Chapitre XII

Drago Malefoy était frustré. Non seulement, sa foutue fierté l'avait empêché d'aller plus loin avec Granger l'autre soir, alors qu'il était clair qu'elle n'aurait pas refusé quelques jeux coquins, mais en plus il avait dû se taper un laideron moldue ! Oui, il était tombé bien bas, il touchait le fond mais continuait à creuser, parce qu'en plus de ça il fantasmait sévèrement sur cette Sang-de-bourbe qu'il allait bientôt épouser. Mais qui pourrait l'en blâmer, plus bandante qu'elle on ne fait pas. Ça allait être coton de rester toute sa vie avec une femme qu'il se ferait un principe de ne pas toucher.

Il entra dans la nouvelle maison de sa future famille, embrassa son fils sur le crâne, sa fille sur la joue, et ignora royalement Hermione qui buvait son café en discutant avec Blaine. Un jour quelqu'un devrait lui expliquer comment cette femme, qui ressemble à une furie mal dégrossie sortit du lit, pouvait-elle l'exciter à se point là.

Grognon il se servit une tasse de café fumant, et s'appuya contre l'évier en regardant les cheveux hirsutes de sa fiancé.

- Granger, il va falloir qu'on trouve une solution pour tes cheveux, je n'ai pas envie de voir ça tout les matins pour le reste de ma vie, lâcha-t-il comme pour se venger de l'effet qu'elle lui faisait.

- Moi j'aime bien les cheveux maman, ils font des chatouilles quand elle me fait un bisou ! rit Blaine en passant sa langue sur sa lèvre pour essuya le chocolat qui s'y trouvait.

Hermione se leva sans regarder Drago et dit en montant les escaliers.

- Sur ces paroles agréables, et subtiles je vais me laver.

C'est malin, maintenant il l'imaginait entièrement nue, l'eau brulante coulant sur ses seins dodus, sur ses fesses rondes, et ses cuisses… Merde, son caleçon devenait trop petit. Grand-mère Malefoy, Tante Bellatrix, Peter Pettigrow... Ah, beaucoup mieux, se dit-il en jetant un coup d'œil à son entre jambe. Il sourit, fière d'avoir refréner ces ardeurs.

- Es-tu entrain d'essayer de communiquer télépathiquement avec ton engin, Malefoy ? fit une voix d'homme qu'il reconnaitrait entre milles.

- Figure-toi, mon cher Weasley, que oui, j'étais entrain de lui expliquer que ce n'était pas le moment de fantasmer sur ma future femme.

- Papa, ça veut dire quoi fantasmer ? demande Blaine avec un regard avide de savoir.

- Penser, mon gars. ça veut dire penser.

- Et pourquoi ton engin pense à maman ?

Il nota silencieusement de ne plus parler de « chose de grand » devant son fils, même à demi-mots.

- Ma baguette, commença-t-il en lançant un regard appuyé au rouquin, était entrain d'appeler maman, et je lui ai dit d'arrêter.

- Aahh… D'accord, fit-il en hochant la tête.

Ron pouffa dans son coin, et marcha jusqu'au blond en lui tendant la main. Drago, la regarda, puis Ron, et encore la main, sourit narquoisement et dit :

- Garde tes microbes, Ronnie.

- Hermione est là ? demanda-t-il en ignorant soigneusement la dernière remarque de Malefoy. Luna a besoin d'elle pour le mariage.

- Elle est sous la douche, sourit-il en visualisant une fois de plus Peter Pettigrow lui faire un regard salace. Mais aujourd'hui, nous sommes censés nous afficher en public pour la première fois.

- Je n'approuve toujours pas votre accord, lui dit Ron, flegmatique.

En effet Ron avait piqué une colère épouvantable quand il avait apprit le prochain mariage de sa meilleure amie avec ce fils de mangemort, se tueur, se fou dangereux. Il avait débarqué dans la minute au manoir Zabini avec la ferme intension de faire entendre sa façon de penser à la jeune femme. Au lieu de quoi il s'était retrouvé face à Ginny qui s'occupait des enfants, et qui lui avait dit :

- Tu ferais mieux de te calmer, Ronald Weasley. Hermione est assez grande pour prendre ses propres décisions, et Malefoy est quelqu'un de bien.

