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Réponses aux reviews !
Désolée, oui, l'année est courte, Vincent Aguila x) Mais si j'allongeai trop cette fic, j'allais tomber en pannes d'idées pour la deuxième année... Enfin, bref, ravie que tu ai aimé la famille Malefoy, leur snobisme, leur grain de folie, leur génétique de tarés ! xD Tu verras l'atmosphère entre Harry et ses fils dans ce chapitre, l'épilogue... Et puis, bien sûr, dans le tome 2 de Renouveau !
Très bien Louve, que te dire... Tu auras la réponse à tes questions (et une brève description de Steve) dans le bonus ! Merci de ta fidélité, tu as été l'une des rares personnes à commenter chaque chapitre !
Ouais Hiyoru, je sais, ça s'interrompt un peu brutalement mais... Je manquais d'idées et je ne voulais pas que ce premier tome soit trop long. Une quinzaine de chapitres ça me paraissait être le maximum... Peut-être que le quatrième ou cinquième tome feront 20 chapitres, mais pour le moment, je trouve cette longueur satisfaisante x)
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Mot griffonné en bas de page : Je sais qu'on est que mercredi, mais voilà... J'avais trop envie de poster !
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Voilà, c'est la fin de ce premier tome... Mais ne vous inquiétez pas, la suite arrive ! En fait, elle sera là la semaine prochaine, le jeudi. Ce week-end je posterai le "bonus questions". Et jeudi, vous aurez droit au prologue de "Renouveau (2) : Bravoure et bêtise" !
Oui, ce titre fait très.. Gryffondor. xD C'est le but. Selon moi les Gryffondors ne sont pas les braves, les courageux... Ce sont les enfants qui n'ont pas envie de grandir. On dit qu'ils sont courageux, mais non, ils n'ont simplement pas conscience du danger et de la cruauté du monde, ils ne sont pas assez matures pour ça... Les Gryffondors, ce sont les optimistes, les idéalistes, les obstinés, les croyants, les idiots. Les égoïstes, les colériques, les immatures.
Pour ceux qui ont lu le Parfum des Arums... Alva a un grand côté Serdaigle, mais son côté Gryffondor domine. Tout en bravoure, idéalisme, et égoïsme. Alva n'est pas une bonne personne, ne l'oubliez pas. Et Draco non plus.
Scorpius, en revanche, est carrément quelqu'un de bien. Ah, l'Ankou Malefoy, c'est vraiment mon bébé x)
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N'OUBLIEZ PAS QUE JE RÉPOND A TOUTES VOS QUESTIONS DANS LE BONUS QUE JE POSTERAI CE WEEK-END !
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Bon, allez. Bonne lecture, et à ce week-end pour le bonus !
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Épilogue
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Al', dans la voiture de son père, regardait avec mélancolie le paysage défiler par sa fenêtre. Les Malefoy avaient semblés assez d'accord pour qu'ils viennent chez eux (quoique, Alva avait glissé à son mari qu'ils devaient enfermer "la chose" avant de recevoir des invités : c'était louche), mais Harry avait été catégorique. C'était non. James avait également essayé de supplier leur père, pour pouvoir inviter Faust au moins une ou deux fois… Mais non. Cet été, ils allaient passer du temps en famille.
Génial. Il n'y avait bien qu'Harry Potter pour croire que les Weasley allaient se laisser attendrir par la bouille de ses gamins et lui pardonner son divorce.
– Où est Maman ? lâcha James.
Il était à l'avant de la voiture, sur le siège passager. Ginny n'était pas venue à la gare les chercher. Lily non plus, d'ailleurs. Harry se tendit un peu, mais répondit d'un ton léger :
– Elle était occupée, je te l'ai déjà dit.
– Occupée à quoi ? insista James.
Harry hésita, et Al' poussa un long soupir :
– Probablement à se chercher un appartement. La maison appartient à Papa, et Maman ne peut pas éternellement être hébergée par Mamie Molly.
– C'est vrai, fit Harry après une hésitation. Elle est avec un agent immobilier, à Chudley.
James se mura dans un silence furieux, et Al' aussi. Certes, il n'avait jamais été proche de sa mère. Quand il était petit, Ginny ne voulait pas de lui, elle voulait juste James et Lily, et le petit Albus en avait été profondément et irrémédiablement blessé. Même quand le temps avait passé, quand Ginny avait commencé à s'habituer à l'idée qu'elle avait trois enfants, il y avait toujours eu entre eux cette distance qu'ils n'arrivaient pas à combler.
Mais c'était sa mère. Celle qui le bordait le soir, qui préparait à manger, qui grondait les bêtises, qui souriait de leurs exploits, qui consolait après les chagrins. C'était sa Maman, et elle partait. Sans rien dire, comme ça, sans même venir chercher ses fils après ne pas les avoir vus pendant des mois.
