Chapitre XIV

Merci aux revieweuses :

georgette2006, Elayna Black, lily forever, Elise, oO Spider Clemti oO, lilichoco, bestline29, Ortence, nelfette, katia, Catherine Broke, Phofie, l'-Luna-'l, fan2haru, schizogirl, loudee, typex, Aulandra17, Gwelle, Kelindra, Miss Prongsy, Lollie Lovegood, Yumiie, messalyn, Siam-chan, dede111 et Tenâan.

Et bé ! 26 reviews pour ce chapitre ! Je n'en reviens pas ! C'est un record ! Merci du fond du cœur !

Merci aussi à Whizzbee, ma bêta !

Et aussi, merci de... votre patience ! Deux mois sans de nouveaux chapitres, je pense que certaines ont du avoir des envies de meurtres à mon égard. Je m'en excuse, je suis vraiment, vraiment, vraiment désolée, mais j'ai l'impression que j'ai de moins en moins de temps pour mes fanfics...

En outre à cause de mon boulot, que je ne supporte PLUS ! Enfin, c'est surtout l'hystérique qui me sert de patronne que je ne supporte plus... --

Mais je ne m'étale pas sur mes problèmes, vous devez sûrement avoir hâte de commencer la lecture, alors soit...

Bonne Lecture !

Chapitre XIV

Il y a des jours où l'on devrait rester couché

La semaine se passa sans aucun autre incident majeur. Bronzage, piscine, leçons de transplanage, match de Quidditch. Les vacances quoi !

J'avais pardonné à Jo. Je n'aimai pas faire la gueule bien longtemps, sauf cas exceptionnels. Et malgré tout, je m'étais fait une raison… Sirius avait vu ma poitrine. Voilà. Il n'y avait pas eu mort d'homme. Et en plus, comme me l'avait fait comprendre ma meilleure amie, j'étais quand même fière. Fière qu'il la trouve très jolie. Bon, c'était peut-être puéril, je vous l'accorde, mais ayant un complexe, je peux vous assurer que son avis m'avait littéralement e.n.c.h.a.n.t.é.e !

Toutefois, malgré ces bonnes résolutions, mes rapports avec Sirius étaient, disons… assez conventionnels. Peut-être parce qu'on avait pas reparlé de l'incident. Mais voilà. Il y avait comme une sorte de malaise entre nous. Et le fait que son regard louchait imperceptiblement vers ma poitrine dès que je me trouvais dans la même pièce que lui (ce qui arrivait assez souvent) n'aidait pas pour rétablir la situation.

De plus, je venais d'apprendre que Remus ne serait pas là pour passer la semaine chez moi. Devinez pourquoi ? Indices : c'est rond, c'est plein et ça brille en pleine nuit. Bingo ! La pleine lune ! Rien que d'y penser, j'avais mal pour lui. Et je ne savais pas si je devais attendre qu'il me le dise, ou si je devais lui avouer que j'étais au courant depuis maintenant six mois…

Sa valise faite, il se tenait devant nous, regroupés autour de la cheminée, prêt à partir pour soi-disant rejoindre sa mère, soi-disant malade et clouée au lit.

"Bon, alors… On se dit à plus tard ! Nous dit-il. On se reverra sûrement aux entraînements de transplanage !

- Embrasse ta mère pour nous, lui dit Jo.

- Pas de problèmes… Souffla-t-il. Et les garçons, soyez gentils avec les parents de Lissy !

- Bien sûr ! S'exclama James en haussant les épaules. Comme si on ne savait pas se tenir !"

Remus esquissa un sourire et nous dit au revoir. Quand ce fut mon tour, je l'étreignis avec force, sentant une boule grossir au fond de ma gorge.

"Bon, allez, j'y vais ! A plus !"

Il rentra dans la cheminée, et disparut dans une grande gerbe de flammes vertes. Alors que mes yeux commençaient à me piquer dangereusement, je bredouillai que j'avais encore des affaires à ranger et montai dans ma chambre. Sitôt arrivée, j'éclatai en sanglots. C'était injuste. Personne ne méritait ça. Surtout pas Remus ! Et de savoir qu'il serait seul, en plus… Pourquoi ? Pourquoi lui ? Je ne connaissais personne d'aussi calme, gentil, dévoué ! S'il y avait bien quelqu'un sur terre qui méritait d'avoir une vie normale, c'était bien lui ! J'aurai tant voulu l'aider, faire quelque chose… Mais il n'y avait rien à faire… Et ça me mettait hors de moi.

Alors que j'essayai en vain de calmer mes larmes, j'entendis la porte s'ouvrir. Je passai en catastrophe mes mains sur mon visage, faisant mine de terminer ma valise.

"C'est moi, ne t'inquiète pas, dit la voix de Sirius."

Je me retournai… avant de me jeter dans ses bras en pleurant de plus belle.

"Ce n'est pas juste… Il ne mérite pas ça… Ce n'est pas juste… Parvins-je à souffler entre deux sanglots."