Ce à quoi il n'avait su quoi répondre. Il était resté planté au milieu du salon, pantois, estomaqué même d'entendre de tels obscénités dans la bouche de sa petite sœur. Malefoy ? Quelqu'un de bien ? C'était le monde à l'envers, la porte ouverte à toutes les fenêtres ! Pourtant il avait écouter sa sœur lui raconter ce qu'il s'était passé depuis son retour, depuis l'arrivée de Grigory, l'attachement d'Hermione à Blaine, l'amour que l'enfant portait à son père fraichement revenu de prison, et surtout la relation, et la fragile bonne entente des deux parents. Et avec tout le mal du monde il s'était fait une raison, et aujourd'hui il venait faire la paix, il hissait le drapeau blanc, et acceptait de tirer un trait définitif sur le passé dans la mesure où il respectait son amie.

- Et moi je n'approuve pas ton mariage avec Loufoca.

- Alors on devrait s'entendre, éluda Ron, peu désireux de parler de son mariage qui s'annonçait catastrophique.

- Au point ou j'en suis, souffla Drago en lançant sa tasse de café dans l'évier. Aller Blainy on va s'habiller.

Le petit descendit de sa chaise en courant, et grimpa les escaliers quatre à quatre, alors que son père sortait Agathe de sa chaise haute moldue.

- Alors ma chérie, t'as fait un bon gros dodo ? Tu as été sage cette nuit ? Bouh ton panier à crottes fouette sec ! Comment un si petit bébé peut-il faire un truc aussi répugnant, il faut m'expliquer.

- Si un jour, on m'avait dit que je verrai Drago Malefoy gaga devant un bébé, je l'aurai traité de fou.

- Je ne compte plus le nombre fois ou j'ai entendu cette phrase depuis que je suis sorti de prison.

Une minute plus tard, Hermione descendait les escaliers, et rejoignait Ron dans la cuisine, pendant que Drago allait s'occuper des enfants.

- Salut, lui dit-elle méfiante.

Ils ne s'étaient pas vus depuis que l'annonce de son future mariage avait été faite aux proches, elle l'avait soigneusement évité tout ce temps, tout en sachant parfaitement qu'elle devrait, un jour ou l'autre, se confronter à lui.

- C'est assez déroutant de le voir comme ça avec les enfants, plaisanta-t-il pour détendre un peu l'atmosphère.

- On s'y habitue, sourit-elle en regardant l'escalier alors qu'il était déjà parti depuis un moment.

- C'est bien pour les enfants qu'ils aient trouvé une famille, souffla-t-il pour lui faire comprendre qu'il n'était pas là pour la dissuader.

- C'est se qu'on s'est laissé dire.

Mal à l'aise Ron fourra ces mains dans ces poches et baissa la tête. Il savait parfaitement pourquoi sa meilleure amie était si distante.

- Je sais, soupira-t-il en secouant la tête. Mon mariage est une erreur, je devrais avoir honte d'utiliser Luna comme ça. J'ai fait ça pour faire du mal à Blaise, et maintenant je m'en veux.

- Si ça peut te rassurer, ça lui a fait beaucoup de bien, lui apprit-elle consciente qu'elle jouait sur un terrain glissant.

- Ah bon ? s'étonna-t-il en relevant la tête. Il va bien ?

- Oui, très bien même. Je pense qu'il a comprit que votre histoire était malsaine, et que ça ne pouvait plus durer. Je pense qu'il sera heureux avec Ginny.

- Ginny ? s'étouffa le roux avec sa salive. Blaise et Ginny sortent ensemble.

- Pour l'instant je pense qu'ils se cherchent, qu'ils tâtent le terrain, ils essayent de se reconstruire après leurs déceptions amoureuses.

Le rouge commença à monter aux joues de Ron. Il regardait alors Hermione droit dans les yeux, essayant de déceler la moindre blague, le moindre détail qui pourrait lui confirmer qu'elle se moquait de lui.

Le problème, c'est qu'Hermione était tout ce qu'il y a de plus sincère. Elle pensait réellement que Blaise et Ginny devaient construire quelque chose ensemble.

