Bonjour !
Tout d'abord: Woah ! Merci d'avoir autant régit sur le dernier chapitre! Je... franchement je suis touchée, heureuse et ravie de voir que le temps que je passe à écrire n'est pas perdu et que cela vous plait autant! Merci de prendre de votre temps pour m'écrire! Je suis vraiment très touchée!
Je ne vais rien dire de plus si ce n'est : BONNE LECTURE !
Logan ne disposait pas de beaucoup de temps avant que la pagaille ne se généralise. Il entra, tel un cow-boy dans un saloon, dans l'hôpital. Presque immédiatement il trouva le cadavre de l'infirmière… Charles n'y avait pas été en douceur… Et une forme bleue, inerte, mais qui respirait…
- Ah c'est l'explication pour « lady-boy »… Foutu mutant…
Logan chargea Raven sur ses épaules comme si elle ne pesait rien. Il fouilla rapidement dans les dossiers disposés à l'accueil, profitant que Charles avait assommé plus ou moins tout le personnel et les malades. Il dénicha ce qu'il voulait : le certificat de décès d'Erik Lehnsherr, parce qu'après tout ce type était plutôt très vivant pour un macchabée ! Il subtilisa également son dossier médical et fourra le tout dans l'arrière de son pantalon, le recouvrant avec le bas de sa chemise ouverte et encore mouillée.
- Tu pèses ton pesant de cacahuète petite, chuchota Logan en s'assurant que Raven était bien installée.
Le mutant sur ses gardes, le nez en avant, reniflant l'air, quitta le bâtiment sans se faire repérer. Une fois sorti, il n'avait pas prévu que la « sœur » du gamin soit si visible ! Elle était aussi bleue que le diablotin, avec des cheveux plus rouge que roux… Autant mettre un panneau lumineux au-dessus de sa tête indiquant : MUTANTE ! Il la cacha, sans élégance aucune, dans un sac de jute, qui avait été laissé au soleil pour sécher. Ensuite, il transbahuta l'énorme sac jusqu'à leur point de rencontre.
- Mais bordel dans quoi je me suis fourré ? Mais quel con putain…
Tant qu'il croisait des troupes en déplacements ou des soldats au repos, Logan gardait son attitude pédante et solitaire, n'invitant pas à la conversation. Ceux qui osaient le regarder d'un air interrogatif, se retrouvait gratifié d'un œil noir. Tous s'empressaient de détourner le regard, Logan n'était pas d'humeur joviale !
- Donc, tu peux te téléporter ? C'est prodigieux ! s'exclama Erik qui discutait avec Kurt le temps que Charles se repose.
Erik s'était servi de la trousse de premier soin, que l'on pouvait toujours trouver dans l'équipement d'une jeep de combat, il avait soigné Charles avec précaution, s'assurant que ce n'était que superficiel. Le brun abordait un nouveau bandage, réalisé par Erik. Il était torse nu, assit à l'ombre du véhicule, la tête posée sur la roue. Il avait chaud, il avait soif, il était éreinté, stressé, mais soulagé. Depuis son poste, il pouvait observer Erik de dos. Son Erik… il était si beau, si fort… Charles ne pouvait détacher ses yeux de son homme. Erik tournait régulièrement la tête dans sa direction et lui offrait le plus doux des sourires, arrachant des soupirs de bien-être au brun. Charles rassembla ses cheveux en une sorte de chignon raté sur le dessus de son crâne, il avait trop chaud et ses longueurs entretenait cette chaleur insupportable.
- Ça va ? demanda Erik en s'approchant pour lui toucher le front du dos de la main. Tu n'as pas de température…
- Mes cheveux.
- Pardon ?
- La première chose que je fais en rentrant c'est : couper mes cheveux !
Erik sourit. Cela n'était pas pour lui déplaire ! Le look hippie c'était sympa deux minutes, mais il avait déjà hâte de voir Charles avec une coupe plus raisonnable, plus… Britannique, toute à l'image de Charles en somme !
- C'est moi qui le ferais dans ce cas, décida Erik en déposant ses lèvres sur la peau en sueur du front du brun.
- Parce qu'en plus du reste, tu es coiffeur ?
- Non, mais, avec une tondeuse tout est possible ! se moqua Erik.
