Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, scénario de moi.

Auteur : Lolie-Lili

Relectrice : Mimily

Note de l'auteur : Salut tout le monde !

Tout d'abord, merci à tout le monde ! 39 reviews pour le chapitre 13, 43 pour le 12 : un énorme merci !!! Bon, j'espère que je n'ai surpris personne en ne postant pas dimanche :s j'avais prévenu pas mal de monde. Sinon, eh bien, on reprend nos petites habitudes avec un chapitre le dimanche. Si j'ai le temps, je posterai de temps en temps un chapitre dans la semaine. Mais bon, c'est les vacances^^ C'est plus cool dehors que dedans^^ Bon sinon, j'espère que je n'ai oublié personne dans les réponses aux reviews car j'en ai eu pas mal à mon retour lundi ^^ Donc voilà. Je crois que c'est tout. Ah oui ! Si j'ai arrêté le chapitre 13 après le "je t'aime" de Bella, c'est qu'il n'allait rien se passer d'autre^^ Ne me criez pas dessus^^ celui-ci est le plus long chapitre, je crois. Voilà, c'est tout. Merci encore à tous !

Note de la relectrice : Coucou !!!

Ah ca y'est c'est l'été !!! La plage et…les coups de soleil !!! Je vous dis pas mon dos !! Bref je sais tout le monde s'en fou !!

Réponse aux reviews des non-inscrits :

-Alex : Contente que tu aimes^^ Par curiosité, c'est toi : Aleex16 ?

-Lucile : Bon sang, tu détestes le chocolat ? Même le Nutella ? (mimily : QUOI !!! on peut pas détester le chocolat c'est pas possible !!! les kinders…miam rien que d'y penser j'en bave !!) Oh bon zou je connaissais des allergiques mais alors là...eh bien, excuse moi pour ce lapsus lol Je n'avais jamais été confrontée à un cas pareil donc j'ai probablement tiré trop vite les conclusions. Mais c'est étrange quand même...'fin bon, chacun ses goûts, moi je n'aime pas le lait et tout les dérivés^^ Mdr tout le monde se plaignait qu'Edward et Bella ne s'embrassaient pas, et maintenant qu'ils s'embrassent, tu te plains qu'ils n'aillent pas plus loin...c'est marrant^^ Merci en tous cas pour ta lecture et ta review, et encore désolée ;)

-Laurie : Mdr tant mieux ;)

-Nella : Mdr merci beaucoup^^ J'avoue, avec le "ma caille" c'était pas mal^^

-Tim Tell Will : Merci beaucoup, contente que tu aimes !

-Morgane : ça me réjouit que tu aimes autant^^ Ils allaient forcément s'embrasser un jour ou l'autre^^

-Phika17 : Mdr il existe des faux baisers ? Lol je suis contente que tu aies apprécié.

-Pauline : Ah ! fais gaffe, je ne veux pas payer ta caution pour te faire sortir de l'hôpital^^ Maîtrise-toi^^ (évite de faire ça pendant un repas de famille...). Pour répondre à ta question : suite maintenant^^

.com : T'inquiètes, Tanya, c'est pas tout de suite^^ Ravie que tu aimes !

-Lilie13 : T'es née le même jour qu'une nana que je peux pas me piffer (sosie de Lauren : snob, et sans cervelle). C'est triste pour toi mdr bref, t'inquiètes pas, fais moi des reviews comme ça à chaque chapitre, je vais sauter de joie : j'adore avoir le détail de ce que mes lecteurs apprécient. C'est vachement cool à savoir et c'est utile ! alors merci ;D

Résumé : Après sa petite sortie "glace" avec Edward, Bella s'apprêtait à attaquer un dimanche paisible. Manque de chance (ou l'inverse), Emmett organise un après-midi "bowling" où Edward avoue clairement son goût pour les fesses de Bella. Après un rêve agité, elle se prépare à affronter son rendez-vous avec Edward et Alice décide que tout le groupe dormirait le soir chez elle. Edward emmène donc Bella à une petite clairière nichée au creux des petits bois entourant Boston et la ramène ensuite chez lui. Un petit rapprochement s'effectue au cours de la soirée pour se conclure par un premier baiser.

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CHAPITRE 14 : Oh les femmes

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Bella rejeta violement ses couvertures et étendit ses jambes à l'air libre. Elle souffla fortement, tout en essayant de bouger le moins possible.

-Qu'est-ce-qu'il fait chaud ! grogna-t-elle.

Sur le mur blanc en face d'elle, la projection du cadran du réveil à diodes rouges placé sur la table de chevet indiquait un peu moins de cinq heures. Entièrement éveillée à cause de la chaleur et des diverses lumières et musiques d'ambiance qu'Alice, probablement, avait cru bon installer dans la pièce, et que Bella ne parvenait pas à faire cesser, elle se leva et s'approcha de la fenêtre avant d'ouvrir grand les volets. Elle prit une grande inspiration puis grogna de mécontentement lorsqu'elle sentit un vent chaud sur son visage.

"Pas moyen de dormir dans cette maison. Et puis avec Edward dans la chambre en face, c'était déjà perdu d'avance" pensa-t-elle.

Elle se dirigea vers le sac qu'avait préparé Rosalie, s'accroupit et l'ouvrit en détournant la tête les yeux fermés.

"J'espère qu'elle m'a mis des vêtements décents..."

Elle ouvrit un œil et regarda le contenu du sac, hésitante, avant de soupirer. Prenant appuis sur ses genoux, elle se releva et tendit le bras afin d'atteindre l'interrupteur. Elle cligna des paupières sous l'intensité de la lumière puis se pencha sur son sac, espérant trouver un débardeur qui pourrait remplacer celui qu'elle portait déjà, trop chaud à son goût. Le seul vêtement adapté qu'elle en sortit fut une nuisette en soie bleue, très belle certes, mais assez échancrée et plutôt courte.

"L'avantage, c'est qu'avec ça sur le dos, j'aurais moins chaud".

Elle hésita quelques secondes puis commença à se déshabiller.

"Le tout, c'est que dès qu'il est sept heures, je remonte me changer, comme ça hop ! personne ne me voit", se dit-elle en fermant silencieusement la porte de sa chambre derrière elle, vêtue de la relativement légère nuisette.

Elle se tourna inconsciemment vers la chambre d'Edward et fixa la porte quelques instants.

"Héhé ! Si j'osais ?" pensa-t-elle avant de secouer la tête. "Laisse tomber, tu n'oseras jamais. "

Bella hocha la tête et passa son chemin, descendant l'escalier sur la pointe des pieds. Arrivée devant le salon, elle tourna la tête à droite et à gauche, cherchant à la fois le coin le plus frais possible mais aussi une occupation. Son regard s'arrêta sur la salle de musique.

