Chapitre 14 .
Depuis le soir du bal, Ginny évita constamment Hermione. Elle ne voulait pas se retrouver seule avec elle, et qu'elle lui fasse subir bien plus que ce qu'elle lui a fait le vendredi soir. Car n'oublions pas, la belle brunette continue toujours à les martyriser même si elle a terminé ce qu'elle avait à faire. Heureusement que les vacances de noël approchaient, la jeune Weasley ne supporterait pas rester, ne serai-ce qu'un moment de plus dans cette école. Ce qu'elle voulait c'était rentrer chez elle, revoir ses parents et s'amuser, tout oublier.
Après l'humiliation qu'elle venait de subir, Harry était venu la voir et elle s'était jetée dans ses bras, continuant de pleurer à chaude larme. Elle ne pouvait supporter ne plus lui adresser la parole, elle avait besoin de lui, comme il avait besoin d'elle.
Pour Hermione, elle angoissait chaque jour. Pourquoi ? Parce que les vacances approchaient et l'idée de rencontrer l'ami de sa mère ne l'enchantée guère, elle avait comme un mauvais pressentiment, elle ne sut vraiment pourquoi.
- Arrête de gigoter comme ça Hermione tu me stresses !
- C'est qui son '' vieil ami '' à ton avis ?
- Je n'en sais rien, tu sais que mère en a pas mal. Et arrête de bouger !
- Je le sens pas . Mais alors là pas du tout , continua-t-elle sans faire attention à ce qu'il lui disait toujours gigotant sur le canapé.
- Il ne va rien se passer, elle va nous faire rencontrer son ami, lui et son épouse resteront quelques jours au manoir mais cela ne nous empêchera pas pour autant de passer de bonne vacance.
- Et si je demandais à père d'inviter une amie ? Tu crois qu'il me laissera ?
- Il nous cède tout et tu le sais, en revanche mère n'aura pas la même réaction que lui ça c'est clair.
- Elle sera obligée d'accepter.
- Pourquoi tu penses ça ?
- Je ne le pense pas , j'en suis sûr.
Zack savait que sa sœur lui cachait des choses mais ne lui avait jamais fait remarquer, il se rassura en revanche que si elle ne lui disait rien c'était qu'il y avait une raison, sinon elle le lui aurait dit.
Ron était en colère, il avait échoué, il devait faire autre chose, il devait tout tenter et ne pas dire après qu'il n'avait rien fait.
Les cours reprirent leurs rythmes, malgré encore quelques sales coups des serpentards sur les gryffondors.
Quelques mois plus tard , les valises prêtes, Hermione salua Kate et Millicent qui restaient à l'école puis parti avec les garçons et Pansy. Le trajet se passa calmement avec Hermione qui ne parla pas, qui regardait le paysage défiler sous ses yeux et semblait perdue dans ses pensées.
Alors qu'elle s'apprêtait à descendre du train, Draco la retint par la main la fit rentrer et la bloqua contre le mur.
- Tu es sûr que ça va ? Tu n'as pas prononcé un mot de tout le voyage ?
- Je suis fatiguée c'est tout , le rassura-t-elle.
- Ça te dirais de venir une semaine au manoir ? On passera les vacances ensembles comme ça.
- T'est parents sont au courant ?
- Je leur en parle tout à l'heure, je t'enverrais une lettre.
- Je verrais, ma mère veux me faire rencontrer un ''vieil'' ami , dit-elle en mimant les guillemets.
- Tu n'as pas l'air très enchanté toi , se mit à rire le beau blond.
- Tu rigoles ? Je vais m'ennuyer à mourir oui ! J'ai pas envie de passer mes vacances avec ces vieux , se lamenta-t-elle.
- Bon tu sais quoi ? J'en parle avec mon père et je vois avec lui, s'il est d'accord ma mère devra bien accepter que je parte chez toi.
- Tu me préviens dans ce cas ?
- Ne t'inquiète pas , répondit-elle dans un clin d'œil.
Ils se sourirent puis sortirent du train. Une grande femme aux long cheveux blond presque blanc, ramassés en chignon regardait parmi la foule accompagné de son mari dont les cheveux étaient de la même couleur que ceux de son épouse.
Narcissa vit alors son fils accompagné d'Hermione, qui riaient. Un grand sourire s'installa sur ses lèvres puis fit un signe de la main aux deux jeunes qui s'avancèrent vers elle, Hermione fut la première à la prendre dans ses bras pendant que son fils salua son père.
- Toujours si radieuse Cissie.
- Oh Hermione, je t'en prie .
- Elle a raison mère, vous êtes splendide.
- Merci mes enfants, mais vous forcez un peu trop sur les mots je trouve.
- Tu dis vraiment n'importe quoi , dit son mari l'attrapant par la taille. Tu es resplendissantes.
Il posa ses lèvres sur celle de son épouse. Draco fit un grimace tandis qu'Hermione lui donna un coup sur le torse.
- Tes parents ne sont pas là ?
