Coucou, j'espère que vous avez passé une bonne journée , que vous vous amusez bien durant vos vacances. Je suis désolée des mises à jour espacées et je souhaite que ce nouveau chapitre me fera pardonner. Je tiens à remercier ma béta Minashi et toutes celles et ceux qui continuent à lire cette fan fiction

Disclamer: Vampire diaries ne m'appartient pas

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12. Remise en question

Il était deux heures du matin et je suffoquais, là, penchée au-dessus du lavabo. Je priais pour que mes maux s'arrêtent enfin sous la mélodie de l'écoulement de l'eau. Exaspérée, je mis un terme à ce désastre d'un seul coup de poignet exercé sur le robinet. Plus le temps passait plus je me perdais dans les profondeurs de cette eau si froide si scintillante. Elle me permit de me détendre un tout petit peu seulement après me l'être aspergée sur mon visage défait. Néanmoins, ce n'était pas suffisant car elle ne possédait pas la propriété nécessaire pour me faire oublier les souvenirs qui me consumaient. Malgré tout, je me laissais aller à penser qu'elle pouvait peut-être, être la solution à tous mes maux à cet instant. Il fallait que je mette un terme à ce cercle vicieux pour mon corps et ma santé mentale, je devais dormir d'un sommeil paisible cette fois-ci.

Je décidais alors de faire abstraction de ce qui me hantait en y plongeant la tête. Ayant les yeux ouverts sous cette eau limpide, je revoyais clairement l'endroit, je revivais tout intensément. Qui aurait cru qu'une des rues de Mystic-Falls allait un jour assister à l'instant où toute ma vie a basculée :

Deux années auparavant :

Il faisait froid dehors. J'étais stressée et frigorifiée scrutant chaque recoin à la recherche d'un buveur de sang oubliant l'insécurité que je ressentais dans une rue quasi déserte. Ce n'était pas un euphémisme, il n'y avait pas l'ombre d'un chat. Mis à part des voitures stationnées éclairant de leurs phares l'endroit où j'étais, je pouvais entendre les rats courir au sol, des craquements de détritus au contact de mes chaussures, ces petites choses me mirent les nerfs à rude épreuves. Un rien me faisait sursauter mais il fallait que je finisse quelque chose même si l'univers était contre moi. Je le maudissais en silence d'avoir fait tomber la pluie. J'ignorais encore que l'on m'observait, terré dans l'ombre. Ce n'est que lorsque je me retournais que je le vis sortir de sa cachette, s'avancer vers moi, et j'avançais à mon tour, les sourcils froncés essayant de reconnaitre la silhouette malgré les cheveux dégoulinants. Plus il s'approchait plus je le reconnaissais.

-« Papa?! » m'écriais-je surprise « Dis-moi qu'est-ce que tu fais ici ? Tu as raison, ne réponds pas. Je préfère que tu rentres et que tu te mettes en sécurité»

-« Bonnie…»

-« Non ! » plus il avançait plus je reculais. « Papa, pour une fois fais-moi confiance »

-« Ce que j'ai à te dire ne peut pas attendre »

-« Alors écoutes-moi ! Rentres, je t'en supplie, rentres à la maison »

-« STOP » sa voix rauque me fit tressaillir, elle résonna réveillant un peu cette rue. Une vitre s'éclaira, une femme apparue à la fenêtre pour regarder ce qu'il se passait dans la rue puis ne voyant rien d'inhabituel elle s'effaça. Pendant ce temps mon père parcourut quelques centimètres encore, je ne pouvais pas bouger d'un millimètre, il posa ses mains sur mes bras « Je voulais m'excuser»

-« Pardon ? »

-« Toi et moi, on doit avoir une discussion père et fille »

-« Mais… »

-« Calmes-toi » il caressa tendrement mes joues humides essayant de me calmer. J'étais terrifiée à l'idée qu'un bébé vampire nous attaque par surprise

-« Tu ne comprends pas la situation »

-« Au contraire si. Et c'est pour ça que le moment est bien choisi Bonnie. Dans ma vie j'ai fait de nombreuses erreurs et les pires ont été avec toi. Alors excuses ton vieux père, ma fille »

-« Papa, ce n'est pas le moment, tu me diras ça demain » « On aura tout le temps »

-« Je parle et tu écoutes ! »Je lâchais un cri, c'était la première fois que je l'entendais réellement hausser la voix sur moi « Je ne peux pas t'empêcher d'être une sorcière ou de faire l'impossible pour que ta vie redevienne ce qu'elle était avant et ce même si j'avais prévu autre chose pour mon magnifique bébé. Par contre j'aimerais améliorer notre relation : être plus présent auprès de toi»

-« Papa, tu n'as pas à….»

-« C'est mon absence qui t'a forcée à être plus indépendante, à mener tout de front. Ta grand-mère ne m'a malheureusement pas aidé à entretenir un lien entre toi et moi néanmoins tout ce qui est arrivé ces dernières années est bien de ma faute »

-« Ne dis pas ça…»

-« Si et tu en as conscience, regardes-toi tu es beaucoup trop mûre pour ton âge. Je t'ai forcée à grandir trop vite et cette erreur sera ma dernière car dorénavant je ne te laisserai plus jamais tomber. Tu pourras vivre des expériences de ton âge. Tu pourras toujours compter sur moi à n'importe quelle heure de la nuit pour n'importe quoi. Et ça commence dès ce soir, je te donne un coup de main»

-« D'accord enfin non, tu ne peux pas…pas après m'avoir dit tout ça. On doit en parler…»

-« Ecoutes, on est entouré de vampires du tombeau et ceux engendrés par Damon, les questions seront pour plus tard » Je secouais la tête complètement bouleversée « Bonnie, il faut que tu te ressaisisses. Ressaisis-toi ! » mes yeux perçaient les siens alors que je soufflais, inspirais puis expirais, même si je ne voulais pas me calmer, c'était juste pour lui faire plaisir.

« Tu n'es plus seule. Maintenant, pour toujours c'est toi et moi » continua-t-il en maintenant ma tête entre ses mains « bien….il est hors de question que je te laisse affronter seule ces abominations, ok ?»

-« Ok»m'exclamais-je de joie les larmes aux yeux, mon cœur a rarement autant battu si fort.

-« Je t'aime, n'en doute jamais »

-« Moi aussi papa. Moi aussi »

Rapidement, je sortais la tête de l'eau pour ne plus revoir ces images, suffoquant. Sans perdre de temps, je récupérais une serviette et allumais la lumière pour m'essuyer correctement le visage. Malheureusement, les images de mon cauchemar revenaient sous forme de flash et je ressentais encore les mêmes émotions mais il y avait une amélioration car l'angoisse s'était amoindrie. Pourtant mon reflet dans le miroir me renvoyait tout autre chose. J'étais méconnaissable. Mon teint était blafard, mes yeux cernés de noirs et le pire était ma musculature. Je ne me rendais pas compte à quel point j'avais encore maigrie. Cette triste constatation me permis aisément de prendre le flacon dans l'armoire à pharmacie et d'avaler les deux gélules sans sourciller. Il ne me fallut pas plus d'une demi-seconde pour remarquer Gramme posée contre l'encadrement de la porte.

-« Je ne t'ai pas entendue venir, tu voulais la place ?»

