Coucou mes ptis loups !!! Et nous voici repartis pour un … heu … Treizième chapitre !

Je sais que j'avais dit « Pas avant le 18 juillet », mais mon chapitre était écrit et j'ai eu l'occasion d'accéder à Internet, donc j'en profite ! Mieux vaut tôt que jamais !

Pour commencer, je voudrais remercier toutes celles et ceux qui m'ont fait l'immense honneur et plaisir de lire mon dernier chapitre et de le commenter. Je n'ai pas répondu à tout le monde, je suis désolée, mais vos encouragements et vos mots de soutien après mon dernier coup de gueule m'ont vraiment remotivée ! MERCI !

A Artas : Désolée d'avoir été un peu dure avec toi, et de m'être emportée. Tes propos ne m'ont pas blessée, mais ont sérieusement chatouillé mon ego. Le tout cumulé à une situation générale dont je t'ai déjà parlé, ça a explosé. Disons que tu as fait les frais d'une baisse de moral passagère, et je te présente mes excuses pour ça.

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Une lectrice a eu la bonne idée de me dire que mes blablatages perso étaient sympas à lire ! Hi hi c'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde !!

Donc pour être tout à fait honnête, j'avais prévu d'écrire ce chapitre dans l'avion en rentrant de Martinique et de le poster mi-juin. Mais, vous savez comment c'est, les cocotiers et la mer à 30 degrés ça fatigue ! Et puis, si vous vous souvenez de Jasper prenant l'avion … bon ben je n'en étais pas à ce stade là, mais je ne faisais quand même pas ma fière. Donc, le chapitre est passé à la trappe … Bref, tout ça pour dire, que je ne vois pas trop comment je pourrais intégrer nos tribulations avec Athénais sous les tropiques dans ma fic … Edward et Emmett en première pour grimper les cotes en Twingo ? Alice mange des accras aux crevettes à la baraque O'bama ? Rosalie drague un escadron de gendarmes chez Pierre & Vacances ? Jasper se tartine de biafine ? Edward et Bella enragent sur la terrasse parce Arthur le marmot d'Olivier le voisin de chambre empêche son frère de faire caca tranquillement ? Mouais je suis pas convaincue du résultat … Mais comme je suis une jeune fille pleine de ressources, je vous ai concocté un chapitre 14 dans un des plus beaux pays que j'ai pu visiter, et un chapitre 15 dans une des plus chouettes villes d'Europe !

Bref, me voici installée devant la grande cheminée de ma vieille maison de campagne (où cette fois-ci il fait un temps radieux), ordinateur sur les genoux, écouteurs vissés aux oreilles, et souvenirs des mes récents voyages plein la tête !

Playlist :

- Little Dolls, par Indochine

- Vul'indlela, par Brenda Fassie

- Elle panique, par Olivia Ruiz

- Halo, par Beyoncé

- Nou Pli Fo, par Je sais plus qui ^^ (Dédicace à ma Athé-chérie ! Ah Saint-Esprit, village pittoresque plein de charme, et son 8 à 8 … lol)

- The boy does nothing, par Alesha Dixon

- Please don't leave me, par Pink

- Rue de Paname, par Les Ogres de Barback

- Chinese Democraty, par Les Fatals Picards

- Aloumaye, par Tiken Jah Fakoly

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Plan d'action

- OU EST IRINA ?! Hurla Edward.

- Elle est sortie prendre l'air après la dispute entre Emmett et Rosalie hier soir, répondit la voix claire de Kate. On ne l'a pas revue depuis …

- Avec les évènements de cette nuit, personne n'a pas pris garde à son absence, poursuivit Eleazar.

Lourd comme une chape de plomb, le silence s'abattit à nouveau sur l'assemblée partagée entre incrédulité, terreur et rage.

- Alice ! Quand ? Demanda Edward froidement.

- Dix jours … Deux semaines peut-être …

Dans un silence de terrifiant, partagée entre malaise et terreur, l'assistance s'était figée à l'annonce de l'imminence de la venue des Volturi à Forks. Une angoisse sourde s'insinua lentement dans mon ventre, pour remonter le long de ma poitrine et m'enserrer la trachée. Le nœud qui se formait dans ma gorge me brulait, et m'empêchait de respirer. Les larmes me piquèrent les yeux et ma vue se brouilla. Une fine goutte perla de mon œil sur l'avant bras d'Edward, qui instinctivement resserra son étreinte, me maintenant contre sa poitrine.