- Pas question ! glapit Charles s'imaginant déjà chauve. J'y tiens moi à mes cheveux !
- Il revient ! avertit Kurt en sautillant d'un pied à l'autre sa queue battant l'air de façon frénétique.
Erik aida Charles à se remettre debout. Logan arrivait son chargement entre les bras, un air courroucé sur le visage. Dès qu'il fut suffisamment proche de Kurt il lui donna le paquet sans explication et trouva au fond d'une de ses poches de pantalon, un cigare miraculeusement épargné par sa douche matinale !
- Tiens ! grommela-t-il en ouvrant le sac avant d'allumer son précieux cigare. Je suppose que c'est elle que je devais ramener, si ce n'est pas le cas, putain je n'sais pas qui c'est ! Oh oui, bordel, c'est bon…
Il tira deux grosses bouffées et s'apaisa quelque peu. Charles lança un regard de reproche à Logan.
- Dans un sac à patate ?! Franchement !
- Quoi ?! Tu voulais peut-être que je me balade avec dans les bras à la vue de tous ?!
- Non…
- Bon, dans ce cas, dis-moi juste merci gamin !
- … Merci Major, articula Charles.
- Jamais content, marmonna Logan en fumant à quelques pas d'eux.
Kurt déposa Raven au sol et la sortie du sac.
- Comment va-t-elle ? demanda-t-il à Charles.
- Bien et le fœtus également… S'il lui était arrivé malheur à elle ou le bébé, je n'aurais jamais pu me le pardonner…
Erik souleva une mèche rouge qui barrait le visage de Raven.
- C'est donc ta sœur ?
- Oui.
- Elle est très belle.
- Hum, toussota Kurt légèrement jaloux.
Erik se redressa et tapota l'épaule de Kurt d'un geste rude, mais amical.
- Très belle, mais pas mon style, j'ai une nette préférence pour les bruns télépathes.
Charles, même s'il avait perdu pas mal de sang, réussit à rougir de la racine de ses cheveux en boule sur le sommet de son crâne jusqu'à son cou, lui conférant une apparence de rouge-gorge. Logan, qui les observait depuis le début, se frappa le visage devant tant de bêtise.
- Bon, on continue à se branler ou on décide d'un plan d'action ? Parce que j'ai trois putains de civils, dont un blessé et deux tout bleus, dans une base militaire américaine, en pleine guerre au Vietnam ! Alors on n'va pas se taper un pique-nique pour faire les présentations de toute cette famille !
- Quelle énergie Major, se moqua Charles.
- Vous suggérez quoi ?
Erik retrouva son attitude de soldat.
- Que vous partiez, tous les quatre. Rentrez et faites-vous oublier le temps que l'affaire soit classée…
- On est recherché par la CIA, expliqua Charles l'expression sévère. Je ne pense pas que l'affaire se « classe »…
Logan, fronça les sourcils.
- « Xavier », c'est ton nom, hein ?
- Oui, confirma Charles sans comprendre.
- Xavier comme le millionnaire ? questionna Logan en soufflant sa fumée de cigare en l'air pour éviter d'empester ses interlocuteurs.
Erik se tourna vers Charles comme un bloc.
- … Oui, mais je ne vois pas en quoi cela change notre affaire !
- Millionnaire ! s'écria le blond totalement ahurit – ce qui était une chose rare !
- Je comptais t'en parler Erik, commença Charles. Je voulais juste trouver le bon moment…
Logan n'avait plus beaucoup de temps, il devait mettre tout ce petit monde en sûreté. Le militaire aguerrit préféra couper court à toute forme de digression.
- L'argent achète tout. Surtout la tranquillité. Trouvez-vous un endroit et vivez à l'abri durant quelques temps… Histoire que tout se tasse.
- Vous avez raison, Major, cependant, Erik, ne peut nous accompagner…
Charles s'arrêta, il lut dans l'esprit de Logan ce dont il avait besoin :
- Ah, je vois… Vous avez ses papiers le déclarant décédé…
- Oui. Tiens Lehnsherr, c'est à toi. Pour la base tu es un homme mort, pour le reste du monde, tu es vivant, ne retombe jamais sur un de tes anciens camarades de l'armée…
Erik accepta ses papiers, qui lui ouvraient la voie vers la liberté, vers les Etats-Unis.