C'était injuste.
– Quand est-ce qu'elle revient ?
– Ce soir, fit Harry d'un ton apaisant. En l'attendant, ça vous dit d'aller chez Mamie Molly, retrouver Oncle Ron et Tante Hermione ?
– Oh, bonjour l'ambiance, ironisa James.
Al' ne dit rien, mais il était bien d'accord. Chez les Weasley, d'après les lettres que recevaient ses cousins, l'ambiance n'était guère joyeuse. Charlie avait quitté la maison après Noël et plus personne ne lui adressait la parole, pas même Bill ou Hermione. Ginny avait quitté le domicile conjugal et vivait au Terrier, et son humeur agressive contaminait toute la maison. Arthur avait des problèmes au boulot… Bref, rien n'allait.
– On ne pourrait pas plutôt rentrer à la maison ? tenta Al'.
Les Potter possédaient un manoir de taille modeste, vaste mais dans la mesure du raisonnable, situé dans le Dorset. Harry possédait toujours la maison du 12 Square Grimmaurd, à Londres : mais personne ne l'utilisait, comme si cet endroit était maudit.
Harry soupira, mais acquiesça et prit le chemin de leur maison. Il y avait deux bonnes heures de route, et James alluma la radio, cherchant à capter une bonne chaîne. Albus soupira, et gratta le crâne de Magnum, qui grimpait sur ses genoux en quêtes de caresses. Le furet allait s'ennuyer, chez eux. Pas de cachots à explorer, pas d'élèves à qui faire peur en surgissant de sous un fauteuil… Et pas de Scorpius pour lui donner en douce ses lardons aux repas.
Avec un autre soupir, plus lourd encore, Al' fouilla son sac en quête d'une distraction. Au lieu d'un bouquin, sa main rencontra un paquet plat et lisse, enveloppé avec précautions dans un mouchoir propre.
Il esquissa un sourire nostalgique, et tira de son sac le Miroir à Double-Sens. James passait d'une station de radio à une autre, pour finalement s'arrêter sur une chaîne qui diffusait une musique pleine de basses et au rythme assez pauvre. Al' esquissa un sourire discret. James n'aimait pas la techno : s'il s'était arrêté sur cette station, c'était uniquement pour embêter leur père, qui détestait ce style de musique.
Les épaules d'Harry s'étaient justement tendues, et Al' sentit poindre un sourire en coin.
– Augmente le son, lança-t-il innocemment à son frère. Je crois que je connais cette chanson.
James se fit un plaisir d'obéir, tout en parlant bien fort :
– C'est quoi le titre ?
– Oh, je ne sais pas, mais j'ai déjà entendu cette chanteuse…
– Oui, ils ont un nom bizarre, je crois.
– Ouais, attends, laisse-moi réfléchir. C'est pas Gaga ou un truc dans ce goût-là ?
Au volant, leur père leva les yeux au ciel d'un air exaspéré, mais ne dit rien. Il était en tort aux yeux de ses enfants, il le savait : ils étaient en colère contre lui, et sur ce coup-là, ils avaient raison. Comme Alva Malefoy lui avait acerbement fait remarquer dans un petit post-scriptum, ce qui semblait être une éternité plus tôt, il avait vraiment fait une bourde.
– Au fait, Al', lança James d'un ton léger. Comment elle s'appelle, la sœur de Reg ? Elle est dans ta Maison, en deuxième année.
– Ouais. Aenor Castle.
– Elle est jolie, rêvassa James. Elle ressemble un peu à Demetria Malefoy…
– Elle craque pour l'Ankou, mentit Al' avec malice. Tu n'as aucune chance. De toute façon, ne cherche pas, tu n'as aucune chance avec les Serpentards en général.
James émit un gémissement plaintif, puis, soudain, prit un air calculateur :
– Tu es conscient qu'avec tous les cousins Weasley, tu vas être en infériorité numérique, Rôdeur ?
Albus sentit son estomac faire des nœuds, mais affecta un air dégagé, et sortit sa botte secrète :
– Si vous me soulez, je fugue et je me fais héberger par les Rosalius. Je me suis renseigné, et ils habitent à une demi-heure à peine de chez nous !
– C'est qui ça ?
– Une famille de Sang-Purs qui a deux enfants un peu barrés. Améthyste et Roland. Et devine quoi ? Ce sont des Serpentards. Vicieux, sournois, tout ça. Plus vieux que toi en plus. Et toc !
Harry sembla réprimer un rire. James sembla réfléchir un instant, puis haussa les épaules :
– Bon, okay. Trêve.
– Trêve, approuva le Serpentard.
Puis il préféra orienter la conversation sur un terrain plus neutre. Ignorant leur père, les deux jeunes Potter se mirent à discuter de Quidditch, et des joueurs de Serdaigles qui avaient permis à leur Maison de gagner la Coupe. Abby, surtout, suscitait le débat : par principe, James lui trouvait toutes les qualités (elle était à la première place avec Demy dans son classement personnel des filles de Poudlard), mais il ne pouvait pas s'empêcher de lui chercher des défauts.