- Chut … Tout ira bien, murmura Edward à mon oreille. Je ne laisserai personne te faire du ma mon amour.

Sa voix basse m'apaisa immédiatement.

Nous restâmes tous dans le salon, silencieux, perdus dans nos pensées, pendant ce qui me parut être une éternité. Personne ne voulait parler, et surtout, personne ne savait que dire. Le clan de Dénali se sentait responsable de la fuite et de la future dénonciation d'Irina, et le clan Cullen réfléchissait déjà à un plan de défense. Enfin, c'est ce que j'en supposais. De même que l'apparente tranquillité, presque surréaliste en ce moment d'extrême tension, que je mis sur le compte de Jasper.

- Tanya, dit doucement Emmett, rompant la litanie ambiante. Est-ce qu'Irina est déjà allée à Volterra ?

- Emmett ! Râla Rosalie avant que Tanya n'ait pu répondre. Ce n'est vraiment pas le moment de parler tourisme !

- Non, il a raison, coupa Edward.

- Non, elle n'y est jamais allée à ma connaissance, répondit Tanya perplexe.

- Donc, elle n'a jamais rencontré les Volturi ? Continua Emmett.

- Non, je ne crois pas.

- Ce qui signifie qu'elle ne sait pas où les trouver …

- En effet.

- Elle devra donc les chercher, ce qui la ralentira, conclut Edward. Ca nous laisse un peu d'avance sur elle pour la stopper.

Eleazar se leva, et d'un mouvement si rapide qu'il en fut presque invisible à mes yeux humains, il se rua vers l'extérieur de la demeure. Avant même que je n'ai eu le temps d'interroger Edward sur ses intentions, il était de retour dans le salon.

- Toutes les voitures sont dans le garage, elle est donc partie en courant, annonça l'hidalgo. Si elle est partie hier soir, elle doit à peine arriver à Anchorage. En supposant qu'elle se soit dirigée directement vers l'aéroport.

Sans que je ne sus pourquoi, j'eus soudainement la sensation de ne pas être à ma place au milieu de ces vampires. Je n'étais qu'une humaine, et malgré les bras d'Edward qui me comprimaient contre son torse, je ne me sentais pas l'une des leurs. J'avais besoin de sortir de ce salon et de prendre du recul. Vite.

Je me débattis quelques instants pour me libérer d'Edward discrètement, et profitant de l'inattention, je sortis en silence sur la vaste terrasse.

L'air froid d'Alaska me saisit instantanément de toutes parts, me coupant la respiration. Je m'ébrouai vivement et réprimai un frisson. Je m'avançai vers la rambarde sculptée surplombant la vallée de conifères. La vue m'impressionna autant que la première fois que je l'avais admirée. Je me sentie minuscule face à cette nature hostile qui s'étendait sous mes yeux. Qu'étaient nos problèmes face à l'immensité du monde qui nous dévorait tous ? Un poids invisible s'abattit sur mes épaules, et je fus envahie alors par un sentiment de lassitude.

Derrière moi, je perçus le bruit de la porte qui s'ouvre et se referme doucement. Je n'y prétais guère attention. Quelques secondes plus tard, un petit bras froid passa sous le mien, et un parfum bien connu enveloppa mes narines.

- Mets ça sur tes épaules Bella, tu vas attraper froid, dis Alice en me tendant une épaisse veste polaire.

- Merci Alice, je n'ai pas eu le temps de la prendre avant de sortir.

Alice marqua un silence, et se concentra à son tour sur la contemplation du paysage incroyable déroulant son tapis vert de gris à nos pieds.

- Tu vas bien Bella ?

- Non. Mais personne ne va bien aujourd'hui je crois, répondis-je en essayant d'insuffler une note désinvolte dans ma voix.

- Ne t'inquiète pas. On ne la laissera pas faire.

- Je sais Alice. Je n'ai pas peur, mentis-je.

