voici le chapitre 14 , j'espere qu'il vous plaira

Il semblait à Oscar que le trajet pour arriver à Paris n'en finissait plus. Elle regardait droit devant elle, demandant à son cheval d'aller plus vite encore et encore.

Enfin, elle n'était plus qu'a quelques mètres du café. Elle ne prit pas la peine de descendre de son cheval. Elle regardait la terrasse et ne voulant pas perdre de temps demanda aux occupants du café si ils avaient vu des personnes correspondant à la description de Joana et d'André.

Personne n'avait fait attention au grand désespoir d'Oscar. Comment allait t'elle les retrouver ?

C'est alors qu'un homme arriva en courant en criant

« Bagarre, rue saint Sulpice ! » en faisant signe a qui voulait de le suivre pour aller voir le spectacle.

« Allons y messieurs » ordonna Oscar à ses gardes.

Quand elle arriva, il y avait un attroupement de gens qui ne pouvaient pas accéder à la rue à cause des Gardes Françaises qui empêchaient ceux-ci d'avancer. Elle se dirigea vers l'un deux.

« Gardes ! Je suis le colonel de Jarjayes, que se passe t'il »

« Tout est sous contrôle Colonel. Nous interrogeons les suspects »

« Y a-t-il une personne nommé André Grandier ? » interrogea t'elle avec angoisse et espoir .

« Oui, colonel, il s'agit du blessé »

« du blessé… je dois le voir ! menez moi à lui vite ! » dit Oscar si horrifiée qu'elle n'osait demander si c'était grave.

Elle suivit le garde à la hâte. Elle entra dans le périmètre de sécurité.

« Il est dans l'église, on le soigne là bas ».

Oscar descendit de son cheval ,entra et fit le signe de croix à toute allure.

A peine entrée, elle le vit, en vie, assis sur un banc. Une sœur lui pansait sa blessure à la tête. A sa vue, elle s'arrêta un instant et repris son souffle.

« Merci seigneur » dit t elle en faisant cette fois le signe de croix avec tout le respect qu'elle lui devait.

Elle s'avançait vers lui.

« André, comment vas-tu ? » demanda t'elle encore sous le coup de ses émotions.

« Oh Oscar, comment tu as su ? » Dit André étonné de la voir devant lui.

« Le garde royale est venu me voir tout à l'heure et ma tout expliqué »

« Ah ! je me suis fait avoir comme un bleu cette fois. » dit André dépité.

« Pas temps que cela ! tu as réussi à les arrêter tout seul » dit Oscar avec une voix douce et tendre.

« Si seulement, mais non, Oscar, en fait… » André n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une voix familière retentit.

« Oscar !Ca alors !mais que faites vous là ? »



Cette voix … Oscar se retourna et vit Fersen avec son sourire doux et éclatant qui apportait un bandage qu'on lui avait demandé de chercher pour André.

« Fersen ! Mais que faites vous ici ? »

« C'est grâce à lui que je suis en vie Oscar » Dit André

« Comment ? »

« Il semble que je suis toujours là au bon moment. Figurez vous que je m'étais rendu aux deux magots pour aller acheter les fameux macarons que me vantait Girodel, et c'est là que j'ai vu André au moment où il partait avec ceux dont vous m'aviez parlé. Du coup, j'ai décidé de les suivre et voilà» expliqua Fersen.

Oscar le regardait avec adoration. Elle laissa échapper quelques larmes.

« Merci Fersen, de tout cœur, Merci »

« De rien, Oscar, vous auriez fait la même chose ! »

André regardait Oscar, le cœur serré mais cette fois, il ne pouvait pas en vouloir à Fersen. Sans son intervention inopinée comme bien des fois d'ailleurs, il ne serait plus en vie. Oscar raconta à André comment elle avait apprit la vérité.

Joana et Aymeric étaient retenus auprès des gardes Françaises et Oscar récupéra le poignard de Marie Ire.

« Bien, nous n'aurons plus qu'à le faire parvenir à l'émissaire de la reine. » dit Oscar.

« Oui, je suis content que tu sois arrivée à temps pour sauver Juliette » fit André.

« La marquise devra rendre des comptes André »

« Oui, bien sur mais j'espère que la justice sera tout de même indulgente avec elle »

«Décidément tu es trop bon André » lança Oscar.

Fersen regardait ses deux amis.

« Tout est bien qui fini bien » dit t'il « Sauf pour André qui va sans doute avoir une mémorable bosse… Ca ne vous fait pas trop mal ? » s'inquiéta le Suédois.

« Oh ne vous en faites pas » fit Oscar « Je ne connais pas tête plus dure que la sienne » dit Oscar en éclatant de rire. Fersen lui souriait.

André n'avait lui pas le cœur à rire. Il se retrouvait une nouvelle fois la troisième roue du carrosse.

A Suivre