Auteur: Sarah1281

Titre original: Oh God Not Again!

Traductrices: Lil'Sheep & lumibd

Comme ça, personne oublie que c'est une traduction! :D

Sinon, pitié ne nous lynchez pas, on a vraiment pas eu le temps avant, même si j'ai personnellement très très honte de vous avoir fait patienter deux mois avant la suite. Je ne peux pas vous garantir le prochain chapitre rapidement, car je repars en vacances samedi, pour 3 semaines, sans internet. Désolée :/

Promis, je me rattraperai et vous aurez droit à deux chapitres en plus en même temps (si j'y pense ^^)

Enjoy!


Chapitre Quatorze

Le reste du mois de septembre passa remarquablement rapidement pour Harry, qui se levait chaque matin à moitié certain qu'il allait entendre parler d'une attaque survenue pendant la nuit. Il espérait que ce soit une pétrification, mais ne pouvait en être sûr.

Le fait que la Ginny possédée ne soit jamais parvenu à tuer qui que ce soit ne voulait pas dire que le Wormtail possédé ne le pourrait pas. Comme octobre avançait, il lui sembla que la première attaque pourrait être de nouveau pour Halloween. Peut être que ce n'avait pas été une coïncidence que Miss Teigne soit pétrifiée à Halloween la première fois - c'était thématique.

Un jour, environ une semaine avant Halloween, Harry fut retenu après le petit-déjeuner par un Percy Weasley préoccuppé. Pas qu'il s'en soucie, évidemment; Hermione

lui criait dessus depuis que les Hiboux postaux étaient arrivés pour avoir commandé des bloc-notes en vrai papier et des stylos bille. Apparemment elle s'attendait à ce qu'il

fasse plaisir aux gens qui préféraient écrire sur des peaux de veaux, moutons, ou chèvres, en utilisant des plumes sanglantes plutôt que sur des feuilles provenant d'un arbre. Vraiment, entre leurs fournitures et leurs cours, Harry commençait se dire que le monde magique dans son entier détestait les animaux.

Ou peut être qu'Hermione était fâchée parce qu'il avait l'intention de vendre une partie de son stock aux Nés-de-moldus et aux Sang-mêlés qui préféraient vivre au XXe siècle plutôt qu'au Moyen-Âge. Il avait peut être aussi mentionné quelque chose sur le fait de créer une branche Poudlardienne de la PETA*. Mais franchement, elle dramatisait. Il pensait qu'elle serait heureuse qu'il s'investisse dans sa communauté vu ses anciennes activités avec la S.A.L.E., mais noooooooooon... Et après, il y avait eu cette lettre de ses parents disant que la moitié de son voisinage prévoyait apparemment de se déguiser grâce au costume officiel 'Harry Potter' dont il avait oublié de mentionner qu'il avait donné son autorisation. Ou peut être était-ce parce que-

"Harry, est-ce que tu as vu ceci?" demanda Percy, en lui agitant la Gazette du Sorcier de ce matin sous le nez, stoppant net ses songeries sur Hermione et sa contrariété envers lui.

"Nan," répondit Harry avec bonne humeur. "Je ne lis que le Chicaneur. J'ai d'ailleurs récemment signé pour être leur porte-parole, tout compte fait."

"Je vois," dit Percy, pour le moins pris de court. Il se remit rapidement. "Il y a un article dedans qui dit que tu as-"

"Fait un don de nouveau balais de courses à trois Maisons et que les Malfoys ont fait de même pour la dernière?" interrompit Harry.

Percy acquiesça.

"A la Une?" Nouvel acquiescement. "Eh ben c'est pas trop tôt. J'avais insisté pour qu'il fasse la Une mais je ne pensais pas que ça prendrait autant de temps. Ils ont dû avoir des vraies informations à donner pour une fois. Alors, dis moi la vérité: l'histoire m'a-t-elle rendue justice?" s'enquit Harry, en regardant Percy curieusement.

