Titre Anglais: Midnight Guardian
Titre Français : Le gardien de Minuit
Auteur : ksomm814
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Thamril
Rating : k+
Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.
Suite à la disparition des histoires « Le gardien de Minuit » et « Les peines d'un champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.
Eni et Onarluca
Chapitre XIV : Réalités amères
Le reste des vacances fut anormalement silencieux. Ron et Hermione ne s'étaient pas disputer une seule fois ce qui était…inexact. Il semblait plus qu'ils faisaient leur possible pour éviter les conflits pour ne pas énerver Harry d'une quelconque manière. Ils étaient passés d'un extrême à un autre ce qui faisait que Harry s'en arrachait les cheveux. Ils ne pouvaient pas trouver un juste milieu ?
Une fois que tout le monde fut revenu après la Nouvelle Année, Harry fut prit à part par Olivier qui était anxieux que l'attrapeur de son équipe n'est pas de balai. La mâchoire d'Olivier était presque tombée par terre quand Harry avait révélé son mystérieux présent de Noël et détaillé tout les soupçons qui pesaient dessus. Harry avait aussi été forcé de déclarer que le professeur Lupin l'aidait avec les Détraqueurs ce qui sembla soulager les inquiétudes d'Olivier.
La rentrée des classes fut une distraction nécessaire pour Harry. De cette façon, il ne s'inquiétait pas de son nouveau balai à tous les instants, seulement quand il n'était pas en cours. Soins aux Créatures Magiques se passait en face d'un bon feu de joie qui était plein de salamandres fan de flammes qui se redressaient et s'aplatissaient avec les bûches chauffées à blanc. Le professeur Trelawney prenait sa revanche en Divination. Ils étudiaient maintenant les lignes de vie et Trelawney passait son temps à lire la paume de Harry et affirmait qu'il avait la plus courte vie qu'elle n'avait jamais vue.
Le professeur Lupin paraissait encore très malade même si la pleine lune était la semaine précédente. Harry avait retenu ses soupçons mais ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter. Comment est-ce que Lupin supportait ça à chaque mois ? Des peurs nouvelles s'ajoutèrent en vengeance. Harry se souvint que les loups-garous n'étaient pas autorisés à avoir d'enfants mais il ne savait toujours pas à propos de l'adoption. Avec tout ce qui était arrivé, il n'avait jamais poursuivi ses recherches.
Fouillant tout son sac, Harry trouva le parchemin maintenant froissé que lui avait donné le professeur Rogue et fit silencieusement le vœu de découvrir que son tuteur temporaire puisse devenir son tuteur permanent. Juste à présent c'était la seule chose envers laquelle Harry s'était montré impatient. C'était aussi une autre distraction dont il avait besoin.
"Tu sais, je me demande s'il n'y a pas quelque chose de vraiment grave avec le professeur Lupin", dit Ron alors qu'ils se rendaient au dîner après les cours. "Est-ce qu'il t'en a parlé Harry ? Tu lui as demandé ?"
Harry fut mal à l'aise, ce dont se rendit compte Hermione. Il devait trouver rapidement une excuse. Ron n'accepterait certainement pas « je ne sais pas » comme réponse. C'était clair.
"Euh – eh bien – il a dit que ce n'était pas mortel", dit Harry. "Je – euh – j'ai juste laisser couler parce que ça n'avait pas l'air d'être une chose à propos de laquelle il voulait parler."
"Oh", dit Ron satisfait de la réponse de Harry. "Bien, je pense que c'est bon alors."
Ron reprit la tête et Harry laissa échapper un soupir visible de soulagement. Il fit un mouvement pour suivre mais fut retenu par Hermione. D'après l'air de son visage, Harry sut qu'il n'y avait aucune possibilité pour qu'elle le prenne comme Ron.
"Tu as fait la dissertation, n'est-ce pas ?" déclara-t-elle plus qu'elle ne le demanda.