-Bingo ! C'est complètement hermétique, donc la température doit être convenable ! murmura-t-elle en s'approchant de la pièce d'un pas décidé.

Elle ouvrit la porte avec quelques difficultés, celle-ci étant très lourde et épaisse, et la force de Bella de bon matin n'étant pas encore très développée, puis alluma la lumière avant de laisser retomber la porte. Elle sourit en sentant la fraîcheur de la pièce puis s'installa au piano. Elle ouvrit le clapet et laissa son index courir sur les touches blanches et noires, essayant de créer une petite mélodie. Grimaçant parfois lorsqu'elle jouait une note qui ne convenait pas, souriant lorsqu'elle trouvait une phrase assez jolie. Son coude gauche était appuyé à l'extrémité du clavier et elle se frotta un sourcil avec sa main après avoir sourit bêtement devant un enchaînement qui lui plaisait.

-Mouais, tu ne succéderas pas Beethoven avec ce truc-là, marmonna-t-elle en laissant retomber le clapet sur le clavier.

Elle se leva et décrocha une guitare acoustique du mur avant de s'asseoir sur un petit tabouret roulant, dos à la porte. Elle essaya de se rappeler les accords qu'Edward lui avait enseigné et ses lèvres s'étirèrent en un large sourire lorsqu'elle parvint à enchaîner plusieurs accords qu'elle peinait à faire auparavant.

Elle sursauta quand deux mains chaudes se posèrent sur ses épaules puis se raidit.

-C'est pas mal, commenta Edward d'une voix douce. Essaye juste d'être plus souple au niveau du poignet, ne sois pas si tendue.

Bella tenta de refaire les accords, mais laissa reposer la guitare sur ses jambes, trop troublée par la présence du jeune homme derrière et le contact doux de ses mains, pour effectuer quelque chose de bon.

"C'est là que tout va se jouer, essaye de ne pas tout faire foirer ! " se sermonna-t-elle.

-Matinal ? demanda doucement Bella, sans se retourner.

-Trop chaud, marmonna-t-il.

Bella rit doucement, laissant ses doigts frotter les cordes de l'instrument.

-Pareil pour moi.

-J'ai pensé que tu étais là lorsque j'ai vu que ton lit était vide.

-Tu es allé dans ma chambre ? demanda Bella, étonnée.

Elle le devina en train d'acquiescer et sourit.

"Hen ! Lui, il a osé."

-Tu avais quelque chose de particulier à me demander ? continua-t-elle, en fermant les yeux alors qu'Edward effectuait un léger massage sur ses épaules dénudées.

-Pas vraiment, avoua-t-il.

Bella hocha la tête.

-Peut-être juste envie de te voir, ajouta-t-il d'une voix déterminée.

Elle voulut se tourner vers lui mais ses mains enserraient sa nuque, l'obligeant à regarder face à elle.

-J'ai hésité, moi, dit-elle en riant.

Son rire mourut dans sa gorge lorsqu'elle sentit les lèvres d'Edward sur la peau sensible de son cou.

-J'en déduis que tu ne m'en veux pas pour hier soir, chuchota-t-il contre sa peau.

Bella frissonna sous l'haleine chaude du jeune homme puis sourit.

-Oui, tu peux déduire ça. Ca me convient.

-Ca me convient aussi, déclara-t-il en se redressant, tout en caressant les bras de Bella. Mais j'aimerais savoir si c'était seulement un fait unique ou si, avec un peu de chance...

-J'allais te proposer de recommencer, mais tu parles tellement ! s'exclama Bella avec un air faussement boudeur.

Elle l'entendit éclater de rire puis elle poussa un petit cri lorsqu'il saisit le tabouret afin de la faire tourner vers lui. Il prit la guitare et la posa contre le mur avant de s'approcher de Bella en lui souriant. Il prit son visage en coupe et l'embrassa délicatement. Leurs lèvres se caressaient en rythme. Bella suçota la lèvre inférieure d'Edward qui gémit faiblement, puis se leva pour être à sa hauteur et passa ses bras autour du cou du jeune homme. Ceux d'Edward lui encerclèrent la taille et ils restèrent ainsi collés pendant quelques instants avant que le besoin de respirer se fasse sentir. Edward se décolla alors, le souffle court, puis replaça quelques mèches qui tombaient sur le front de la jeune femme. Bella sourit puis reposa rapidement ses lèvres sur celles d'Edward. Elle se retira ensuite, s'arrachant de l'étreinte du jeune homme, en s'éventant avec la main.

-Je t'aime, vraiment, et j'adore t'embrasser, mais là tu me donnes trop chaud ! rigola Bella.

-Je t'aime aussi, répondit-il avec un sourire avant de s'asseoir sur le banc du piano.

Bella ouvrit alors de grands yeux lorsqu'elle constata qu'Edward était torse nu. Sentant une bouffée de chaleur revenir, elle souffla puis décida de s'installer à côté de lui. Elle l'écouta pendant quelques minutes, alors qu'il jouait une mélodie toute douce, observant ses doigts courir sur les touches.

-C'est joli, dit-elle alors qu'il posait ses mains sur ses genoux.

-Merci, répondit-il en lui souriant.

Elle se releva puis s'assit à cheval sur le tabouret, face à Edward. Il s'installa comme elle, et lui caressa les mains.

-C'est de qui ?

-Moi, répondit-il simplement, ses yeux baissés sur leurs mains liées.

-C'était vraiment très très beau. Tu en fais beaucoup, des compositions ?

-En général, pas beaucoup, mais depuis que tu es là, je ne sais pas, j'ai une poussée d'inspiration. Alors, autant que tu voudras, plaisanta-t-il.

Bella rougit et se rapprocha de lui pour l'embrasser. Elle passa sa main sur le visage du jeune homme avant de la loger dans son cou. Elle sourit lorsqu'elle sentit les doigts d'Edward caresser son ventre, la chatouillant légèrement.

-Huum...chatouilleuse, commenta-t-il, leurs lèvres toujours collées.

Bella hocha la tête puis reprit ses lèvres avec ferveur. Edward caressa doucement celles de la jeune femme avec sa langue et Bella les entrouvrit légèrement. Le baiser se fit plus passionné, et Bella gémit.

-Oh ! Pardon ! Désolé...je..je reviens plus tard...excusez-moi, continuez...

