Merci pour vos reviews :
mlleBlack : Ce qui est sûr, c'est qu'à la fin ce sera un Lucius/ Narcissa. Mais entre temps, il aura certainement un Severus/Narcissa aussi. Sirius, je ne pense pas, mais rien n'est impossible... ( enfin si, Narcissa/Queudver ça c'est impossible, je ne suis pas une sadique non plus lol ).
emmaD : C'est bien ce qu'il allait lui dire, mais toute la question est : pourquoi à ce moment précis ? En faite, il avait compris autrement les paroles de Narcissa au début ( je n'en dirai pas plus...). Enfin, s'il lui annonce au bon moment, elle ne devrait pas le prendre trop mal ( j'ai bien dit si ).
Comme vous l'attendiez voilà la suite avec un peu de retard ( et oui, je n'est plus de chapitre d'avance, mais comme c'ets bientôt la fin c'est pas trop grave ). Bonne Lecture.
CHAPITRE QUATORZE :
La part d'ombre qui sommeille en chacun de nous ( Partie I )
Le doux soleil de juin projetait des flots de lumière à travers les hautes fenêtres de la Grande Salle, où en ce jour d'examen, une cinquantaine de petites tables avaient remplacé celles des quatre maisons où les élèves prenaient habituellement leur repas.
Le grattement des plumes commençait à se faire de plus en plus faible et le sablier posé sur le bureau où le professeur Flitwick était assis, indiquait que le temps imparti touchait à sa fin.
Narcissa froissa la feuille de parchemin qui lui avait servi de brouillon au mépris des soupirs agacés que laissa échapper sa voisine de Serdaigle, aspirant certainement à plus de silence.
Elle jeta un coup d'œil circulaire sur la pièce. A quelques rangées d'elle, Severus, penché sur son rouleau de parchemin ne laissait entrevoir de lui qu'un rideau de cheveux noir de jais.
Des mouvements au second rang attirèrent soudain son regard, apparemment James Potter s'évertuait à attirer l'attention d'une personne qui devait se trouver derrière elle. Elle se retourna et ne fut guère surprise de constater que la dite personne n'était autre que son cousin. L'intervention de James semblait avoir porté ses fruits et Sirius ne tarda pas à lui répondre d'un geste de la main sans parvenir à se déparer du sourire conspirateur qui à présent faisait partie inhérente de son visage. Il s'apprêtait à reporter son attention sur sa copie quand il surprit le regard de Narcissa. Elle détourna prestement la tête, puis ayant toujours la désagréable sensation qu'il la fixait avec insistance, elle se retourna de nouveau.
- Tu-ferais-mieux-de-te-mêler-de-ce-qui-te-regarde, murmura-t-il en prenant bien soin de détacher chaque mot afin d'être certain qu'ils lui parvinssent distinctement.
Avant que Narcissa n'ai eu le temps de répondre quoi que ce fut, la dernière émeraude rejoignait la partie inférieure du sablier et le professeur Flitwick prit la parole.
- Veuillez, s'il vous plait, poser vos plumes, couina-t-il du haut de la pile de livres sur laquelle il était juché. Et restez assis pendant que je ramasse vos parchemins.
Il lança un sortilège d'attraction et tous les parchemins s'envolèrent pour atterrir dans ses bras tendus, puis il les autorisa à quitter la salle.
Pendant que la plupart des première année se ruaient dans le parc pour profiter de cette journée estivale, Narcissa, ne se souciant guère des propos de Sirius, prit la direction de la bibliothèque.
Le livre qu'elle venait tout juste d'emprunter à la main, elle s'apprêtait à faire un crochet par l'infirmerie avant de regagner sa salle commune quand elle tomba nez à nez avec le professeur McGonagall.
- Mais vous semblez aller mieux depuis votre retenue de la semaine dernière, Miss Black ! Votre cousin, m'avait informé que vous n'alliez pas très bien, ajouta-t-elle d'un air faussement inquiet en l'invitant à entrer dans son bureau.