-« Non ne bouges pas…. par contre je vois que tu es enfin redevenue raisonnable »

-« C'est juste…. »

-« Pour cette nuit ? Peut-être bien… seulement une petite voix me dit que les suivantes seront bien pires »

-« Je n'ai que quelques jours à tenir » « Je suis une dure à cuire »

-« Ça ne me fait pas rire…. Les nuits dernières je ne t'ai rien dit mais ce soir… Je t'ai entendue te réveiller en sursaut quatre fois et chaque cri était plus effrayant que le précédent»

-« Maintenant que j'ai pris la prescription du psy la nuit sera plus calme »

-« J'espère ma douce » me caressa-t-elle le menton « Mais j'en doute »

-« Pourquoi tu es toujours pessimiste à mon sujet ?»

-« Je suis une vieille dame. Le temps et l'expérience m'ont fait comprendre certaines choses »

-« Où veux-tu en venir ?»

-« Rien » soupira-t-elle « Je voulais m'assurer que tu ailles bien» elle me tourna le dos« Et comme c'est le cas, je vais aller me coucher, fais en autant d'accord ? »

-« Je ne promets rien »

-« Alors ne laisse pas trop longtemps la lumière allumée, à tout à l'heure »

-« Fais de beau rêve »

-« Merci »

Dès qu'elle quitta la pièce, je fixais de nouveau la glace serrant de plus en plus fortement les rebords du lavabo. Je repensais à ses paroles et les doutes commençaient à m'assaillir. Les prochaines nuits allaient être atroces. Je détestais déjà l'effet de ces calmants sur moi. C'est dire, mes jambes étaient en train de flancher et ma main gauche dérapait. Alors, je décidais de regagner ma chambre et maladroitement, je m'assis sur le fauteuil devant mon bureau. Je redoutais l'instant où je décomptais les jours qui m'éloignaient de mon père. J'étais incapable de repousser ce que je pouvais faire maintenant sachant que je manquerai de courage un peu plus tard. Je saisis donc le feutre rouge et finit par faire une nouvelle croix sur mon calendrier. Il ne restait que cinq cases à barrer.

«Il ne reste que cinq misérables jours papa. Si tu savais à quel point je m'en veux de l'avoir aidé à...à» l'air me manqua, la douleur m'ébranla tellement que je crus mourir. Je voulais à tout prix la faire taire ou la rendre aussi sourde que possible et bien au contraire tout s'amplifiait. Haletante, les yeux entrouverts, je ne réclamais qu'un moment d'accalmie. S'il fallait que je l'obtienne de force et bien je le ferai. La respiration entrecoupée, j'abattis mes mains à plat contre la table. Je ravalais mes larmes férocement et essuyais celles qui venaient de couler d'un revers de main. Ensuite, je bouchonnais le feutre et entrepris de faire cette fois ci le vide grâce à mon journal intime. Il fallait que je me libère d'une autre façon parce que la seule manière que je connaissais s'avérait néfaste pour moi. Tuer des vampires ne servait uniquement qu'à entretenir ma haine pour eux. Cette émotion me rongeait à l'intérieur, alors peut-être que la solution se trouvait ailleurs songeais-je brièvement les yeux tombant sur mon journal intime. A la vue de ce cahier aux pages jaunies des vieux souvenirs remontaient à la surface, me propulsant trois années en arrière.

Flash-back :

Cet après-midi-là, je n'étais pas dans mon assiette et ce malgré la magnifique journée que la météo avait annoncée. Le ciel azur, le chant des oiseaux n'y changeaient rien, je restais de très mauvaise compagnie, d'ailleurs, je n'en voulais aucune mais Elena en avait décidé autrement. Elle m'avait invitée à passer un petit moment chez-elle. Je n'avais pas eu le cœur de refuser, alors me voilà devant la porte des Gilbert. J'eus à peine le temps de frapper que la porte s'ouvrit.

-«Entres » elle agrippa mon bras et ferma la porte après moi « On va dans ma chambre, on sera plus à l'aise pour discuter »

-« D'accord…..comme tu veux » bredouillais-je intriguée. Elle semblait aussi stressée que moi, je le voyais bien dans la façon dont elle se frottait les mains sur son jean alors que je m'asseyais tout comme elle en tailleur sur son lit. Le silence se fit de plus en plus gênant alors je démarrais la conversation « Tu voulais que je vienne et bien me voilà » elle ne disait toujours rien. Ok, essayons autre chose pensais-je «Tu as quelque chose à me dire…où une chose à me confier. Tu me connais je suis une… »

-« Je t'ai vue pleurer » me coupa-t-elle dans un souffle « sur la tombe de ta mère »

-« Elena... »

-« Attends... Je sais que j'ai eu tort de te suivre mais... tout ce début de semaine tu m'as fuie à la cantine, à la sortie de classe. Il fallait que je sache. Je ne pouvais rester dans l'ignorance alors je t'ai suivie »

-« Tu n'aurais pas dû »

-« Je sais mais tu es mon amie et quand tu souffres moi aussi. Je sais que ce n'est pas une excuse mais je te considère comme ma petite sœur et de ce fait j'aimerais pouvoir t'aider. Mais comment j'aurais pu te soutenir si je ne connaissais pas ton problème. Maintenant que je le sais, j'ai pensé qu'un geste valait mieux que mille mots »Elle se tourna et pris le paquet juste derrière elle. Elena le déposa sur mes jambes « Allez, ouvres-le » sans un bruit, je déchirais le papier cadeau « Il ne te plait pas, j'avais des doutes sur la couverture. Mais au final, j'ai choisi celui-là. Alors dis quelque chose, please ! »

-« Un journal intime… tu appelles ça de l'aide ?»

-« Ok, tu es terre-à-terre et moins rêveuse que moi mais tu verras, il sera ton troisième meilleur ami. Ecris dans ce journal quand tu seras incapable de te confier à Caroline, moi ou Sheila. Il sera en quelque sorte ton psy ! »

-« Je ne le ferai pas »

-« Tu verras ça te fera un bien fou. Mon père en a fait autant pour moi, quand mon grand-père est mort. Et une grande sœur doit faire pareil pour sa petite sœur, tu ne crois pas ? »Me demanda-t-elle en glissant sa main entre les miennes et en serrant une tendrement.

***Fin flash-back***

Elle avait peut-être raison, mon psy me disait la même chose : tenir un journal. A une époque, j'écrivais à l'intérieur pour faire semblant d'écouter les conseils de mon médecin qui prenait un malin plaisir à jeter un petit coup d'œil sans jamais réellement s'y attarder. Et des fois quand j'en ressentais l'envie, je le faisais pour ensevelir mes idées les plus sombres ainsi que des questionnements qui me martelaient la tête sans jamais obtenir une réponse. J'écrivais dans le but de les enfouir profondément pour ne plus y porter d'attention ; mais j'avais peut-être tort. Car au final tout était important même quand mon unique préoccupation était Damon Salvatore.

Les pages virevoltaient au-dessous de mes paumes jusqu'à tomber sur une page blanche.