Nous retombâmes à nouveau dans le silence quelques instants, avant qu'Alice ne commence à s'agiter nerveusement.

- Bella … Demanda-t-elle embarrassée. Je sais que ça ne me regarde pas, mais il faut que tu saches que … hum … Edward est au courant de ce qu'il s'est passé entre toi et Emmett …

- QUOI ?! M'étranglai-je.

- Calme-toi ! J'en ai déjà parlé avec lui …

- TU PLAISANTES ?! Il va me tuer !

- Mais non ! Ne dis pas n'importe quoi ! Répondit Alice alors amusée.

- Comment l'a-t-il su ? Non question stupide. Comment a-t-il réagit ? Est-ce qu'il va se battre avec Emmett ? Et Rose, elle sait ?

- Chut Bella, calme-toi et laisse-moi parler ! J'ai vu tout ce qu'il s'est passé hier soir dans le pub où vous étiez. Edward a vu la scène dans mes pensées. TOUTE la scène.

- Quand ? Quand est-ce qu'il l'a vu ?

- Dès qu'il est arrivé ici.

Je me raidis immédiatement en repensant à tout ce qu'il venait de se passer. Il était au courant, et pourtant il avait réussi à se concentrer sur un problème plus grave sans sauter à la gorge d'Emmett.

- Il a compris … continua doucement Alice. Il a compris que tu n'étais pas dans ton état normal hier soir. Il a aussi vu qu'Emmett n'y était pour rien. Il faut dire ce qui est, tu lui as littéralement sauté dessus !

Un petit rire honteux s'échappa de ma gorge.

- Edward est intelligent. Il sait faire la différence entre une vraie trahison et un accident de parcours. Il a parfaitement conscience de la pression que tu subis en ce moment, et de ce qu'il t'a fait vivre. Il ne peut donc pas te blâmer d'avoir un peu « peté les plombs ».

Je ne su quoi répondre. Avec l'agitation ambiante depuis mon réveil, j'avais totalement occulté ce qu'il s'était passé. Mais l'aveu d'Alice me rappelait douloureusement à la réalité, et au honteux de mon comportement. Soudain, un visage envahit mes pensées, accélérant immédiatement mon rythme cardiaque et tordant mon estomac.

- Et … Rosalie ? Elle sait ?

- Non ! Et il vaut mieux qu'elle ne le sache jamais. Alors par pitié Bella, si un jour l'envie te prenait de prouver ta grandeur d'âme et d'aller soulager ta conscience auprès d'elle … Oublie ! Elle ne fera pas preuve d'autant de compréhension qu'Edward.

J'avalai ma salive et méditai à ce que venait de me dire Alice. Je n'avais aucune envie d'aller provoquer Rosalie sur ce terrain. Elle me massacrerait à coup sur.

- J'ai honte de moi, murmurai-je.

- Tu n'as vraiment pas de quoi, répondit Edward qui s'était approché en silence m'arrachant un hoquet de surprise.

- Edward ! Je suis …

- Chut, souffla-t-il doucement. On a des choses plus graves à régler pour le moment ma chérie. Rendez-vous dans cinq minutes au salon, il faut qu'on décide rapidement de ce qu'on va faire.

Quelques minutes plus tard, nous étions à nouveau réunis dans le vaste salon. Les mines contrites avaient cédé la place à une extrême concentration. L'heure était à l'établissement d'un plan d'action. Le temps manquait, et chaque minute comptait désormais.

Ils avaient déjà dû réfléchir ensemble à une marche à suivre et à une stratégie pour arrêter Irina, puisqu'Edward et Jasper restèrent debout au centre de la pièce pour présenter comment le déroulement des évènements à venir.

Edward expliqua qu'il fallait d'urgence aller rejoindre Carlisle et Esmé en Irlande. Puisqu'ils restaient injoignables, il fallait directement aller à leur rencontre.

Carmen se leva soudainement, interrompant les explications des deux garçons.

- Avant d'aller plus avant dans vos explications, je crois qu'une question importante n'a pas encore été posée, annonça-t-elle d'une voix calme.

Les regards surpris des deux clans se braquèrent sur elle, attendant qu'elle poursuive.