"Je... je suppose," répondit-il. "Mais ce n'était pas de ça dont je voulais te parler. Ils ont donné le prix de chaque balai, donc j'ai fait quelques calculs et je trouve que tu as dépensé bien trop d'argent pour ça. Je sais que tes parents étaient riches, Harry, tu n'as que tes besoins à subvenir, et tu auras un logement gratuit jusqu'à ce que tu quittes Poudlard, mais ce n'est quand même pas une bonne idée de gaspiller tout ton argent d'ici là."

"Relax, Percy," lui répondit Harry avec condescendance. "Je me suis occupé de tout."

"Tu t'es lié d'amitié avec une colonie de leprechauns?"

Harry s'esclaffa. "Non, malheureusement l'or des leprechauns meurt au bout de quelques heures."

"Meurt?" Percy arqua un sourcil.

"Eh bien, l'histoire officielle est qu'il 'disparaît'," admit Harry. " Mais nous savons tous ce que ce mot veut dire. Et comme je le disais, je prends soin de mes finances. Tu vois cet article de la Gazette du Sorcier ? Une photo de qualité du Survivant vaut apparemment 50 gallions actuellement. Colin Creevey a pris la photo dont il a droit à la majeure partie, mais je reçois quand même 20%. J'ai un pourcentage des ventes du Chicaneur, et je peux te dire que les abonnements ont décollés donc c'est une bonne chose d'avoir investit quand je l'ai fait. En plus, j'ai autorisé la vente de figurines et peluches Harry Potter, déposé mon nom comme marque, et je suis en train de travailler sur la création de ma propre ligne de vêtements. Ce n'est rien de sophistiqué, juste des robes avec un éclair dessus, mais j'ai reçu de bon retour jusqu'à présent. Sans parler de combien je reçois de la vente de photos dédicacées et des cotisations de mon Fanclub..."

Percy le fixa.

"Ça va?" lui demanda Harry après cinq bonnes minutes pendant lesquelles Percy ne bougeait pas plus qu'un poisson mort.

"Je-oui, ça va," articula finalement Percy, secouant la tête comme pour se réveiller. "Est-ce que je peux te demander pourquoi tu fais tout ça ?"

"Comme ça j'ai de l'argent à dilapider," dit simplement Harry. "En plus, si les gens veulent acheter n'importe quoi portant mon nom, autant le commercialiser moi-même non? En tout cas c'est ce que préconise le professeur Lockhart."

"Je commence à penser que tu passes beaucoup trop de temps avec cet homme," dit Percy franchement.

"Tu as peut être raison", soupira Harry tristement, ses épaules tombant. "J'me suis juste tellement emballé en pensant à tout ce que je pourrais faire pour aider les gens. Peut-être que je devrais dire Mme Pince que je ne vais pas pouvoir faire cette donation de 5,000 gallions après tout..."

"D'un autre côté", ajouta précipitamment Percy, "Tant que tu consultes un professionnel chevronné comme le professeur Lockhart, je suis sûr que ton argent est bien investit."

Harry sourit narquoisement alors qu'il regardait son aîné partir précipitamment.


"C'est vraiment n'importe quoi," geignit Harry en suivant Luna, Lockhart, Dumbledore, McGonagall et Rusard jusqu'au bureau de Lockart.

Luna sourit sereinement, sans doute en train de composer mentalement un article sur les évènements.

Tout ce qu'avait voulu faire Harry était de profiter de la fête d'Halloween avec ses amis comme quelqu'un de … hum non pas comme quelqu'un de NORMAL, c'était un peu trop tard pour ça, mais comme les autres étudiants. Mais non il n'était pas normal : il était un joueur de Quidditch. Il avait laissé des traces de boue sur son chemin jusqu'à la Grande Salle à son retour d'entraînement, s'était fait hurlé dessus par Rusard pour lui avoir donné du travail en plus, avait fait disparaître la boue, s'était fait de nouveau hurlé dessus par Rusard pour avoir fait son intéressant, et s'était fait coincer par Nick Quasi-Sans-Tête qui l'avait invité a son Anniversaire de Mort.