Je me penchais alors un peu plus vers lui pour que ma plume égratigne de nouveau ses pages. Mon écriture incurvée et ronde se fit de plus en plus irrégulière résultant de l'accumulation de nombreuses nuits d'insomnie additionnées aux cachets, le marchand de sable allait bientôt frapper à ma porte. Malgré tout, je me forçais à écrire à l'intérieur, il fallait que je sache si cette méthode fonctionnait. Si c'était aussi libérateur de pouvoir mettre des mots sur mes blessures comme le disait si bien Elena et mon psy afin de pointer le nœud de toutes mes angoisses. Je devrais certainement commencer par vraiment écouter les conseils des autres car maintenant je réalisais à quel point j'avais besoin d'aide pour faire mon deuil et bien d'autre chose encore. Il est peut-être plus facile de l'écrire noir sur blanc que de le dire à haute voix. Je verrai bien:

« Il y a bien plus que mon désir de vouloir arrêter le temps pour ne plus devoir commémorer la deuxième année de sa disparition. Je me sens terriblement responsable de tout ce qui s'est passé. Mes actes et mes décisions ont causé des dommages collatéraux inattendus et irrémédiables. Je regrette tellement d'avoir ouvert ce maudit tombeau pour que Damon reparte avec Katerina Petrova. J'ai précipité le départ de mon père en libérant son meurtrier qui lui a ôté la vie. Chaque jour, son meurtre pèse sur mon cœur et bien plus après ces derniers événements. Je pense qu'il m'aurait guidé pas à pas. Je me souviens encore de sa promesse d'être toujours présent pour moi. Seulement c'est à cause de moi s'il n'a pas pu l'honorer. Alors ça me tue quand j'y pense. Tous ces meurtres, l'histoire de lycan auraient été l'occasion rêvée de travailler avec mon père. C'est vrai que je ne devrais pas penser ainsi, des gens sont mort mais je me tuerais pour pouvoir ne serait-ce que passer quelques secondes auprès de lui.

Et rencontrer Billie, la vieille amie de Damon, m'a fait réaliser que j'avais tant à apprendre de lui. Il y a tant de choses que j'ignore de cette partie de ma famille. Ne rien savoir me terrorise, mais aussi éveille ma curiosité. J'ai le même sentiment par rapport à ce truc qui me relie au lycan qui me guette dans l'ombre. Seulement je n'arrive pas à m'expliquer en quoi il est plus important que d'aller à la découverte de mes origines. La seule chose dont je peux être sure c'est que j'ai besoin de ce truc spécial avec cet être surnaturel. C'est vital ! Et une voix forte me crie que la découverte des lycans ne fut pas anodine. Je pressentais que les évènements futurs allaient me donner raison. Je pouvais le sentir au plus profond de moi dans mes veines : mes pouvoirs fourmillent de l'intérieur. Sa venue ouvre des portes sur de très grands changements. Et toutes mes certitudes et mes habitudes allaient être bouleversées. Je ne me sentais pas prête à devoir faire une croix définitive sur la vie que mon père et moi avions rêvée pour moi. A dire au revoir à la vie bien rangée d'une ado ordinaire, bien que je ne sois pas normale. Je devrais peut-être me faire une raison.»


Toc-toc

-« Entrez »

-« Je vous prie de m'excuser Majesté mais ces informations sont de la plus haute importance » d'un simple hochement de tête les gardes firent un pas sur le côté, le pisteur pu enfin s'approcher du roi. Pia le vit chuchoter à l'oreille de Klaus. Le sourire de ce dernier éveilla sa curiosité. Quand le pisteur quitta la pièce, elle se rassit dans une position plus sérieuse, gardant le buste bien droit et les jambes croisées sensuellement

-« Quoi ? »

-« Ne me dis pas que je vais devoir te supplier »

-« Ce ne sont que des petits détails »

-« Je ne te crois pas. A en juger par ton air satisfait, tu as gagné la bataille »

-« Oui mais pas la guerre ; alors détends-toi »

-« A ce stade Nick, il me faut bien plus que tes promesses pour que je berce d'illusions mon Clan. Bientôt, ils ne me feront plus confiance et je ne leur en tiendrai pas rigueur. Tout comme moi, ils ont assez attendu. Maintenant c'est à nous de briller »

-« La patience est une vertu que tu devrais cultiver »

-« Depuis quand Elijah déteins sur toi ? »

-« C'est bien l'une de ses qualités que je déteste le plus mais pour le doppleganger, je dois dire que c'est très utile. Il faut avancer à pas de loup » dit-il avec amusement.

-« Ne te moques pas ! Cela fait des semaines que l'on stagne. Les informations que tu as collectées ne t'ont servi à rien »

-« Je n'ai jamais rien fait par simple plaisir….elles me seront plus utiles que tu ne le penses »

-« Alors dis-moi à quoi sert de savoir que le petit Salvatore ne boit que du sang animal. Tant que je ne saurais pas à quoi elles servent, tu m'obligeras à vouloir trouver un autre allié »

-« Tu ne trouveras pas meilleur que moi. Personne ne déteste autant tes ennemis que moi ! Si je te dis que le dénouement est proche c'est qu'il l'est. Alors tiens-toi prête ! »

-« Ça ne marche pas avec moi »

-« Je ne te demande pas ton avis » il but une gorgée de vin« Parlons d'autre chose » ajouta-t-il en la fixant de ses yeux bleus« J'oublie les bonnes manières, tu en veux peut-être ? »

-« Viens en au fait ! » exigea-t-elle à bout de patience

-« Ok….j'ai pensé que de te mesurer à une descendante Bennett te ferai du bien ou…tu pourrais tout aussi bien éteindre leur lignée à travers elle. Cet avant-goût de victoire pourrait t'apaiser avant d'avoir ce que ton clan réclame depuis un petit bout de temps »

-« L'idée me plait assez, néanmoins, je ne m'arrêterai pas tant qu'elle ne sera pas de retour»

-« Le louveteau est en marche pour cela »

-« Je ne comprends pas! Avec tous les hommes dont tu disposes, c'est lui que tu as choisis. Pourquoi ? »

-« Tu poses trop de questions Pia »

-« Je peux faire la sourde oreille sur beaucoup de choses mais là. Pas sur le petit chiot…Allez dis-moi de ce qu'il a de si spécial ? »

-« Non »

-« S'il te plait. N'oublie pas que tu ne peux rien me refuser quand je te dis ces trois petits mots. S'il te plait », répéta Pia triomphante.

-« Ah…..Je me vois en lui »

-« Non ça je le saurai ; il est seulement différent des autres. Continues »

-« Ca il l'est ! Original. Il possède une chose importante et je veux l'obtenir »

-« Qu'est-ce que c'est? »

-« Une clé, elle est le passe-droit pour m'amener à la cachette de ma meute »

-« Ce n'est qu'un petit détail par rapport à ce que nous t'offrons. Cette clé ne te servira à rien quand on aura acquis notre plein potentiel. Le Coven et moi-même allons te permettre de parvenir à eux et de les battre. Tu pourras les tuer de tes propres mains alors n'oublies pas le but de notre association »

-« Je le sais »

-« Non je ne le crois pas, s'il faut que je rafraichisse ta mémoire dis-le moi mais je ne choisirais pas la manière douce »

-« Pas besoin de me rappeler le souhait le plus cher de ma délicieuse mère mais » Pia le vit se relever avec une moue sombre, ses yeux bleus foncèrent mais restèrent néanmoins tout aussi brillants. Sa mâchoire se desserra quelque peu. D'une voix monocorde, il continua « Elle n'est qu'une raison parmi tant d'autre à ma vengeance »