Narcissa effaça l'expression incrédule qui durant quelques secondes avait pris possession de ses traits, tandis que McGonagall s'emparait d'une plume et d'un morceau de parchemin posés sur l'amas de feuilles qui constituait son bureau.
- Je suis désolée de ne pas…commença-t-elle en s'asseyant dans le fauteuil face à elle.
- Oh, ce n'est pas grave ! la coupa McGonagall avant de lui tendre une boite de fer aux motifs écossais, sans pour autant détacher les yeux du parchemin qu'elle achevait d'écrire. Un triton au gingembre ?
Narcissa refusa poliment, en se demandant ce qui pouvait bien lui valoir autant d'attention de la part de la directrice des Gryffondor, jusqu'à ce que cette dernière lui tendît le parchemin en disant d'une voix sévère mais non dénuée d'une certaine ironie:
- Vous aurez toujours l'occasion de rattraper ses quatre heures perdues demain soir et si cela ne suffit pas, il vous reste encore la semaine prochaine.
Au moment même où Narcissa s'apprêtait à émettre une protestation, des coups furent portés à la porte restée entrouverte et le professeur Slughorn fit irruption dans la pièce.
- J'ose espérer que vous ne profitez pas de votre statut pour défavoriser les élèves de ma maison, à quelques semaines du banquet de fin d'année, Minerva ? lança-t-il d'un air amusé en apercevant Narcissa.
- Voyons Horace, ce n'est pas parce que Serpentard a remporté la coupe de Quidditch, cette année…s'emporta-t-elle avec une pointe d'amertume dans la voix.
- Je plaisantais.
- Si vous le dîtes, rétorqua-t-elle sans pour autant radoucir le ton de sa voix, quelle est la raison de votre visite ?
- Miss Twigley vient tout juste de m'informer qu'il se déroulait au rez-de-chaussée, un duel entre des première année. Je n'ai pas très bien compris qui était impliqué dans cette histoire, ni de quoi il était question mais il semblerait qu'un d'entre eux se soit retrouvé suspendu à un mur.
- Dans ce cas, Horace, ne croyez-vous pas qu'il serait judicieux que quelqu'un se charge de l'en décrocher immédiatement ? s'indigna le professeur McGonagall sans revenir du détachement avec lequel Slughorn considérait les événements.
- Ne vous en faîtes pas, quelqu'un doit déjà être en train de s'en occuper. Tenez, qu'est-ce que je disais ?
Des bruits de pas retentirent dans le couloir et le professeur Bathory entra, tenant deux élèves par le col de leur robes tandis que deux autres se contentaient de le suivre, restant tant que possible en retrait.
- Trois Gryffondor et un seul Serpentard, constata Slughorn sans pouvoir contenir un petit sourire victorieux. Je pense être en mesure de dire, messieurs, que si Gryffondor perd ce soir toutes ses chances de remporter la coupe des Quatre Maisons, vous n'y serez pas étranger.
- Andrew pouvez-vous, je vous prie, nous dire ce qu'il s'est exactement passé ? demanda d'un air grave le professeur McGonagall qui ne pouvait en aucun cas s'insurger contre les paroles de Slughorn.
- Ces deux là, dit-il en désignant James et Sirius qu'il tenait toujours par le col de leur robe, ont attaqué au beau milieu du hall d'entrée un de leur camarade, qui sur le coup ne s'est pas défendu et s'est retrouvé accroché au dessus de la Grande Porte.
Lâchant James dont le nez ensanglanté commençait à parsemer le tapis de petites tâches sombres, il saisit Severus par le bras pour l'obliger à s'avancer face au bureau.
- Dans ce cas, je ne vois pas ce que Mr Rogue fait ici ? intervint Slughorn.
- J'y viens, Horace. Le professeur Flitwick qui se trouvait encore dans la Grande Salle a commis l'erreur de le décrocher de son perchoir avant d'aller porter les copies d'examen dans la salle des professeurs, sans penser une seule seconde qu'une idée de vengeance aurait pu en si peu de temps germer dans l'esprit de Mr Rogue. Et quand je suis arrivé, il se battait avec Mr Potter comme de vulgaires moldus.
- Et Mr Pettigrow ?