Je sentis ses bras se resserrer autour de moi. Son étreinte me fit du bien. Je n'étais pas seule. Doucement, je relevai mon visage vers lui. Il esquissa un léger sourire. Je me dégageai et essuyai mes joues humides.

"Tu devrais lui dire que tu le sais, dit-il. Ca ne pourra que lui faire plaisir de voir que tu n'es pas effrayée.

- Je sais. Et j'y pense de plus en plus. Et il faudrait que je dise à James et Peter que je sais que vous êtes des Animagi.

- Oui, ça serait bien aussi. Même si ça ne me dérange pas de garder ce secret avec toi."

Je souris.

"Ca fait du bien de te reparler normalement, dit-il alors."

Mon sourire s'effaça. A oui, c'est vrai, l'épisode « j'enlève le haut » m'avait échappée l'espace d'un instant. Je me retournai d'un air gêné vers mes valises et continuai de ranger mes affaires. Faites qu'il s'en aille, faites qu'il s'en aille, faites qu'il s'en aille…

"Lissy, je crois qu'on devrait avoir une petite conversation au sujet de… de ce qui s'est passé la semaine dernière."

Raté. Il restait.

"Je ne crois pas que ce soit la meilleure des idées, répliquai-je en faisant léviter mes pantalons jusque dans ma valise.

- Et bien moi si ! On ne se parle quasiment plus ! On dirait que tu me fuis !

- Oui, je te fuis, parce qu'à chaque fois que l'on est dans la même pièce, ton regard oblique inéluctablement vers ma poitrine !

- Je suis désole. Mais… Depuis la semaine dernière, enfin, cette image me…

- Tais-toi ! Le coupai-je. Tu peux comprendre que je sois quelque peu gênée, non ?

- Non, je ne comprends pas, car tu reparles à Jo, alors que c'est elle à qui tu devrais faire la gueule ! Moi, je n'ai rien fais !

- Si ! Tu as regardé !"

Soudain, il me tourna vers lui, et me fit asseoir sur le lit sans ménagement avant de s'agenouiller devant moi.

"Oui, j'ai regardé, et alors ? Ca s'est passé tellement vite, je ne pouvais pas faire autrement. J'en ai marre. Marre que tu me fasses la gueule pour ça. Et je ne supporte pas de ne pas te parler."

Je le regardai sans rien dire, son regard d'acier planté dans le mien.

"Lissy, je n'y suis pour rien si Jo a fait ça, continua-t-il. Je comprends tout à fait que tu sois gênée, mais moi, je n'ai rien fait. Maintenant, si tu as remarqué que mes yeux louchaient vers ta poitrine, j'en suis vraiment désolé. Excuse-moi.

- Tu pourrais faire un effort, quand même.

- Oui, pourquoi pas… Mais honnêtement, ça m'a vraiment surpris de voir ta poitrine ! Pour tout te dire, je crois que ça m'a causé une grave persistance rétinienne ! Ajouta-t-il avec un léger sourire."

Tout d'un coup, j'éclatai de rire.

"Une grave persistance rétinienne ! Sirius, non mais qu'est-ce que tu ne vas pas inventer ! Une persistance rétinienne sur ça ! Fis-je en pointant ma poitrine du doigt."

Je continuai de rire. Je crois que j'en avais besoin. Lui me regardait, un large sourire sur le visage.

"Bon, tu me promets que tu me reparleras ? Demanda-t-il.

- Mais je te parlais ! D'accord, c'était un peu distant, mais je ne te faisais pas la gueule. Il faut juste que… que j'arrête d'être gênée.

- Lissy, tu sais, tu n'as pas à être gênée. Franchement, je ne vois pas ce que tu trouves de désastreux chez ta poitrine. Elle est très bien."

J'esquissai un sourire crispé. Je vous assure, Sirius qui vous dit que vous avez une belle poitrine, c'est quelque chose d'assez étrange…

"Merci, c'est très gentil de ta part, soufflai-je.

- Je le pense vraiment.

- Ca me touche d'autant plus que tu es un connaisseur, lançai-je d'un air entendu.

- Ca y est, c'est reparti, fit-il en se prenant la tête dans les mains. A t'entendre, on croirait que j'ai vu passer toutes les filles de Poudlard devant mes yeux !

- Ce n'est pas le cas ? M'exclamai-je avec une fausse stupéfaction.

- Au risque de te décevoir, non, rétorqua-t-il d'un ton sérieux.

- Sirius, je te faisais marcher, soupirai-je en lui ébouriffant les cheveux. Maintenant, si tu pouvais me laisser terminer ma valise, il va falloir qu'on y aille ! Ajoutai-je en me levant."

Il se leva à son tour et se dirigea vers la porte. Soudain, il se retourna vers moi :

"Lissy, tu sais, arrête d'être complexée. Tu es belle, et le pire, c'est que tu ne te rends pas compte à quel point. Franchement, quand je t'ai vu en maillot, je suis resté scotché."