-« Elle aurait dû être la numéro une : Pour Esther on était sa seconde famille. Grâce à nous tes parents ont évité une mort certaine que ces chiens assoiffés de sang leur avait réservée. Ils voulaient tuer tes parents car ils étaient incapables de les laisser te tuer. Grâce à nous, Esther a réussi à protéger ses cinq enfants. On lui a sauvé la vie de pas mal de façon, elle aurait aimé que tu nous viennes en aide pour que l'on trouve notre place parmi la communauté du surnaturel. »lui expliqua-t-elle en manquant de tact. Elle détestait sentir un certain mépris dans la voix de Klaus quand il parlait d'Esther. Elle qui était un grand personnage de leur Clan. Elle devait lui montrer que ce n'était pas qu'une vengeance qu'il se jouait mais bien plus. C'était leur destin « Il est temps que les gens comme mon clan. Des personnes qui n'ont pas la chance de naître avec des aptitudes magiques malgré leur digne lignée de sorciers se vengent. Il faut que l'on se venge de toutes les personnes qui se sont mis en travers de notre chemin qui nous ont persécutés. Mais pour cela, il nous faut notre leader. Avec notre leader à nos côtés on obtiendra la vie, l'honneur qui devait nous revenir»

-«Tatia viendra, ne t'inquiète pas. Je suis en train de planter les graines. Je vais les déstabiliser et Elena s'offrira à moi »

-« Je l'espère bien sinon la petite doppleganger, j'en fais mon affaire et tu ne pourras pas profiter du pouvoir de son sacrifice et de son sang »

-« Ne me menace pas » L'un et l'autre se jaugeaient debout face à face « Des sorciers, je peux en trouver des biens meilleurs que toi »

-« Tu n'as aucune idée de quoi je suis réellement capable. Et moi aussi je peux te tuer. Ne me tente pas » Klaus rit au moment où elle le poussait pour passer. Il fallut qu'elle parte de la pièce pour que son visage se durcisse

-« TRENT »

Les portes le dévoilèrent rapidement

-« Me voilà »

-« J'ai besoin que tu m'escortes, j'ai envie de faire un petit tour du côté de Mystic-Falls »

-« Et je ferai quoi pendant ce temps ? »

-« Ce que tu sais faire le mieux : surveiller que le travail soit bien fait. Il faut qu'elle soit secouée et lui il sera sur ses gardes »

-« Bien monsieur »


-« En fait je pensais à tout autre chose lorsque tu es rentré à l'appartement » Alaric sourit la voyant lui retirer sa lecture du bout des doigts et passer ses mains sous sa chemise.

-« Je crois avoir une vague idée de ce que tu as en tête »

-« Je suis contente que nous soyons sur la même longueur d'onde » dit-elle, s'asseyant à califourchon sur ses cuisses« parce que tu m'as terriblement manqué »

-« Moi aussi…mais »

-« Ok » soupira-t-elle. La doctoresse se releva et réajusta ses vêtements « Tu sais quoi, je vais partir à l'hôpital voir s'ils ont besoin d'aide supplémentaire. Tu auras plus de temps pour tes recherches »

-« Ne dis pas ça »

Meredith le regarda se rapprocher étroitement d'elle alors qu'elle cherchait ce qu'il lui voulait réellement dans ses yeux.

-« Je vois bien que je te déconcentre »

-« C'est faux…je peux arrêter quelques heures mes recherches et m'occuper de toi comme tu le mérites »

-« Tu ne le veux pas vraiment. Je vois bien que toute cette agitation t'émoustille. Tu aimes l'action »

-« Je t'adore et aime mon travail. Les deux ne sont pas incompatibles »

-« Je ne dis pas le contraire mais tu es un chercheur dans l'âme. L'histoire te fascine et le surnaturel t'obsède ; c'est d'ailleurs un point commun que tu avais avec la mère biologique d'Elena non »

-« Plus ou moins mais, je ne vis pas que pour ça. Tu es ma source d'inspiration, je rêve d'un monde meilleur pour toi pour moi et notre future famille »

-« Je t'aime »

-« Alors dis-moi ce qui te préoccupe. Ma surcharge de travail, et mes travaux pour l'université ne t'ont jamais réellement dérangée auparavant donc….. Dis-moi ce qui te tracasse »

-« Elena »

-« il s'est passé quelque chose avec elle ? »

-« Rien, c'est juste… elle ne m'aime pas »

-« Tu dois te tromper. Elena aime tout le monde : Damon en est la preuve »

-« Elle n'a pas besoin de me le dire parce qu'elle l'a pensé si fort que je l'ai compris. Elle doit se sentir coincée entre Jenna et toi. Rester ici quand il n'y a que moi à l'appartement, c'est comme la trahir. Elle a quand même admis qu'elle ne t'a jamais vu aussi épanoui »

-« Désolé » il l'embrassa sur le front puis l'entraina dans une forte étreinte, le menton au sommet du crâne de Meredith « Jenna ne devrait pas mêler les enfants à nos histoires. Je vais lui parler »

-« Ne fais pas ça »

-« Regardes-moi bien, c'est la meilleure chose à faire. Je ne veux pas que tu te sentes comme une pièce rapportée, alors que tu ne l'es pas à mes yeux »

-« Ok….mais ne le fais pas devant moi. Je vais prendre une douche »

-« D'accord »

Une demi-heure plus tard,

-« Alors tu as réussi à la joindre ? »

-« Non aucune des deux», répondit-il en regardant vers le couloir où il l'aperçut furtivement enveloppée dans une serviette blanche

-« Tu as essayé Stefan ? »

-« Non….. Que ferais-je sans toi ? »

-« Rien malheureusement »

-« ça sonne »

-« Rick ? »

-« Stefan, tu es avec Elena ? »

-« Non » il arpentait une rue animée par des musiciens de rues « Je suis à sa recherche. J'ai écumé, les bars, le Grill, le poste de police, la forêt et chez elle, toujours rien »

-« Tu en as parlé avec Bonnie ou Caroline ? »

-« Bonnie c'est impossible….mais Caroline peut-être. Elle doit être avec Liz. Je vais faire un petit tour à l'hôpital. Elles doivent encore y être »

-« Tu me tiens au courant »

-« Bien sûr »

L'hôpital,

Elena aussi arpentait des allées à la recherche de visages familiers. Elle en avait besoin, ayant l'impression d'être une brebis égarée poursuivie par des chasseurs inconnus. Elle était épiée, elle en était sure depuis une bonne dizaine de minutes. Peut-être des vampires parce que de temps à autre elle croisait des visages déformés par des veines. Ces mêmes personnes la bousculaient. Perturbée, elle quitta la foule affolée, se colla à un mur pour souffler et reprendre ses esprits.

Dès lors qu'elle ouvrit les yeux une Caroline amaigrie lui sauta dessus

-« Elena, je t'en supplie. Aide-moi ! »

-« Oui bien sûr mais d'abord expliques moi tout ce qui t'es arrivée. » Elle l'obligea à s'asseoir avec elle par terre en la regardant droit dans les yeux.

-« Je n'ai pas le temps. Tous ces cœurs, ces artères, ce sang me rendent dingue. Dis-moi où est Stefan, j'ai besoin de Stefan ! »

-« Je ne sais pas »

-« Si tu le sais ! Alors dis le moi »

-« Arrêtes tu me fais mal » elle retira ses mains sur les bras violacés d'Elena.