- Etant donné qu'il était le seul témoin présent qui n'ai pas eu la présence d'esprit de fuir à mon arrivée, il y a tout lieu de penser qu'il était mêlé à cette histoire.
- Quelle sanction proposez-vous ?
- Je pense qu'en tant que directeurs de leur maison, vous êtes les plus à même de juger de la punition qui incombe à leurs actes. Néanmoins, si je pouvais me permettre une suggestion, une semaine de retenue…disons à partir de demain soir. Le plus tôt sera le mieux.
- Ainsi qu'une cinquantaine de points en moins pour chaque coupable, continua Slughorn dont le sourire ne pâlissait pas.
- Vous favorisez votre propre partie, Horace, encore et toujours. Si je demandais l'avis du professeur Bathory, c'était uniquement par soucis d'impartialité ce dont vous semblez être, à mon grand regret, totalement dépourvu !
- Si je peux me permettre, vous pourriez faire un compromis, suggéra le professeur Bathory.
- Quel genre de compromis ? s'enquit McGonagall.
- Vous libérez le professeur Slughorn de son obligation de surveiller les retenues de ces élèves en vous en chargeant vous-même et seulement cinq points seront retirés à chaque élève, ce qui laisse toutes ses chances à Gryffondor de se battre pour la coupe.
- Cela me parait équitable, fit remarquer Slughorn qui préférait de loin passer ses soirées à organiser des réunions avec l'élite qui composait son club plutôt que de surveiller les heures de colle d'élèves sans vergogne.
- Bien, concéda le professeur McGonagall, j'avais déjà prévu de veiller à ce que Miss Black effectue bien son travail supplémentaire demain soir ainsi que durant la semaine qui suivra, je suppose que quelques élèves de plus ne feront pas une grande différence.
Le professeur Bathory qui venait tout juste de se rendre compte de la présence de Narcissa dans la pièce, se tourna vers elle. Son regard s'attarda quelques instants sur le livre qu'elle tenait toujours fermement posé sur ses genoux de manière à en dissimuler le titre.
- Parfait ! se contenta d'ajouter Bathory, un sourire carnassier déformant ses traits.
- Donc, demain soir à 8 heures dans mon bureau et je veillerai à ce que vous y soyez, précisa-t-elle à l'intention toute particulière de Narcissa.
- Potter, je pense que vous feriez mieux de vous rendre à l'infirmerie. Vous aussi Rogue, ajouta le professeur Slughorn en remarquant le poignet de Severus recouvert d'ecchymoses. Les autres peuvent retourner dans leur salle commune.
Il insista pour escorter Severus et James jusqu'à l'infirmerie, même s'il ne s'agissait que de traverser le couloir, histoire de s'assurer qu'aucun autre incident fâcheux ne vînt perturber la soirée.
Quand Severus rejoignit Narcissa une demi-heure plus tard dans leur salle commune encore déserte, elle feuilletait un livre intitulé « Elevage de créatures fantastiques en Grande-Bretagne » confortablement installée dans un fauteuil de cuir vert et ne lui prêta pas la moindre attention lorsqu'il s'assit en face d'elle.
- Qu'est ce qu'on fait maintenant ? demanda-t-il d'un air résigné.
- Tu ne crois pas que tu aurais dû y penser avant de tenter des représailles contre Potter ? rétorqua-t-elle sans même prendre la peine de lever les yeux de son livre.
- Si je me souviens bien, je ne suis pas le seul à être en retenue demain soir.
Il s'était attendu à ce qu'elle lui demandât de préciser sa pensée ou ne serait-ce ce qui pouvait bien valoir autant de rancune de sa part pour qu'il en vînt à négliger à ce point les conséquences de ses actes, mais elle ne semblait nullement disposer à le faire. Elle se contenta de refermer le livre et de lui lancer d'un ton totalement détaché :
- Tu ne me demandes pas ce que j'ai trouvé ?
- Pour cela, il aurait déjà fallu que je sache que tu cherchais quelque chose, fit-il remarquer avec perplexité.