Il me planta un sourire charmeur, et me laissa dans ma chambre, seule, le cœur battant à tout rompre.

Dix minutes plus tard, nous étions tous dans le salon, autour d'une vieille veste de James. Veste qui faisait office de Portoloin, car, sachant que mes parents étaient moldus, nous ne pouvions pas arriver par le réseau de cheminée. Ensuite, le Magicobus avaient remporté un maigre suffrage parmi mes amis (le teint de Jo avait d'ailleurs viré au vert dès que James en avait fait la maigre allusion). Et puis, nous n'avions pas encore notre permis de transplanage, et prendre les balais en plein jour n'était pas la meilleure des idées…

"Quand même, dis-je en empoignant ma valise, j'aurai bien aimé prendre le Magicobus !

- Tu ne manques rien, je t'assure, lança Jo avec une grimace. A part, bien sûr, si tu comptais régurgiter ton petit-déjeuner…

- Charmant, soufflai-je.

- Allez, on y va, départ dans dix secondes ! Annonça James."

Nous agrippâmes la veste et attendîmes.

"Huit… Murmura James, un œil fixé sur sa montre. Sept… Six… Cinq… Quatre… Trois… Deux… Un…"

Aussitôt, je reconnu l'impression bizarre d'être tirée en avant par le nombril, alors que mes pieds avaient quitté le sol. Pendant quelques instants, nous filâmes droit devant, dans un tourbillon de couleurs. Et soudain, « BAM » ! Mes pieds heurtèrent le sol et je faillis m'écrouler contre terre. Je me redressai en passant la main dans mes cheveux, alors qu'une voix familière retentissait :

"Ah ! Vous voilà ! Pile à l'heure !"

Je me retournai. Ma mère était entrée dans le salon et venait vers nous. Les garçons la saluèrent en lui faisant un baise-main.

"Ne commencez pas à faire du gringue à ma mère ! Me moquai-je.

- Ah la la, continua Jo en posant un bras sur mon épaule, ces adolescents mâles… De vraies barriques de testostérones !

- Ce ne sont que des bonnes manières, rétorqua James avec un air sûr de lui.

- En fait, vous êtes jalouses ! Continua Sirius.

- Mais bien sûr, on lui dira ! Fis-je en riant, avant de me tourner vers ma mère et de l'étreindre. Maman, je te présente donc James Potter et Sirius Black. Messieurs, voici ma mère, Camille Rogers.

- Enchantée, salua ma mère. J'ai préparé leurs chambres, tu te charges de leur faire visiter la maison ?

- Ok, pas de problème ! Suivez-moi, les garçons !"

Nous montâmes à l'étage, et je leur montrai la salle de bain, et leurs chambres respectives.

"C'est chouette ! Lança James en balançant sans délicatesse sa valise sur son lit. Elle est cool ta maison ! Ca change de chez moi !

- Je veux bien te croire, dis-je en repensant à son gigantesque manoir.

- Oui, parce que vous saviez que la p'tite Lissy avait peur que l'on se moque d'elle en venant ici ? Fit alors Sirius en me prenant par l'épaule.

- Tiens, vous vous reparlez ? Lança Jo sans tenir compte de ce qu'il venait de dire.

- C'est de ta faute si on était en froid, lui rétorqua Sirius. Alors tu devrais être contente !

- Je me suis déjà excusée une bonne vingtaine de fois ! Souffla Jo. Et oui, je suis contente, je préfère vous voir comme ça !

- Pas moi, intervint James.

- Oh non, pitié, toi, ne commence pas ! M'exclamai-je en même temps que Jo et Sirius, avant de nous mettre tous les trois à rire sous le regard boudeur de James."

Le soir, nous dînâmes avec mes parents. Et mon père se montra littéralement passionné par l'histoire de notre lien avec la famille Potter. James, d'ailleurs, avait tout prévu, car il sortit le petit cadre de Liliane Potter de sa poche. Gênée, j'écoutai les exclamations émerveillées de mon historien de père.

Le lundi, nous nous rendîmes ensemble à notre cours de transplanage. Nous avions tous beaucoup progressé, et la salle où nous étions se trouvait être magique, représentant un décor d'extérieur, avec des maisons, des boutiques, où nous devions transplaner.

A la fin du cours, je vis Tycross s'avancer vers nous quatre.

"Je voulais vous féliciter pour vos progrès, nous dit-il avec un grand sourire. Et j'aurais également une proposition à vous faire : il y a un examen de passage du permis la semaine prochaine, et si vous voulez vous pouvez vous y inscrire.

- Déjà ? M'exclamai-je, déjà paniquée à la simple énonciation du mot « examen ».

- Vu votre niveau, je n'y vois aucun problème. Alors, je vous inscris ou pas ?

- Pas de problèmes pour moi, dit Sirius avec entrain.

- Moi, je voudrais bien, mais je ne suis pas là la semaine prochaine, dit Jo."