-« Pardon… pardon » se confondit-t-elle en excuse « Je t'implore mon pardon. Je ferai tout pour me faire pardonner si tu me le trouves »

-« Il n'y a rien à pardonner…moi, je peux t'aider. On est amie »

-« Je sais, alors trouves le…Je cicatrise très mal et je ne crois pas pouvoir résister plus longtemps. Donc trouves le moi au plus vite. Il sait me calmer comme personne. Alors trouves le » Elena la vit se coucher par terre complètement affaiblie en essayant de se concentrer sur les bruits provenant du sol. L'écoulement de l'eau des tuyauteries du sous-sol de l'hôpital la déconnectait « surtout empêche quiconque de s'approcher de moi surtout ma mère et Bonnie »

-« Pourquoi » demanda Elena accroupie devant son amie « Elles t'aiment »

-« Pas plus que je les aime. Je ne veux pas qu'elles voient le monstre que je deviens lorsque je ne contrôle plus rien »

-« Bien mais je reste avec toi » Elena s'assit confortablement dans un couloir désert de l'hôpital, et installa la tête de la petite blonde sur ses jambes « Je resterai là tant que Stefan ne sera pas là »

-« Je t'adore, Lena »

-« C'est réciproque, essaies de dormir un peu »la réconforta Elena en lui caressant ses long cheveux blonds bouclés. « Il viendra sous peu et si ça peut te rassurer à cette heure-ci Bonnie doit avoir rejoint le monde de Morphée »

-« Elle nous manque à toutes les deux, hein ? »

-« Oui, terriblement »


Dans un profond sommeil, je me voyais le visage bouffi marcher vers eux, les mains garnies d'un gros bouquet de fleurs. J'essayais d'être forte mais rien n'y faisait. Les lèvres salées et tremblantes face aux tombes d'Abbygail Bennett et de Simon Wait, je m'écroulais en larmes tellement le chagrin me brulait de l'intérieur.

Pour sauver les apparences les épaules secouées, je me pinçais les lèvres pour m'empêcher de crier mon désespoir. Sous contrôle, je séparais en deux le bouquet de fleurs avant de les déposer sur leur pierre tombale. Après un moment de recueillement, je finis par faire demi-tour.

A ma grande surprise je n'étais plus dans le cimetière fleuri par le printemps. J'étais projetée à une autre époque un peu plus loin dans la forêt. Cet endroit m'était familier. L'odeur carbonisée me fit baisser la tête, les mêmes signes sous mes pieds me rappelaient que je refaisais le même rêve prémonitoire. Cela ne pouvait pas être autre chose. Baignée dans une atmosphère apocalyptique, l'éclipse rouge faisait encore rage alors que j'entendais Damon crier mon nom. Soudain tout près de moi un grognement se fit entendre. Je pivotais légèrement et je vis un animal sortir derrière les arbres. Il était si majestueux, ses poils étaient si brillants et longs et ses yeux rouges si étincelants que je pu voir mon reflet à travers eux. A moitié médusée, je le laissais venir à moi. Et progressivement, il baissa la tête tout en s'asseyant face à moi. Il ne me resta plus qu'à m'agenouiller et poser mes mains aux deux extrémités de sa tête. Ce simple touché le fit lâcher un long soupir ce qui eut pour effet de m'apaiser. Détendue, je posais mon front contre mon lycan les yeux noyés dans ses yeux rouges ignorant les cris persistants du vampire

-« Bon-Bon » appela Damon, il sortit à son tour des feuillages. « Qu'est-ce que tu fais? » demanda-t-il. Le vampire se pencha sur le côté pourvoir ce que je faisais. Voyant que je ne répondais pas, il chercha à attirer mon attention « Hey ? »

-« Ne bouge plus et tais-toi » rétorquais-je, m'accroupissant d'avantage pour être plus en contact avec le lycan. Dès que le lycan chercha lui aussi plus de proximité une énergie s'échappa de nous. Je ne me suis jamais sentie autant sur la même longueur d'onde avec quelqu'un. Je pouvais jurer qu'il pouvait voir en moi, la véritable Bonnie tandis que moi... J'apercevais l'homme dans le loup celui que j'avais rencontré durant mon escapade avec Jeremy.

-« Hey Sorcière de l'Est, il est temps de descendre de ton balai » s'énerva Damon, il avançal vers nous l'air menaçant « Et me dire en face ce que tu es en train de me faire. L'air est différent, le niveau atmosphérique a changé » je me tournais vers lui et notais sa difficulté à marcher. Est-ce nous qui l'affaiblissions ? Mais je ne me posais pas plus de question que cela, le lycan devenait hostile à Damon.

-« Je t'ai demandé de ne pas bouger »

-« Comme si j'écoutais qui que ce soit d'habitude »

-« C'est vrai, tu es Damon »

-« Et qu'est-ce que ça veut dire... », il continuait péniblement d'avancer, entendant de plus en plus un grognement

-« Que du moment que l'ordre ne vient pas de toi, il est facultatif. Les idées des autres seront toujours plus débiles et moins percutantes que les tiennes », précisais-je

-« Wow du calme poisson armé! Si je suis là c'est pour toi »

-« Moi »

-« Tu vois quelqu'un d'autre ici »

-« Non » dis-je en me relevant doucement pour cacher le lycan mais par malheur Damon le vit et comprit d'où venait le bruit

-« C'est quoi ça? »

-« Rien »

-« Tu appelles un loup « rien »» ironisa-t-il ma réponse en chargeant sur nous. Le loup recula alors que je m'interposais entre eux.

-« Tu lui fais peur »

-« C'était le but, les loups sont les pires prédateurs qui existe sur cette putain de planète »

-« Tu t'es regardé! »

-« Oui, j'en sais quelque chose » répliqua Damon avec mépris «Ils mangent les humains vivants, ils aiment sentir la peur émaner d'eux. Tu devrais reculer et me laisser m'occuper de lui »

-« Rétractes-tes crocs ok. Il n'est pas ce que tu crois, c'est mon ami »

-« Quoi? »

-« Mon lycan » précisais-je un peu plus les yeux rivés sur lui. Les siens me détaillaient de haut en bas. Il avait l'impression que je délirais. « Il ne me fera jamais de mal »

-« Tu parles ! Un prédateur reste un prédateur »

-« Tu changes bien pour Elena non » persistais-je toujours à quelques millimètres de lui, je pouvais sentir qu'il commençait à se calmer

-« Et qu'est-ce qui te fais dire ça ? » demanda-t-il, encore quelque peu méfiant pendant que l'homme loup s'enfonçait dans les feuillages. Leurs frottements nous firent pivoter, nous pouvions le voir redevenir humain. Je ne le quittais pas des yeux, il s'arrêta quelques secondes juste le temps pour m'adresser un hochement de tête en guise de remerciement dans son plus simple appareil muni seulement d'un cordon autour du cou. Damon fut témoin de cet échange et je ne sais pas pour quelle raison il prit un air dégoûté

-« Quoi? »

-« Tu ne m'as encore pas répondu »

-« Il m'a réconforté, je sens tout simplement que je peux lui faire confiance c'est tout » soupirais-je

Et c'est en soupirant que j'ouvris un peu les yeux, le corps plongé dans le noir de ma chambre. Sereine, je pivotais la tête et aperçus la demi-lune haut dans le ciel.

