Pour l'amour d'un parrain

Disclaimer : L'origine de cette histoire vient de l'imagination de JK Rowling, les personnages et les lieux lui appartiennent. Je ne gagne rien en écrivant cette histoire à part beaucoup de plaisir.

Hey !! Olala aujourd'hui chuis en forme, deux chapitres pour le prix d'un !! Ok ils sont petits, mais moi jles aime bien dc ... Bonne lecture, pi jvous mets mon pti blabla a lma fin du chap 15. Et maintenan , tada !! Le ...

Chapitre 14A :

Un sifflement retentit. Hermione sentit son siège se mouvoir sous elle. Le Poudlard Express était en route. Levant les yeux vers la fenêtre, elle observa le paysage familier s'éloigner, se brouiller sous l'effet de l'accélération. L'année touchait à sa fin. Elle ne savait pas ce qu'elle allait faire, ce qui allait se passer. Son avenir proche était obscurci par un grand point d'interrogation. Tournant la tête, elle observa le compartiment. Lily, Pauline, assises en face. Elles lisaient sorcière hebdo, se moquant de toutes les idioties que colportaient ce genre de magazines. A côté, Peter, plongé dans un livre. Il était si calme. Comment penser qu'il les trahirait tous ? Comment penser qu'il deviendrait un monstre ? Pour l'heure, il n'était qu'un adolescent inoffensif et insignifiant. Soupirant, elle tourna un peu plus son regard. Remus contemplait Pauline. Une lueur de mélancolie animait ses yeux. A côté, James, railleur, comme à son habitude. Selon lui Sirius avait l'air bien fatigué. Ce dernier se défendait tant bien que mal. Et dire qu'elle devrait tous les quitter ! Maintenant ils étaient ses amis. Qu'allait-elle faire ? Qu'allait-elle devenir une fois qu'ils seraient tous partis et qu'elle se retrouverait seule dans la gare bondée ?

« - Humm.

Remus s'éclaircit la gorge. Hermione sortit de ses pensées.

- Lily, continua-t-il, je crois qu'il faut qu'on aille dans le wagon des préfets, tu sais, ils doivent nous donner des instructions pour la rentrée.

- Ah oui, c'est vrai »

Elle se leva. Remus ouvrit la porte du compartiment et sortit. Lily le suivit. La porte du compartiment se referma dans un bruit sourd.

Hermione posa sa tête sur l'épaule de Sirius, aspirant son odeur, touchant sa main, elle voulait profiter de lui au maximum. Elle voulait pouvoir se rappeler la moindre parcelle de son être, pouvoir se le représenter, plus tard, lorsqu'elle serait séparée de lui. Et fermant les yeux, elle sombra dans le demi-sommeil comateux caractéristique des voyages.

OOoOoOo

« - Hermione, chuchota Sirius.

- Humm.

Hermione tourna la tête.

- Hermione, insista-t-il.

Celle-ci ouvrit péniblement les yeux.

- Huuuuuuuuuum quoii ?

- On arrive.

Hermione leva les bras pour s'étirer, la gare se rapprochait, le train ralentissait. Tout autour d'elle le fourmillement d'activités était intense. A qui rangeait ses magazines, à qui finissait ses bonbons, à qui n'arrivait pas à fermer son sac, à qui avait perdu son rat. Bref, l'arrivée était imminente. Hermione se leva dans un soupir alors que le train s'arrêtait sur le quai 9 ¾ de la gare de King's Cross. Le sol tremblait de tous les pas pressés qui le parcouraient afin d'atteindre au plus vite les portes des vacances. Hermione attrapa sa valise et suivit ses amis. Ils se retrouvèrent rapidement sur le quai.

Le moment décisif. Hermione ne voulait pas pleurer bien qu'elle sente sa gorge se serrer. Elle colla deux baisers sur les joues de Pauline, la boule de tristesse écorchant sa gorge, serra dans ses bras Lily, les yeux brillants, posa ses lèvres sur les joues de James, puis de Remus, son cœur menaçant de déborder.

Enfin, elle saisit fort la main de Sirius, se promettant de ne pas pleurer lorsque viendrait le moment de lui dire au revoir. Le petit groupe se dirigea vers la barrière magique. Lily disparut, puis James, Pauline, Remus.

-On y va ensemble ? demanda Sirius ?

Hermione acquiesça, le cœur noué. Ils traversèrent alors le mur, se retrouvant dans le monde moldu. Les autres furent emportés par la foule. Peu importe, elle ne voulait pas faire durer les adieux, elle savait qu'elle ne les reverrait plus jamais. Se tournant vers la raison de son voyage temporel, elle battit des paupières, échappant une larme, brisant la promesse qu'elle s'était jurée de respecter. Il posa la main sur sa joue, écrasant la fautive, traçant un chemin humide jusqu'au bord de sa bouche.

Il la prit dans ses bras, la serra fort, l'embrassa, peu importaient les gens autour. Ils étaient seuls. Juste eux deux, enfermés dans leur bulle. Elle respira son odeur, goûta la douceur de ses lèvres, entendit le tremblement dans sa voix quand il lui dit qu'elle allait lui manquer. Ne manquant pas d'ajouter que dans deux mois, ils se reverraient. Son cœur protesta, battant si fort qu'il lui faisait mal. Elle ne put que mentir, elle ne put que lui donner raison, même si tout au fond d 'elle-même, elle sentait que cet instant était le dernier qu'ils partageaient. S'arrachant à sa douce étreinte, brisant le contact entre leurs lèvres, elle sourit, pour lui murmurer du plus profond de son âme qu'elle l'aimait et ne pourrait jamais l'oublier. Elle vit un doute au fond du regard bleu nuit, une sorte d'hésitation, vite chassée.

- Je t'aime aussi, chuchota-t-il.

- Il faut que je parte maintenant, dit Hermione à contrecœur.

- Ah.

- Tu me jures que tu ne m'oublieras jamais ?

Tristesse au fond des yeux océan.

- Je te le jure.

- Bon, je vais y aller, d'accord ?

Hochement de tête.

- Tu ne te retournes pas, d'accord ?

- D'accord. »

Dernier baiser, dernier regard. Elle s'éloigna, lui tournant le dos.

Elle ne se retourna qu'une seule fois. Il n'avait pas bougé. Il restait là, immobile dans la foule hystérique, la sentant s'éloigner. Elle reprit sa route, laissant sa tristesse éclater. Les larmes chaudes lui semblaient être du sang coulant de la blessure la plus profonde. Elles tombaient, une à une, aussi lentes que douloureuses, sur le sol sec.

Il ne se retourna qu'une seule fois, pensant la voir s'éloigner. Elle avait disparu.