- Mais c'est moi qu'il aime ! s'énerva-t-il enfin.

- Ron tu n'as jamais été capable d'accepter cet amour, tu le repoussais, tu maintenais un espèce de lien malsain entre vous, alors que tu étais incapable d'assumer se que tu ressentais pour lui !

- Notre relation était peut-être platonique mais nous étions heureux !

- Qui parle de relation, Ron ? C'était à peine une amitié plus poussée. Ton égocentrisme, et ton nombrilisme t'ont empêché de voir à quel point Blaise souffrait de cette situation.

- Et qu'est-ce que tu y connais, toi, à l'amour ! Personne ne t'a jamais aimé, tu ne sais pas se que c'est que…

Hermione, comme giflée, reculait, s'éloignait du jeune homme en le regardant avec un chagrin effroyable. Ron se coupa net en réalisant se qu'il venait de dire.

- A part moi, Hermione, bien sûr…

- La ferme, pleura-t-elle en fermant les yeux. Tu ferais mieux de la fermer tout de suite Ron, parce que je risquerais de dire quelque chose que je regretterais.

- Hermione, je suis désolé…

- La ferme, hurla-t-elle s'arrachant les cordes vocales. Ronald tu n'es qu'un con, un goujat, une espèce d'ordure à peine plus intelligente qu'un gnome ! Sors de ma maison, et ne t'avise pas de revenir.

- Hermione je t'ai aimé, tu le sais…

- Qu'est-ce qui se passe ici ? demanda froidement Dargo qui venait d'entrer dans le salon.

Alerté par les cris, il avait ordonné à l'Elfe de maison de s'occuper d'Agathe, et était tout de suite descendu.

- Fais-le sortir, Drago, s'il te plait, souffla Hermione en quittant la pièce, pour aller se réfugier dans sa chambre.

Drago la regarda partir en courant à l'étage. Il reporta son attention sur le plus jeune fils des Weasley, et l'interrogea du regard. Seulement, une étincelle de fureur brillait dans ces yeux, se qui poussa Ron à transplanner immédiatement.

Amusé par son manque de courage, Drago sourit et ricana en rejoignant la jeune femme qu'il allait bientôt épouser. Il entra dans la chambre, d'où des sanglots étouffés se faisaient entendre. Il s'assit près d'elle et lui dit :

- Tu sais, il va falloir que tu te blindes si tu veux qu'on se mari. Des gens en désaccord avec notre décision, il y en aura, et si tu pleurs à chaque fois on n'est pas sortit des trois balais.

- Le plus étonnant c'est qu'il accepte mon choix d'unir ma vie à la tienne.

- Alors pourquoi toutes ces larmes, Hermy ?

- Il vient de m'avouer, sans vraiment le faire, qu'il ne m'avait jamais aimé.

- Il n'était pas digne de ton amour. Il n'est pas digne de l'amour de Blaise. Et même si ça m'arrache la bouche de le dire, il n'est pas digne de celui de Loufoca.

- Personne ne m'a jamais aimé, Malefoy, lui expliqua-t-elle entre deux reniflements. Et aucuns hommes n'aura jamais l'occasion de m'aimer maintenant.

- Je sais, de source sûre, qu'Anthony Goldstein était amoureux de toi, lui dit Drago en la prenant dans ces bras. Et je crois bien que Collin Crivey avait un béguin pour toi.

Elle rit doucement en enfouissant sa tête dans son épaule.

- Drago, plus jamais un homme ne m'invitera à diner aux chandelles, en me regardant comme si j'étais la plus belle femme du monde. Plus aucuns hommes ne me dira que je suis la seule qui puisse le rendre heureux. Aucun homme ne me demandera en mariage un soir de pleine lune, à la lueur de lanterne accroché à la caravane où il m'aurait fait l'amour pendant tout un week-end. Aucun homme ne m'aimera jamais…

- Ce n'est pas prudent de sortir un soir de pleine lune, avec tous les Loup-garou qui trainent dans les parages.

- Tu sais très bien se que je veux dire, rit-elle en s'essuyant le nez.

