ça ne va-t-il pas un peu trop vite ? » Demanda le blond.

James caressa du bout des doigts la bosse qui déformait son caleçon et Draco poussa un long soupir.

« Tu veux qu'on s'arrête maintenant ? » Dit James la voix pleine de malice alors que ses caresses devenaient beaucoup plus entreprenantes.

Draco fit simplement non de la tête, il n'était pas sûr que s'il exprimait son avis à voix haute, il arriverait à aligner ne serait-ce que deux mots. Mais avant que James n'entreprenne quoique ce soit de plus osé, le blond se redressa et reprit ses attouchements sur le torse du garçon. L'adrénaline et l'excitation l' empêchaient de réfléchir correctement ou de rougir aux différents actes qui se succédaient.

Il laissa une traînée de baisers sur sa poitrine, tout en laissant de temps en temps sa langue titiller la peau du gryffondor. Ses mains réussirent enfin à défaire la ceinture de James sans que ce dernier ne l'arrête. Sa respiration devint beaucoup plus saccadée lorsque Draco passa directement sa main à l'intérieur du caleçon et empoigna l'érection de James.

Le brun marmonna quelque chose d'intelligible avant d'attraper Draco par les épaules et de le forcer de nouveau à s'allonger. Complètement guidé par son désir il se débarassa prestement de son caleçon ainsi que celui de l'autre gryffondor. James se remit à embrasser langoureusement Draco, leurs langues se livrant à un ballet passionné, tout en se collant à lui. Leurs érections se frottaient l'une contre l'autre et Draco n'en pouvait plus. Il poussait de longs gémissements contre les lèvres du brun à lunettes, ce qui ne faisait qu'encore plus exciter ce dernier. James le prépara sommairement avant de lui murmurer :

« T'es prêt ? »

Malgré son anxiété Draco hocha la tête. La douleur lorsque James le pénétra lui fit ouvrir grand les yeux, mais il se retint de pousser son petit cri fort peu masculin. Le gryffondor se retint de bouger pendant un instant mais lorsque Draco sembla se détendre, il commença à effectuer un lent mouvement de va et vient.

La cadence s'accélèra rapidement et l'explosion de sensations fit voir des étoiles à Draco. Mais des deux, James fut le seul à jouir.

Même si ce moment resterait sûrement à jamais gravé dans sa mémoire, et qu'il eut l'impression de rester sur sa fin, Draco fut soulagé lorsque toute la tension sexuelle retomba et que James s'allongea à côté de lui pour se blottir contre son torse.

La première fois n'était pas toujours la meilleure, mais il semblait à Draco qu'il y en avait au moins un qui avait pris son pied.

:.:.:.:.:

« Tu ne voudrais pas revenir dormir au dortoir ? »

La nuit était finalement tombée et dans la pénombre de la pièce Draco ne pouvait pas discerner les expressions faciales de James.

« Je ne sais pas si Sirius serait content de me voir. »

Quel euphémisme. Draco avait toujours l'impression que lorsqu'il croisait le gryffondor, ce dernier voulait lui arracher la tête.

« Je lui parlerai, » dit James.

La main du brun faisait des caresses aériennes sur sa poitrine et Draco aurait pu rester dans ce lit toute sa vie si cela n'avait tenu qu'à lui. Cependant un étrange bourdonnement se fit soudainement entendre mais cela n'inquiéta pas outre mesure James qui se redressa paresseusement.

« C'est mon miroir, » annonça James.

Son quoi ?

Le gryffondor chercha à tâtons ses affaires avant d'enfiler sa chemise et de chercher son fameux miroir dans la poche de sa cape. Alors qu'il s'observait avec attention dans la glace et que Draco commençait à le prendre pour un fou, la voix de Sirius s'éleva dans la pièce. Par reflexe Draco se cacha sous les couvertures.

« James ? T'es où ? Encore à Pré-Au-Lard ? Peter dit que tu lui as faussé compagnie. »

« Non, je suis rentré à Poudlard depuis un moment. Et toi ? »

Draco observait avec circonspection James discuter avec son miroir. Il ne faisait aucun doute que ce dernier était relié à un autre qui était en possession de Sirius. Le blond n'avait jamais vu ce genre d'objet auparavant, était-il possible que ce soit ces deux-là qui l'ait inventé ?