Deux cris de loup percèrent le silence de la nuit. Je pouvais sentir la présence de mon loup si proche que mon cœur fit un bond. Je n'ai jamais été aussi calme depuis que j'ai vu le corps de mon père s'écrouler sur le goudron trempé par la pluie. Le reste de la nuit allait être plus douce et peut-être même les jours à venir pensais-je en tournant le dos à la fenêtre. Il sera là, rien ne pouvait m'arriver.


-« Tu es sûr que l'on est au bon endroit »

-« Certain» souffla Tyler relevant la tête vers l'imposante villa dressée devant lui, l'air penseur serrant un pendentif étrange

-«Donc…..qu'est-ce que tu attends ? A moins que tu commences à douter ? Tu sais il n'est que 7h30 du matin ; prends tout le recul dont tu as besoin »

- «Pas besoin Jake… j'ai seulement l'impression que le temps s'est arrêté par ici»

Flash-back

-«Coucou mes amours ! »

Tyler glapit sentant sa mère ébouriffer sa petite frimousse tout en le torturant de papouille baveuse. Elle le quitta pour rejoindre son père qui se tenait de dos. Tous deux pouvaient ressentir sa mauvaise humeur. Alors doucement, elle se releva et se rapprocha de lui. Elle lui caressa de bas en haut le dos. Carole finit par enfoncer ses doigts dans la chevelure jais de Paul en écrasant ses lèvres dans son cou. Hélas, cela n'eut pas l'effet escompté. D'habitude son simple touché le faisait gémir de contentement. Alors, elle se contenta de reculer et de le regarder s'affairer dans la petite chambre bleue de Tyler décorée dans l'esprit football américain. Mais après quelques minutes interminables d'attentes religieuses, elle décida de mettre fin à ce silence douloureux « Je pourrais au moins savoir ce que tu fabriques »

-« Je te croyais à ton club »

-« J'ai…. annulé le brunch et la partie de tennis pour passer du temps avec les deux hommes de ma vie » répondit-elle souriante et un peu plus sûre d'elle« Je pensais que ça te plairait de…. »

-« Personne ne t'as demandé de penser »

-« Je te demande pardon ! »

Il souffla et se tourna vers elle

-« Tu n'aurais jamais dû assister à ça Carole » répliqua-t-il en mettant une certaine distance eux

-« Et tu crois que je vais me contenter de cette réponse, Paul ?» il la contourna et trimbala derrière lui son vieux sac marin. « Paul, je te parle »

-« C'est… » il lui arracha rudement le vêtement de Tyler qu'elle venait juste d'emprisonner entre ses doigts pour l'empêcher de le prendre« Trop tard, fais-toi à cette idée »

-« Et moi je te demande de prendre du temps. Paul, on a toujours agi ainsi et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer »

-« J'ai dit : Arrête de parler ! » se tourna-t-il de nouveau ivre de colère, après avoir bouclé son sac de voyage, il la poussa brutalement pour attraper leur fils par le col« Et toi tu viens avec moi »

-« NON! » Tyler se sentit partir en arrière avec les bras de sa mère autour de lui « Alors c'est ça que tu veux….partir avec lui sans me le dire !? Mais tu es dingue ! Si tu veux partir et bien fait le mais ne l'entraine pas dans ta folie »

-« Tyler viens voir papa » l'implorât-il d'une voix qu'il voulait douce

-« Tu ne vois pas que tu l'effrayes » elle le fit passer derrière elle, tandis que Paul lui tendait sa main « Ne t'approches pas de lui tant que tu n'as pas les idées claires. Quand tu agis ainsi j'ai l'impression de voir ton père. A une époque tu le méprisais, tu veux réellement que ton fils te méprises à ton tour ? Le souhaites-tu, Paul ? »

-« Peu importe…il est un lycan. Il a besoin de connaître son histoire de savoir où est sa place, ce qu'il est vraiment, un jour, il m'en sera reconnaissant »

-« Il t'a encore fait un lavage de cerveau ? » « Bien sûr qu'il l'a fait…mais bon sang, il n'y aura pas de guerre. Les choses sont ainsi, le passé doit rester derrière nous »

-« Non toi écoutes ! Je n'ai jamais vu aussi clair. Si tu veux rester dans ton ignorance, c'est ton problème pas le nôtre » il brandit son doigt sur elle, les yeux sombres et sévères « Mon fils et moi, nous allons être prêts pour affronter ce qui va se passer pour reprendre ce qui nous a été enlevé. Mais le plus important Carole, c'est que je dois éviter à Tyler de ressentir ce mal être constant de ne pas être à sa place»

-« Mais de quoi est-ce que tu parles….Tu…tu divagues complètement, si j'avais su je serais partie avec toi le voir! » elle se releva pour lui caresser le visage de nouveau. Sans aucune réponse de sa part, elle laissa sa main glisser « Paul…si tu ne dis rien comment, je pourrais… »

-« Tu n'as rien à comprendre, je te demande juste de rester à ta place d'épouse. Ne complique pas plus les choses » Tyler recula un peu plus contre le mur comprenant la situation sous les yeux de Paul. « Mais tu n'auras pas le choix, mon fils. Tu n'as aucune idée de la vie qui t'attends dehors, du monde qui s'offre à toi »

-« Il restera avec moi ! »

-« Il est ma progéniture Carole, tu sais très bien que c'est dans notre coutume que le mâle de la famille éduque les enfants. On copule uniquement pour que le leader soit pur sinon depuis longtemps j'aurai choisi ma sorcière »

-« Ne t'avise plus de dire une chose pareille ! » perdant enfin son self-control, ses yeux devinrent par la même occasion bleu glace. Elle souffla un bon coup pour que ses ongles se rétractent. « Je l'ai porté durant 9 mois, je l'ai aussi soigné depuis qu'il est venu au monde ! Je suis ta femme mais ne crois pas que je vais réellement te laisser m'éloigner de mon fils. Je suis amoureuse pas stupide. Je me battrai, tu m'entends. Je me battrai pour qu'il ne devienne jamais comme tes crétins de parents »

-« Stupide, tu es tellement naïve Carole ! » il lâcha son sac pour se rapprocher d'eux « Tyler DOIT me succéder c'est dans l'ordre des choses. On ne sera jamais épanouis sans meute. On doit vivre en communion avec la nature et avec notre loup ! Que tu le veuilles ou non il sera à la tête de ma prochaine MEUTE ! Il est né pour devenir un LEADER et participer à tout ce qu'un bon lycan désire depuis qu'elles ont signé notre exil : vengeance. Mais toi comme tes crétins de parents tu te contentes de vivre en stupide humain. Tu passes ton temps à le ramollir, tu me l'as rendu faible fainéant. J'ai devant moi une vraie LAVETTE ! Tu ne me donnes pas le choix »

-« ON EST HUMAIN ok. Il est MON SANG ET MA CHAIR, IL A BESOIN UNIQUEMENT DE MOI »

-« C'est là où tu te goures. Il fut un temps où je croyais qu'être avec toi me suffirait. Mais il me manquait quelque chose : la nature me manque. Je ne ferai pas souffrir mon fils comme j'ai souffert dans cette cage dorée. Il a besoin aussi de devenir un homme, de s'endurcir »

-« Il n'est pas toi »

-« Si ! Il est en tout point comme moi »

-« Non, il a aussi hérité de moi»

-« Peut-être mais je doute que tu puisses gérer sa colère, les changements de son corps et le développement de ses sens. Ce n'est pas en restant dans tes jupes qu'il sera capable de ne faire qu'un avec le loup qu'il a en lui»

-« Mes parents l'on fait avec moi. Je pense être à la hauteur pour élever un futur Alpha ! Parce que quand je regarde ses yeux et qu'ils deviennent en une fraction de seconde rouge à cause de la rage que tu provoques en lui ; je sais que je serai à la hauteur. Il a confiance en moi et ça c'est suffisant »

-« Ce n'est pas une option » Paul arracha Tyler de Carole. Ils n'eurent pas le temps de réagir pour empêcher cette séparation. Les yeux rougis il assista à la course folle de sa mère. Elle essayait en vain de le rattraper. Contre son gré elle tomba les genoux contre la pelouse fraichement tondue et mouillée par les arroseurs électriques.