- Mais… Et ma naturalisation ?
- On trouvera un autre moyen, Erik, promis Charles. Le Major Logan a raison, nous ne devons pas rester ici un instant de plus. Et je refuse de partir sans toi.
- Et moi je refuse de te laisser partir sans moi…
- Allez, bordel, cassez-vous !
Erik, souriait à Charles, un sourire, non pas tendre, mais déterminé, heureux. Logan les pressa encore durant quelques secondes. Raven dormait profondément.
- Kurt, on peut user de ton don à nouveau ? interrogea Charles qui lut dans son esprit que « Oui ».
- Son don ? interrogea Erik. On va vraiment pouvoir tous se téléporter ?
- J'espère, répondit Kurt peu sûr de lui.
- Bougez-vous ! déclara Logan en brassant de l'air autour d'eux. Je dois encore foutre le feu à st'e putain de container !
- Vous ne voulez pas venir avec nous Major ? demanda Erik.
- Non, il aime trop la guerre, décoda Charles.
- Garde ton cerveau dans ta caboche gamin et évite de squatter le mien ! Je peux parfaitement répondre tout seul ! Maintenant cassez-vous !
Kurt, qui tenait toujours Raven contre lui, tendit sa main, Charles, s'appuyant sur Erik la lui saisit.
- Ce n'est pas un adieu, affirma Charles en regardant Logan droit dans les yeux.
L'instant d'après, il n'avait qu'une forte odeur de soufre et un peu de fumée. Plus la moindre trace du quatuor de mutants. Logan poussa un cri d'étonnement.
- Ah bah ça, putain !
Erik attendait, assit sur une rangée de siège d'aéroport. Raven dormait, sa tête posée sur sa cuisse. Charles était face à eux, il discutait avec Kurt, tout en maintenant l'illusion, aux autres passagers en transit dans le gigantesque hall de l'aéroport, que la couleur et l'aspect de Kurt et Raven étaient tout à fait « normale ». Erik regardait les traits fins du visage fictif de Raven, il savait que c'était Charles qui envoyait à son cerveau cette image idéalisée de sa sœur. Erik l'avait vue sous sa forme naturelle, en blonde aux joues rose, elle semblait fade. Elle ne c'était toujours pas réveillée après leur « bonds » à travers le Vietnam et une grande partie de la Chine. Erik se demandait quand elle finirait par ouvrir les yeux, il espérait que cela aurait lieu avant l'embarquement ! Charles était épuisé, il avait du mal à tenir l'illusion pour deux personne, parfois l'image semblait se brouiller. Erik était inquiet. Charles n'avait pas dormit depuis bien trop longtemps et sa blessure l'empêchait de se mouvoir pleinement.
- Bonjour…
Raven avait une expression de chat prise sur le fait. Elle regardait fixement Erik, sans oser bouger, elle attendait de comprendre, tout en étant sur le qui-vive.
- Bonjour, je suis Erik, dit d'une voix tranquille le blond.
Raven se détendit et se redressa. Erik l'aida, mais elle le repoussa doucement.
- Je peux le faire seule… J'ai confondu votre cuisse avec un oreiller durant combien de temps ?
- Raven ! s'exclama Kurt et se levant pour la rejoindre tel un enfant vers son goûter. Tu vas bien ? Comment tu te sens ?
- Je suis un peu désorientée… On est où ?
- En Chine ! Pékin ! répondit plein d'enthousiasme Kurt en enroulant ses bras autour de la taille fine de Raven.
Charles soupira d'aise. Il avertit mentalement sa sœur qu'il retirait sa protection et qu'elle pouvait muter dès à présent. Il rabattit ses forces vers la projection de Kurt. Raven était réveillée, tout allait bien. Ils allaient partir de l'Asie, tous ensembles, tout allait bien ! Erik était sauf ! Tout allait bien ! Enfin ! Le monde semblait tourner rond !
Erik se leva, laissant le petit couple tout à son bonheur de se retrouver. Raven avait mille questions à poser et Kurt se faisait un devoir et une joie d'y répondre. Le blond s'installa contre Charles. Le brun, son chignon approximatif encore en place laissa aller sa tête sur l'épaule solide d'Erik, se moquant bien des regards appuyés et sévère des chinois les apercevant.