- Si jusqu'à aujourd'hui personne d'autre que Carlisle, Edward et moi n'était au courant de la transformation de cet enfant en vampire, comment Irina a-t-elle pu savoir ce que nous avions fait ?

Un chuchotement gêné parcouru les rangs des deux familles.

- Edward ? Interrogea Carmen. Tu as une idée ?

- Non Carmen, je suis navré. J'ai toujours soupçonné Irina de quelque chose de bizarre, mais chaque fois que je voulais en parler avec Carlisle, il se braquait. Il a toujours réussi à bloquer son esprit sur certains aspects de son passé ici, même à moi.

Carmen jaugea Edward du regard, puis se rassit résignée.

- Il est évident qu'il nous manque de nombreux éléments sur cette histoire, enchaina Jasper. Le seul qui puisse y répondre, c'est Carlisle. C'est pourquoi il est indispensable d'aller le rejoindre le plus rapidement possible et de lui expliquer la gravité de la situation. A l'heure actuelle, il est le seul qui puisse faire la lumière sur les mystères de son passé, et surtout sur les intentions d'Irina.

- Alice nous a avertis que les Volturi seraient à Forks d'ici une dizaine de jours. Il faut donc que nous partions dès ce soir, conclut Edward.

- On ne peut pas tous partir en Irlande, coupa Tanya. Nous sommes trop nombreux, et ça nous ralentirait ! De plus, nous ne savons pas si Carlisle et Esmé sont toujours là bas.

- Tu as raison, concéda Edward. Dans ce cas, nous allons nous séparer. Bella, Emmett, Rose, Alice, Jasper et moi iront à la rencontre de Carlisle. Quant à vous, il faudra que vous profitiez des jours qu'il nous reste pour tenter de rallier à notre cause le maximum de nos amis, au cas où nous échouerions à arrêter Irina.

- Moi le plan me convient, trancha Eleazar de sa voix grave.

- Edward, je pense qu'il vaut mieux que je ne vous accompagne pas, expliqua Jasper. Tu sais ce que je vaux en avion, je vais vous ralentir. Il vaut mieux que je retourne à Forks pour préparer votre retour.

- Ton don pourrait nous être utile, mais c'est comme tu veux, accorda Edward. On te tiendra informé au fur et à mesure du voyage.

- Dans ce cas, je vais rester aussi, coupa Rosalie.

- Ma Rose … bafouilla Emmett surpris.

- Ecoute Emmett, ça ne va pas nous tuer de ne pas nous voir quelques jours. Il faut bien que quelqu'un reste avec Jazz ici. Et qui d'autre que moi peut rester ? Vous aurez besoin des dons d'Alice et Edward là-bas. Toi, ta force leur sera plus utile en Irlande qu'à Forks. Enfin, la place de Bella est auprès d'Edward. Elle sera plus en sécurité avec lui qu'ici. Et puis … je pense qu'il serait bon que Tanya ou Kate vous accompagne. Si vous arrivez à retrouver Irina, les choses seront peut être plus simples si l'une de ses sœurs est là pour lui parler.

Emmett lança un regard malicieux à son épouse et l'embrassa fièrement.

- J'irai ! S'écria Kate, sans laisser à Tanya le temps d'intervenir. Je suis la plus proche d'Irina dans cette famille. Je sais comment lui parler.

- Bien, puisque tout le monde semble d'accord sur l'organisation, il ne reste plus qu'à préparer le départ, reprit Jasper.

- Emmett, tu peux te charger des billets d'avion ? Demanda Edward sur un ton qui n'appelait aucun refus. Il faut que l'on parte ce soir au plus tard. Bella, rassemble tes affaires, et Alice, essaye de joindre le père de Bella pour l'avertir.

Je me glaçai instantanément. J'avais totalement oublié mon père. Jamais il n'accepterait de me laisser partir en Europe sans autre forme d'explication. Alice afficha un sourire triomphant face à ma mine déconfite.

- C'est comme si c'était fait ! S'exclama-t-elle malicieuse, sachant parfaitement que pour une raison qui nous échappait encore, mon père était incapable de lui refuser quoi que ce soit.

Une heure plus tard, les billets étaient réservés, nos sacs de voyage patientaient près de la porte d'entrée, et le problème « Charlie » n'était plus qu'un lointain souvenir.