Evidemment, elle allait enfin revoir son Richard d'amooouuur…!

"Heu… Je vais peut-être attendre un peu, dit James avec une grimace. J'ai encore laissé trois doigts derrière moi, alors…"

Oui, il pouvait aussi dire qu'il n'aimait pas vraiment transplaner et qu'il préférait de loin les balais ! Comme je le comprenais…

"Et vous, miss Rogers ? Me demanda Tycross avec un regard plein d'espoir.

- Oh… Heu… Je…

- Tu ne vas pas me laisser tomber ! S'exclama Sirius. Allez, viens, on se soutiendra mutuellement ! Et puis tu es la première de notre groupe à avoir transplané, alors tu n'as aucune excuse !

- Et celle d'être terrifiée par les examens, ça compte ? Marmonnai-je.

- Oh ! S'il te plaît, ma belle. Fais-le pour moi, fit-il en prenant son air de chien battu."

D'accord. Vous le savez déjà, j'ai de plus en plus de mal à résister quand il fait cette tête-là… Il faut toujours qu'il la sorte au bon moment aussi ! Il planta son regard dans le mien et haussa les sourcils d'un air encourageant. Pourquoi fallait-il donc qu'il soit aussi… beau ! Ca commençait vraiment à m'énerver !

"Miss Rogers, dois-je prendre votre inscription ?

- Heu… Bon… D'a… D'accord !

- Yes ! S'exclama Sirius. Merci de ne pas me laisser seul !

- Mais qu'est-ce que j'ai fait… Marmonnai-je en me prenant la tête dans les mains, regardant Tycross s'éloigner avec un air ravi.

- Mais non, ça va aller, me dit Jo alors que nous sortions de la salle d'essai."

Tu parles ! Pauvre folle que je suis ! J'aurais dû dire non !

Retournée chez moi, je m'affalai dans le fauteuil du salon, la mine de plus en plus déconfite. Soudain, je sentis deux mains se poser sur mes épaules :

"Allez, ma belle, ce n'est que la semaine prochaine !"

Je regardai Sirius venir s'asseoir sur la petite table, devant moi.

"C'est de ta faute, lui lançai-je avec un regard noir.

- Je peux savoir pourquoi ?

- Tu as utilisé ta technique de la mimique du toutou ! C'est déloyal !

- Ce n'est pas de ma faute si ça te fait de l'effet, rétorqua-t-il avec un sourire séducteur.

- Je te déteste, Sirius Black !

- Tu le ne penses pas.

- Si !

- Non.

- Si !"

Il me regarda avec un air faussement boudeur.

"C'est vrai, tu me détestes vraiment ?

- Je n'aime PAS les examens !

- Réponds à ma question.

- Sirius… Tu n'es qu'un gamin. Je ne te déteste pas, je suis juste énervée. Tu le sais pourtant que je suis morte de peur dès qu'il y a un test ou un examen."

Il esquissa un sourire et prit doucement ma tête dans ses mains, amenant par la même occasion son visage à quelques centimètres du mien. J'eus alors la fugace impression que, encore une fois, mon cerveau avait fermé toutes les écoutilles à ma raison, en lui mettant sous le nez une pancarte « revenez plus tard » !

"Tu es douée, alors il n'y a aucune raison pour que tu ne réussisses pas cet examen, me dit-il. Et arrête de partir défaitiste, d'accord ?"

J'hochai la tête.

"Même si, entre nous, j'aime bien te consoler… Ajouta-t-il dans un souffle."

Franchement, je me demandais à quoi est-ce qu'il jouait ? On était amis ! A quoi cela allait-il nous amener de flirter de la sorte ?

J'essayai vainement de rétablir mes connections neuronales à coup de : « Hé ho, c'est Sirius Black ! », quand soudain, des pas se firent entendre et ma mère entra dans le salon. Nous nous écartâmes vivement l'un de l'autre. Si ma mère fut surprise de nous voir ainsi, elle n'en montra aucun signe extérieur.

"Je vous cherchais ! Un hibou est arrivé par la fenêtre, dit-elle en nous tendant une lettre. C'est pour James."

Echangeant un regard étonné avec Sirius, nous montâmes ensuite à l'étage, ladite lettre en main, et toquâmes à la porte de mon cousin, qui nous ouvrit.

"Une lettre pour toi ! Fis-je en lui remettant l'enveloppe.

- Pour moi ? Qui peut bien m'écrire en sachant que je suis chez toi ?

- A part tes parents et Remus, je ne vois pas grand monde, répondis-je."

Avec un haussement d'épaules, il ouvrit la lettre et en sortit un parchemin, qu'il lu.

"C'est qui ? Demanda Sirius alors que James haussait les sourcils, visiblement très étonné.

- Mes parents. Première nouvelle, ils se reprennent une deuxième semaine de vacances la semaine prochaine, et deuxième nouvelle, ils veulent que je vienne avec eux. Pour, je cite : « Resserrer les liens familiaux. »

- Oh, c'est une bonne idée ! Dis-je avec un sourire. Ca va vous faire du bien de vous retrouver !