- Comment tu te sens ?
- Et toi Erik ?
- Un peu perdu… J'avais un plan, un chemin à suivre, une destination et puis…
- J'ai tout fichu en l'air c'est ça ?
Erik attrapa la main de Charles, il entrelaça ses doigts aux siens.
- Au contraire, tu as tout rendu plus inattendu et bien plus intéressant… Charles, je t'ai cru mort.
- Moi aussi.
- Mauvaise journée en sommes ?
- Pas si mal, vue comment je la termine.
Erik sourit. Le soleil dehors se couchait sur le pays, où il se levait. Charles était blottit contre lui, dans moins d'une heure ils embarqueraient pour New York.
- Alors comme ça tu es millionnaire ? taquina Erik.
- Alors comme ça « Erik » n'est pas ton vrai prénom ? répliqua Charles tranquillement.
Erik se tendit.
- Que sais-tu de moi ?
Charles leva ses yeux bleus vers ceux d'Erik. Il fondit sous leur intensité. Erik n'avait pas peur de ce que Charles pouvait savoir de lui. Il ne voulait rien avoir à lui cacher.
- Tout.
Erik le regardait, sa bouche lui brûlait, il voulait goûter aux lèvres tendres et rouges de Charles. Cependant, ce n'était ni le lieu, ni le moment.
- Mais, « Erik » me plait beaucoup, je ne voudrais pas qu'il change d'un iota.
- Et mon millionnaire de copain me satisfait tout autant.
- L'affaire est faite, donc ?
- Laquelle ?
- On reste ensemble ?
- Existe-t-il un monde où ce ne soit pas le cas ?
Charles était si heureux et pour la première fois confiant en l'avenir.
- Je ne crois pas…
Ils se regardaient si intensément, que si quelqu'un prenait vraiment le temps pour les observer, il verrait leur amour et leur passion. Cependant ils n'osaient pas se toucher plus. Une voix féminine annonça le prochain vol pour New York. Erik aida Charles à se mettre sur pieds, Kurt et Raven, leur emboîtèrent le pas. Pour pénétrer à bord de l'appareil Charles usa de ses talents de télépathes et les deux couples se retrouvèrent en classe business sans avoir à présenter quoi que ce soit. Une fois installés, l'avion en vol et leur repas engloutit, Charles, à bout de force s'assoupit. Erik aida Kurt à s'emballer dans une couverture, camouflant sa peau bleue et recouvrant sa tête d'un chapeau et ses yeux d'un masque pour dormir. Raven elle ne trouvait pas le sommeil. Elle surveillait constamment les allées et venues des hôtesses.
- Qu'est-ce qui t'angoisse ? fini par demander Erik intrigué.
- A peu près tout… Je ne serais rassurée qu'une fois à la maison. Une fois Kurt et Charles hors de portée de la CIA.
Erik remit en place une mèche du chignon de Charles qui s'était sauvée.
- Je comprends.
- Pourquoi tu es avec Charles ? demanda de but en blanc Raven en tournant son regard limpide vers celui d'Erik.
- Eh bien… Parce que je me sens bien avec lui…
Raven se leva avec un petit sourire amical. Elle traversa la rangée de siège qui les séparait et s'accroupit face à lui.
- On a pas trop eu le temps de faire connaissance, commença-t-elle. Mais je suis certaine que l'on va rattraper cela très rapidement.
- En effet…
Raven tout en souriant dévoila son jeu et pointa le couteau en plastique, qu'elle avait gardée de son repas, pour le placer à quelques millimètres du sexe d'Erik. Le blond ne bougea pas, néanmoins il était nettement plus attentif cette jolie blonde agressive.
- Alors voilà « Erik » le beau gosse, écoutes-moi bien… T'as peut-être quelques qualités, j'en doute pas, mais si jamais j'apprends que tu fais souffrir mon frère, et ceux de quelques manières que ce soit, je ne me priverais pas pour t'émasculer dans la seconde. Et si tu doutes qu'une « faible femme » puisse faire ça, je me ferais une joie de te prouver tout le contraire. D'accord ? demanda-t-elle en appuyant franchement la lame contre le membre d'Erik.
- Doucement, fit Erik en lui attrapant le poignet pour la faire relâcher la pression. Je ne suis pas certain que Charles apprécie que tu abîme cette partie de mon anatomie.