Harry, qui avait passé une très mauvaise soirée à la dernière petite fête anniversaire de Nick, était sur le point de décliner quand Luna était apparue de nulle part pour demander si elle pouvait venir, elle aussi. Nick avait, bien sûr, accepté, et Harry s'était sentit moralement obligé d'y aller pour éviter que Luna décide qu'elle préférerait être un fantôme qu'une fille ou quelque chose d'approchant qui pourrait la mener à la mort.

Ensuite, au moment où Harry avait finalement réussit à convaincre Luna de se rendre un petit moment au banquet d'Halloween, elle avait entendu le Basilic dans les murs. Luna n'était pas une Fourchelangue, en aucun cas, mais il semblerait qu'elle possède des oreilles ultra-soniques car elle avait prétendu avoir entendu des sifflements provenant des murs et avait insisté pour qu'ils aillent voir ce que c'était. Incapable de la faire changer d'avis, Harry l'avait suivit. Et ils étaient tombés sur Miss Teigne, pétrifiée encore une fois, juste avant que les autres étudiants n'arrivent pour se rendre dans leurs salles communes. Conséquemment, Rusard les avait tous deux accusés d'avoir assassiné son chat et ils étaient sur le point de se défendre.

Harry était tellement occupé à osciller entre se désoler de son sort et s'énerver du fait que, malgré tous ses efforts, il était à nouveau au centre de la conspiration 'Chambre des Secrets', qu'il n'avait pas fait attention à ce qu'il se passait sous son nez jusqu'à ce que Dumbledore annonce à Rusard que son chat n'était pas mort.

"Pas morte?" s'étrangla Rusard. "Mais pourquoi est-elle - toute raide et froide."

"Parce qu'elle a été pétrifiée," expliqua Harry avant que Dumbledore ne le fasse.

"Est-ce un aveu?" interrogea Rusard d'un ton rageur.

"Bien sûr que non," répondit Harry, offensé. "Je reconnais juste les symptômes."

"Et depuis quand êtes-vous un tel expert en Pétrification?" railla Snape.

"Depuis environ la mi-été lorsque ma cicatrice m'a averti que la Chambre des Secrets allait être ré-ouverte par un Animagus rat non enregistré qui est sensé être mort et qui est possédé par un journal maléfique, et que dans la Chambre des Secrets il y a un Basilic dont le regard pétrifierait un tas d'élèves. Et Miss Teigne,' rajouta Harry après coup.

"Les Basilics ne pétrifient pas les gens," le corrigea Snape avec joie. "Ils les tuent. Tout le monde sait ça. Votre, *hum* CICATRICE n'a visiblement pas fait assez de recherches."

"Au contraire, mon cher. Elle est tout à fait d'accord que regarder directement dans les gros yeux jaunes d'un Basilic vous tuerait, mais Miss Teigne n'a fait que voir sa réflection dans l'eau, après que Mimi Geignarde ait inondé les toilettes," contra Harry en lui décochant un sourire lumineux.

Snape bondit sur cette opportunité, évidemment. "Et comment savez-vous à quoi ressemble les yeux d'un Basilic? Personne ne les a vu vivant et a été capable de raconter son histoire."

"Je ne vois pas bien en quoi le fait d'être en vie m'implique forcément dans l'attaque sur Miss Teigne, mais pour votre information, j'ai demandé à Mimi."

"Et comment Mimi le saurait?" McGonagall prit le relais avant que Snape ne puisse dire quelque chose que tout le monde regretterait.

"Elle a été tuée quand la Chambre des Secrets a été ouverte il y a cinquante ans," intervint Luna pour la première fois. "Nous avons interviewé tous les fantômes à l'anniversaire de mort de Sir Nicholas, et ils étaient tous tellement heureux de nous dire comment ils étaient morts. Je crois que c'est un peu comme les grands-parents avec leurs petits-enfants, en fait."