Le regard de Harry tomba sur le sol alors qu'il acquiesçait. Ce fut toute la confirmation qu'avait besoin Hermione et ils allèrent silencieusement manger. Tous les deux savait que l'autre était au courant du secret du professeur Lupin et pour l'instant, ils avaient fait le vœu silencieux de le garder pour eux.
Après le dîner, Harry s'arrangea pour sortir en douce avec sa cape d'invisibilité. Sachant qu'il n'avait pas beaucoup de temps avant qu'on remarque son absence, Harry se précipita à la librairie et chercha le livre dont il avait besoin. Il savait qu'il prenait un risque mais il avait besoin de savoir de quelle façon cet arrangement était temporaire.
Cela ne prit pas longtemps à Harry pour trouver le livre et tourner les pages jusqu'au chapitre sur les loups-garous. Se servant de sa baguette pour illuminer la pièce noire, Harry passa en revue toutes les lois et les décrets avant de tomber sur le passage concernant les enfants. Harry ne s'aperçut pas qu'il avait arrêté de respirer par anticipation. C'était le moment de vérité. Il n'y avait plus de retour possible maintenant.
« Les individus infectés ont été prouvé être imprévisible à tout moment quant à leur état mental et émotionnel, et non pas seulement durant la période indiquée. Pour cette raison, il est illégal pour un individu infecté de s'occuper d'un mineur ou d'une personne handicapée. Pour la sûreté de l'enfant, il devra avoir présence d'une tierce personne dés lors que tout individu infecté est en présence d'un mineur. Tout individu infecté violant cet alinéa se verra arrêté et accusé pour mise en danger volontaire d'un mineur. »
C'était là. Harry ne pouvait pas le croire. Non seulement le professeur Lupin ne pouvait pas avoir ses propres enfants, mais en plus il ne pouvait rester seul avec aucun mineur. Il ne pourrait pas habiter avec le professeur Lupin. Il ne voulait pas retourner chez les Dursley. Il ne voulait pas revoir la tante Pétunia et Dudley alors qu'ils savaient que l'oncle Vernon était en prison à cause de lui.
Lâchant sa baguette et le livre, Harry recula lentement jusqu'à heurter le mur. Il ne pouvait plus réfléchir, il se laissa glisser jusqu'à ce qu'il soit assis sur le sol. Instinctivement, Harry attira ses genoux contre sa poitrine et resta là, incapable de penser. Comment est-ce que quelqu'un pouvait penser que le professeur Lupin était dangereux ? L'enseignement avait seulement haussé la voix une seule fois et c'était contre le professeur Rogue.
Harry ne réalisa pas qu'il tremblait. C'était comme si tout son monde s'écroulait. Il ne savait pas combien de temps s'était écoulé et donc n'était pas au courant que sa disparition avait été remarquée. Il était assis dans un silence choqué priant pour que son monde ne soit pas de nouveau chamboulé. Il voulait une famille plus que tout et il l'avait eu sous la forme du professeur Lupin. Il avait finalement eu ce qu'il avait toujours voulu avoir juste pour apprendre que c'était un mensonge. Toute cette année avait été un mensonge.
La porte s'ouvrit suivit d'une lueur brillante mais Harry ne bougea pas. Les pas résonnèrent quand quelqu'un parcourut les ailes, se rapprochant de plus en plus de l'endroit où était encore assis Harry. Les pas s'arrêtèrent brusquement tandis que la lumière éclairait enfin l'endroit où était Harry. Il y eut un hoquet suivit par le son de pas précipités alors que la lumière étincelait.
"Harry !" s'exclama le professeur McGonagall en s'agenouillant à coté de lui. "Harry Potter, que penses-tu être en train de faire !" Harry ne bougea pas. Il n'y avait aucun signe montrant qu'il avait même entendu. "M. Potter !" dit-elle fortement en secouant gentiment son épaule mais il n'y eut pas de réaction.