- Si jamais j'apprends que t'es une sorte de pervers et que tu lui fais faire des…
- Non, pas d'inquiétude…
- Si tu le bat…
- Je ne suis pas son ex !
Raven se ravisa. Elle rangea son couteau dans la poche de son pantalon et fixa durant quelques instants Erik. Le blond se laissa dévisager, il n'avait rien à lui cacher. Il aimait la force de caractère qui se dégageait de cette jeune femme. Elle n'avait rien d'une « faible femme », il saurait s'en souvenir !
- Il t'a parlé de son ex ? questionna Raven encore suspicieuse.
- Oui. Pourquoi cela te surprends ?
- Il préfère ne pas mentionner son existence. Il devait avoir ne vraie confiance en toi pour te parler de ce salaud.
- En effet…
- Mais, ce que Charles ignore, c'est ce que je lui ai fait, à ce type… Et, je ne me priverais pas pour recommencer sur toi, si jamais tu lèves la main sur lui.
- Ça n'arrivera pas.
- On ne sait jamais quelle bête peu se dissimuler sous des traits avenants. Le vice emprunte souvent le masque de la beauté pour agir… Et toi, tu es particulièrement sexy…
- C'est un compliment ?
- Je ne sais pas encore…
- Tu n'as rien à craindre. J'aime Charles, jamais je ne le ferais souffrir, il compte plus que ma propre vie.
Raven analysa la sincérité des paroles d'Erik. Elle sembla satisfaite et se redressa. A cet instant l'avion perdit un peu d'altitude et la fit perdre l'équilibre Erik la rattrapa pour la stabiliser.
- Ne va pas croire que quelques mots dis à la va-vite dans un avion va changer quoi que ce soit. Je t'ai à l'œil. Charles est trop bon pour s'apercevoir de la noirceur des gens parfois. Je ne laisserais plus personne lui faire le moindre mal…
- Tu es protectrice, sourit Erik en la relâchant.
- Non, c'est lui qui l'a été avec moi… Je ne fais que lui rendre la pareille.
- Tu peux avoir confiance en moi.
- Oui, mais pour combien de temps ?
Raven retourna s'allonger sur son siège étendu en mode lit. Elle reporta son regarda sur l'allée et ignora Erik durant le reste du vol. Le blond finit par se détendre, la sœur de Charles ne plaisait pas et durant l'espace de quelques secondes, il avait vraiment craint qu'elle ne lui plante son couteau dans la… Erik n'avait rien à se reprocher : il aimait Charles, il ferait tout pour lui et plus jamais il ne voulait, ni le décevoir, ni l'inquiéter et encore moins le perdre. Charles Xavier – le millionnaire – mutant et altruiste était devenu sa raison de vivre. Rien ne comptait plus pour lui que de l'aimer et le faire jouir… Cette pensée chauffa brutalement son esprit et son cerveau, ainsi que ces souvenirs torrides lui remplirent la tête. Il était en manque de Charles. Et le sentir assoupit contre son corps n'arrangeait rien. Absolument rien… Erik se força à fermer les yeux, à laisser couler cette tension qui grimpait dans ses muscles, qui rampait sous sa peau, qui rongeait son frein.
Erik…
Le blond sursauta, il n'avait pas senti Charles entrer dans son esprit. Il ouvrit les yeux et tourna son visage vers le télépathe. Il n'avait pas bougé, il semblait toujours dormir profondément.
- Charles ? chuchota-t-il tout bas.
Tu penses si fort, comment pourrais-je dormir ?
Le blond sourit, son amant savait vraiment tout le lui.
Suis-moi.
- Où ? murmura Erik étonné.
Dans ma tête.
D'un seul coup, Erik s'endormit, enfin son corps, mais pas son esprit, qui bascula, comme aspiré de l'intérieur, en arrière. L'instant d'avant il regardait Charles dormir dans l'avion qui survolait l'océan, la seconde d'après il était dans un vaste terrain verdoyant. Erik était au soleil, il pouvait sentir la chaleur des rayons sur sa peau, c'était doux. Il portait un jeans, un polo clair et des tennis, Erik s'inspecta complètement dépassé.
- Je ne suis pas bien certain de ce que tu as l'habitude de porter en-dehors des treillis, s'amusa Charles.