Ils sursautèrent puis se tournèrent vers l'intrus qui venait de refermer précipitamment la porte. Bella se décolla alors légèrement d'Edward et lui sourit. Elle rougit lorsque les doigts d'Edward tracèrent des petits cercles invisibles sur sa cuisse droite dénudée, juste avant le genou.

"Elle est pas si mal, cette nuisette...Oh bon sang ! La nuisette ! Je suis presque à poil !!"

-Que se passe-t-il ? s'enquit Edward, les sourcils froncés, en voyant Bella qui s'empourprait.

-Je..rien, c'est juste, que je ne suis pas très vêtue.

-Tu es très belle.

Bella lui sourit, puis tapa sur la cuisse du jeune homme qui grimaça.

-Il faut aller rassurer Jasper !

Edward se leva alors et la prit par la main. Il la guida à l'extérieur de la pièce puis ils se dirigèrent vers la cuisine où ils trouvèrent Jasper déjà attablé. Le futur marié leva les yeux vers eux et commençait à ouvrir la bouche lorsqu'Edward l'interrompit.

-Tu es le premier à savoir.

-Savoir que ?

-Eh bien, bredouilla Edward en regardant Bella, hésitant. Savoir ce qu'il y a à savoir...s'il y a quelque chose à savoir...je crois...

-Savoir que nous sommes ensemble, expliqua Bella en souriant largement.

Elle entendit Edward souffler de soulagement et lui fit un léger baiser au coin des lèvres.

-Félicitations ! s'exclama Jasper. Merveilleux. Je vais peut-être enfin pouvoir refaire l'amour à Alice.

-Pourquoi, tu n'arrivais plus ? s'esclaffa Bella alors qu'Edward fronçait les sourcils à l'évocation de la sexualité de sa petite sœur.

-Elle passe son temps à manigancer des coups pour que vous vous rapprochiez. Dès que je commence à être un peu entreprenant, une superbe idée lui vient à l'esprit et c'est foutu, elle le note sur un calepin.

-Ce doit être frustrant, compatit Bella.

-Assez, oui.

-Bon, ça suffit, intervint Edward en s'installant sur une chaise.

Il attira Bella sur ses genoux et ponctua son cou de petits baisers. Bella ferma les yeux, et Jasper reprit la lecture de son journal, oubliant la présence du nouveau couple.

-Tu bois quelque chose, le matin ? demanda Bella. Huuum...j'ai encore plein de trucs à apprendre sur toi.

-Cappuccino. Et ne t'inquiètes pas, nous avons tout notre temps.

-Je t'apporte ça, déclara Bella en se levant.

Quelques minutes plus tard, alors que Bella restait debout face à la machine, attendant la boisson d'Edward et la sienne, Rosalie et Alice pénétrèrent dans la pièce, souriantes.

-Bella, aujourd'hui, nous allons procéder aux premières retouches de ma robe ! Donc tu dois venir car nous allons commencer à chercher les robes de demoiselles d'honneur, s'exclama Alice en sautillant.

Bella acquiesça puis sourit devant l'air maussade d'Edward. Elle regarda Rosalie se servir un jus de fruit tandis qu'Alice allait embrasser Jasper. Soudain, la machine à cappuccino sonna, et Bella saisit les deux tasses. Elle retourna vers la table où étaient maintenant installés Edward, Rosalie, et le couple de futurs mariés, puis déposa une tasse devant Edward qui la gratifia d'un sourire. Gardant la deuxième tasse en main, elle attendit qu'Edward se décale un peu de la table, puis s'assit sur ses genoux, comme si de rien était.

-Tu comptes choisir des robes identiques pour les demoiselles et le témoin ? demanda Bella en levant les yeux vers Alice.

Elle dût se mordre les lèvres pour ne pas éclater de rire. Edward, lui, n'avait manifestement pas pu s'en empêcher, à en juger par les tressautements de son corps, bien qu'il ait le nez presque plongé dans sa tasse. Alice s'était presque levée et était appuyée contre la table, ses paupières ne cessant de cligner, alors que Rosalie avait une expression ahurie, la bouche ouverte, d'où du jus de fruit s'échappait élégamment pour couler le long de son menton et goutter sur la table.

-Un problème ? demanda Bella ensuite, les sourcils froncés, en reposant sa tasse sur la table.

-Aucun...on se demande simplement si nous dormons ou si c'est bien réel...chuchota lentement Alice.

Rosalie prit conscience de sa situation, avala le restant de jus de fruit encore dans sa bouche et s'essuya le menton avec la paume de sa main.

-Attendez. Vous êtes ensembles ou c'est moi qui suis complètement dingo ? demanda Rosalie en désignant du doigt, tour à tour, Edward et Bella.

-Excellente constatation, répondit Bella en prenant une gorgée de sa boisson.

Le nouveau couple eut un mouvement de recul lorsqu'Alice sauta de sa chaise en poussant un hurlement strident. Elle débitait des phrases incompréhensibles pour l'oreille humaine, piaillait, bondissait, criait, pleurait, et riait en même temps. Elle se précipita sur Bella qu'elle serra dans ses bras comme si elle n'était qu'un simple oreiller de plumes qui virait au violet, puis Edward qui se demanda si sa sœur n'avait pas été une professionnelle de l'haltère ou du rameur dans une vie antérieure. Elle qui avait fait du théâtre !

- Alice, calme-toi, ordonna Jasper sans même la regarder.

La jeune femme parut lui obéir et respira longuement.

-Ca me rassure qu'elle ait besoin de souffler. Pendant quelques secondes, j'ai cru qu'elle n'était pas humaine, chuchota Bella à l'oreille d'Edward qui hocha vigoureusement la tête.

-Je suis vraiment ravie, heureuse, réjouie, franchement je suis comblée, c'est fantastique, je...

-Tu es heureuse pour nous, la coupa Edward. Nous t'en remercions.

Alice, n'ayant pas le cœur à lui faire la tête comme elle l'aurait fait en d'autres circonstances, lui offrit un large sourire et retourna s'installer à côté de Rosalie qui paraissait aux anges. Bella lui sourit timidement puis haussa un sourcil lorsqu'Alice claqua la langue.

-Depuis quand êtes-vous...ensemble ? demanda-t-elle d'une voix menaçante.

Edward et Bella échangèrent un regard angoissé.

-Humm... hier soir, nous avons conclut et nous en avons parlé ce matin très tôt, et voilà, expliqua Edward alors que Bella prenait un visage horrifié.

En effet, à ces mots, Alice parut proche de l'extase, de même que Rosalie qui tapait des mains.

-C'est pas vrai ?! s'exclama Alice, sa voix déraillant quelque peu sur la fin. Bella Bella Bella !! Oh !