Commençant à paniquer, le professeur McGonagall regarda autour d'elle et remarqua un livre ouvert sur le sol. Elle jeta un regard plus approfondi à la page ouverte et pâlit. Saisissant le livre, McGonagall se rua hors de la librairie pour trouver ses collègues. Elle n'eut pas à aller loin avant de manquer de bousculer le professeur Dumbledore. Aussi rapidement que possible, le professeur McGonagall résuma ce qu'elle avait découvert et tendit le livre.
Dumbledore mit immédiatement fin à la recherche et fit appeler le professeur Lupin pour qu'il les rejoigne à la bibliothèque. En entrant dans la salle, le professeur Dumbledore agita sa baguette et les lumières s'allumèrent. Le professeur Lupin se précipita, suivi rapidement par le professeur McGonagall, jusqu'à ce qu'il voit Harry assis sur le sol, tremblant. Sans aucune autre pensée, Lupin se précipita aux cotés de Harry et l'attira dans une étreinte.
"Remus, il apparaît que Harry a découvert notre problème de tutorat", dit gravement le professeur Dumbledore.
Le professeur Lupin regarda Dumbledore alarmé avant de retourner son attention vers Harry. Faisant le tour pour être en face de l'adolescent, Lupin leva la tête du garçon pour que leurs yeux se rencontrent.
"Harry, écoute-moi", dit patiemment le professeur Lupin. "Nous trouvons un moyen pour contourner ça. Je me fiche de ce que dise les lois médiévales. Tu es mon enfant et tu le seras toujours, peu importe ce que dit un petit bout de parchemin. Nous sommes une famille et c'est tout ce qui importe."
Harry sembla sortir de son choc émotionnel et secoua lentement la tête.
"Je ne peux pas retourner là-bas" dit-il d'une voix vacillante. "Tu me l'as promis."
Le professeur Dumbledore et le professeur McGonagall s'agenouillèrent aussi en face de Harry.
"Remus a raison, Harry "dit gentiment Dumbledore. "Nous essayons de contourner la loi. Je peux comprendre que c'est choquant mais tu dois nous faire confiance. Tu dois être patient. Est-ce que tu peux le faire, Harry ?"
Harry jeta un coup d'œil à Dumbledore avant de retourner son attention vers Lupin. Il voulait les croire mais à chaque fois qu'il le faisait il découvrait un autre secret qu'on lui cachait. Le professeur Dumbledore lui avait caché l'existence de Sirius Black pendant des années, le professeur Lupin lui avait caché son état de loup-garou, et maintenant Harry avait appris qu'il y avait un problème à propos de sa garde. Pourquoi devait-il avoir à découvrir cela ? Pourquoi est-ce que personne ne pouvait pas être juste franc avec lui ?
Les jours suivants furent tendus entre Harry et le personnel enseignant. Harry ne savait pas quoi penser à propos de tout et en disait autant. Il savait que sa famille ferait tout ce qui était en leur pouvoir pour le laisser à distance des Dursley mais le fait était que Harry ne pouvait pas être légalement un membre de la seule famille qu'il avait.
Il y avait aussi le fait que le ministère ne permettrait jamais que le Survivant vive avec un loup-garou.
La nuit de jeudi était une autre leçon sur le Patronus et ce fut probablement la plus inconfortable leçon que Harry avait eue. Ni Harry ni le professeur Lupin ne savait vraiment quoi se dire et le professeur Dumbledore était absent à cause d'une réunion au Ministère. Harry était en fait content que Dumbledore ne soit pas là. Il n'était pas prêt pour ces deux yeux étincelants cette nuit.
Se préparant pour l'épouvantard que Lupin était sur le point de lâcher, Harry trouva difficile de se concentrer sur un souvenir heureux. Comment pouvait-il se concentrer avec toute la démence qui prenait place dans sa vie ? Pourquoi tout ne pouvait pas être aussi simple comme lorsqu'il était hait de tout le monde et qu'il n'était rien de plus qu'une erreur ? Sur que cette vie avait été horrible mais au moins ce n'était pas aussi compliqué que sa vie présente.