***Fin Flash-Back***

Dans le temps présent, Tyler prit le chemin inverse. Il s'arrêta net au même endroit où elle avait tendu son bras vers lui, comme si ce simple geste pouvait l'aimanter vers elle, le reconnecter à elle. La mâchoire serrée, il se retourna vers Jacob.

-« cette propriété est restée glaciale, mon frère » s'adressa-t-il à Jacob. « La couleur ocre des briques de la façade n'arrivera jamais à gommer la froideur de ces lieux, et les piliers de marbres blancs du perron me feront toujours penser que même si les Lockwood ont essayé de se dissoudre dans la masse, ils n'ont jamais pu réellement ; du moins mon père. Ils sont beaucoup plus loup que tous les autres. On peut le remarquer grâce aux gargouilles taillées dans le marbre. Même en faisant abstraction de l'omniprésence de ces petites touches surnaturelles, je sais que je fais tâche dans ce tableau d'époque »

« Jake, je ne suis plus le même, je ne serai jamais le gentil fils qu'elle aurait voulu que je devienne. Mon loup est ma seule famille avec Klaus. Je n'ai plus rien avoir avec cette femme et les souvenirs dans cette maison dorée. »

-« Penses seulement à notre mission et tout ira bien »

-« Je m'en croyais capable mais maintenant en plein milieu de cette pelouse…je me dis que c'était peut-être mieux au QG »

-« Cette terre est la tienne, tu es un Lockwood. Prends ce qui t'appartiens. Tiens-toi à ce que tu désirais depuis des mois : Prendre ton indépendance, ne pas être uniquement le pupille du roi, ne plus être le loup d'une meute. Simplement être libre et avoir ton propre libre arbitre »

-« Pupille » ria-t-il « Je ne pense pas qu'il me qualifie comme tel »

-«Il t'estime plus que ses propres frères et sœurs. Tu es comme son fils. Et il est comme un père pour toi, il était là quand….»

-« Je sais » le coupa-t-il « Il m'a secouru quand mon père est mort…il était là lorsque j'étais redevenu un bêta. Il a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Enfin bref, attends-moi ici. Je vais voir s'il y a quelqu'un à l'intérieur »

Tyler fit le tour, aucune porte n'était ouverte. Heureusement les clés étaient toujours cachées sous un pot de fleur. Calmement et sans bruit, il s'introduisit à l'intérieur. Quelques minutes plus tard, il fit signe à Jake de le rejoindre. A peine, il fit un pas à l'intérieur que quelqu'un l'attrapa par derrière. Alerté par le bruit, le louveteau marcha vers l'entrée.

-« Ty, dis à cette femme qui tu es. Elle ne me croit pas »

Surprise, Carole tourna la tête et ce qu'elle vit la désarma. Aisément Jacob se délogea « Bon, je vous laisse à vos retrouvailles »

-« Tyler c'est bien toi…. » Prononça faiblement Carole à Tyler qui ne savait pas quoi lui répondre, les muscles tendus « Tu es bien plus beau que les centaines de portraits robots que j'ai dû faire pour te retrouver » sourit-t-elle les larmes aux yeux. Tyler ne la laissa pas se rapprocher de lui. Trouvant son attitude stupide, il arrêta de fuir. Il la laissa le toucher avec réticence « Oui, c'est bien toi. Mon dieu, Mon bébé est de retour à la maison »

Les mains sur son visage, elle le regarda sous toutes les coutures, remarquant ses cicatrices, sa nouvelle musculature, ses tâches de naissance « Qu'est-ce que tu as grandi, un vrai homme »

Remarquant sa gêne, elle recula « Désolée, je suis beaucoup trop collante. Mais s'il te plait dis quelque chose »

-« Bonjour, Carole » finit-il par dire en sortant de son mutisme ; glaçant en un claquement de doigts le sang dans ses veines. Elle était complètement étrangère à lui, alors qu'elle sentait toujours le lien qui l'attachait à elle.


-« Carole, tu as mal choisi ton moment »

-« Là, je n'ai pas besoin du shérif mais de ma meilleure amie, Liz ; tu es sure que tu ne peux pas prendre ton service plus tard ? »

-« Justement, je ne suis pas au commissariat. Depuis hier soir, je suis à l'hôpital »

-« Il t'est arrivé quelque chose ? »

-« Non pas à moi…. il semblerait qu'il y ait de nouveaux arrivants en ville et ils se sont déchainés hier »

-« Ok, je vais aussi donner un coup de main. Il doit peut-être me rester quelques notions de mes études d'infirmières. Je te raconterai tout là-bas »

-« d'accord » Liz regarda surprise son téléphone mais une voix la sortie rapidement de son béatement « Stefan….heureusement que tu es là »

-« Pourquoi, il y a un souci ? »

-« En fait, je ne sais pas trop » disait-elle en regardant autour d'elle puis continua « Depuis que j'ai ramené Caroline ici, je n'ai plus eu de nouvelles. Je m'inquiète peut-être pour rien sachant qu'un simple coup de couteau dans le ventre ne la tuera pas mais….ici nous sommes dans un hôpital. J'ai peur qu'elle perde le contrôle »

-« Je vais voir ce que je peux faire….sinon vous n'auriez pas des nouvelles d'Elena »

-« Non, d'après Caroline elle se trouvait avec toi »

-« Plus maintenant » répondit-il en marchant à reculons, « je vous tiens au courant pour Caroline »

-« Merci »

Stefan sortit de nouveau son téléphone, rappela encore Elena et par chance, il sonna. Il pouvait l'entendre d'ici.

Il tourna la tête. Il pouvait la voir rendre un chargeur sans fil à un accompagnant d'un patient

-« Elena ! »

-« Stefan » la délivrance et la joie pouvait se lire sur son visage et s'entendre sur sa voix. Elle l'accueillit chaleureusement entre ses bras « Toujours là quand on a besoin de lui »

-« Tu as mal quelque part »

-« Non » elle rit le voyant chercher une quelconque blessure sur elle « Ce n'est pas moi mais Caroline. Elle est blessée et cicatrise très mal. Caroline est encore au bord du gouffre et je ne peux pas l'aider, elle ne demande que toi »

-« Bien » il l'embrassa sur le front « Elle ira mieux, je te le promets, montres-moi où est-elle ? »

-« Là-bas derrière les poubelles »

-« Tu m'attends ici, je reviens »

-« Je t'aime » l'embrassa-t-elle en le laissant partir

Très vite, il accouru au chevet de Caroline. Il la porta dans ses bras et l'installa dans une chambre inoccupée.