Les deux jeunes filles se levèrent en braillant et saisirent Bella par les poignets, la forçant à poser sa tasse.

-Arrêtez ! Non ! se défendit Bella en essayant de résister.

Edward leur jeta un regard interloqué alors que Bella le suppliait du regard.

-Edward, mon cher. D'après toi, commença Jasper en s'arrêtant pour boire une gorgée de café, quel est le sens de "conclure" dans ce contexte ?

-Bah, s'embrasser !

-Hun hun...

-J'ai entendu Alice dire ça lorsqu'elle regardait un de ses stupides films à l'eau de rose.

-Tu as pensé à regarder quelle scène se déroulait à la télé ?

-Les garçons, s'il vous plaît ! intervint Bella qui haletait.

-Inutile, je me doutais bien qu'ils s'embrassaient. Les voir se rouler un profond patin, très peu pour moi, continua Edward.

-Bien entendu, conclut Jasper.

Bella regarda Edward d'un air désespéré en se débattant, sentant qu'elle n'allait bientôt plus pouvoir résister.

-Edward, s'il te plaît, cria-t-elle. Explique-leur !

Le jeune homme n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que Bella quittait ses genoux et était emportée vers les escaliers. Bella essaya de se débattre mais la poigne de ses adversaires était très forte. Elle put entendre Jasper ricaner depuis la cuisine.

-Quoi ! s'écria Edward, agacé.

-L'ennui, c'est que pour Alice et Rose, "conclure", ça veut dire que tu as couché avec Bella hier soir.

-Oh merde...

-C'EST PAS ENCORE TROP TARD POUR VENIR M'AIDER !!! hurla Bella depuis le couloir de l'étage.

Elle entendit Edward se précipiter dans l'escalier en criant à sa sœur et à Rose d'arrêter, mais déjà Bella était enfermée dans sa chambre avec ses traîtres de meilleures amies.

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-Edward t'a fais l'amour hier soir et tu n'es même pas venue nous le dire ! s'écria Alice en levant les bras.

-Humm..tu sais, s'ils ont vraiment couché ensemble hier soir, ils ont passé la nuit ensemble donc Bella était avec Edward, il est logique...

-Les filles...la coupa Bella en soupirant.

-Qu'elle ne se soit pas levée pour venir nous raconter les détails. Néanmoins, elle aurait quand même pu glisser un mot sous la porte ! termina Rosalie, l'ignorant complètement.

-Oui mais toutes leurs tentatives pour nous faire croire qu'il ne s'est rien passé, ça prouve leur mauvaise volonté !

-Les filles, il ne s'est rien passé !

-Et comment peux-tu le prouver ? demanda Rosalie en plissant les yeux. Si tu étais vierge, un simple détour chez un gynécologue aurait suffit, mais puisque tu ne l'es pas...

-Mais enfin, croyez-moi, on s'est séparés pour aller dans nos chambres, on est ressortis, on s'est embrassés, on est retournés nous coucher dans nos chambres respectives. Pas de...

-Vous n'avez pas fais le dos à quatre pattes ?

-Non Alice, répondit Bella sèchement. Vous pouvez faire tous les examens que vous voulez, je n'ai pas eu de rapports sexuels depuis l'anniversaire de Rosalie.

-Lequel ? s'enquit celle-ci, soudainement effarée.

-Tes 20.

-Quand je te disais que la vie sociale de cette nana était un désastre total, Alice ! s'exclama Rosalie alors qu'Alice calculait sur ses doigts tremblants la différence entre l'âge actuel de Bella et celui qu'elle avait lors des 20 ans de Rosalie.

-Attends, attends. Etant donné vos dates de naissance assez éloignées, vous avez plus de 6 mois d'écart. Donc quand Rose avait 20, tu avais 19 depuis pas très longtemps, ce qui veut dire que maintenant que tu vas avoir 23, ça veut dire que OH MON DIEU !! raisonna Alice. Rose, comment c'est possible ?!

-Je te l'avais dis ! conclut Rosalie en désignant Bella d'un geste large de la main.

-Bella, ça fait presque quatre ans que tu n'as pas couché avec un type ! cria Alice.

-Chuuuuut !!

Bella bondit sur ses jambes et plaça sa main sur la bouche de la jeune femme pour la faire taire.

-Ah ! Ca c'est sur, tu peux en avoir honte, grogna Alice.

-Emmett n'est pas au courant que Bella n'est plus vierge, expliqua Rosalie.

-Bon, les filles, vous ne voulez pas que je vous décrive mon baiser avec Edward et notre petit intermède dans la salle de musique à cinq heures et quelques ce matin ? proposa Bella avec un grand sourire, désireuse de changer de sujet, même si celui qu'elle avait choisi ne lui plaisait guère plus.

Son subtil détournement de conversation eut l'air de fonctionner car les deux jeunes femmes se turent, et la regardèrent intensément, avides de renseignements.

-Au fait, la nuisette te va à ravir, commenta Rosalie.

Bella leva les yeux au ciel et s'apprêtait à prendre la parole lorsque la porte de la chambre s'ouvrit à la volée, laissant apparaître dans l'encadrement un Edward souriant et satisfait.

-C'est de la triche ! pleurnicha Alice en tapant du pied, alors qu'Edward brandissait fièrement le double de la clé de la porte.

-Non, c'est un sauvetage. Gente demoiselle, salua-t-il en se baissant devant Bella.

Celle-ci lui sourit, agréablement surprise, puis poussa un cri lorsqu'Edward la jeta sur son épaule avant de s'enfuir de la pièce à toutes jambes.

-C'est un chevalier, on y peut rien. Désolée les filles, on ne peut pas toujours gagner ! cria Bella à l'adresse de ses amies qui la regardait, éberluées, depuis l'encadrement de la porte.

Elle s'agrippa au T-shirt d'Edward lorsque celui-ci dévala les escaliers, sans cesser de pousser de petits cris. Il la conduisit dans le jardin et Bella rougit d'horreur lorsqu'elle sentit un petit courant d'air frais sur ses fesses.

"Mon dieu...faites que la nuisette soit restée en place...sinon je suis presque cul nu en l'air dans le jardin des Cullen, portée par un Cullen....".

Un rapide coup d'œil confirma ses craintes, mais ce fut moins pire que ce à quoi elle s'attendait. S'imaginant déjà la robe au milieu du dos, sa culotte à cerises bien en évidence, elle fut ravie toutefois de constater que l'on en voyait que la moitié. Edward la déposa sur la balancelle et Bella se dépêcha de se rhabiller.