Erik vit le brun approcher, il portait une chemise bleue ciel, un pantalon sombre et des chaussures de ville, les mains dans les poches, ses cheveux… coupés, il avait l'air en forme et il était détendu.
- Surpris ? continua sur le même ton le télépathe.
- On est dans ta tête ?
- Oui… Enfin, nous sommes actuellement dans mon domaine, dans le Comté de Westchester…
- New York ?
- Oui.
Charles lui tourna le dos et dévoila, de façon un peu théâtrale, un manoir de style colonial perché sur une petite pente, entourée d'arbustes et de plantes vertes, quelques parterres de fleurs et arches de roses en pleines floraison.
- Le printemps, c'est ma saison préférée… Le manoir semble se parer de tellement de couleur et les parfums… J'ai tellement hâte que tu puisses y venir Erik.
Le soleil frappait les vitres du manoir, renvoyant sa lumière sur la pelouse impeccable, baignant d'or les alentours. Erik s'approcha de Charles et regarda dans la même direction que lui.
- C'est magnifique, fit-il impressionné.
- Je sais ce que tu penses de ce genre de possession ostentatoire…
- Je n'ai rien dit ! objecta Erik.
- Pas besoin… On ne choisit pas son héritage, on fait juste en sorte de la faire fructifier.
Charles ferma les yeux, ouvrant les bras, accueillant la chaleur du soleil. Erik le regarda, il était magnifique, oui, lui était plus magnifique que ce tas de pierres un brin trop friqué. Erik tendit les doigts et fut presque étonné de sentir les cheveux courts de Charles sous sa paume.
- Tu aimes comme ça ?
Erik, assura sa prise autour du cou de Charles et l'attira contre lui, nez à nez.
- Beaucoup, souffla-t-il.
Les lèvres d'Erik chatouillèrent celles du brun. Le blond ne savait pas comment Charles s'y prenait pour rendre tout si terriblement réel, et après tout, il s'en moquait. Tant qu'il pouvait savourer la douceur de ses lèvres. Le brun entrouvrit sa bouche, sa langue rose, titilla celle d'Erik, l'invitant à un baiser plus que sensuel. Le blond n'attendit pas une seconde de plus et il envahit la bouche de Charles, pressant son torse à celui du télépathe comblé. Il ressentait sa chaleur, son parfum, sa force. Il ne faisait plus qu'un avec son amant. Il l'embrassait comme un homme assoiffé depuis trop longtemps. Il savourait ses lèvres, sa langue, ses gémissements contenus, ses doigts frissonnants, fouillant sa peau sous son polo. Tout était parfait. Erik enfonça ses doigts dans la chevelure terriblement consensuelle de Charles. Il mordit sa lèvre, l'aspira, lécha sa langue, griffa sa nuque. Rapidement il devînt évidement que leurs corps respectifs avaient encore plus faim que leur bouche.
- Viens.
Charles attrapa la main d'Erik et le tira à lui, vers le manoir. Il marchait rapidement. Charles aurait pu en un éclair les transporter dans sa chambre, mais, il ne voulait pas trop perturber le si pragmatique Erik. La pente montée, Erik se laissa entraîner dans le manoir, il se foutait de la richesse des boiseries, du luxe des tableaux ou du goût de la décoration. Tout ce sur quoi son regard était posé c'était : les fesses de Charles, juste devant lui. Ses fesses, si attirantes, qui montaient à grandes vitesses, les marches d'un escalier titanesque. Erik suivait Charles sans discuter, sans craindre quoique ce soit. Il lui faisait une confiance aveugle. Il lui demanderait de sauter d'un pont, il le ferait les yeux fermés.
- Ma chambre, annonça Charles en poussa Erik sur un lit dépouillé de couvertures et d'oreillers.
- C'est toujours comme ça ? Ce ne doit pas être pratique pour dormir, sourit Erik à moitié allongé sur le lit.
- Dormir ? Tu as sommeil ? Moi je te proposais un tout autre programme…
Le brun, déboutonna, en regardant droit dans les yeux Erik, sa chemise, savourant le regard rempli d'impatience de son amant. Le télépathe laissa apparaitre sa peau pâle et nue, ses tétons étaient rose foncé, dur et son torse constellé de minuscules tâches de rousseurs. Le brun défit ensuite les boutons de son pantalon et l'abaissa dans un geste très lent.