- Non, mon père travail et ma mère … c'est ma mère , lâcha-t-elle dans un soupir. Je vais chercher Zack, on prendra un portoloin pour rentrer.
- Bien. Nous allons y aller Draco, nous avons beaucoup à faire.
- Bien mère.
Hermione salua les parents puis se dernier, qu'elle embrassa sur la joue puis alla chercher son frère qui discutait avec Pucey.
- Zack on y va.
- Bon a plus vieux !
Tout deux se tapèrent dans la main puis Hermione et lui prirent le portoloin pour le manoir Granger.
Lorsqu'ils arrivèrent, la demeure était calme. Ils posèrent leur valises puis entrèrent dans le salon où ils trouvèrent leur mère lisant un livre.
- Oh génial vous êtes là !
- Je vois que vous aviez mieux à faire que de venir chercher vos enfants à la gare , fit remarquer la jeune adolescente lui désignant le livre qu'elle tenait dans les mains.
- Attention Hermione, tu es chez moi, tu as intérêt à faire attention à ce que tu dis , la menaça sa mère tout en se levant.
- C'est chez moi aussi que je sache ! Cracha -t-elle.
- Ne soit pas insolente avec moi jeune fille ! S'énerva Sarah.
- Et c'est reparti, soupira le jeune homme se laissant tomber sur le canapé.
- Oh mais à qui la faute ?
- C'est ma faute maintenant ? Tu as toujours été insupportable dès ton plus jeune âge , tu es le portrait craché de ton père !
- Encore heureux que je ne vous ressembla pas sinon ce serait certain que je me serais jetée de la tour d'astronomie depuis longtemps !
Avant que sa mère ne put rajouter quoique ce soit, Hermione prit sa valise et monta à l'étage claquant bien fort la porte.
- Elle m'énerve ! Elle m'énerve ! S'énerva -t-elle tout en serrant les dents.
Elle se jeta sur son lit, mit sa tête dans le coussin et cria. Merlin, que sa mère l'agaçait ! Un bruit provenant de sa fenêtre la fit relever la tête, trouva ainsi un grand duc. Draco …
Elle sauta du lit et s'y précipita. Elle le fit entrer, puis attrapa la lettre.
Chère Hermione,
Je t'avais bien dit que je t'écrirais vite. J'ai donc parlé à mes parents, malheureusement nous devons refaire la décoration dans le manoir ( tu connais ma mère, depuis qu'elle a reçu le magazine de la meilleure femme d'intérieur elle ne le lâche plus ) . J'espère que nous pourrons tout de même nous voir pendant les vacances, pour l'instant nous n'avons que les lettres pour communiquer.
Ta petite moue me manque déjà rien que d'y penser,
Draco Malfoy.
- Hermione ?
Elle tourna la porte vers l'entré et fit un énorme sourire.
- Père !
Elle posa la lettre et se jeta dans les bras de ce dernier qui eut un petit rire devant la joie de sa fille.
- Tu m'as manqué ma petite fille.
- Vous aussi père.
- J'ai reçu une lettre du directeur ce matin au ministère.
- Ah …
- Il veut nous voir, moi et ta mère. Qu'as-tu fais ?
- Hé bien …
Elle se tortilla les doigts, ne sachant par ou commencer, son père leva un sourcil attendant une réponse. Elle le fit s'asseoir sur son lit pendant qu'elle, restait debout et lui raconta tout. Du jour de la rentré lorsqu'elle s'est fait bousculer par Neville jusqu'au bal , excepté le sort Endoloris qu'elle avait jeté sur Ron et failli aussi sur sa jeune sœur. Son père l'écouta attentivement laissant sa fille lui donner ses explications puis se leva. Elle le sentit se crisper et faire les cents pas dans la pièce.
- Comment ce fumier de Weasley a-t-il oser poser ses mains sur toi ! Quand je verrais son père, il m'attendra parler !
- Père .
Elle se leva et le retint. Hermione était la seule à savoir calmer son père lorsqu'il était en colère, sauf lorsqu'il rentrait dans une colère noir dont personne ne peux le contrôler. Sur ce point lui et Draco sont identique.
- Je vais bien, calmez vous.
- Bien.
Il prit plusieurs longues respirations puis se tourna vers sa fille.
- N'en parlons plus, sinon je sens que je vais commettre l'impardonnable.
Il se dirigea vers la porte, mais avant qu'il n'eut posé la main sur la poignet, sa fille l'appela.
- Je peux vous demander quelque chose ?
- Bien sûr, je t'écoute.
- Je me demandais si je pouvais inviter Pansy.
- Pansy Parkinson ? Bien entendu tu sais qu'elle est toujours la bienvenue ici.
- Merci père , sourit celle-ci.
- Par contre, tu sais qu'il y a l'ami de ta mère qui vient au manoir avec son épouse ?
- Oui, mère m'en a parlé dans une de ses lettres.
- Bien, tu sais alors qu'ils viennent demain ?
- Demain ?
Fin du chapitre 14.
A suivre ;)