-Eh bien...quel héroïsme ! commenta Bella, les yeux dans le vide, sa tête tournant légèrement.

Edward éclata de rire avant de s'approcher d'elle et de l'embrasser. Il allait approfondir le baiser lorsque la balancelle bougea furieusement.

-Ah ! s'exclama Emmett. C'était donc vrai ! Je suis content pour vous. Franchement.

-Pourquoi, tu étais impuissant également ? marmonna Bella, agacée d'avoir été interrompue.

Emmett prit un regard horrifié puis porta une main à son cœur.

-Je n'ai jamais été impuissant ! se justifia-t-il, offusqué. Non, je disais simplement que j'étais heureux que vous soyez ensemble. Evitez simplement de vous embrasser devant moi, conclut-il en s'éloignant légèrement.

-Oh tu sais, on s'y fait Emmett. Moi, j'ai presque réussi à me faire à l'idée que les bruits qui proviennent de la chambre d'Alice sont des gémissements.

"Grossière erreur !!!!!!!!!!" cria une petite voix dans la tête de Bella alors qu'elle portait une main à sa bouche.

En effet, Emmett fit marche arrière pour se placer en une vitesse record devant Edward, les bras croisés et les yeux lançant des éclairs.

-Eh bien, susurra-t-il, menaçant. J'espère que je n'aurai pas besoin de m'habituer à...cela. Hum ?

Au grand étonnement de Bella, Edward ne parut pas avoir peur d'Emmett et haussa les épaules avec son sourire en coin. Emmett souffla tel un taureau en colère avant de grimacer et de placer sa main sur l'épaule d'Edward. Il se dirigea ensuite vers la porte-fenêtre et pénétra dans la salle à manger. Le nouveau couple le regarda rentrer avant de rire et de s'embrasser.

-Je t'aime, murmura Edward en caressant la joue de Bella.

-Je t'aime Monsieur Cullen., répondit-elle en lui offrant un large sourire.

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-Et celle-là ? Elle est magnifique !

-Nan.

-Bon. Et la café là ! Superbe !

-Nan Alice.

-Mais pourquoi ?!

-Je ne me vois vraiment pas ouvrir la marche avec ce truc-là. Hors de question.

-Elle est pourtant très belle.

-Alice. De toute façon, te connaissant, tu voudras que nous changions de tenue pour le dîner, le soir. A ce moment-là, en tant que robe de cocktail, pour te faire plaisir...mais alors, pas dans l'église ! C'est trop osé.

Les jeunes femmes étaient penchées sur un catalogue regroupant diverses robes de demoiselles d'honneur, de cocktails, de gala, fournis par le magasin dans lequel Alice avait choisi sa robe. Bella se laissa retomber contre le dossier du fauteuil dans lequel elle était installée et caressa d'un geste lascif le velours couleur pêche de l'accoudoir. Elle laissa son regard errer sur les différents modèles exposés en boutique sur des mannequins en tissus ou des cintres. Alice avait choisi pour son mariage les tons blancs, pêche et marron, ayant déjà une idée des fleurs qu'elle souhaitait.

La robe marron que venait lui montrer Alice était certes très belle, mais beaucoup trop indécente. Lorsqu'Alice avait annoncé que ce serait Bella qui s'avancerait la première jusqu'à l'autel, suivie de Charlotte et de Rosalie, Bella avait déjà imaginé tous les scénarios possibles qui ruineraient son image déjà quasi-inexistante au sein de la bonne société de Boston, New York et Philadelphie. Et quelques autres petites villes comme Chicago, Los Angeles, Atlanta et San Francisco. La cathédrale de Boston était déjà réservée, de même que le petit parc attenant, afin d'accueillir tout ce petit monde venu assister au mariage de la fille du célèbre Dr Cullen et d'Esmée Cullen, décoratrice intérieure réputée non seulement dans le continent, mais aussi en Europe.

Bella devrait sortir d'une voiture avec élégance, contourner différents arbustes et haies, marcher gracieusement entre différents bassins et fontaines, rejoindre les allées de chaises placées là pour la cérémonie et se placer à côté de l'autel, sous l'arche fleurie. Le tout sans se prendre les pieds dans la robe, faire tomber ses fleurs, trébucher dans les graviers, glisser dans un bassin, arracher le chapeau un peu trop envahissant de la femme d'un député en passant dans l'allée, déchirer la robe en frôlant un buis ou se prendre le pied dans une chaise. Votre mission, si vous l'acceptez, est de ne pas se ridiculiser. Simple, sauf si on s'appelle Bella Swan.

Elle poussa un soupir, attirant sur elle le regard de ses deux amies.

-Qu'est-ce-qui ne va pas, Belle ? demanda Alice d'une voix douce en s'asseyant sur l'accoudoir que Bella caressait quelques instants auparavant.

-Rien. C'est juste...cette histoire...je ne sais pas.

-Tu as peur de tomber ? s'enquit Rosalie.

-Si c'était seulement cela ! s'exclama Bella en ricanant. Tu vois, j'ai souvent un pépin de ce genre lorsqu'il ne le faut pas. Par exemple, devant Edward, il y a toujours un problème. Bon. Mais j'ai constaté que plus la situation est importante, plus il m'arrive quelque chose de puissant. Oh Rosalie, mon dieu, jure-moi que tu me préviendras si, en sortant de la voiture, ma robe se coince dans la portière et que je ne m'en rends pas compte. Tu me jures que tu ne me laisseras pas parader devant toute l'assemblée la lune à l'air. Jure-le !

-Je..te p-promets ! parvint à dire Rosalie, qui était à deux doigts de se rouler par terre et d'hurler de rire si ses bonnes manières et la distinction ne l'en empêchait pas.

-Dans le doute, Bella, on te mettra de la lingerie fine ! s'exclama Alice avec un grand sourire. Cela épargnera à tous les invités la vision de tes poires ou tes singes.

-Vous voyez que ça peut m'arriver ! Vous ne dites même pas "Bella ne t'inquiète pas, ça n'arrivera jamais", vous en êtes déjà à moi en sous vêtement pour le cortège.

-Ne te tracasse pas avec ça, Belle, regarde plutôt les robes, termina Rosalie, les larmes aux yeux.

Bella se renfrogna, dépitée, et regarda les pages défiler rapidement. Alice les tournaient à toute allure et Bella distinguait à peine les contours des vêtements présentés. Heureusement, Alice, occupée à converser de son futur travail chez Stylistic avec la vendeuse, ralentit un peu sa cadence.