- Oui je sais, sourit-il en lui caressant le bras. Mais voit le bon côté des choses. Tu as deux enfants qui t'aiment, un futur mari qui te déteste, et avec qui tu adores te disputer, et si tu veux on aura un chien.

- Tu me détestes vraiment ? le demanda-t-elle en le regardant droit dans les yeux.

- Non, Granger. Bien sûr que non. Tu es la personne la plus gentille, la plus altruiste, et la plus aimante que je n'ai jamais rencontrée, et même si ce ne sont pas des qualités qui me font bander, je te respecte beaucoup pour ça.

- Merci…

- Merci à toi, Hermione, pour tout se que tu fais pour moi, pour Blaine, et pour Agathe aussi. Merci de renoncer à ta vie, et à l'amour pour nous.

Grigory et Blaise étaient dans la boutique de Gregorovitch à des milliers de Kilomètres de chez eux. Ils inspectaient les lieux en attendant que ce vieux fou daigne se montrer. Ils étaient arrivés quelques minutes plus tôt et avaient trouvé l'endroit vide, et silencieux. Pourtant la porte de la boutique annonçait qu'elle était ouverte, et la chaleur de l'endroit prouvait bien qu'elle était habitée.

- Tu pense qu'il a déserté ?

- Non, il doit être entrain de se saouler au bar, devina très justement Grigory en sortant du magasin.

Il était passé prendre sa baguette chez lui avant de venir ici avec son ami. Revenir dans la ville où il avait grandit après ses dernières semaines avait été particulièrement dérangeant. Il s'était revu solitaire, exclu, et mal aimé par ceux qui avaient peuplé sa vie depuis son enfance. Mais aujourd'hui c'était différent, il avait des amis qu'il aimait, un enfant qui comptait sur lui, et une magnifique compagne qui l'aimait plus que tout. Sa vie n'était plus la même, elle avait même totalement changé, elle était devenue merveilleuse.

Ils traversèrent la rue et pénétrèrent dans la taverne qui se trouvait face à la petite boutique. Les personnes présentes les observèrent d'un œil mauvais alors qu'ils avançaient vers le bar. Là, étalé sur comptoir, gisait Gregorotvitch que Grigory avait connu sous des jours meilleurs.

- Depuis combien de temps est-il là ? demanda-t-il au taulier.

- Plus de deux heures, répondit ce dernier en essuyant un verre.

- L'addition est réglée ?

- Non.

Grigory sortit quelques mornilles, les lança sur le comptoir, et entreprit de porter le vieil homme, aidé par Blaise.

- Ta monnaie, Gricha, lui dit-il.

- Garde-là, lança-t-il en s'éloignant.

Les deux hommes lâchèrent le vendeur de baguette magique russe sur une chaise et le regardèrent sans savoir quoi faire. Blaise croisa les bras sur sa poitrine, et Grigory se gratta l'arrière du crâne, tenta de trouver un moyen de réveiller le bonhomme.

- C'est drôle, lui dit Blaise en l'observant. Drago fait toujours ça quand il est embêté.

- Quoi ? s'étonna Grigory.

- Il se gratte l'arrière de la tête, et fronce les sourcils.

- Arrête d'insinuer qu'on fait parti de la même famille.

- Je n'insinue rien, je te fais simplement remarquer une autre de vos ressemblances, se défendit le métis.

- EH bien arrête !

- Et le même mauvais caractère en plus de ça, ronchonna-t-il s'attirant un regard noir du blond.

Ce dernier tapota la joue du vieux poivrot sans résultats.

- Il est peut-être mort, suggéra Blaise en haussa les épaules.

- Ton détachement face à cette éventualité est assez déroutant, lui reprocha-t-il en frappant plus fort le visage de Gregorivitch.

- Je suis un ancien mangemort, dit-il comme si ça expliquait tout. Repentit peut-être, mais mangemort quand même.

- Tu t'enfonces, sourit-il en saisissant un verre d'eau qu'il jeta sur le soulard.

D'un coup il se réveilla, et bondit sur ces pieds, se qui fit sursauter les deux jeunes hommes qui frôlèrent la crise cardiaque. On aurait dit un cerf poussé par une monté d'adrénaline.