- Mais Sirius va se retrouver tout seul ! S'exclama James."

Nos deux regards se fixèrent sur l'intéressé, qui prit la parole au bout de quelques secondes de réflexion :

"Ce n'est pas grave ! Je me prendrai une chambre au Chaudron Baveur, et comme ça, ça me laissera du temps pour trouver mon chez-moi !

- Tu es sûr ?

- Mais oui ! Allez, tu vas passer des super vacances avec tes parents ! Ne les prive pas de leur fils adoré !"

James paru dubitatif l'espace d'une seconde, avant de sourire largement :

"Comme quoi, j'ai bien fait de ne pas m'inscrire pour le permis de transplanage !"

Le vendredi suivant, je me réveillai vers huit heures du matin. Inévitablement, je me mis à penser au futur examen de transplanage. Plus que six jours ! Rien que d'y penser, j'avais des sueurs froides… Malgré les encouragements toujours béats de Tycross, malgré les paroles de James, Jo, Sirius et Remus, que nous avions revu au ministère. J'en avais marre de stresser comme ça ! En plus, maintenant que j'étais réveillée… Jetant un coup d'œil à Jo, paisiblement en train de dormir, je décidai de me lever et de me rendre à la cuisine.

Sans surprise, j'y trouvai ma mère.

"Bonjour, 'man ! Dis-je en me dirigeant vers le réfrigérateur.

- Oh, bonjour ma chérie ! Déjà debout ?

- Oui, je n'arrivais pas à me rendormir. Et toi, toujours autant petite dormeuse, notai-je avec un sourire amusé.

- Je ne te le fais pas dire. Je me suis couchée à deux heures du matin, pour être réveillé à cinq… Et ton père n'a pas eu l'air d'apprécier ni le fait que j'allume la lumière pour lire le journal, ni le fait que les pages du journal, quand je les tourne, ça fait du bruit ! Et donc, j'ai dû quitter la chambre sous les onomatopées grincheuses de ta marmotte de père…"

Je ris en imaginant la scène. Scène qui se répétait quasiment tous les jours depuis que mes parents étaient ensemble, c'est-à-dire une bonne trentaine d'années…

Deux minutes plus tard, j'étais attablée devant un bol de lait chaud.

"Et dire que les garçons et Jo repartent demain, soupirai-je.

- Ca va faire vide, dit ma mère. Ce n'est pas souvent qu'on a quatre grands adolescents à la maison. Enfin, je suis contente pour toi, ces garçons sont très gentils !

- C'est parce qu'ils se sont bien tenus, sinon, ce sont des grands gamins !"

Ma mère eut un petit ricanement. Je me tartinai une biscotte.

"Et avec Remus…?"

J'haussai un sourcil. De part la question, et aussi parce qu'elle avait parlé en français. C'était un code entre nous, une manière de nous mettre dans une petite bulle.

"Avec Remus ? Répétai-je, toujours dans la langue maternelle. Il n'y a rien à dire, c'est un ami. Juste un ami.

- Alors tu as accepté le fait qu'il refuse de sortir avec toi ?

- Il faut bien, fis-je en haussant les épaules. Disons que je me suis faite à l'idée. En six mois, j'ai largement eu le temps !"

Ma mère acquiesça. Je m'étirai, et portai ensuite mon bol à mes lèvres.

"En tout cas, une chose qui est sûr, c'est que Sirius en pince pour toi !"

Je recrachai brusquement une partie de la gorgée que je venais d'aspirer, avant d'avaler l'autre de travers.

"Maman ! Réussi-je à m'exclamer entre deux quintes de toux.

- Au moins, cette nouvelle ne te laisse pas de marbre, fit-elle remarquer en venant vers la table pour essuyer les dégâts en un coup d'éponge."

J'allais répliquer, mais au moment de relever la tête, je tombai sur son visage. Et devinez quoi ? Le petit sourire que j'avais vu chez le vendeur de hiboux, chez Mme Potter et chez Jo était revenu ! Sur le visage de ma mère, en plus !

"Est-ce que vous allez arrêtez de tous sourire comme ça ! M'écriai-je alors, toujours en français, la regardant revenir vers l'évier et se tourner vers moi. C'est franchement chiant !

- C'est ce que je viens de te dire qui te met dans cet état ? Fit-elle en croisant les bras.

- Sirius n'est PAS amoureux de moi ! Au cas où tu l'aurais oublié, c'est LE plus grand coureur de TOUT Poudlard ! Il change de petite amie comme on change de chaussettes !

- Ne me dis pas que tu n'as pas remarqué les coups d'œil qu'il te lance ?

- Tu te fais des films, maman !

- Alors pourquoi étiez-vous à deux doigts de vous embrasser l'autre jour dans le salon ?"