-Arrête ! cria Bella. J'ai vu quelque chose. Tourne ! Avant. Encore. Encore. Enc...là !

Rosalie se rapprocha du catalogue et Bella se pencha au dessus de la table basse.

-Ah ouais dis donc ! Bien vu, commenta Alice en observant une robe bustier, couleur chocolat au lait.

-Huum...tout compte fait...

-Non ! Excellent choix. Est-ce-que vous avez ce modèle, s'il vous plaît ? demanda Alice en s'adressant à la vendeuse. En taille 8.

-8 ??? s'écria Bella. Non ! 10. Je fais du 10, pas du 8 !

-Allez Bella, chuchota Alice. Tu as une taille de guêpe. Tu rentreras facilement dans du 8.

-Tu sembles oublier que la robe est un bustier ! chuchota agressivement Bella.

-Et alors ?!

Bella désigna d'un mouvement vague et empressé sa poitrine en faisant les gros yeux. Rosalie éclata de rire et dût s'éloigner afin de se calmer, sous le regard noir de Bella.

-Ah. Oui, c'est vrai. Du 10, s'il vous plaît. Une en 8 aussi pour Rosalie. Merci.

Bella regarda la vendeuse s'éloigner et se tourna d'un mouvement brusque vers Alice.

-Tu m'imagines avec un bustier, franchement ? Avec mes...bah ! Il y aura tout le monde au balcon !

-Tu n'auras qu'à taper dessus pour tout y faire rentrer, répliqua Alice.

Un éclat de rire sonore les fit sursauter et elles se tournèrent vers Rosalie qui riait à gorge déployée, un bras sur le ventre, avachie sur un présentoir de souliers.

-Voilà ! s'exclama la vendeuse en brandissant deux housses de vêtements. Nous commençons par qui ? Mademoiselle là ?

-Oui, par elle, répondit Alice en poussant Bella. C'est elle qui posera le plus de problèmes, ajouta-t-elle ensuite en riant.

Bella lui tira la langue et suivit la vendeuse jusqu'au centre du magasin. Elle haussa un sourcil lorsque la vendeuse s'éloigna d'elle.

-Où est la cabine d'essayage ? demanda Bella.

-Devant vous. Montez sur le plateau tournant blanc, juste en face de vous et tirez les rideaux qui sont ici. Ils vont entoureront entièrement.

-Ah. Il y a tellement de rideaux dans cette boutique, je ne les avais pas vus. Excusez-moi. Attendez. Un plateau tournant...ça veut dire que dès que je poserai le pied dessus, il va bouger, et je vais me retrouver les quatre fers en l'air ?

-Non, rassurez-vous. Il faut enclencher un bouton. il y a un mécanisme.

-Ah. Bon. Bien. Pas de farce.

Bella grimpa sur le plateau, peu rassurée et tira sur les rideaux. Elle se déshabilla donc et ouvrit la housse de la robe, qu'elle sortit délicatement et accrocha grâce au cintre à un crochet qui tombait de la tringle à rideaux. Elle tourna alors la robe afin d'ouvrir la robe et poussa un petit cri de surprise.

-Que se passe-t-il ? s'inquiète Alice.

-Fabuleux ! cria Bella d'une voix acerbe. En plus d'être un bustier, c'est aussi un corset ! Magnifique.

-Comment ça ?

-Il y a un ruban dans le dos.

Bella desserra donc le ruban et enleva son soutien-gorge à contre-cœur. Elle saisit ensuite la robe et la passa par la tête.

-C'est pas possible ! grogna-t-elle.

-De quoi ? demanda Alice en passant la tête par le rideau. Bon sang, il n'y a pourtant pas de jupon ! Tu t'es pris les cheveux dans un voilage.

-Sans blague, marmonna Bella en essayant de se décoincer. Sors, je vais y arriver. Je t'appelle si j'ai un problème.

Quelques secondes plus tard, Bella ouvrit les rideaux et la vendeuse s'approcha pour serrer les rubans dans le dos.

-Ne vous inquiétez pas, ces rubans sont là pour la décoration. Le bustier tient de lui même, vous avez pu constater qu'il est solide. Il n'y aura aucun accident de ce type, la rassura la vendeuse d'une voix douce. Bon ! Donc voilà. C'est un très bon choix car il reprend un peu le style de votre robe Alice avec le voilage froissé sur la poitrine, le ruban de dentelle qui serre. Les seules différences sont qu'ici, il n'y a aucune manche et qu'il y a juste ce ruban de dentelle qui est commun. Les autres n'y sont pas. Il y a un petit châle de la même couleur qui va avec. Comment ça vous serrez peut-être moins mal à l'aise, Bella.

-Je me sens presque bien dans cette robe, avoua Bella. Le seul problème est que j'ai peur qu'elle tombe. Auriez-vous un trampoline ?

La vendeuse eut un petit rire puis lui fit un sourire désolé. Bella grimaça et fixa Alice un moment. Elle voyait bien que la future mariée était sous le charme de la robe et Bella s'en voulait de lui faire de la peine avec ses exigences.

-Tu es magnifique Bella, commenta Alice.

-Bon allez. Rosalie, va essayer la tienne. Je m'habituerai à ce bustier, soupira Bella en souriant à Alice.

-Merci ! cria Alice en entamant une petite danse de victoire.

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-Alors ? Comment ça s'est passé ? demanda Esmée, alors qu'elle mettait la table, aidée par sa fille, Rosalie et Bella.

-C'est fantastique Maman ! La vendeuse m'a montré le tissu pour le voilage sur la poitrine, elle a pris les mesures nécessaires pour toutes les retouches et a changé la dentelle du bas qui avait jauni. Elle m'a dit que la prochaine fois, elle enlèverait un peu de tissus à la taille, et un peu de longueur.

-Oui, j'étais enceinte, c'est normal. Et comme je suis un peu plus grande que toi. Et pour les filles ?

-Superbes ! Chocolat au lait, du même style que la mienne, tu sais un tissus froissé sur la poitrine un ruban de dentelle et après c'est lisse en évasé. Elle s'arrête aux chevilles et il n'y a pas de dentelle en bas ni sur le col puisque c'est un bustier et il y a des rubans en soie dans le dos.

-Qu'en dit Bella ? s'enquit Esmée, un sourire aux lèvres.

-Eh bien, répondit la concernée, en finissant de placer les derniers couverts. Bella a donné son aval.

-Et tu...

-Hum ! Ca sent bon ! s'exclama Jasper en rentrant dans la pièce. De quoi ? ajouta-t-il en se figeant, alors que les femmes présentes s'étaient interrompues et le regardait. Oh ! Je vois ! Discussion de robes...Hum...Eh bien, nous, nous sommes allés commander nos costumes, cet après-midi.