"Prêt ? C'est parti !" dit Lupin en soulevant le couvercle de la malle contenant l'épouvantard.
La salle devint immédiatement froide. L'obscurité emplit la vision de Harry mais il put apercevoir le Détraqueur se glisser vers lui, une main putréfiée s'approchant. Il ne pouvait pas respirer. "Spero Patronum !"S'écria Harry. "Spero Pat – "
C'en était trop. Des formes sombres bougeaient en face de lui. Une voix d'homme surgit dans ses oreilles, semblant paniquée.
"Lily, prends Harry et va-t-'en! C'est lui ! Va-t'en ! Cours! Je vais le retenir –" Des sons remplacèrent la voix. Quelqu'un qui trébuchait. Une porte qui s'ouvrait à la volée. Le gloussement familier d'un rire suraigu qui fit frissonner la peau de Harry.
"Harry ! Harry, réveille-toi !"
Cela prit un moment à Harry pour réaliser que quelqu'un le tenait. Sa tête reposait contre la poitrine de quelqu'un alors que sa bouche fut obligeamment ouverte et qu'une pièce de chocolat fut déposée de force dedans. Tandis que la chaleur se répandait dans son corps, Harry ouvrit lentement les yeux et regarda le visage inquiet du professeur Lupin. Incapable de se retenir plus lentement, Harry enfouit sa figure contre la poitrine de Lupin pour cacher ses larmes.
Le professeur Lupin tint fermement et patiemment le garçon attendant qu'il se calme. Une fois que Harry fut détendu, Lupin relâcha son étreinte.
"C'est bon, Harry" dit-il gentiment. "Essaye juste de te concentrer sur quelque chose d'autre."
Harry secoua sa tête et se retira. Il ne voulait pas oublier la voix courageuse de son père.
"J – J'ai entendu mon père" dit-il faiblement. "Il a retenu Voldemort". Il se prit la tête entre ses mains. "Pourquoi est-ce qu'ils sont morts ? Pourquoi est-ce que Voldemort voulait me tuer ? J'étais juste un bébé ! Comment est-ce qu'un bébé pouvait être une telle menace ?!"
Lupin posa une main sur l'épaule gauche de Harry et lui donna une petite secousse.
"Mais tu es toujours là, Harry" dit-il doucement. "Je crois que ta cicatrice est la seule preuve dont tu es besoin pour le savoir. Je sais que c'est difficile mais essaye de te rappeler que tes parents t'aimaient. Concentre-toi sur l'amour, Harry. Concentre-toi sur le Bon et non le Mal."
Laissant échapper un soupir de fatigue, Harry acquiesça mais ne put se forcer regarder Lupin. Le problème était qu'il était dur pour lui de ne pas laisser le mal l'envahir. Il le savait maintenant. C'est un mécanisme de défense. S'il ne plaçait pas ses espoirs trop hauts alors il ne serait pas déçu. Peut-être que c'était ça le vrai problème. Pour la première fois depuis longtemps, Harry avait espéré avoir une famille qui l'aimait. Il avait eu ce qu'il voulait mais n'avait jamais envisagé ce qui arriverait au rêve s'il devenait réalité.
Regardant finalement Lupin, Harry réalisa aussi que ce n'était pas seulement ses espoirs et ses rêves qui étaient en jeu.