"Vous n'étiez pas au Banquet d'Halloween car vous étiez à une soirée pour fantômes?" s'enquit Snape, incrédule. "Ils ne servent rien qui n'a pas préalablement pourri pendant au moins deux semaines."

"C'est pour ça qu'on a volé des sandwiches aux Cuisines," répondit Harry.

Snape sourit largement. Vraiment. "Vingt points en moins pour Gryffondor pour vous être rendu aux Cuisines, avoir volé de la nourriture et dérangé les Elfes de Maison."

"Il ne les dérange pas," rétorqua Luna. "Ils l'adorent. En fait, ils l'ont même adopté la semaine dernière."

"Adopté?" interrogea Lockhart d'un air ébahi, les autres professeurs partageant sa confusion pour une fois.

"Oh oui. Ils ont décidé de le nommer Elfe de Maison à titre honorifique à cause de la manière dont sa famille le traite, et je dois avouer que je suis très jalouse." Elle fit une pause, réfléchissant. "Enfin, du fait de devenir un Elfe de Maison à titre honorifique, pas être traité comme l'un d'eux par ma seule famille au monde."

"Je vois," dit McGonagall, essayant de retrouver son aplomb. "Miss Lovegood, comme vous êtes allée aux Cuisines aussi-"

"C'était ma faute, professeur," interrompit Harry, très sérieux, espérant éviter des ennuis avec sa Maison à Luna, car ils la trouvaient toujours très bizarre mais ne la harcelaient pas encore cette fois. "Je l'ai poussé à faire ça. J'ai une terrible influence sur elle."

"Je le savais!" s'exclama Snape. "Encore dix points en moins pour Gryffondor, Potter."

"Severus!" protesta McGonagall. "Ce n'est pas-"

"Si, si, c'est très juste, professeur," dit Harry en défendant son seul allié parmi l'équipe enseignante. Enfin, dans sa croisade pour la perte de points en tout cas. "Je n'aurais vraiment pas dû. Luna n'est qu'une première année."

"Et vous qu'un deuxième année," souligna McGonagall.

"J'ignore ce que les gens entendent par une bonne influence, M. Potter," lui assura Luna. "Toute influence est immorale parce que je considère qu'influencer une personne, c'est lui donner un peu de sa propre âme."

"Le Portrait de Dorian Gray!" s'écria Harry avec enchantement. "C'est pour ça que tu es l'une des mes plus proches amies. Je cite des trucs tout le temps, mais personne ne reconnaît rien sauf Hermione, et elle me réprimande toujours d'être un 'gamin'."

"Les Joncheruines," diagnostiqua Luna.

"C'est une pandémie," approuva Harry.

"POTTER!" cria Snape. Lorsque Harry consentit finalement à le regarder, il continua, "Assez avec vos créatures mythologiques et votre littérature moldue pour le moins obscure! Dites moi pourquoi vous n'étiez pas au Banquet."

Harry le fixa stupidement. "On l'a déjà fait, professeur. On était à l'anniversaire de Mort de Nick. On a des tas de témoins. Certes, ils sont tous morts, mais vous n'êtes pas un vivantiste, n'est-ce pas?"

Malgré le fait qu'il savait pertinemment que ce n'était pas une bonne idée, Snape se sentit obligé de demander, "Vivantiste?"

"Quelqu'un qui juge les gens en se basant sur le fait qu'ils soient vivants ou morts," répondit Luna immédiatement.

"Le Chicaneur a tenté de porter ce phénomène à l'attention de la population, mais apparemment vous n'êtes pas abonné," développa Harry.

Snape eut une moue dédaigneuse. "En effet. Et pourquoi n'êtes-vous pas allé au Banquet après la fête?"

"Oh, parce que la fête bat toujours son plein. En fait, nous nous dirigions vers le Banquet quand nous avons croisé le chemin de Miss Teigne," dit Harry.

"Et pourquoi n'êtes-vous repartis de la fête qu'après le Banquet terminé?" Snape se dit que là, il les tenait, mais les deux jeunes avaient en fait une très simple explication, qui n'impliquait même pas d'activités illicites.