Quelques minutes à peine couchée sur un lit bien confortable, elle se réveilla en expirant bruyamment

-« Hey, du calme, Caroline » lui caressa-t-il le dos « Tu es ici avec moi »

-« Tu es venu ? » se retourna-t-elle vers lui

-« comment tu pourrais croire le contraire, tu es ma meilleure amie »

-« Stefan » elle se jeta dans ses bras en pleurs « Si tu savais à quel point j'ai peur…je me sens si dangereuse tellement la soif de sang me contrôle. Je vais devenir folle, il faut que tu me canalises ou m'hypnotises. Peu importe ce que tu feras, il faut que tu m'aides »

-« Ok » il emprisonna ses mains dans les siennes après avoir dégagé quelques mèches blonde sur le visage de Caroline ensuite il la fit relâcher les pans de son blouson « J'ai une solution, mais elle ne va pas te plaire »

-« Tant pis, dis la moi » reniflant pétrifiée de peur

-« Bois du sang humain »

-« Non ! Tu ne peux pas me demander ça. COMMENT ! Comment peux-tu oser ? »

-« Calmes-toi » lui ordonna-t-il et la fit se rasseoir auprès de lui puis captura son attention avec sa voix calme et chaude. Elle ne quitta pas ses yeux à bout de nerf « C'est la seule solution pour que tu puisses cicatriser »

-« Je ne me sens pas le courage, Stefan. Je te le jure. Des milliers de poche de sang n'arriveront pas à me contenter. Juste la vue du sang, les pulsations du cœur, les artères qui tapent sous la peau me fait déjà me sentir prise d'une frénésie meurtrière. Trouves autre chose »

-« Ok » céda-t-il à court d'idée « Personne ne doit le savoir »

-« Savoir quoi ? » « Mais qu'est-ce que tu fais, Stefan »

-« Je te donne mon sang, tu cicatriseras »

Elle hocha la tête muette sachant que ce que s'apprêtait à faire Stefan n'était pas bien vis-à-vis d'Elena. Elle se sentit mal quand elle le vit retrousser ses manches après avoir enlevé sa veste. Ce qu'il ne savait pas c'est qu'Elena rodait vers la porte. Elle fit des allées et venues scrutant ce qu'il se passait à l'intérieur. Quand elle vit Caroline prendre entre ses doigts le bras de Stefan et le mordre avec passion tout en s'enroulant dans ses bras ; elle ne savait plus où se mettre. Elle se cachait d'ailleurs dans l'ombre, le souffle coupé la main sur la bouche pour éviter de crier toute sa douleur. Après quelques secondes à pleurer contre le mur, elle se releva du sol, jeta un regard bref vers eux avec les paroles de Katerina en tête :

« Ce n'est pas rien lorsqu'un vampire boit le sang d'un autre vampire. Chez nous, cet acte est bien plus fort que le rapport sexuel parce que c'est sensuel, intime, intense. Tu donnes une partie de toi, ce qui te fait vivre. Alors poses-toi la question si Stefan t'aime vraiment quand il offre son sang à une vampire en particulier moi ou la jolie et pétillante Caroline »

Les yeux maintenant ouverts, Elena se releva, jeta un dernier coup d'œil avant de prendre le chemin inverse, ses doigts effleurant les murs.

-« Quoi ? » demanda Caroline voyant l'air légèrement préoccupé de Stefan, lentement il se tourna vers elle, « Tu as vu quelque chose à travers la vitre »

-« Seulement une ombre sinon, tu vas mieux ? » essaya-t-il d'oublier le bruit qui lui bourdonnait dans les oreilles

-« Ouais mais c'est le sang le plus immonde que j'ai pu boire » ils éclatèrent de rire

-« C'est la faute du lapin ou de l'écureuil de ce matin »

-« Merci » répondit Caroline très reconnaissante

-« Je te l'ai dit que je serai là toujours pour toi »

-« Je sais que tu ne laisseras rien m'arriver, mais je tiens à te dire encore merci »

-« De rien » regarda-t-il la main de la blonde serrer la sienne « Mais dis-moi, je croyais que tu voulais apprendre à boire normalement, ne pas avoir peur constamment de replonger dans l'excès et avoir une vie normale »

-« C'est plus difficile que je ne le pensais….j'ai essayé avec Andrew, un mec de biologie durant l'interclasse et son cœur était si faible. Stefan…. » ses yeux étaient noyés de larmes « j'ai réussi à l'hypnotiser, mais il est tombé dans un état comateux, je ne sais pas s'il se réveillera un jour »

-« Hey, pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt. J'aurai pu donner mon sang incognito »

-« Bonnie et Elena sont plus importantes. Je ne dois pas me concentrer sur mes problèmes d'alimentation»

-« La prochaine fois, appelle moi »

-« D'accord » acquiesça Caroline tandis qu'il l'embrassait sur son front puis se leva « Tu pourras prévenir Matt pour moi ? »

-« Oui bien sûr»

-« Et dernière petite chose, embrasse Elena de ma part, elle a été géniale cette nuit»

-« Je n'y manquerai pas. A plus tard »


Au moment où Stefan la cherchait de nouveau dans le hall de l'hôpital, interpellant des infirmières en la décrivant physiquement pour savoir dans quelle direction elle était partie ; elle marchait sur le pont Wickery. Elle ne savait plus quoi penser. La jeune double connaissait la profondeur des sentiments de Stefan pour elle ; la petite Gilbert savait aussi qu'à une époque Caroline n'était pas indifférente au charme du jeune homme. Elle avait certes confiance en eux, mais ils étaient tellement amis, si proche qu'à un moment donné l'un ou l'autre pouvait franchir la limite. Elle en était consciente car elle-même avec son amitié avec Damon avait presque plus d'une fois flanché. Néanmoins, elle n'avait aucun doute sur son couple. Stefan et elle sont faits l'un pour l'autre. Il est son âme-sœur alors elle devrait lui faire confiance. Par contre, elle devait parler à Caroline. Il fallait qu'elle en ait le cœur net.

-« Demain tu lui parleras » soupira Elena en s'arrêtant devant la couronne de fleur à l'honneur de ses parents. Elle hésita puis, une à une, elle retira les fleurs fanées sans se rendre compte qu'une personne tapie dans l'ombre l'observait

-« Alors, comment ça se passe de ce côté de Mystic-Falls ? » Demanda Klaus devant une construction en plein milieu de la forêt

-« Tout est en train de se mettre en place, le doppleganger est seule, la phase trois de votre plan est presque enclenchée »

-« C'est bien. Je te rappellerai plus tard »

-« D'accord » Trent raccrocha, les yeux rivés sur la scène qui se déroulait sous ses yeux, le doppleganger n'était plus seule sur ce pont et le ressentait. A l'instant où elle décida de reprendre la route, un homme et une femme marchèrent droit vers elle. L'homme la bouscula et la femme en profita pour voler son sac. Elle se retrouvait dans l'impossibilité de la rattraper, étant d'un seul coup entouré d'une dizaine de personne.


Alors votre avis? N'hésitez pas à le donner. Bsx et bonne soirée