- Et ça, c'est pas déroutant peut-être, lâcha Blaise en dévisageant l'homme.

- Grigory ! s'offusqua Gregorovitch avec un air pincé. Puis-je savoir pourquoi tu m'arroses de la sorte.

- Vous étiez inconscient, lui expliqua ce dernier.

- Et alors ! Est-ce une raison pour m'asperger, et ruiner mon brushing ?

Brushing qui se résumait à plusieurs vieux épis gras, et sales.

- Pardonnez-moi, je n'aurais pas été si grossier si ce n'était pas important, croyez-le bien.

- Parlez, avant que je ne meure d'ennuis !

Grigory connaissait le vieux grincheux, il savait parfaitement à quoi s'attendre en venant ici.

- Après quelques recherches, commença le Loup-garou en essayant d'effacer le moindre reproche dans sa voix, j'ai découvert, avec l'aide de mon ami, que je n'étais pas fiché, et que ma baguette n'avait pas été relevée.

- Certainement une erreur de ma part, lâcha Gregorovitch en balayant la remarque d'un geste de la main.

- J'en serais venu à cette conclusion, si ma mère biologique n'avait accouché sous x, et que personne ne sait d'où je viens.

- Qu'insinuez-vous ? Que j'ai trafiqué votre dossier ? s'insurgea le vieux vendeur de baguettes magiques.

- Je n'insinue rien du tout, se défendit Grigory de toute sa hauteur. Simplement je ne crois pas aux coïncidences, et encore moins aux concours de circonstance, monsieur. Avez-vous été payé pour omettre de relever ma baguette ?

Gregorovitch, à présent plongé dans un mutisme agaçant, croisa les bras sur sa poitrine, et détourna le regard.

Ça va être très long, pensa Blaise en prenant appuie sur le mur.

- Je vous repose la question calmement, avez-vous, oui ou non, falsifié mon relevé de baguette magique ?

- Je crois qu'il ne parlera pas, fit remarquer inutilement Blaise. On passe au plan B ?

Grigory hocha la tête, insensible.

Blaise sortit de la poche intérieure de sa cape une petite fiole qui agita sous le nez de vieux bonhomme. A présent ligoter par une corde magique produite par Grigory, Gregorovitch ne pouvait plus bouger.

- Voilà le plan, lui explique calmement Blaise. Ou vous nous dites exactement ce qui s'est passé ce jour là, ou on vous oblige à le faire, et on dénonce aux autorités magiques, toutes vos magouilles.

- Je n'ai rien à vous dire, paniqua Gregorovitch en se tortillant dans tout les sens.

- Uhm, mauvaise réponse, sourit Blaise en penchant la fiole au dessus de la bouche du vendeur.

- C'est… c'est Severus Rogue ! Severus Rogue m'a payé pour que je ne relève pas la baguette. Il m'a fait jurer de ne jamais en parler, à personne !

- Severus Rogue, répéta Grigory en fronçant les sourcils.

- Le parrain de Drago, lui apprit Blaise en refermant le flacon de Veritaserum.

- Pourquoi ? demanda Grigory en s'asseyant sur la table.

- Ce que j'en sais moi ! Toujours est-il qu'il faisait peur cet homme, il valait mieux pas le contrarié, c'est moi qui vous le dit ! Il s'est pointé un matin, un bébé dans les bras, il m'a refilé le pot de vin, et je n'ai plus jamais revu ce foutus mangemort.

- Ce n'était pas un mangemort, crut bon d'éclaircir Blaise.

- Etait-il seul avec l'enfant ?

- Non, il y avait une femme encapuchonnée, je n'ai pas pu voir son visage. Je suis presque sûr qu'elle tenait dans ces bras un deuxième bébé. C'est tout ce que je sais, maintenant libérez-moi, et sortez de mon magasin, espèce de bandits !

- Dixit le vendeur de baguette qui maquille des fichiers, plaisanta Blaise en se présentant devant la cheminé où il disparut après avoir annoncé la chaumière d'Hermione.

- Merci, Gregorovitch, je vous revaudrais ça, lui assura Grigory en le détachant d'un geste de baguette.