« Salle commune. John a ramené le jeu de la vérité, tu devrais venir. »

James jeta un coup d'œil à Draco, toujours caché sous les couvertures, bien que Sirius n'aurait jamais pu réussir à le voir, avant de reporter son attention sur son ami et d'acquiescer.

« J'arrive. »

Ils coupèrent la communication et James se mit debout, à la recherche du reste de ses affaires. Lorsqu'il eut terminé de s'habiller il se tourna vers Draco, qui n'avait toujours pas bougé d'un pouce.

« Tu viens ? »

« Je n'ai pas très envie de jouer à ce jeu de la vérité. »

James lui balança son pantalon à la tête pour qu'il bouge.

« D'accord mais tu peux quand même m'accompagner ? Et rentrer définitivement au dortoir par la même occasion. »

Draco pesa le pour et le contre avant de céder. Il pourrait toujours profiter qu'il y ait Sirius pour lui lancer son regard le plus fier lorsque le garçon verrait qu'il avait eu tort à propos de James et lui, et qu'ils s'étaient réconciliés.

Durant tout le chemin du retour jusqu'à la tour des gryffondor James lui expliqua les règles du jeu de la vérité et Draco fut conforté dans son choix. Il ne jouerait jamais à ce jeu. Cela consistait à boire un dérivé du véritaserum qui lorsque tu ne disais pas la vérité te faisait devenir tout rouge. Même si sa couverture avait déjà en parti volée en éclat, il ne voulait pas aggraver les choses.

« Avant qu'on ne rentre dans la salle commune, » lui dit James en l'empêchant de dire le mot de passe à la Grosse Dame. « Je voulais te dire que moi aussi, comme Malefoy, je me posais la question. »

Sur ces mots il dit le mot de passe et entra dans la grande salle. Quant à Draco, il resta figé sur place. De quoi parlait-il ? James les avait écoutés quand Lucius avait voulu lui arracher la tête ? Savait-il donc qu'il ne s'appelait pas Machkov ?

« Tu viens ? » James lui tenait le tableau pour qu'il rentre dans le passage.

Draco se faufila à l'intérieur sans oser croiser le regard du gryffondor.

Lorsqu'il le vit, Sirius lui lança le regard le plus sombre qu'il put. Draco lui offrit son plus beau sourire sarcastique quand James apparut à sa suite, mais en réalité le blond n'en menait pas large. Il ne cessait de jeter des coups d'œil au brun à lunettes, même en sachant qu'il mentait depuis le début sur son identité il avait quand même couché avec lui ? Les Potter avaient une logique qui échappait totalement à Draco.

« On joue ? » S'exclama Sirius en empoignant le bras de James.

Draco voulut de son côté monter au dortoir mais Emmeline, qui ne devait sûrement pas non plus vouloir jouer à ce foutu jeu de la vérité contrairement à ses amies, l'intima de venir s'asseoir à sa table avec elle pour travailler le devoir de potion. Le garçon vint s'installer à côté de la jeune fille à contrecœur, il avait tout sauf l'envie de faire un devoir sur les potions de sommeil.

Pendant environ un quart d'heure la soirée se passe normalement. Draco écoutait seulement d'une oreille ce qu'il se passait sur les canapés. Il n'était pas quelqu'un qui raffolait des ragots, mais entendre chaque gryffondor être forcé de révéler ses petits secrets avait quelque chose de jubilatoire. Tout dérapa lorsque ce fut au tour de Sirius de poser une question à James.

« Dans cette pièce, qui est la personne que tu aimes le plus ? »

Draco pouvait clairement voir Sirius le regardait fixement, comme pour lui prouver quelque chose. Et évidemment il avait fallu qu'une certaine rousse soit présente à ce moment.

« Lily, » dit James sans la moindre hésitation.

Le sourire de supériorité de Sirius n'avait jamais été aussi insupportable qu'à cet instant.


Yeah.

Pour ma part c'était un chapitre plutôt marrant à écrire même si j'ai bien galéré pour le corriger et le poster avec tous ces problèmes de connexion xD

Sinon, qu'en avez-vous pensé ? La rencontre n°2 avec Lucius ? La réconciliation avec James ? Ce lemon que j'ai galéré à écrire ? Le petit retournement de situation à la fin ?

Il y a peu de chances que j'arrive à poster la semaine prochaine, mais promis dans deux semaines il sera là !

À bientôt, et n'hésitez surtout pas à laisser un petit message ! Je me débrouillerai pour lire vos reviews ;)