- C'est très osé ça…
- Tu n'as pas idée de ce que je peux faire quand je suis certain que personne ne puisse, ni nous voir, ni nous entendre…
En disant ces derniers mots Charles se débarrassa de la dernière entrave qui masquait sa nudité. Le regard d'Erik s'interrompit sur l'érection parfaitement irrésistible qu'arborait Charles. Le brun se mordit la lèvre du bas, accentuant sa couleur pourpre.
- Tu attends quoi soldat ? provoqua Charles en désignant les vêtements d'Erik.
- Franchement je me le demande ?!
Le blond se débarrassa d'un coup de talon de ses tennis. Il se releva sans quitter des yeux Charles, puis retira son polo et son jeans. Le regard bleu du brun descendit sur le membre tendu d'Erik.
- Impressionnant…
- « Tu n'as pas idée de ce que je peux faire quand… »
Le brun le fit taire d'un baiser goulu. Nouant ses bras autour des épaules d'Erik, Charles se souleva sur la pointe ses pieds pour enfoncer sa langue dans la bouche de son amant. Leur sexe gonflés s'entrecroisèrent, déclenchant des vagues de plaisir chez les deux hommes. Charles poussa Erik sur le matelas, et sauta à califourchon sur lui dans un grand éclat de rire. Erik surprit, heureux, se laissait faire. Jamais il n'avait fait l'amour dans l'esprit d'un autre homme. Tout était nouveau.
- C'est plus comme un rêve érotique, corrigea Charles qui lisait les pensées d'Erik comme il boirait de l'eau.
- Si on nous regarde à cet instant on voit quoi ?
- Deux types morts de fatigues…
Erik saisit les fesses de Charles, elles lui avaient tant fait envies !
- J'ai vraiment envie de te faire jouir… Plusieurs fois.
- Moi je n'attends que ça !
Charles embrassa le torse d'Erik, jouant avec sa langue sur ses tétons durcit, caressant ses muscles tendus, éraflant sa peau avec ses dents. Il avait faim du blond. Très faim !
Erik le retourna en un mouvement sur le dos, attrapant ses poignets entre ses mains. Il le tenait captif. Ils se souriaient. Ils riaient. Le blond l'embrassa tout en ondulant sur lui, frottant son sexe à celui de Charles. Ils gémissaient c'était un son érotique, leurs respirations jouaient des tours à leurs bouches affamées. Charles était bloqué sous le poids d'Erik, il aimait ça. Il aimait cette position, il aimait qu'Erik prenne les choses en main et lui fasse l'amour comme il faisait la guerre : sans reddition. A l'aide de ses genoux, le blond écarta les cuisses de Charles dans une position tout à fait obscène. Le brun rougit, mais assumait ce qu'il dévoilait sans pudeur.
- Tu m'excites tellement, grogna Erik en lécha la peau salée du brun.
- Tu me fais perdre la tête, avoua Charles de plus en plus impatient.
Erik mordit le menton lisse de Charles et rassembla les poignets de son prisonnier dans sa main gauche, libéra sa droite pour insérer sans plus de cérémonie un doigt dans l'intimité du brun.
- Han ! Erik ! s'écria Charles déjà conquit.
- Déjà deux ?
- …Hum… Oui…
- Petit pervers…
Charles releva la tête et lèche les lèvres d'Erik en signe d'approbation. Le majeur d'Erik fut rejoint par son index, le brun gémit plus fort. Un troisième doigt trouva sa place. Erik détendait l'entrée de Charles en prenant un réel plaisir à le voir se tortiller sous lui, à l'entendre le supplier de le prendre. Oui c'était vraiment excitant. Erik se sentait comme un chat jouant avec sa proie. Il se repaissait des expressions profondément suave et érotique que lui offrait son petit télépathe. Erik poussa le vice en abaissant sa bouche contre l'oreille de Charles et après l'avoir mordillée il susurra d'une voix rauque :
- Tu veux que je te sodomise ?
Le brun reçu un choc électrique en entendant cette phrase particulièrement osée.
- Oui, chuchota-t-il.
- Je croyais que tu étais bruyant quand personne ne pouvait nous surprendre ? remarqua Erik un brin voyou.