- Tu te souviens de ce que cet elfe avait dit à propos du repère du soi-disant démon ? Eh bien, le seul troupeau connu de Sombrals qui existe en Grande-Bretagne se trouve dans la forêt qui borde le collège, enfin pour le moment il ne comprend qu'un mâle et cinq femelles. Et si Bathory est bien l'ancien maître de cet elfe et par conséquent la prochaine cible, il trouvera certainement un moyen de l'attirer dans la forêt interdite, demain soir.
- Mais cela ne nous avance plus à rien maintenant, répliqua-t-il sur un ton beaucoup plus agressif qu'il ne l'aurait voulu. Parce qu'à moins d'avoir le don d'ubiquité, on ne verra rien de plus demain soir qu'un sujet de métamorphose.
- Je suis sûre qu'en temps voulu, on trouvera bien un moyen de sortir de cette retenue un peu plus tôt que prévu.
-Oublie ça, reprit-il sur un ton nettement plus posé. Comme McGonagall l'a fait remarquer, elle ne tolérera pas notre absence, la tienne plus que celle de quiconque d'autre. Puis il y a seulement deux choses qui pourraient la pousser à nous laisser sortir de la salle dans laquelle elle va nous cloîtrer pour les quatre heures de la soirée à venir. La première, c'est que l'un de nous soit subitement frappé par une maladie qui nécessite une admission immédiate à Ste Mangouste.
- Et la deuxième ? demanda-t-elle sans pouvoir dissimuler une certaine lassitude.
- C'est que ce soit elle la victime de la dite maladie. Quand bien même ce miracle arriverait, crois bien que la première chose que feront Black et Potter, c'est d'essayer de nous devancer.
Narcissa ne put s'empêcher de relever la pointe d'amertume mêlée de relents de jalousie qui perçait dans sa voix.
- Alors c'est pour cela que vous vous battiez dans le hall ? Pour savoir lequel d'entre vous retirera l'immense privilège d'avoir bravé le plus grand nombre de dangers et d'interdits ? En fait, pour vous ce n'est rien de plus qu'un jeu, à croire que cela vous amuse de passer votre temps à vous provoquer.
- Crois-moi, cela fait bien longtemps qu'ils ont dépassé le stade de ce qu'on pouvait encore considérer comme étant un simple jeu. Et puis si tu tiens à le savoir, il n'y a que leur renvoi qui serait encore susceptible de m'amuser vraiment.
- C'est pour ça que cela ne te dérangeait pas qu'ils soient au courant de toute l'histoire. En fait, tu espérais qu'ils se fassent prendre dans la forêt ?
Une brève lueur sembla éclairer un instant les prunelles sombres de Severus, pour laisser place à un sourire désabusé.
- Enfin maintenant, la question ne se pose plus étant donné que personne n'ira dans la forêt demain soir. Oui, Bathory aurait voulu se débarrasser de nous qu'il ne s'y serait pas pris autrement, fit-il remarquer d'un air songeur. Tu n'as pas remarqué comme il a insisté pour que la première retenue ait lieu samedi soir et que ce soit McGonagall qui s'en charge ?
- Il voulait simplement que McGonagall et Slughorn trouvent un terrain d'entente, rétorqua Narcissa en haussant les épaules.
- Ce qui, par la même occasion, lui a permis de s'arranger pour que Slughorn dispose de sa soirée, lui rappela Severus alors que des élèves de septième année, qui apparemment avaient profité du beau temps pour tenter une baignade en compagnie du calamar géant dans le lac, regagnaient leur dortoir pour se changer, répandant d'impressionnantes traînées d'eau sur leur passage.
- Et pour quel raison Bathory se préoccuperait-il de l'emploi que fait Slughorn de ses soirées ? murmura Narcissa en se penchant vers lui afin de s'assurer qu'aucune oreille indiscrète ne pourrait l'entendre.
- Sans doute parce qu'il espère qu'il se fasse prendre pour cible à sa place.
Seul le grattement irrégulier que produisaient les plumes sur le parchemin venait troubler le silence étourdissant qui régnait dans la salle de retenue. De temps à autre, un élève se risquait à pousser un soupir mais le regard sévère du professeur McGonagall suffisait à le dissuader de recommencer une nouvelle fois.