- Foutez le camp !

Grigory rejoignit Blaise chez Hermione, il s'assit avec ses amis dans le salon, et se passa les mains sur le visage. Drago jouait avec Agathe par terre, alors qu'Aleksi et Hermione parlait autour d'un thé. Blaise avait déjà rejoint son filleul devant la télévision pour jouer à un jeu vidéo.

- Alors, qu'avez-vous trouvé ? demanda Aleksi en souriant à Grigory.

- C'est Severus Rogue qui a payé Gregorovitch, leur apprit Grigory.

- Rogue ? s'étonna Drago.

- Il était avec une femme, et le vendeur pense qu'elle tenait également un bébé dans les bras.

Hermione et Drago se regardèrent, et d'un mouvement de tête conclurent qu'il était tant, comme ils l'avaient dit quelques jours plus tôt, de rendre une petite visite à sa mère en France.

- Depuis quand vous communiquer sans vous parler ? rit Grigory en passant un bras autour des épaules de sa petite amie.

- On ne communique pas sans se parler ! se défendit Drago avec une profonde mauvaise foi.

- Techniquement nous venons de le faire, se moque Hermione lâchant un rire cristallin que Drago n'avait jamais entendu depuis qu'il la connaissait.

Il la regarda longuement et se surprit à penser qu'elle était vraiment très belle quand elle riait.

- Allé Dray, c'est pas si grave d'être en couple, le charria Blaise sans détacher son regard du téléviseur.

- Nous ne sommes pas un couple ! protesta celui-ci profondément vexé qu'on puisse se moquer de lui de la sorte.

Ils explosèrent tous de rire en le regardant se renfrogner. Drago prit Agathe dans ces bras, et quitta la pièce avec humeur.

- Toi au moins tu ne te moques pas de ton papa, lui dit-il avec un sourire entendu.

- Pa… pa, bafouilla-t-elle en bavant.

Drago s'arrêta net, et regarda sa fille adoptive avec un sourire attendrit.

- Tu as dit papa ?

- Papapapapa, chantonna-t-elle.

- Elle a dit pas ! cria-t-il en revenant dans le salon. Elle a dit papa, Granger ! Elle a dit papa avant de dire maman !

Aléanore et Jack se baladaient sur le chemin de traverse, main dans la main. Même s'ils n'étaient pas un couple, Jack changeait. Depuis le début des vacances ses sentiments avaient encore évolué, il se savait amoureux d'elle, mais désormais tout cela allait beaucoup plus loin. Il aimait Aléanore, il l'aimait véritablement. Après y avoir réfléchit longuement il en était venu à la conclusion qu'il était même près à s'occuper de son fils, à assumer un rôle de père de famille s'il le fallait. Il avait murit, et quand il avait apprit qu'Aléanore ne comptait pas revenir à Poudlard son cœur s'était brisé. Lui qui avait envisagé de ne plus aller voir d'autres filles, de lui être fidèle, et de tenter une relation de couple plutôt normal à l'école, il était tombé de haut. D'ailleurs il cherchait toujours un moyen de la faire changer d'avis.

- Bruce à bien des appartements à Poudlard ? demanda-t-il en lui tirant une chaise au chaudron baveur.

- Oui, lui répondit Aléanore comprenant où il voulait en venir. Mais je ne suis pas pour que Jamie vive à Poudlard.

- Pourquoi ? Il serait près de vous, tu pourrais finir ton année, en plus de ça il serait encadré et pourrait suivre des cours avancés, comme tu le voulais.

- Jack, pourquoi tiens-tu tellement à se que je revienne ?

- Parce que… je…

- Tu quoi, Jack ?

- Parce que, il faut que tu termines ton année.

- Tu sais, je ne suis pas certaine que j'aurai besoin de mes BUSES, souffla-t-elle avant de commander une bière au beurre.

- Bien sûr que si ! C'est essentiel pour trouver un travail, et pour continuer nos études.

- Tu ne comprends pas, Jack. J'ai l'intention de suivre Drago et Hermione s'ils doivent partir.

