Bon pour ceux et celles qui me suivent toujours dans mon délire (je sais j'ai complètement craqué sur ce coup-là), voici la suite :

Dès qu'ils les avaient entendus franchir la porte d'entrée, il le savait : il était foutu. Wo Fat n'avait aucune pitié et il n'en aurait certainement aucune pour lui. Donc se retrouver à moitié nu, les bras suspendus à une poutre du bâtiment, l'esprit et le corps déjà affaiblis par les décharges électriques reçues, ne l'étonnait pas tant que ça. Mais il se demandait bien s'il réussira à tenir suffisamment longtemps avant que quelqu'un ne s'inquiète vraiment de savoir où était-il passé ? Il aurait du donner des informations à Chin sur ce qu'il s'apprêtait à faire mais son esprit tellement embrouillé par la rage et la haine ne lui avait pas permis d'être cohérent et de faire des choses logiques.

Wo Fat se tenait maintenant devant lui, le visage seulement couvert de quelques éraflures, visiblement non touché par les cinq balles supposément tirées sur lui. Un grand sourire machiavélique s'affichant sur son visage.

« Vous voyez, Lieutenant Williams. Je n'avais aucune envie d'en arriver là. Si vous ne vous étiez pas mêlés ainsi de mes affaires avec Monsieur Dinozzo, j'aurais pu vous laisser en paix. J'aurais pu poursuivre mon petit trafic ainsi tranquillement puis peut-être un jour tuer votre ami le Commandant McGarett. Mais non, il a fallu que vous agissiez comme une petite fouine, vous mêler de ce qui ne vous regarde pas. Et voilà où nous en sommes aujourd'hui. Ah ma chère Lori, quelle intelligence a-t-elle eu quand elle a volé le nouveau prototype de système pare-balles non visible. Vos amis auraient du mieux vérifié que ça quand ils m'ont tiré dessus. Ils étaient tellement heureux de me voir à terre, le corps couvert de sang qu'ils ont bien cru avoir gagné. Quels prétentieux ! Ils auront pensé tout sauf à ça ! Et maintenant, je suis obligé d'employer la manière forte ! »

De nouveaux hurlements sortirent de la bouche de Danny quand le marteau électrique entra de nouveau en contact avec sa peau. Il serrait les dents comme il le pouvait, mais l'intensité était bien trop élevée, la douleur bien trop forte. Ne pas perdre connaissance, ne pas perdre, ne pas, ne…

A l'hôpital central de Washington :

« Ca fait bien longtemps qu'il est parti dans la salle de bains, tu ne trouves pas ? »

« Si je trouve aussi. Tu ne crois pas qu'on devrait aller vérifier quand même ? »

« Mais il est encore faible ! Je ne pense pas qu'il ait assez de force pour tenter de s'échapper ! »

« Euh vu dans quel état il se trouve maintenant, j'ai des doutes là-dessus ! Il m'a l'air assez en forme pour… »

L'inquiétude se lisait dans les yeux des deux cousins. Ils savaient parfaitement que leur chef était capable du meilleur comme du pire, surtout quand il s'agissait de son petit-ami. Et vu que maintenant, il se prenait encore pour un guerrier Néo-Zélandais, le pire pouvait vraiment arriver.

C'est ainsi qu'après avoir frappé plusieurs coups à la porte de la salle de bains, et n'obtenant aucune réponse, qu'ils se décidèrent à défoncer la porte. Tant pis pour les dégâts, ils devaient le faire. Et comme attendu, la fenêtre suffisamment haute pour qu'un homme puisse passer était grande ouverte. Du premier étage, il avait réussi à sauter et ne voyant aucune cohue inhabituelle en bas, ils se dirent qu'il avait réussi à s'échapper sans problème. Chin fut le premier à réagir et décrocha son portable.

« On a un problème ! Dépêchez-vous, McGarett s'est échappé ! Je répète McGarett s'est échappé !... Ok Madame la Gouverneure, nous nous mettons en route aussi ! »

Et c'est d'un pas pressé, bousculant presque au passage une infirmière qui s'apprêtait à rentrer, qu'ils se précipitèrent vers leur voiture, direction le bâtiment blanc…

Dans les rues de Washington :

Un homme d'une trentaine d'années, vêtu d'un drôle d'accoutrement effrayant les passants dans les rues, pieds nus, le torse couvert d'un large bandage, courrait à une allure assez franche malgré sa blessure. C'est comme si rien ne lui était arrivé, que sa blessure par balle n'avait jamais existé, qu'il n'avait jamais subi d'opération à la suite de la mort de son bébé. A cet instant, dans son esprit, n'existait qu'une chose : sauver son fiancé, l'homme qu'il aime. L'homme qui est prêt à sacrifier sa vie pour lui, quitte à affronter son pire ennemi. Il ne pouvait pas le laisser faire ça, il en était hors de question. Quitte à se faire torturer de nouveau, recevoir une balle, peu importe : Danny n'avait pas le droit de mourir. Et il allait tout faire pour que ça n'arrive pas.

Sur la route partant de l'hôpital :

« Vous avez réussi à le localiser ? »

« Oui, il est dans le même bâtiment apparemment où nous avons retrouvé les agents du NCIS. Je ne veux même pas savoir pourquoi ils ont choisi de nouveau cet endroit, ni que Wo Fat est encore en vie. Je veux juste que vous nous rameniez Mr Williams et McGarett vivants, me suis-je bien fait comprendre, Mr Kelly ? »

« Très clair, Mme la Gouverneure. »

Sur ce, elle raccrocha en même temps que Chin. Ils n'avaient toujours pas croisé Steve sur leur route, ce qui les étonnait sincèrement. Ils espéraient juste qu'il tiendrait le coup au moins jusqu'au bâtiment s'ils ne le retrouvaient pas.

