Tout était si flou, lent et, peut importe l'intensité lumineuse, tout me brûlait horriblement les yeux. Le moindre son, la moindre odeur... tout était si fort que je tentai de me dégageai de toutes mes forces, mais des choses m'en empêchaient et, après que quelque chose m'aie enserré le crâne, je sentis une odeur épouvantable qui me fis tourner la tête et me replongea dans le noir.

Plus tard, j'entendis des 'Bips' réguliers et sonores sur ma gauche ainsi qu'une respiration comme confinée... Comme lorsque Jack m'avait effleuré le bras, je sentais quelque chose de froid couler sous ma peau et emplir mes veines... mais je ne pouvais toujours pas bouger.

Soudain, je sentis mon œil gauche s'ouvrir et, après s'être habitué à la luminosité environnante, il parcouru la salle de font en comble blanche, dépouillée avec du carrelage au sol et une potence, je compris bientôt que j'étais dans une chambre d'hôpital... mais pourquoi ?

À ce moment, j'entendis une sonnerie stridente et insupportable qui se mis soudainement à résonné dans la pièce. Un peu plus tard, j'entendis que l'on ouvrait la porte, et une infirmière entra dans mon champ de vision. Changeant le sachet d'eau qui pendait à la potence et traversait un tuyau jusqu'à moi, elle ne me remarqua pas. Alors, réunissant toutes mes forces, je tirai mon bras gauche d'un coup sec et fis tomber le sac de ses mains fluettes. Dans un hoquet de surprise, elle regarda le liquide se rependre sur le sol puis moi et, ouvrant des yeux abrutis, elle détalla dans le couloir en quatrième vitesse... pas étonnant que des gens meurent ici...

Plus tard, une flopée de personnes plus bruyantes les unes que les autres entrèrent dans la petite chambre et se mirent à jacqueter entre eux. N'en pouvant plus de leur vacarme, je serrai ma main gauche en un poing et l'abatis contre les gardes en métal m'empêchant de tomber du lit. Cette action me fis horriblement mal à la tête, mais au moins j'avais leur attention. L'un d'eux s'approcha de moi, et me mit une lumière dans l'œil puis avec peu de précaution, il passa à l'autre et força ma paupière droite à s'ouvrir. À ce moment, il sembla interloqué et se précipita au pied du lit d'où il décrocha une liste. Il la feuilleta, puis me regarda de nouveau et dit à un infirmier d'aller chercher quelqu'un.

Pas moins de trente secondes plus tard, j'entendis la voix de ma mère et la trouvais bientôt à mon chevet mais tout à coup, elle aussi sembla décontenancée... que ce passait-il avec moi ?

- « Madame, je vous ai demandé de venir car, dans aucun des descriptifs que vous nous avez fourni, il n'est question d'yeux vairons... » dit le médecin en montrant le dossier à ma mère.

- « Mais je ne comprends pas... e-elle à toujours eu les yeux c/y ! » répondit-elle inquiète.

'Les yeux vair- Vlad vous êtes là ?' demandai-je intérieurement. Personne ne répondis, mais mon bras gauche se leva sans même que je ne lui demande... il était bien là. Il devait-être réveillé avant moi... voilà pourquoi le reste de mon corps ne répondait pas ! Voyant qu'ils se concertaient encore et toujours, je décidai de voir si j'arrivai à bouger mes membres encore endormis... pendant près de dix minutes, je m'efforçai à bouger un à un toutes les parties de mon corps... et parvins même à garder mon œil droit ouvert. Soudain, la sonnerie de ma mère se mit en route et, s'excusant auprès des docteurs, elle sortit de la chambre. Je m'étais déjà redressée dans mon lit et inspectai mes blessures des bleus un peu partout, des griffures plus ou moins profondes... rien de bien alarmant mais, vu que j'étais coincée ici, c'était que quelque chose les avait alarmés. C'est à ce moment, que je vis la gigantesque empreinte de main sur mon bras... celui par lequel Jack m'avait retenu.

Oui, Béatrice... qu'est-ce... attends calmes-toi... que... quoi... Jacques est... attends...y/n aussi a subi une attaque... peut-être qu'elle sait quelque chose... on le coincera ne t'inquiète pas... et, Jacques est fort, il s'en sortira j'ai confiance...