-Ah bon ? s'exclama Alice l'agrippant par le col de sa chemise. Pourquoi ne l'as-tu pas dis ? Comment sont-ils ?

-Ah...discussion de costumes...il faut être un homme pour ça. Ce que tu n'es pas, conclut Jasper en tapant du bout du doigt le nez d'Alice, un sourire espiègle et satisfait aux lèvres.

Alice fit la moue et sortit de la cuisine pour aller bouder dans sa chambre, sous les gloussements d'Esmée.

-Ah les femmes...s'exclama théâtralement Jasper en faisant un grand signe de bras, avant de courir dans les escaliers.

-Ah les hommes... marmonna Rosalie. Ils ne sont rien sans les femmes.

Esmée éclata de rire, et Bella la regarda, amusée. Elle entendit des pas se rapprocher et vit Emmett et Carlisle entrer dans la pièce.

-C'est toi qui fait tout ce bruit ? demanda le docteur, s'adressant à son épouse.

-Oui, Rosalie parlait justement de l'impossibilité pour les hommes de vivre sans une femme.

-Ah bon ? s'écria Carlisle en fronçant les sourcils tandis qu'Emmett paraissait choqué.

-Tout à fait mon cher, sans moi, tu serais encore en train de macérer dans ton jus de chaussette sale. Dis merci à Edward qui est arrivé à l'improviste il y a 26 ans.

Rosalie ricana tandis qu'Emmett la regardait sournoisement.

-Et moi, sans Rosalie, je serais encore en train de chanter The Rolling Stones ou Kylie Minogue dans mon salon à minuit, conclut Bella en regardant son frère d'un air mauvais. Sur ce, je vais voir Edward. Où est-il ?

-Dans sa chambre, répondit Carlisle en riant. Au fait, félicitations.

-Ouh ! s'exclama Esmée en posant précipitamment sa cuiller de bois sur le plan de travail.

Elle se précipita vers Bella et la serra dans ses bras.

-J'avais complètement oublié ! Félicitations Bella ! Et merci, ajouta-t-elle en murmurant pour que seule Bella l'entende.

-Merci, répondit doucement Bella en rougissant.

Elle fit un signe de tête et s'engagea dans les escaliers. Elle sourit en entendant des bruits suspects en passant devant la chambre d'Alice et secoua la tête. Elle courut jusqu'à la chambre d'Edward et tapa fortement sur la porte. Celui-ci lui ouvrit, surpris, puis lui sourit.

-Bella ? Pourquoi tu martèles ma porte à si grands coups ?

-Aimes-tu les paris Edward ?

-Oui, bien sûr, répondit-il, déboussolé.

-Eh bien, je paris que Jasper a craché le morceau à Alice. Sur les costumes.

-Aaaaaaah Bella, s'exclama Edward en la prenant dans ses bras et en fermant la porte derrière lui. Jasper est peut-être un homme, qui plus est épanoui socialement et physiquement, mais ce n'est pas un faible. Il résistera aux confidences sur l'oreiller, j'en suis certain. Mais, puisque tu y tiens, que paries-tu ?

-Humm...je ne sais pas, lui dit-elle en souriant. Une soirée de bisous peut-être ?

-Je sens que je vais adorer parier avec toi, murmura-t-il avant de l'embrasser.

Ils restèrent un moment, ainsi collés, debout au milieu de la chambre, s'embrassant et gémissant faiblement. Leurs lèvres bougeaient ensembles et leurs langues s'unissaient, se caressaient, se taquinaient pour la première fois, faisant naître en eux des sentiments nouveaux.

-C'est fantastique. Tu es fantastique, chuchota Edward en posant son menton sur la tête de Bella.

Celle-ci déposa un baiser sur le creux de sa gorge et cala sa tête sur sa clavicule. Elle jeta un coup d'œil part dessus l'épaule du jeune homme et aperçut de nombreux documents éparpillés et l'ordinateur portable allumé.

-Que faisais-tu ? demanda-t-elle, curieuse.

Edward s'écarta d'elle, la prit par la main et la guida vers le bureau, avant de s'asseoir sur la chaise roulante et d'installer Bella sur ses genoux.

-Eh bien, j'ai à nouveau du travail, dit-il. Grâce à mon expédition en Grèce j'avais gagné quelques mois de repos, et j'étais resté à Chicago pour un perfectionnement, et aider sur l'identification de vieilles reliques trouvées au Texas qu'ils avaient rapatrié dans l'Illinois. Et là, ils ont trouvé dans ossements humains dans un temple grec qui se trouve à Paestum en Italie.

Bella hocha la tête et lui sourit. Son regard reflétait quelque peu la tristesse et Edward dût le remarquer puisqu'il lui en fit la réflexion.

-Tu pars quand ? demanda-t-elle.

-Le 8.

-Nous sommes quel jour ? Quand est-ce, le 8 ?

-Jeudi.

-Tu pars après-demain...murmura Bella. Et...jusqu'à quand ?

-Eh bien, ils se sont arrangés avec un type qui travaille dans une des filières en France de l'entreprise pour laquelle je travaille. Il viendra me remplacer le 30.

Bella hocha la tête.

-Je dois être heureuse pour toi. Et je le suis ! Ca sera intéressant. Seulement, ne m'en veux pas d'être un peu déçue que tu partes si vite, juste après qu'on se soit mis ensemble.

-Justement. Pour tes stages de photographie, j'en ai parlé à mon patron et il est d'accord pour que tu nous accompagnes lorsque tu en as besoin. Par exemple, tu travailleras pour Stylistic, après tu peux revenir avec nous ou trouver quelqu'un d'autre pour une autre forme de stage. Et ensuite revenir avec nous. Tu vois, c'est comme tu veux. Tu es logée aux frais de la princesse, ils te payent tes billets d'avions, nourriture, tout cela.

-Tu es en train de me proposer de venir en Italie avec toi ?

-En quelque sorte, oui. Ne t'inquiète pas, sur les fouilles, il y a beaucoup d'archéologues, on se relaie. Et nous travaillons en fonction du soleil. Donc de neuf heures le matin à cinq heures le soir. J'ai le samedi, dimanche, lundi de congé et toutes mes soirées, sauf celles du vendredi où j'aide au rapatriement des informations à la base. On sera un peu en vacances. Et comme c'est dans un temple, tu auras les reliques, les ossements, les vieilles peintures, les mosaïques. Tu auras le choix. Alors ? conclut-il timidement.