"Il y avait beaucoup de fantômes," avança Luna. "Sir Nicholas en a invité un proportionnellement au nombre d'années de sa mort, et on voulait tous les interviewer."

"Si vous vous dirigiez vers la Grande Salle, alors pourquoi étiez-vous dans ce couloir précisément?" demanda Snape, logiquement.

"Pourquoi les autres étudiants revenant du Banquet étaient là aussi si ce couloir n'est pas la porte à côté de la Grande Salle?" rétorqua Harry.

"On se trouvait là car j'ai entendu les murs siffler et je voulais enquêter," répondit Luna calmement.

Harry grogna. Il avait évidemment compris ce que le Basilic disait, mais n'avait pas prévu d'aborder le sujet des murs qui sifflent DU TOUT. Comme Ron l'avait démontré après la première attaque, il valait mieux garder pour soit le fait qu'il pouvait entendre le Basilic. Quoique, en y repensant, Ron devait parler du fait qu'Harry entende des voix et se disait probablement qu'il était barjo. Bon, et bien, c'est l'intention qui comptait.

Dumbledore eut l'air alarmé. "Êtes-vous une Fourchelangue, Miss Lovegood?"

"Oh non," dit Luna en secouant la tête. "Je n'ai pas compris ce que le mur disait, je l'ai juste entendu siffler."

"Cela donne tout à fait raison à la théorie de ma cicatrice sur le Basilic, soit dit en passant," ajouta Harry sans pouvoir se retenir.

"Est-ce que quelqu'un se soucie de mon chat?" gémit Rusard.

Se mordant la langue pour éviter de répondre par la négative, Harry farfouilla dans sa poche et en sortit une fiole de Philtre de Mandragore, le tendant à Rusard.

"Qu'est-ce que c'est?" s'enquit-il avec suspicion en prenant la fiole. "Une sorte de poison?"

"Pas du tout," le rassura Harry. "Je ne ferais pas ça. Surtout pas devant tant de témoins."

Bizarrement, cela ne calma pas Rusard. Très étrange. "C'est un Philtre de Mandragore. Pour ranimer Miss Teigne."

"Et il se trouve que vous ayez cela avec vous, comme par hasard?" dit Snape. "Mr le Directeur, il est clair que Potter en sait plus que ce qu'il ne veut bien l'avouer."

"Bien sûr que non, ce n'est pas un hasard. Mais j'ai trois fioles sur moi à tout moment depuis que j'ai mis un doigt de pied dans Poudlard en début d'année. Et j'ai déjà avoué que je savais qu'un Basilic allait être lâché dans l'école à un certain moment de l'année, et vous pensez que je cache quelque chose? Sérieux?" interrogea Harry.

"Harry marque un point," Lockhart se rangea rapidement du côté de son protégé. "Et comme il n'est visiblement pas responsable de tout ceci, qu'aucun dommage permanent n'a été subis, et que Miss Teigne sera immédiatement réanimée, pourquoi ne laisserions-nous pas ces deux-là retourner à leur Salle Commune?"

"Une excellente idée-" commença Dumbledore.

"IL SAIT QUE JE SUIS UN CRACMOL!" s'exclama Rusard, en interrompant le Directeur.

Tout le monde se tourna vers Harry.

"Oui, bon ça c'est vrai, mais si vous prenez en compte que j'ai déjà mentionné être contre la discrimination des gens morts, il est peu probable que j'ai un problème avec les gens qui n'ont pas de magie," rétorqua Harry avec raison.

"C'est une attitude admirable," dit Dumbledore, heureux de constater, encore une fois, que Harry refusait d'accepter les préjugés enracinés dans la Société Sorcière. "Très bien, au lit, tous les deux."

"Tu veux qu'on ailles manger aux Cuisines, vu que le Banquet est terminé?" demanda Harry tandis que Luna et lui quittaient le bureau de Lockhart.