Entendant cela, je me penchai de sorte à pousser la barre qui m'empêchait de descendre, mais au moment où j'actionnai le mécanisme, des mains se posèrent sur moi et me recouchèrent dans ce maudit lit. Je tentai alors plusieurs fois de me redresser, mais à chaque fois, une main me rabaissait. Exaspéré par cette redondance, je balayai ces dernière d'un revers de main il ne m'empêcheraient pas de savoir ce qui s'était passé. En réponse, ils tentèrent encore une fois de me recoucher mais avec plus de force. Formant un poing avec ma main gauche, j'en envoyai un à l'adresse du docteur et le fis tomber en arrière. Tous semblèrent choqués et j'en profitai pour descendre du lit mais ne bougea pas car ma mère venait de rentrer dans la pièce.

En pleur, elle s'avança vers moi rapidement et m'entoura de ses bras. Je ne répondis pas et, la prenant par les épaules, je la secouai un peu pour qu'elle m'écoute au lieu de chialer.

- « Qu'est-ce qui est arrivé à Jacques ?! » demandai-je durement.

- « Rien je t'assure.. » répondit-elle en approchant sa main de mon visage je l'éloignai de ma tête.

- « Ne me mens pas je t'ai entendu... qu'est-ce qu'il s'est passé ?! » demandai-je les dents serrées.

- « Rien... il a juste fait la fête av- »

- « NE ME MENS PAS ! » hurlai-je en lui serrant les épaules de plus en plus, mes lèvres se retroussant à chaque mot. Elle ne répondis rien. « DIS LE MOI ! » rugis-je de plus belle. Elle me regarda un moment sans rien dire, son visage totalement déconfit.

- « Il.. il a été attaqué... dans sa chambre... un peu après qu'on t'ai trouvé dans le jardin à côté de morceaux de bois et d'un manivelle ancienne... il est entre la vie et la mort... il est vraiment dans un sale état...» dit elle finalement. Je la lâchai, complètement dépitée... j'avais échoué... un autre était mort... et c'était de ma faute...

Le regard dans le vide, je sentis des larmes couler de mon œil droit... tout ça c'était de ma faute... il me fallait choisir entre les deux monde... comment avais-je pu penser que je pouvais jongler entre les deux sans causer le moindre problème... « Mais ne t'en fais pas... celui qui lui a fait ça ne s'en sortira pas si facilement... la police va s'en occuper... » dit-elle en passant sa main sur mon visage je l'enlaçai en pleur.

'Ces bras cassés n'y arriveront pas... il faut que je mette la main sur ces morceaux et retourne voir la créatrice... c'est le seul moyen' me dis-je. Soudain, deux hommes s'introduisirent dans la chambre deux policiers. Il me posèrent des tas de questions... je n'y répondis pas... de toute façon il n'avait aucune chance de la coincer.

- « Écoutez-moi jeune fille, votre ami est entre la vie et la mort et votre silence ne nous aide vraiment pas... est-ce que vous avait une idée de ce qui a pu lui arriver ? » demanda-t-il en me secouant violemment. Par réflexe, ma main gauche agrippa son cou et le serra au point de lui couper la parole. Cet incident, me valut d'être attachée à mon lit avec des lanières... et si j'avais bien entendu, il voulait également me mettre sous sédatif.

Me pensant sous contrôle, ils quittèrent la salle pour parler avec les agents et me laissèrent avec l'infirmière. Elle avait le dos tourné, alors j'en profitai pour passer ma main alors de mes liens, détacher les autres et arrachai le cathéter de mes veines. Je sortis du lit, m'approchai d'elle et, lui tapant sur l'épaule, je lui pris la seringue des mains et lui assénai un coup dans le ventre en lui inoculent le produit elle tituba, puis s'effondra.

Je pris ses vêtements, sa blouse ainsi que sa pince à cheveux et lui mis mes habits, puis la glissait dans le lit avec le masque à oxygène et rattachai tous les liens et autres branchements.

Prenant un sachet de sang vide ainsi que d'eau sur la table de chevet, je sortis de la pièce et, avant que je ne parte, vis que, dans un sac, les morceaux de bois avaient été conservés. Prenant mon courage à deux mains, je me dirigeai à grand pas vers ses dernier et, faisant mine de récupérer un plateau de piqûres, je pris également le petit sac et partis tout aussi vite que j'étais venue. Il n'avaient apparemment rien remarqué, et un fois arrivé à l'étage du dessous, je déposai mon plateau et me dirigeai vers la sortie mon butin caché sous ma blouse. Plusieurs fois, des gens se retournèrent sur mon passage, mais je fis mine de ne pas les remarquer. Une fois sortie, je cherchai la voiture de ma mère et, sortant les clefs que je lui avais subtilisé quand je l'avais étreins, me mis au volant et partis me cacher là ou personne ne viendrais me chercher.