De la fenêtre, on apercevait le soleil couchant dessiner une ligne d'or sur l'horizon colorant le ciel d'une lueur sanglante. Severus y jeta un coup d'œil inquiet puis se tourna vers Narcissa.
Cette dernière avait vraisemblablement renoncé à donner toute illusion d'un quelconque intérêt pour son travail. La tête posée sur sa table, elle semblait plus proche du sommeil que de mettre en œuvre un plan qui pourrait leur permettre d'écourter leur retenue.
Sirius, de derrière les mèches de cheveux bruns qui lui retombaient sur les yeux, semblait accorder une attention toute particulière à la plume qu'il faisait tourner dans ses mains tandis que James griffonnait quelque chose sur un coin de sa table.
Seul Peter donnait vraiment l'impression de se consacrer pleinement à son devoir, il écrivait nerveusement constellant sa feuille de parchemin de petites taches d'encre et ne s'arrêtait que pour lever les yeux au plafond comme s'il espérait voir les réponses s'y inscrire.
Voulant attirer l'attention de Narcissa, Severus lui lança une boulette de papier au moment même où des coups étaient portés à la porte. En se retournant, elle évita de quelques centimètres le bout de parchemin froissé, qui atterrit juste à côté du bureau du professeur.
- Vous ramasserez ça, Mr Rogue, dit le professeur McGonagall avant que son regard ne se posât sur Narcissa. Et je vous en prie, Miss Black, tenez-vous bien !
- Je crois que quelqu'un a frappé, fit remarquer cette dernière en se redressant.
- Merci, mais j'avais entendu, rétorqua McGonagall en se dirigeant vers la porte.
A peine l'eut-elle entrouverte, qu'une ombre immense se projeta sur le sol.
- Bonsoir Hagrid.
- Bonsoir professeur, je suis désolé de vous déranger mais le professeur Slughorn m'a envoyé vous dire qu'il partait immédiatement pour le ministère. Il tient aussi à ce que vous annuliez la réunion du Club de Slug de demain soir.
- Pourquoi n'est-il pas venu m'en informer lui-même ?
- A ce qu'il m'a dit, il avait une affaire importante à régler. Il a même refusé que je l'accompagne jusqu'à la clairière pour appeler Tenebrus. Il a prit quelques furets morts et il est parti dans la forêt. Je lui ai dit pourtant qu'il devait faire attention…vous comprenez on ne sait jamais comment Tenebrus peut réagir s'il est un peu malmené, il était habitué à vivre en liberté…
- Mais Albus est déjà au ministère ! le coupa McGonagall d'un ton indigné. C'est à Horace d'assumer les fonctions du directeur quand il s'absente. Et il vous a dit quand il pensait revenir ?
- Non, mais je pense que…
Un hurlement retentit dans le couloir bientôt suivi de bruits de verre brisé et d'un claquement de porte.
- Vous ne bougez pas d'ici, leur ordonna McGonagall avant de se précipiter hors de la pièce, tenant fermement sa baguette dans sa main droite, suivie de près par Hagrid.
La pièce était silencieuse, Narcissa percevait les voix lointaines du professeur McGonagall et d'Hagrid mais sans parvenir à comprendre un traître mot de ce qu'ils disaient.
Elle s'apprêtait à se lever pour s'approcher de la porte restée entrouverte quand des flashs de lumière transpercèrent les airs. Elle eut tout juste le temps de se baisser pour les éviter, qu'un éclair rouge atteignait James en pleine poitrine.
Elle s'empressa de sortir sa baguette, au moment où Peter se levait précipitamment pour tenter de s'enfuir. Le maléfice du saucisson qu'elle lui lança, le toucha dans le dos et il tomba à la renverse sur la pierre froide totalement immobile.
- Dépêche-toi, il ne nous reste plus beaucoup de temps avant que McGonagall ne revienne, fît remarquer Severus en lui tendant la main pour l'aider à se relever.
- Attends, dit-elle après avoir marqué un temps d'arrêt.