- Edward, murmura Carmen en s'approchant profitant de l'inattention générale provoquée par notre départ imminent.

Edward se redressa légèrement du large sofa de velours pourpre dans lequel nous étions installés tous les deux pour lui faire face.

- Es-tu certain que ce soit une bonne idée que ni Eleazar, ni Tanya, ni moi ne vous accompagnions ?

- Ecoute Carmen, répondit Edward après avoir marqué un temps de réflexion. Ne prends pas mes propos contre toi, mais compte tenu de la situation, j'ai peur que Carlisle se sente acculé s'il vous voit nous accompagner. Je redoute déjà sa réaction lorsque nous allons les rejoindre, et je n'ai pas envie qu'il se sente pris au piège. Il a passé des décennies à nous cacher des pans entiers de sa vie, et il n'a pas la moindre idée de ce qui se trame à l'heure actuelle. Ses révélations seront capitales pour nous permettre d'arrêter Irina, et nous devons mettre toutes les chances de notre côté.

Carmen silla, mais ne répondit pas.

- Je sais parfaitement qu'il vous sera très difficile d'attendre ici sans pouvoir intervenir auprès d'Irina. Mais je t'en pris, faites-nous confiance.

- Tu as raison Edward, conclut Carmen la tête baissée avec une teinte de déception dans la voix. J'aurais simplement aimé pouvoir être plus utile.

- Je t'en prie ma chère Carmen, ne sois pas triste. Nous allons avoir besoin de vous bien plus que tu ne peux l'imaginer. Je compte sur vous pour assurer nos arrières au cas où Irina parviendrait à rejoindre Volterra avant que nous ne l'interceptions. Si une telle chose arrive, nous allons avoir besoin de tous les alliés et de toutes les forces possibles pour que les Volturi ne réduisent pas nos deux familles à néant. Et ça, il n'y a que vous qui puissiez le faire !

La superbe brune sembla convaincue par les arguments d'Edward et lui adressa un sourire sincère avant de se lever et de repartir par où elle était venue.

Nous restâmes, Edward et moi, enlacés et silencieux sur le divan durant toute l'heure qui précéda notre départ.

Les adieux furent rapides. Personnes ne tenaient à rendre difficile ce moment, ni à appesantir l'ambiance déjà lugubre dans les rangs des vampires. Chacun savait ce qu'il avait à faire, et surtout, chacun connaissait l'ampleur de la menace pesant au dessus de nos têtes telle une épée de Damoclès.

Rosalie et Emmett nous offrirent des au revoir dignes d'une tragédie grecque, tandis que j'observai Edward et Tanya avec une pointe de jalousie.

- Je serai joignable à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit jusqu'à votre retour, dit Tanya en étreignant Edward.

- On vous tiendra au courant pendant toute l'opération, je te le jure.

- Merci Edward, passe mes amitiés et mon soutien à tes parents.

- Je n'y manquerai pas, répondit Edward en lui déposant un baiser sur le dessus de la tête. Ne t'inquiète pas Tanya, je te promets que je te ramènerai ta sœur …

Je sentis le serpent amer de la jalousie s'insinuer lentement dans mon ventre et remonter jusque dans ma poitrine face au couple parfait que représentaient Edward et Tanya. Qu'étais-je, moi, banale humaine, à côté de cette femme, de ce vampire, d'une beauté à couper le souffle ? Comment Edward pouvait me regarder et prétendre m'aimer alors que la superbe Tanya, sous ses allures de déesse grecque, évinçait toute femme par sa beauté et son charisme ? Une boule douloureuse se forma dans ma gorge, et la salive afflua, amère, dans ma bouche.

Derrière moi la porte d'entrée avait été ouverte, et Alice et Kate prenaient déjà place dans la luxueuse berline.

- Tut, tut, tut, petite Bella, murmura Emmett discrètement à mon oreille. La jalousie est un très vilain défaut … Tu devrais en savoir quelque chose !

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Voilà pour ce chapitre. Il est un peu plus court que les autres, mais c'est surtout un chapitre de transition pour clore l'épisode « Alaska ».

Je vous rassure, la suite sera plus légère et joyeuse que les derniers chapitres !