"Ca me parait être un bon plan," accepta Luna. "Et je veux voir le travail qu'ont accompli les Elfes de Maison sur ces citrouilles en chocolat. Pourquoi tu fais distribuer des citrouilles en chocolat à taille réelle à tout le monde dans le château au milieu de la nuit, déjà?"

"Parce que cet été, quand je parlais de la Grande Citrouille**, Cédric m'a dit qu'il n'y croyait pas et on a parié sur le fait que je puisse lui prouver son existence ou pas," expliqua Harry.

"Ça ressemble beaucoup à de la triche, Harry," lui dit Luna.

"Pas du tout, nous ne sommes que les messagers de la Grande Citrouille," contra Harry."Comme le Père Noël et ses elfes."

"Et maintenant la Grande Citrouille a les Efles de Maison," songea Luna.

"Et moi, l'Elfe Adopté," dit Harry d'un air suffisant.

Luna le regarda, amusée. "La Grande Citrouille ne vient pas de Peanuts?"

"Tu crois vraiment que Cédric a déjà entendu parler de Charlie Brown?"

"Je ne pense pas effectivement," concéda Luna. "C'est une bonne chose d'ailleurs, car j'ai entendu dire que la seule manière d'invoquer la Grande Citrouille passait par un rituel satanique."

Harry s'arrêta et la regarda. "Luna," dit-il lentement. "Qu'est-ce que je t'ai dit à propos des vérifications?"

"De ne jamais les faire sauf si ton parrain a été jeté à Azkaban sans procès?" proposa Luna.

"Exactement."

Lorsque Harry eut raccompagné Luna à sa Salle Commune - et eut remercié encore une fois le Seigneur de ne pas être un Serdaigle parce qu'il n'arrivait jamais à résoudre les devinettes et qu'iil serait devenu le Neville de troisième année de Serdaigle - il prit rapidement la direction de la Volière. Il savait qu'il ne devrait pas prendre le risque de se faire attraper ce soir, particulièrement, et il n'avait pas pensé à prendre sa cape d'invisibilité à la fête (une erreur, évidemment), mais c'était important. Il fallait qu'il parle à Sirius maintenant que Pettigrow passait à l'action, et il fallait qu'il lui parle vite.

Il écrivit rapidement, 'Il faut qu'on parle. PP s'est montré. Indique lieu et heure.'

"Hedwige," murmura-t-il, et un instant plus tard sa grande chouette blanche vola vers lui. "Amène ça à Sirius, d'accord? Assure toi qu'il soit seul et ne pars pas sans réponse."

Tandis qu'il la regardait s'envoler, il réalisa que les choses allaient se compliquer. Génial.


* PETA = People for the Ethical Treatment of Animals, c'est la plus grande organisation au monde œuvrant pour les droits des animaux. La politique de PETA repose sur le principe suivant : « Les animaux ne nous appartiennent pas. Nous n'avons pas le droit d'en disposer, que ce soit pour notre alimentation, notre habillement, nos loisirs ou nos expériences scientifiques. »

** Alors là, si quelqu'un a compris dès la première lecture ce que ça voulait dire, je lui jette mon chapeau. Perso, il a fallut que je cherche, mais je suis maintenant à même de vous faire une petite synthèse: Peanuts est un dessin animé-bd, plus connu sous le nom de Snoopy chez nous (le chien au regard triste sur sa maison rouge?), l'un des personnage, Linus, croit que à l'instar du Père Noël et des Cloches de Pâques, il y a quelque chose pour Halloween, La Grande Citrouille (notez que je n'ai pas trouvé la vraie traduction sur Wiki de ça, donc ce n'est peut-être pas ça). Évidemment il n'arrive pas à prouver son existence et chaque année il attend la Grande Citrouille dans un champs de citrouille. Un épisode s'est intitulé, It's the Great Pumpkin, Charlie Brown, Charlie Brown ici n'étant pas le chanteur (c'est ce que je croyais au début ^^) mais un autre des sceptiques personnages de Peanuts. Wala