"Je suis désolé", dit-il. "C'est juste que c'est si dur. Je pensais que j'avais pu trouver quelque chose qui pourrait faire de nous une famille mais quand j'ai découvert que tu n'étais même pas supposé me voir sans quelqu'un d'autre là… c'était juste trop. Je – je ne savais pas…"
Harry se tendit immédiatement alors qu'il faisait marche arrière. "S'il te plaît, ne sois pas en colère", dit-il rapidement. "J'ai demandé pour les lois d'adoption – "
" – Ce à quoi tu n'aurais même pas penser à demander si Severus n'avait pas décidé de prendre sa revanche dans mon cours. ", interrompit Lupin. "Harry, tu dois comprendre que Severus aura toujours un peu de ressentiment envers moi et ton père. Il n'est réellement pas une personne à oublier les erreurs passées ce que je trouve assez hypocrite."
"Pourquoi ?" demanda Harry.
Le professeur Lupin tressaillit.
"Euh – peu importe, Harry", dit-il rapidement. "Oublie ce que j'ai dit. Maintenant, est-ce que tu te sens d'attaque à essayer encore ou est-ce que nous devrions laisser l'épouvantard pour une autre fois ?"
Harry reconnaissait une diversion lorsqu'il en entendait une, mais supposa que c'était quelque chose de personnel qu'il n'était pas censé savoir et laissa aller.
"J'essaye encore", dit-il et se leva, ramassant sa baguette au passage. Il se tourna vers la malle et ferma les yeux pour se concentrer. Peut-être qu'il s'y prenait mal. Peut-être qu'il n'avait pas besoin d'un souvenir précis. Peut-être qu'il avait juste besoin de sentir la force du souvenir. Il se souvint de la joie qu'il avait eu lorsque le professeur Lupin l'avait appelé mon « enfant » la nuit dernière. Harry dut cacher son souvenir. Il se sentait en fait comme une famille.
Le professeur Lupin se leva lentement et s'approcha de la malle.
"Bien Harry", dit-il avec encouragement. "Allons-y". Il souleva à nouveau le couvercle de la malle et un Détraqueur surgit.
Le froid se répandit dans la pièce, Harry ouvrit les yeux et fit face au Détraqueur.
"EXPECTO PATRONUM" hurla-t-il. Le cri qu'il entendit semblait évanoui, presque inexistant. Une large ombre argentée sorti du bout de sa baguette et resta entre lui et le Détraqueur. Lentement, elle commença à repousser le Détraqueur vers la malle. Harry ne pouvait pas l'expliquer mais pour la première fois depuis qu'il s'entraînait avec un épouvantard, il ne se sentait pas malade. C'était comme si une chaleur puissante se répandait dans son corps, faisant bouclier, le protégeant.
"Riddikulus !" s'écria enfin Lupin.
Un crack sonore retenti alors que le Détraqueur s'évanouit suivit de près par le Patronus brumeux. Baissant sa baguette, Harry recula lentement jusqu'à ce qu'il heurte le mur et se laisse glisser jusqu'à ce qu'il soit assis. Il remarqua difficilement le professeur Lupin forçant maintenant l'épouvantard en forme de sphère argentée à rentrer dans la malle. Qu'est ce qui s'était passé ?
Le professeur Lupin se tourna pour voir Harry et se précipita vers lui.
"C'était excellent, Harry ! " dit-il gaiement, mais son sourire se fana lorsqu'il examina le visage de Harry. "Harry, tu vas bien ?"
Harry regarda nerveusement Lupin.
"Qu'est-ce qu'y est arrivé ?" demanda-t-il. "C- comment… J- je n'ai pas…"
Lupin sembla deviner ce que Harry essayait de dire.
"Tu te demandes pourquoi tu n'as pas sentit les effets des Détraqueurs aussi forts que d'habitude" dit-il en s'asseyant sur le sol. "Ecoute Harry, il n'y a rien d'effrayant. Ta magie s'accroît juste. Jusqu'à présent cela vient en sursaut comme quand tu surcharges les sorts dans les leçons précédentes."
Le regard rempli de crainte de Harry devint soudain troublé. Si c'était normal alors pourquoi est-ce qu'il n'en avait jamais entendu parler avant ? "Donc cette sorte de chose arrive à tout le monde" demanda Harry.