- Oui ! cria Charles en resserrant son entrée autour des doigts de son amant.
Erik adorait le voir languir, il en profita, tout en continuant d'enfoncer un peu plus ses doigts.
- « Oui », à quoi ?
- Han… han… Erik…
- Réponds à ma question, Charles.
Le brun souleva ses paupières, offrant son regard incroyable à Erik.
- Oui, Erik, je veux que tu me sodomise.
La voix suppliante du télépathe acheva Erik. Il retira ses doigts au bord de l'implosion, et guida son sexe palpitant, en Charles. Le blond gronda comme une bête féroce, Charles hurla d'un plaisir sans borne. Enfin ils étaient unis. Ils se retrouvaient, ils ne formaient plus qu'un à nouveau. Erik s'enfonçait jusqu'au tréfonds du corps offert du brun. Il labourait avec une lenteur infernale l'intimité de son amant. Charles essayait de se défaire de l'emprise d'Erik pour l'agripper, mais l'impitoyable blond le gardait solidement prisonnier. Erik avait commencé sans force, avec une douceur lancinante, qui arrachait à Charles et lui des gémissements en échos parfaits. Puis, il accéléra sans signe avant-coureur. Le brun ferma les yeux sous la vague intense de plaisir qui submergea son corps, son désir et ses pulsions. Erik frappait son corps avec sa hampe, solidement ancrée en lui. Charles se sentait désiré, choyé, beau, aimé. A l'aide de ses jambes, il les noua autour des hanches d'Erik et inclina un peu plus son bassin, offrant un angle de pénétration plus ample. Erik s'en donna à cœur joie. Frappant encore et encore. La pièce était déchirée de cris, de gémissements, de mots crus et du son de deux corps qui s'aimaient avec force. Finalement Erik relâcha les bras de Charles. Le brun en profita pour faire rouler Erik sur le dos et il s'empala avec une obscénité folle sur le sexe du blond.
- Tu aimes me voir comme ça ?
Tout dans l'attitude, la voix, la bouche, les yeux de Charles appelait Erik à donner encore plus de plaisir.
- Oui, grogna-t-il en donnant de grands va-et-vient.
Leurs mains, se touchaient, se griffaient, se palpaient, se branlaient. C'était un tourbillon de volupté parfait, si bien qu'ils ne surent pas lequel des deux jouit en premiers. Cela n'avait pas d'importance. Ce qui comptait c'était eux. C'était là. C'était ici et maintenant. C'était leur orgasme, leur bonheur, leur retrouvailles.
Erik ouvrit les yeux. L'avion allait se poser et l'hôtesse, qui se tenait devant lui, avait un drôle de petit sourire, tandis qu'elle s'éloignait pour aller réveiller d'autre passagers. Erik s'étira, encore sous le coup de son « rêve » ? Non, connexion. Oui, sa connexion érotique avec Charles. C'est alors qu'il sentit que quelque chose clochait. Il sentit dans son pantalon, non pas son sexe dur et tendu, le déformant d'une bosse colossale, non, mais… il était humide et collant…
- Bien dormit ? sourit Charles en se redressant à son tour.
Erik avisa le petit sourire narquois du brun. Il s'amusa de la situation. La connexion avait était très forte pour aire jouir et éjaculer Erik alors que son corps « dormait ».
- Oui ? Erik ? fit innocemment Charles.
- Tu ne perds rien pour attendre, promis Erik.
Charles sourit, retenant un rire trop enfantin, dans sa gorge. Le corps d'Erik avait dû laisser voir à ceux qui passaient devant lui la taille de son désir pour lui. Cela amusait profondément Charles, qui avait eu l'intelligence de cacher son propre corps sous la couverture prêtée par la compagnie aérienne. Cependant tous les deux étaient dans le même état : essoufflés, collants et terriblement impatient de trouver une vraie chambre !
Dites-moi tout! Dites-moi ce que vous en avez pensé ! Touuut!
Comme vous vous en doutez, on approche de plus en plus de la fin ... Je n'aime pas trop les fins, j'aimerais que l'on trouve toujours de quoi raconter, que l'on ne les quitte pas, mais... c'est ainsi :/
Merci encore à tout le monde pour vos message, votre soutient !
MERCI!
à très vite !