Je lui lançai un regard outré. Ma mère n'avait donc aucune pitié pour sa fille unique ou quoi ?

"Nous n'étions PAS à deux doigts de nous embrasser, répliquai-je d'un ton buté."

Sans un mot, je reportai mon attention sur ma biscotte (miraculeusement entière après ma réaction de surprise), que je n'avais toujours pas entamée. Alors que je commençais, enfin, à manger, je vis du coin de l'œil ma mère, les bras toujours croisés, le petit sourire plus agaçant que jamais, qui me regardait.

"Bon ! D'accord ! Fis-je d'un ton raide et précipité. Il est vrai que l'on s'est beaucoup rapproché lui et moi, je ne le nie pas ! Mais… Mais c'est tout !

- Tu l'aimes ?

- Maman ! M'écriai-je encore, indignée. Mais enfin, qu'est-ce qui te prend ? Tu suis des cours pour entrer dans la police ?

- Tu es ma fille, et ton bonheur est ce qu'il y a de plus important pour moi."

Je fermai les yeux en soupirant, avec une brusque envie de retourner sous mes couvertures.

"C'est vraiment très gentil de ta part, dis-je. Mais… C'est Sirius Black !

- Et pour toi ça serait impossible qu'il soit amoureux de toi ?

- Maman, gémis-je d'un ton implorant.

- Très bien, tu veux jouer les miss-je-me-voile-la-face, c'est ton droit !"

Durant les minutes qui suivirent, nous gardâmes toutes les deux le silence. Ma mère s'affairant à ranger le lave-vaisselle. Moi à penser à ce qu'elle venait de me dire. Sirius, amoureux. De moi, qui plus est. Rien que de faire défiler cette phrase dans ma tête, ça me paraissait énorme. Sirius, amoureux, c'était déjà un scoop à la limite du concevable. Et de moi, alors là, ça dépassait carrément l'entendement !

Mais ma mère pouvait-elle avoir raison ? Non, impossible !

Pourtant, ses sourires, ses gestes…? Rien que les marques d'une grande amitié !

Et les fois où l'on a failli s'embrasser ? Une stupide erreur, un malentendu, Sirius est un coureur !

Finalement, je n'aurais peut-être pas dû me lever ce matin… Cette affirmation ce confirma quand :

"Tiens ! Sirius ! Bien dormi ? Lança la voix de ma mère."

Je relevai la tête de mon bol et vit Black entrer dans la cuisine en s'étirant.

"Bonjour, nous dit-il. Oui, ça va, bien dormi ! Tu es la première debout ? Demanda-t-il en se tournant vers moi.

- Oui, répondis-je en essayant d'afficher un sourire de façade."

Discrètement, je le regardai se prendre un bol de lait, le faire chauffer, et venir s'asseoir près de moi. Il dut sentir mon regard, car il se tourna vers moi, les sourcils levés :

"Ca va ?

- Heu… Oui ! Bien sûr ! C'est juste que le matin… Tu me connais !

- Tu es quand même debout depuis une bonne demi-heure, lança alors ma mère avec son petit sourire.

- Oui, mais ça dépend des jours ! Et aujourd'hui, j'ai du mal à sortir de mon brouillard ! Répliquai-je."

Je n'arrivai pas à y croire ! Même ma mère semblait contre moi !

Le silence retomba, seulement troublé par le bruit de la vaisselle que rangeait ma mère. Bon, j'avais fini de manger, ouf ! J'allais enfin pouvoir retrouver ma chambre ! Mais au moment où je finissais mon bol de lait, prête à bondir hors de la cuisine, ma mère se retourna vers moi :

"Ah au fait, j'ai oublié de t'en parler, mais ma sœur a téléphoné hier, à propos du mariage !

- Oh, et alors, tout ce passe bien ? Demandai-je.

- Oui, même si Maria est un peu nerveuse… Mais son appel te concernait. Comme tu le sais, en général, dans les mariages, on met les célibataires avec les célibataires.

- Heu, oui… Fis-je en fronçant les sourcils, appréhendant ce qui allait suivre.

- Ils ont décidé de te mettre avec Jean-François."

J'ouvris des yeux effrayés. C'était la matinée des annonces merdiques à deux noises !

"Oh non ! Fis-je d'un air implorant en me prenant la tête dans les mains. Non ! Pas lui ! Par pitié ! Qu'ils me mettent avec le calmar géant de Poudlard, mais pas lui !

- C'est qui ? Demanda alors Sirius.

- Jean-François, le frère du marié. Il est fou de Lyssandra depuis la première fois qu'ils se sont rencontrés, il y a trois ans, expliqua ma mère.

- C'est une horreur ! Me lamentai-je.

- Tu exagères, souffla-t-elle, visiblement très amusée par ma réaction. Il est plutôt beau garçon.

- Oh oui, bien sûr ! Mis à part le fait que c'est un pot de colle ambulant, qu'il risque de ne pas me quitter de toute la journée en essayant de m'embrasser toutes les minutes, et en me traitant comme sa chose ! Ah oui, vraiment, mis à part ces petits détails, il est beau garçon !