"D'une certaine manière", dit prudemment le professeur Lupin. "Pour la plupart, l'accroissement de magie, arrive petit à petit. Il semble que l'entraînement, que tu as subi cet été, a un peu précipité la croissance de ta magie. Ce n'est pas inédit que cela arrive comme ça, juste inhabituel. Pour l'instant, nous avons juste à être prudent pour que tu ne surcharges pas de sort en cours."
Harry baissa les yeux sur sa baguette qui était encore dans sa main droite. C'était donc pour cela qu'il avait tant de problèmes avec le charme du Patronus. Cela avait semblé étrange à Harry qu'à un moment il ne pouvait rien faire apparaître et que la fois suivante il était projeté contre un mur. Une chose était certaine, Harry allait suivre le conseil du professeur Lupin et être prudent.
Le week-end suivant était le match Serpentard contre Serdaigle que Serpentard remporta de peu. Ce fut d'excellentes nouvelles pour l'équipe de Gryffondor. S'ils gagnaient contre Serdaigle, ils prendraient la tête du championnat de Quidditch. Pour assurer la victoire à Gryffondor, Olivier Dubois augmenta les entraînements à 5 par semaine. Avec l'inondation de devoirs d'Hermione, Harry avait choisi de passer la moitié de ses leçons sur le Patronus sur ses devoirs. Le professeur Lupin aidait quand il pouvait ce qui était la plupart du temps des indices.
Harry et Ron avaient appris à rester loin de Hermione pendant qu'elle était en crise avec son travail ce qui arrivait plus souvent que jamais. Elle utilisait plusieurs tables pour tous ses sujets, rétorquant à tous ceux qui la dérangeaient. Après un moment, Ron ne put se contenir plus longtemps et commença à exprimer à haute voix son incompréhension à Harry.
"Je ne comprends juste pas", murmura Ron pour que Hermione ne l'entende pas. "Comment arrive-t-elle à suivre tout ses cours ? L'Arithmancie est en même temps que Soins aux Créatures Magiques et Etudes des Moldus qui est en même temps que Divination ! C'est juste impossible !"
Harry put seulement hausser les épaules en réponse. Il avait appris à respecter les secrets de quelqu'un. Il en avait gardé plein loin de Ron et Hermione cette année. Si Hermione sentait qu'elle avait besoin de garder un peu de mystère autour d'elle, c'est qu'il devait bien avoir une raison.
En plus de tout, Harry était encore sans balai. C'était devenu une habitude pour Harry de jeter un coup d'œil au professeur McGonagall chaque matin au petit déjeuner dans l'espoir que rien de mauvais ne soit trouvé mais il recevait seulement un discret hochement de tête. Il n'avait jamais demandé carrément la situation du balai mais plusieurs membres de l'équipe de Quidditch l'avaient fait. Olivier était le plus persistant suivit des jumeaux Weasley. Ils savaient que tous qu'un attrapeur avec un éclair de feu était une garantie de victoire.
Quand février arriva, Harry commença à penser qu'il ne reverrait plus jamais son balai. Il faisait des progrès lents dans ses leçons sur le Patronus, mais ni le professeur Lupin ni le professeur Dumbledore ne pouvait deviner une forme définitive. Frustré et épuisé, Harry commençait à penser qu'il n'aurait jamais de forme distincte.
Remarquant l'humeur acariâtre de Harry, le professeur Lupin décida de mettre fin à la leçon et présenta à Harry un régal de Pré au Lard : la bièreaubeurre. Le professeur Dumbledore s'en alla, sachant à présent que Harry parlait vraiment ouvertement qu'à Lupin et pressa silencieusement le jeune enseignant à parler avec son pupille. Regardant le garçon, Lupin se rendit compte que Harry semblait plongé dans ses pensées alors qu'il sirotait sa boisson.