Bella le serra dans ses bras à l'étouffer et lui ponctua le visage avec des dizaines de baisers.

-C'est oui ?

-Oui ! Merci, merci, merci !

-Tu es prêtes à faire tes bagages ?

-Demain !

-Non, ce soir. Ou demain matin, très tôt. L'avion décolle à sept heures demain, il faut qu'on aille à Chicago. On passera la nuit là-bas, dans mon appartement, et nous partirons à six heures. On arrivera à Paris vers dix heures du soir. Ensuite, on prendra l'avion pour Rome, et on arrivera là-bas vers minuit et quelques. Et nous serons le 9.

-Tant de temps ?

-Le décalage horaire, mon cœur. Lorsqu'il est minuit à Rome, il est cinq heures de l'après-midi à Chicago. Six heures à Boston si tu préfères. Bon, tu es d'accord ?

Bella mit quelques secondes à répondre, de petits papillons s'agitant dans son ventre.

"Ca y est, il t'appelle son cœur et tu deviens niaise, c'est forcé. Réponds, stupide !".

-On fera vite pour manger, et je rentrerai vite pour faire ma valise alors.

Dans l'euphorie, elle s'était mise debout et s'apprêtait à quitter la pièce au pas de course lorsqu'Edward lui saisit le poignet et la tourna vers lui avant de capturer ses lèvres. Bella se sentit fondre et s'accrocha aux épaules d'Edward, caressant la base de son cou avec son pouce.

-Je me sens mal si je n'ai pas ma dose à des intervalles réguliers, expliqua-t-il avec un sourire d'excuse.

-Tu as même le droit d'en prendre plus souvent...murmura Bella en regardant le jeune homme dans les yeux.

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-Devinez qui part demain pour aller en Italie ? s'exclama Edward lorsqu'ils entrèrent, Bella et lui, main dans la main, dans la salle à manger.

-Toi ? proposa Alice en levant sa fourchette, l'air fatigué.

-Nan, dit-il alors que Bella secouait la tête pour confirmer ses dires. Moi ET Bella.

-Ah bon ? s'exclama Emmett.

-Tout à fait, s'écria Bella en se précipitant vers lui.

Elle se plaça derrière la chaise, et entoura ses bras autour du cou de son frère.

-Jusqu'à la fin du mois. Tu serais vraiment un frère indigne si tu empêchais ta petite sœur MAJEURE depuis plusieurs années déjà de faire ses stages, alors que c'est une opportunité en or ! N'est-ce-pas ?

-Humm...j'sais pas, marmonna-t-il, la bouche pleine de pain. Qu'en dirais Papa ?

-Il ne dira rien car j'habite à plus de huit heures de vol de chez lui, car lorsqu'il arrivera ici en courant, je serai déjà partie, et comme tu es intelligent, tu n'iras pas tout lui rapporter, tu attendras que je lui écrive une carte postale et tu me laisseras vivre. Hum ? Ok ?

Emmett marmonna quelque chose mais Bella sut que c'était gagné. Elle fit un gros baiser bruyant sur la joue de son frère qui grogna et alla s'asseoir à côté d'Edward. Emmett reprit du poil de la bête durant le repas et leur souhaita même un bon séjour. Bella n'en aurait pas espéré tant.

Lorsqu'Edward leur avait annoncé la proximité de leur vol, le repas s'était déroulé rapidement, et Bella était arrivée chez elle assez tôt, après de nombreux remerciements pour la famille Cullen et les au revoir avec Edward.

Sachant qu'elle n'avait pas beaucoup d'habits, et qu'elle connaissait très peu l'Italie, elle choisit d'emporter dans une grosse valise la quasi-totalité de son armoire. "Quasi" sous les conseils bienveillants de Rosalie, qui souriait dans cesse.

"Je ne pensais pas qu'elle serait tant heureuse de me savoir loin avec Edward. Quoique, je lui laisse la maison pendant un mois." se dit Bella en grimaçant.

Elle appuyait sur sa trousse de toilette pour la faire rentrer et s'apprêtait à fermer la valise une bonne fois pour toutes -après les constants rajouts de Rosalie- lorsque celle-ci arriva dans la chambre en soupirant comme une bienheureuse.

-Ne cache pas ta joie, Rose, grinça Bella en essayant de fermer sa valise.

-C'est pas ça. Enfin si, avoir ton frère pour moi seule pendant presque trois semaines, c'est fantastique. Non, je me disais, juste...tu vas dormir où Bella ?

-Je ne sais pas Rose. Là où il y aura de la place. Pourquoi ? demanda Bella en fronçant les sourcils.

-Rien, rien. Tiens, attrape.

Bella réceptionna l'objet lancé par Rosalie et haussa un sourcil lorsqu'elle vit l'inscription.

-Mais qu'est-ce-que c'est que...

-Préservatifs ultra-résistants.

-Pourquoi f...Oh merde.

-Ouais. Surtout qu'il paraît qu'il est assez petit, l'appartement d'Edward. Et puis il t'a surement présenté comme sa petite-amie à son patron. Tu crois qu'ils vont débourser de l'argent pour deux chambres ? Alors que vous êtes ensemble ?

-Oh merde, répéta Bella, figée.

-Ouais. Bonne nuit Belle. A bientôt.

Rosalie ferma la porte et Bella vit la lumière du couloir s'éteindre. Elle baissa les yeux sur la boîte rouge qu'elle tenait encore dans sa main.

-Bella ? murmura Emmett en entrouvrant la porte.

La jeune femme sursauta, et elle se dépêcha de cacher la boîte de préservatifs dans sa valise après qu'elle lui eût échappé des mains plusieurs fois dans la précipitation.

-Oui Em' ?

-Tu prends soin de toi hein ?

-Ne t'inquiètes pas.

-Je crois que je vais essayer de faire ça, ouais. Bonne nuit. A demain.

-Demain ?

-Je veux te dire au revoir avant que tu partes. Bonne nuit Belle.

Il ferma la porte et Bella l'entendit entrer dans sa chambre. Elle ouvrit plus largement la valise, rangea la boîte dans une poche au fond et la referma. Elle alla ensuite éteindre la lumière et se coucha dans son lit. Son téléphone portable étant en charge sur la table de chevet, elle plissa les yeux quand elle vit un voyant orange. Elle l'ouvrit et sourit en lisant le je t'aime qu'Edward lui avait envoyé. Elle lui répondit et éteignit son portable. Elle vérifia ensuite le réglage de son réveil-matin et ferma les yeux, prête à s'endormir.

-Oh merde ! dit-elle en souriant de toutes ses dents.

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