- Il restera toute la semaine, révéla encore ma mère.

- Ah non ! M'exclamai-je. Non, non et non ! Je refuse ! Une semaine entière avec lui ! Je comptais aller à un mariage, à une fête, PAS à un supplice !

- Tu as tort, je suis sûre que vous irez bien ensemble, continua ma mère."

Je la regardai comme si elle était devenue folle. Assurément, elle l'était !

"Autant j'adore Patrick –le futur marié-, expliquai-je pour Sirius, autant que Jean-François, c'est une plaie ! Je… je refuse d'y aller ! Finis-je par lancer."

Sur ce, je me levai pour laver mon bol, la démarche raide.

"Tu n'irais pas au mariage de ta cousine et marraine parce que Jean-François est ton cavalier ?

- Je t'ai dit que ce ne serait pas un mariage dans ce cas ! Et Maria comprendra, elle sait très bien

comment il se comporte avec moi ! C'est une sangsue ce type !"

Je commençai à laver mon bol avec des gestes secs. Ma mère s'approcha de moi et me le prit des mains :

"Laisse, calme comme tu es, tu vas finir par le casser."

Puis, elle m'indiqua discrètement Sirius en formant avec ses lèvres le mot « Jaloux ». Je levai les yeux au ciel, sans pouvoir m'empêcher de jeter un œil vers lui : il touillait machinalement son bol de céréales, semblant réfléchir avec insistance, ses yeux fixant d'un œil noir un point invisible. Bah… Il devait être mal réveillé !

"Bon, et bien moi, je remonte me coucher ! Dis-je. Peut-être que je vais réaliser que tout ça n'était qu'un cauchemar, et que je ne vais pas être donnée en pâture à un pot de colle géant le week-end prochain !"

Mêlant le geste à la parole, je me dirigeai vers la sortie avec espoir, pour noyer mon malheur dans mes couvertures. Seulement, je n'avais pas prévu le coup qu'allait me faire ma mère…

"Oh ! Je viens d'avoir une idée ! S'exclama-t-elle soudain, me stoppant net dans mon élan.

- Quelle idée ? Demandai-je en me retournant, l'air suspicieuse.

- L'idée qui te fera éviter d'avoir Jean-François comme cavalier !"

D'accord. Bon point pour ma mère. Bon point, que dis-je, excellent point !

"Tu aurais ça ? Tu aurais l'idée merveilleuse de m'éviter cette torture ?

- Oui ! Répondit-elle. Sirius, fit-elle en se tournant vers lui, tu vas bien être tout seul la semaine prochaine avec le départ de James ?

- Oui, acquiesça-t-il, les sourcils froncés, visiblement intrigué.

- Que dirais-tu de venir avec nous ? Ca t'évitera de rester tout seul ! Et comme ça, tu pourras être le cavalier de Lissy !"

C'était comme si un marteau géant venait brusquement de s'abattre sur ma pauvre tête.

"Quoi ? Non, maman, voyons ! Fis-je en faisant semblant de rire pour cacher mon début de panique. Sirius ne connaîtra personne, ça serait vraiment très…

- Non, m'interrompit alors Sirius.

- Tiens, tu vois, il a dit non ! Soulignai-je.

- Lissy, je n'ai pas dit non dans le sens « non, je ne veux pas y aller », dit-il, mais non, dans le sens « non, ça ne me pose pas de problème de ne connaître personne »."

Mon regard passa de ma mère à Sirius en un clin d'œil. J'allais ouvrir la bouche, mais il fut plus rapide que moi :

"Je serais vraiment ravi de venir.

- Très bien ! C'est décidé ! Fit ma mère. Je vais téléphoner à ma sœur pour lui dire que finalement, tu as un cavalier."

Bon. On se calme. Tout va bien. Ce n'est qu'un cauchemar. Un simple cauchemar. Et là, je vais me réveiller. Et je vais enfin reprendre le contrôle de la vie réelle. Je vais me révei…

"Oh, mais j'y pense ! S'exclama encore ma mère en faisant demi-tour. Pourquoi ne restes-tu pas la semaine à la maison avec nous, Sirius ! Tu n'auras pas besoin de dépenser de l'argent en te louant une chambre sur le Chemin de Traverse !"

Le marteau refit son apparition, me donnant cette fois-ci l'impression de m'enfoncer dans le sol de la cuisine.

"Je ne voudrais pas déranger, dit-il.

- Mais non, et puis je suis sûre que Lissy est ravie. N'est-ce pas, Lissy ? Me demanda-t-elle en se tournant vers moi avec un large sourire.

- Ah… Heu… Ah… Balbutiai-je.

- Voilà qui est réglé ! Annonça victorieusement ma mère. Bon, allez, je vais appeler ma sœur !"