Ils continuèrent de boire à petites gorgées jusqu'à ce que Harry brise le silence.
"Qu'y a-t-il sous la cagoule d'un Détraqueurs ?" demanda-t-il doucement.
Le professeur Lupin laissa échapper un soupir en reposant sa bouteille.
"C'est une question difficile, Harry", dit-il pensivement. "Un Détraqueur la relève seulement pour administrer ce qu'on appelle le baiser du Détraqueur. C'est considéré comme un châtiment pire que la mort." Il regarda directement Harry dans les yeux avec un air de sympathie sur son visage. "Quand une personne reçoit le baiser leur âme est aspirée laissant la personne comme une coquille vide. C'est ce qui attend Sirius Black."
Harry fixa le professeur Lupin dans un choc total. Il avait pensé que les Détraqueurs étaient eux-mêmes mauvais mais le baiser devait être horrible. La pensée de Midnight, le chien patient et attentif qu'il avait connu sans âme, était trop forte pour être envisagée. Il savait que Sirius Black était un meurtrier. Il savait que Sirius Black était Midnight mais pour quelques raisons, il ne pouvait pas arriver à haïr le chien qui l'avait tant aidé au 4, Privet Drive. Il ne savait pas quand il avait commencé à le ressentir. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il avait besoin de savoir pourquoi, pourquoi est-ce que Black avait trahi ses parents et pourquoi est-ce qu'il l'avait aidé.
"Et si ils sont –euh – innocents après tout ?" demanda nerveusement Harry. "Peuvent-ils revenir ?"
Lupin se raidit visiblement.
"Harry, pourquoi est-ce que tu me demande quelque chose comme ça ?" demanda-t-il de façon protectrice. "Tu n'as pas revu Black depuis Halloween, n'est-ce pas ?"
Harry secoua la tête et fixa sa bouteille de Bièreaubeurre.
"J'étais juste curieux", dit-il faiblement. "Dans le monde moldu, des personnes sont déclarées coupables puis sont découvertes innocentes plus tard. Les gens font parfois des erreurs."
Le professeur Lupin regarda ailleurs et se racla la gorge.
"C'est vrai, mais nous avons les moyens d'obtenir la vérité d'une personne", dit-il mal à l'aise. "Il y a une potion appelée Veritaserum qui est une potion de Vérité. Trois gouttes et une personne répond la vérité à n'importe quelles questions."
"Oh", dit doucement Harry. Il pouvait voir que le professeur Lupin était inquiet de la direction que prenait la direction. Il était clair que tout ce qui se rapportait à Black était un sujet pénible pour Lupin. "Désolé", dit-il de la même voix basse. "Je pense que je suis en train d'essayer de comprendre comment est-ce que les choses marchent."
"C'est totalement compréhensible", dit le professeur Lupin avec un sourire. "Je suis en fait impressionné Harry. Pas beaucoup s'interroge sur comment sont traités les criminels dans le monde sorcier. La plupart croient que ce n'est pas leur problème donc ils ne s'ennuient pas à s'inquiéter à propos de ça. C'est assez triste de voir qu'il y a tant de gens qui critiquent quelque chose et qui ne font pourtant rien contre."
Harry acquiesça. Il savait que le professeur Lupin parlait sur un plus vaste plan que les criminels. Il parlait aussi des injustices envers les loups-garous. Cela peinait Harry de voir le professeur Lupin si blessé et si impuissant. Ce fut là que Harry décida de faire tout ce qu'il pouvait pour s'assurer que le professeur Lupin ne serait plus jamais seul à nouveau. Son tuteur avait raison. Il était une famille de toutes les façons possibles et c'était cela qui importait.
NdEni : Je me suis rendu compte que l'invocation du Patronus est différente d'un chap a l'autre, mais comme je n'ai fais que survolé pour corrigé les éventuelles fautes, je n'ai pas changé donc « Spero patronum » et « Expecto patronum » sont la même incantation.