- Tu n'es même pas sûr qu'ils aient à partir, lui dit-il comprenant parfaitement bien son désir de suivre celui qu'elle considère comme son frère, sa seule famille.

- Je ne me fais pas beaucoup d'illusions, répondit-elle en haussant les épaules.

- Reviens à Poudlard Aléanore, je t'en prie. Demande à MacGonagal un statut exceptionnel d'externe pour t'occuper de Jamie.

- Jack… souffla-t-elle.

- Aléanore j'ai besoin de toi. Si tu ne retourne pas à Poudlard, je n'y retournerais pas non plus.

- Ne raconte pas de bêtises.

- Je suis sérieux, lui assura-t-il en lui prenant la main. Sans toi, je n'y retournerai pas.

Aléanore le regarda intensément. Elle n'était pas idiote, elle avait bien comprit que Jack éprouvait des sentiments profonds pour elle, et elle ne pouvait pas cacher les siens plus longtemps. Il l'aimait beaucoup, mais elle était la femelle de Bruce, celle qu'il avait choisit, il l'avait faite sienne en s'accouplant à elle. Elle ne pouvait pas se donner à un autre homme, et ça, Jack ne le savait pas. Elle avait prit une décision importante quelques jours plus tôt, elle allait faire se qu'il y avait de mieux pour son fils.

- Jack, j'ai l'intention de me remettre avec Bruce. Pour Jamie, ajouta-t-elle pour éviter de lui faire trop de mal.

- Non, tu ne peux pas faire ça, refusa Jack en secouant la tête. Tu ne l'aimes plus, tu me l'as dit toi-même. Tu es en danger avec lui, ce démon ne t'apportera que de la tristesse.

- Ce n'est pas par amour que je veux me remettre avec Bruce, mais par devoir. Jamie est complètement déboussolé, il a besoin d'un environnement stable.

- Tu risque de te faire tuer, tu l'as dit toi-même ! s'affola-t-il attirant à lui plusieurs regards indiscrets.

- Seulement s'Ils décident que Jamie doit mourir, et dans ces cas, mourir m'importe peu.

- Ne dis pas ça, Aléa. Ne dis pas ça, je t'en supplie. Vous pouvez vous en sortir, j'en suis sûr.

- Je n'ai trouvé aucunes solutions en deux ans, j'ai cherché dans tous les livres, Hermione a fait des recherches de son côté. Je t'assure que si je pouvais faire autrement je le ferais.

Jack la regarda, des larmes plein les yeux, profondément blessé.

- Je t'aime, Aléanore, lâcha-t-il avant de se lever pour partir loin d'elle, loin de son amour, loin de sa douleur.

- Elle a dit papa ! Elle me préfère, rit Drago en marchant sur le chemin de traverse avec Hermione.

- La plupart des enfants disent « papa » avant « maman » car c'est plus facile à prononcer.

- Foutaises, elle m'aime plus que toi !

Hermione lui tira la langue en souriant. Il n'était pas question de se disputer pour leur première sortie en public. Même si elle était profondément jalouse de Drago, elle n'en montra rien, et continua de marcher sous les regards interloqués des gens qui se trouvaient là.

- Comme ça on est quitte, lui di-il en lui pinçant le bras.

- Aïe ! fit-elle en lui frappant le bras. Comment ça on est quitte ?

- Mon fils t'aime plus que moi, et ta fille m'aime plus que toi. Comme ça pas de jaloux.

- Blaine ne m'aime pas plus que toi.

- Si, bien sûr que si, la contredit-il en un petit sourire triste. Dès qu'il se fait mal il te demande, le soir il préfère que se soit toi qui le couche, et c'est toi qu'il essaye de rendre fière quand il fait quelque chose de bien.

- Il t'aime, lui assura-t-elle, touchée par ce qu'il venait de dire.

- Uhm, oui, je sais. Mais pas autant que toi.

Hermione comprenait mieux pourquoi Drago était si fière qu'Agathe ait dit papa pour la première fois. Elle comprenait mieux aussi qu'il soit aussi proche d'elle, aussi attentif… En réalité il tentait de faire se qu'on lui avait empêché de faire avec Blaine.

- Je suis heureuse que tu aimes tant Agathe.