Je la regardai partir vers le salon avec l'horrible impression que la situation m'avait totalement échappée depuis dix minutes, et l'espoir de me réveiller de ce cauchemar s'envola aussitôt me laissant avec un poids sur l'estomac.

"Ca ne va pas, ma belle ? Demanda alors Sirius."

Je levai mon regard vers lui et tombai inévitablement sur son corps d'athlète, sur son sourire, sur ses yeux. Ce corps d'athlète, ce sourire, ces yeux que j'allais devoir côtoyer pendant une semaine entière, mais cette fois-ci sans Jo, sans James, sans Remus, sans Peter. Autrement dit, toute seule.

Sans lui répondre, je sortis de la cuisine et montai vers ma chambre. Pourquoi ? Mais pourquoi moi, alors que je tentai désespérément depuis plusieurs semaines de ne pas tomber sous son charme ? Alors que tout le monde semblait être contre moi, même ma mère s'était pour dire ! Ah oui, ma mère ! Ma propre mère !

Je rentrai dans ma chambre et rentrai dans mon lit, m'enroulant dans mes couvertures et réveillant Jo par la même occasion. Celle-ci se tourna vers moi en s'étirant et en baillant.

"Salut ! Me lança-t-elle, avant de remarquer ma tête des mauvais jours. Qu'est-ce qui se passe ?

- Je n'aurais jamais dû me lever ce matin, maugréai-je.

- Oh, allez, raconte à Tata Jo !"

Je la regardai s'asseoir, prête à l'écoute. Alors, je lui fis un récit de ce que venait de se passer dans la cuisine.

"Whao, te retrouver avec Jean-François au mariage, la galère !

- Je ne te le fais pas dire…

- Alors pourquoi tu es énervée que Sirius puisse venir avec vous ? Entre lui et Jean-François, il n'y a aucune comparaison à faire !"

Oui, c'est vrai que je ne lui avais toujours pas parlé de mon… de ma… du truc qui se passait avec Sirius. Et je ne lui en parlerai pas. Je n'ai pas de problème avec ça. Non. Aucun problème. Donc, trouver une excuse bidon pour ne pas parler de ce petit problème, qui, je le rappelle, n'en est pas un.

"Lissy ! Fit-elle en passant sa main devant mes yeux. Je t'ai posée une question…

- Oui, oui… Et bien je suis énervée, parce que… parce qu'ils l'ont décidé comme ça ! Ca c'est fait en cinq minutes !

- Et alors ? C'est mieux que de tergiverser pendant dix ans, objecta sagement ma meilleure amie.

- Peut-être ! Mais… Mais… Et James ? Hein, tu penses à James ? Il va nous piquer la crise du siècle quand il va savoir que Sirius va rester toute la semaine avec nous ! Avec moi, toute seule !

- Lissy, c'est bien toi qui l'engueules à chaque fois qu'il joue au cousin hyper-protecteur. Alors je ne vois pas pourquoi tu me sors cette excuse. A moins que… Commença-t-elle en faisant mine de réfléchir.

- A moins que quoi ?

- A moins que tu cherches des excuses bidons pour me cacher, ou te cacher, ou les deux, quelque chose d'important… Dit-elle enfin en agrémentant la fin de sa réponse d'un regard inquisiteur.

- Jo, voyons, qu'est-ce que tu vas chercher ! Répliquai-je d'un ton le plus neutre possible. Je suis juste surprise, c'est tout !

- Si tu le dis… Marmonna-t-elle avec un air déçu. Donc, en résumé, tu es juste catastrophée de ta matinée parce que tu as failli aller au mariage avec Jean-François, et que finalement tu y vas avec Sirius ? Résuma-t-elle."

Ok, c'est sûr que vu comme ça, mon attitude semblait vraiment ridicule... Mais bien sûr, je ne lui avais pas parlé de la fameuse phrase de ma mère : « En tout cas, une chose qui est sûr, c'est que Sirius en pince pour toi ! » et du mini-débat qui avait suivi. Elle n'avait pas besoin de le savoir, c'était tellement inconcevable !

"Heu… En gros, oui, répondis-je.

- Ok ! S'exclama-t-elle. Alors pas besoin de te mettre dans des états pareils ! Tu vas t'éclater, tu vas voir ! Bon, moi, je vais déjeuner, je meurs de faim !"

Et sur ce, elle me planta une tape amicale sur l'épaule avant de se lever et de quitter la chambre.

Bilan de la matinée : nul. Et la semaine à venir ne m'inspirait pas non plus. J'allais être avec Sirius. Seuls. Tous les deux.

Je n'aurais vraiment pas dû me lever ce matin.

A suivre…

Oui, oui... Je sais... Vous allez encore dire que je ne suis qu'une horrible auteur sadique qui fait tout pour vous faire tourner en bourrique... Vous savez quoi ? Vous avez parfaitement raison ! HAHAHAHAHAHAAAAA !

Bises à vous toutes et tous !

Titre du prochain chapitre : « J'ai un problème, je crois bien que je… »