Elle se dirigea vers le corps inanimé de Sirius et vida le contenue de son sac à même le sol en invitant Severus à faire de même avec celui de James.
- Et qu'est ce qu'on cherche au juste ? s'enquit Severus d'un air sceptique.
- N'importe quoi qui puisse nous permettre de quitter cette pièce sans être vu.
- Comme une cape d'invisibilité par exemple ? demanda-t-il en sortant du sac de James qu'il venait d'ouvrir, une sorte de cape de voyage d'un gris argenté.
- Parfait ! dit-elle en prenant dans ses mains l'étoffe dont la texture fluide évoquait celle de l'eau.
Ils revêtirent la cape et sortirent dans le couloir plongé dans la pénombre. Hagrid se tenait à l'autre extrémité du couloir sur le seuil d'une pièce éclairée par la lueur tremblotante d'une baguette magique. La voix du professeur McGonagall lui ordonna d'aller prévenir Sainte Mangouste et il disparut dans l'escalier qui menait au rez-de-chaussée.
Narcissa et Severus s'approchèrent de la pièce où les voix d'autres professeurs se faisaient également entendre à présent. Des débris de verre couvraient le sol et le professeur McGonagall était penchée sur le corps d'une personne inanimée, allongée dans les décombres derrière une des étagères de la réserve de l'infirmerie.
- Vous avez une idée de qui aurait bien pu faire cela ? demanda la voix du professeur Flitwick qui s'élevait de derrière cette même étagère.
- Je vous avais pourtant prévenu, il me semble…fît remarquer une voix féminine qui était parfaitement inconnue de Severus et Narcissa.
- Dans ce cas, ma chère Linda, vous feriez peut-être mieux de retourner à votre marc de café pour nous dire qui est l'auteur de cette agression, rétorqua d'un air irrité le professeur McGonagall.
- Ne soyez pas si dure, Minerva, commença Flitwick. Je sais que cela vous peine beaucoup, comme nous tous d'ailleurs, mais ce n'est pas une raison pour vous en prendre à Linda.
- Vous avez eu tort de prendre mes propos avec autant de légèreté, vous auriez pu éviter ce qui est arrivé aujourd'hui, continua la dénommée Linda d'un ton menaçant.
- Puisque vous étiez au courant pourquoi ne pas l'avoir évité vous-même ? répliqua McGonagall en se relevant pour disparaître derrière les rangées de fioles de potions qui étaient restées intactes.
- Pourquoi croyez-vous que je me promenais dans les couloirs à cette heure ? Hélas, je suis arrivée trop tard…
- Oui, c'est certainement un hasard, murmura McGonagall avant de reprendre sa place d'origine. Andrew, voulez-vous bien aller vous assurer que les secours ne vont tarder à arriver.
- Bien sûr, j'y vais tout de suite, dit le professeur Bathory avant de se diriger vers le seuil de la porte, manquant de peu de heurter Severus et Narcissa au passage.
Ces derniers s'avancèrent lentement, en prenant soin d'éviter les morceaux de verre, vers le professeur McGonagall qui tenait à présent la main de la victime dans la sienne.
- Puisque ma présence semble vous déranger, je préfère m'en aller, reprit Linda avant de suivre le même chemin que Bathory.
- C'est cela, faîtes donc ! lança le professeur McGonagall à la femme blonde vêtue d'un châle de laine colorée alors qu'elle franchissait le seuil de la porte.
Narcissa lança un regard interrogateur à Severus, qui répondit par un hochement de tête négatif et lui fit signe de s'avancer pour qu'ils pussent entrevoir la personne qui était toujours allongée par terre. Narcissa ne put retenir une exclamation de surprise en reconnaissant le cardigan gris de l'infirmière du collège mais celle-ci fut heureusement couverte par la voix du professeur McGonagall :
- Ne vous inquiétez pas Poppy, les secours seront là d'ici quelques minutes.
Voilà, j'espère que ça vous a plu. Merci de laisser une petite review.
La suite dans deux ou trois semaines, tout dépends de comment je vais réussir à gérer ça, d'ici là croisons les doigts.