- Comment ne pas l'aimer, elle est magnifique.

- C'est se que tu penses car c'est ta fille, sourit-elle, en se rappelant comme elle était la seule à la trouver parfaite.

- Je suis heureux, Granger. Pour la première fois de ma vie, je suis heureux.

- Tant mieux.

- Tu es heureuse toi ? s'inquiéta-t-il avec une sincérité qu'Hermione ne lui connaissait pas.

- J'imagine que oui, qui ne serait pas heureux avec une famille comme la notre.

Drago était conscient qu'Hermione renonçait à la chose la plus importante pour elle, simplement pour lui permettre d'avoir ce qu'il voulait. Elle sacrifiait l'amour pour lui. Il ne savait pas quoi dire pour la réconforter, simplement parce qu'il ne pouvait rien lui promettre. Il ne pouvait pas lui dire qu'il l'aimerait un jour, qu'ils seraient alors fous amoureux, se serait un abominable mensonge, ils se détestaient. Ils ne pouvaient pas lui dire qu'elle trouverait l'amour, et qu'elle serait heureuse, elle était coincée par leur contrat, et aucun homme avec un minimum de fierté n'accepterait de la partager avec lui. Il ne pouvait simplement pas lui dire que tout s'arrangerait, car les choses n'allaient pas allé mieux pour elle.

Hey !

Maintenant j'écrirais les notes d'auteur à la fin, ça sera beaucoup plus simple.

Déjà j'éspère ne pas avoir oublié trop de faute ma bêta n'a pas pu me corriger ce coup-ci.

Alors c'était le douzième chapitre. Qu'en avez-vous pensé ? On avance un peu dans l'histoire. Drago et Hermione se rapprochent, deviennent plus complice, accepte plus facilement de se livrer l'un à l'autre. Ron est un con, mais ça on le savait ! Mais contrairement à Harry il ne le fait pas exprès ! J'ai volontairement séparé le trio d'or, pour moi ils ont évolué.

Voilà pour se qui est de Grigory je ne pas dire grand-chose de plus, Severus entre dans l'histoire. A la base je voulais faire un chapitre dédié à Hermione et Drago, mais je me suis dis qu'il serait bien de faire évolué un peu l'histoire. Donc on comprend un peu mieux le mystère qui plane sur Grigory et sur Drago par la même occasion.

Dans le prochain chapitre on retrouvera Harry, Drago reverra sa mère, et le mystère de Grigory sera dévoilé.

Rar :

Araym : Merci pour ta Review, e t'avoue que je me suis également beaucoup amusé à écrire la scène avec Drago, mais il s'en va plus parce qu'il est vexé qu'elle l'ait repoussé, se qui correspond plus à sa personnalité. Aléanore avait besoin d'un petit coup de pouce pour comprendre l'importance de la présence d'une mère dans la vie d'un enfant J. Quant à Charlie, elle n'a pas un rôle très important dans l'histoire, et malheureusement pas le plus simple, donc j'essaye de la faire un peu plus avenant, et aimable.

Camcam34 : Merci beaucoup, j'espère que ce chapitre t'aura plu égalementJ.

DrayMione463 : Merci :D. ça vient tout doucement :D.

MadameNono : Le romantisme ne fait pas vraiment parti des qualités première de Drago Malefoy, et j'ai essayé de dédramatisé le scène qui n'est pourtant pas des plus facile J.

Caro : étonnant n'est-ce pas J. Drago était plus occupé à prendre soin de ces enfants, et pour la première fois il a fait passer sa famille avant son désir. Désolé pour le retard, j'ai eut une petite panne d'inspiration ce week-end. J'espère que ce chapitre t'aura plu. Bisous.

Jenifael09 : Joli jeu de mot ). Merci pour ta Review.

Tite Rei : La bonne blague ! J'ai eu un petit coup de sang là quand même. Merci pour ta Review, à la semaine prochaine J

Voilà Girls ! Une petite Review pour la demoiselle siouplait ! Je vous embrasse toutes, et je vous remercie encore de votre fidélité, et de vos gentilles petites Reviews. Love you guys.

Xoxo

Anaïse.