Dans le bâtiment :

Le corps de Danny était parcouru de violents tremblements. Après cinq, six, sept ? Il ne savait plus électrochocs, il tenait encore miraculeusement debout. La fatigue était évidente sur ses traits, il n'allait pas tarder à craquer. Mais il se dit qu'il serait trop heureux de le voir vaincu ainsi, de l'avoir battu aussi facilement. Il ne voulait pas se laisser aller ainsi.

Il n'avait peut-être pas la force ni l'endurance de son fiancé, il a peut-être un genou plus que récalcitrant mais pour sa fille et sa Ohana, .S'.VAINCU ! Et ce rire diabolique face à lui, ces yeux brillants de cruauté et de haine. Il ne pouvait pas le nier : il avait terriblement peur !

« Eh bah, on dirait bien que vous êtes aussi résistant que votre cher coéquipier ! Cela fait six coups et vous tenez toujours debout malgré un genou en compote ? Vous m'impressionnez ! Comme je n'arrive pas à croire que malgré les deux coups tirés sur lui, McGarett a réussi une fois de plus à la mort, n'est ce pas Lori ? Bon au moins vous avez tué leur bébé mais vous auriez pu viser mieux, ma chère ! »

« Je… Je ferais mieux la prochaine fois ! »

« Voyez-vous, cher Weston, comme Mr Edwards, vous n'aurez pas de seconde chance ! Dommage car je commençais à bien vous aimer ! »

Et comme pour Stan mais en direct cette fois-ci, Danny dut assister à l'assassinat de la femme qu'il déteste le plus au monde devant ses yeux, le cerveau littéralement explosé. Bon ok là il n'avait vraiment plus aucune chance. Car maintenant, c'est vers lui que Wo Fat tournait son pistolet.

A quelques mètres de là :

« Putain Kono, appuie, appuie, faut qu'on se dépêche ! » Dit un Chin habituellement si calme d'un ton cette fois exaspéré envers sa cousine.

« Je suis à fond là Chin, je ne peux rien faire d'autre ! Voilà, voilà on y est ! Tu vois Steve ? »

« Non je ne le vois pas, il doit déjà être… Oh mon dieu ! »

« Quoi ? »

« Regarde juste devant toi ! »

Dans le bâtiment :

« C'est avec une grande joie non dissimulée maintenant que je vais vous abattre, Lieutenant ! Par contre, je me fais une joie de vous annoncer que les prochains sur la liste seront ceux qu'ils me semblent déjà entendre à l'extérieur. Votre chère Ohana, n'est ce pas ? Puis après vos chers amis du NCIS, puis votre ex-femme sous les yeux de votre fille… Et enfin le Commandant ! Hum quel délicieux programme dis-donc ! Je m'en réjouis d'avance ! »

Danny avait baissé les yeux. La sueur coulait sur sa peau, il était totalement épuisé et complètement abattu : cette fois c'était bel et bien fini ? Il priait que non, mais il savait que Chin et Kono n'avaient aucune chance contre lui. Qu'il n'hésitera pas une seule seconde à leur tirer dessus, en attendant que le couteau qu'il vient très, horriblement lentement de lui planter dans le ventre fasse son effet mortel. Il n'avait plus la force de se battre. Il ferma les yeux, pensant une dernière fois Je t'aime Steve, Danno t'aime Monkey ! Il sentait la douleur parcourir son ventre, voyait le regard de fou que posait l'autre sur lui tout en tenant son arme contre sa tempe. Pourquoi le faisait-il souffrir ainsi ? Pourquoi ne pas l'achever plus vite, comme il l'avait fait avec cette garce de Lori ? Il était prêt à le supplier de l'achever tout de suite quant tout à coup,

« HAKAAAAAA ! »

Le couteau fut retiré et le pistolet tomba au sol sous l'effet de surprise. Mais avant de tomber inconscient, il entendit un rire retentissant, des voix comme des murmures tellement il était épuisé : il ne distinguait plus rien, il perdait pied petit à petit. Sa vision se troublait. Il distingua quand même un coup de feu, un seul ! Il crut un moment que ça y est, tout était fini, jusqu'à sa vision soit envahie soudainement par un homme à moitié nu, des peintures sur le visage. Il baissa légèrement les yeux mais malgré le brouillard, il réussit à voir que ceci n'était pas un pantalon qu'il avait sur lui, et ce visage, ses yeux lui étaient bien familiers. Merde…

« Eh bébé, tout va bien ! C'est fini ! On va te sauver, t'inquiètes pas, tu vas t'en sortir bébé ! Ne t'endors surtout pas, ne t'endors surtout pas ! Reste avec moi ! Les ambulanciers sont là ! HIAKA ! »

Il avait réussi à ne pas fermer les yeux jusqu'au moment où il sentit qu'on l'allongeait sur un brancard, une main chaude et familière serrant la sienne avec force mais tendresse. Un détail lui échappait pourtant et avant de se laisser aller au sommeil qui commençait à le gagner vraiment, il posa cette question dans un murmure qui obligea son amour à se rapprocher de son oreille

« P… Pourquoi t'es en jupe, bébé ? »

Il entendit un tout petit rire mais n'eut plus la force d'entendre la réponse de Steve avant que le sommeil ne l'emporte…

TBC…

La fin approche, mes chers ! J'espère juste que… Bon je sais je vais me coucher et vous annoncer que le prochain chapitre sera le dernier et cette fois, c'est sûr ! Ouf j'ai échappé au stock de tomates pourries cette fois… Enfin j'espère…