Tout en discutant, Al' s'installa plus confortablement dans son siège, et caressa distraitement le dos de Magnum, chassant résolument sa contrariété. Son frère n'était certainement pas parfait, mais il pouvait toujours compter sur lui. D'accord, les Serpentards allaient lui manquer. L'Ankou, surtout.
Mais… Deux mois, ce n'était pas long.
Et il avait toujours le miroir à Double-Sens.
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Les Malefoy (Draco, Alva, Nathan, Demetria, Scorpius, Dylan) apparurent l'un après l'autre dans la cheminée du petit salon du manoir. On entendait Hyperion faire ses gammes au piano depuis l'étage supérieur, mais très vite la mélodie s'interrompit et on entendit le gamin dévaler les escaliers en courant. Attirée par le wooof de la Cheminette en action, Cathy apparut dans le salon, feignant la réprobation :
– Un peu moins de bruit, j'étais partie pour faire une sieste moi !
– Désolé, s'excusa Nathan.
Pour appuyer ses excuses, il déposa un chaste baiser sur les lèvres de sa fiancée. Demetria, Dylan et Scorpius froncèrent tous les trois le nez d'un air dégoûté, faisant sourire Draco d'un air narquois. Les pas d'Hyperion, qui dégringolait les marches deux à deux depuis l'étage, s'arrêtèrent avec le claquement des semelles qui sautent les trois dernières marches d'un coup puis le cadet des Malefoy entra dans le salon, arborant un sourire comme une banane :
– Vous êtes rentrés !
– J'ai des tas de trucs à te raconter, s'exclama Scorpius. Des trucs de Rôdeurs…
– N'essaie pas de l'embrigader, prévint Dylan. Reste fort, Hyperion !
– On peut voir Constance ? demanda Demetria à sa tante au même moment.
Cathy approuva en souriant, et mena les enfants vers le premier étage, là où se trouvaient les quartiers des Aristide Malefoy. Chaque étage, au manoir, était une véritable maison à lui tout seul : au moins trois ou quatre chambres, deux salles d'eau, un salon avec cheminée reliée au réseau (mais généralement verrouillée, par sécurité), des toilettes, deux bureaux… Et il y avait trois étages au manoir.
Plus un rez-de-chaussée, où on ne trouvait que des salons, salle à manger, salle de piano, salle de billard, bibliothèque (et oui, les Malefoy ne se refusent rien).
Plus une tour qui flanquait l'angle sud-ouest, et où Nathan avait aménagé un laboratoire aux barrières de sécurité redoutables.
Plus des sous-sols, qui avait jadis servit de cachots.
Oui, il y avait de la place chez les Malefoy… Scorpius s'attarda cependant un instant près de ses parents, et s'enquit avec prudence :
– Et l'Autre ? Est-ce qu'on va le voir ?
L'Autre. Lucius. Alva et Draco échangèrent un bref regard.
Dans l'immense parc se trouvait une maison de plus petite dimension, à deux-cent mètres du manoir et dissimulée par une rangée d'arbres et un petit étang. La « demeure secondaire », comme l'appelait Draco, était destinée à recevoir des invités quand le manoir était plein. C'était là que vivaient Narcissa et Lucius, à l'écart des indiscrétions d'éventuels invités.
Habituellement, Lucius et Narcissa se rendaient rarement au manoir, craignant de tomber sur des gens qui ignoraient le retour de Lucius. Mais là, c'était le début des vacances : il y avait fort à parier que Lucius voulait faire la connaissance de ses petits-enfants.
– Ça va être impossible à éviter, soupira Alva.
– Il ne va pas te manger, se contenta de dire Draco.
Scorpius haussa un sourcil, et se tourna vers la direction empruntée par Cathy tout en marmonnant :
– Vachement rassurant…
Il se précipita pour rattraper le reste des enfants Malefoy, et les rejoignit au niveau du palier. Les Aristide-Malefoy habitaient au premier, et les Malefoy tout court au deuxième. Et quand il n'y avait pas d'invités, les enfants faisaient main-basse sur le troisième étage.
Constance Circea Aristide-Malefoy n'avait rien d'exceptionnel, mis à part son nom impossible, songea Scorpius en observant la crevette vêtue de vert dans son berceau blanc. Elle était petite, rose, recroquevillée sur elle-même, et elle dormait comme un loir. Elle avait les cheveux blonds dorés, comme Nathan. Au moins, elle n'était pas rousse comme Dylan !
Demetria aurait bien voulu la tenir, mais Cathy préférait ne pas la réveiller, et ils repartirent comme ils étaient venus : sur la pointe des pieds. Naouka, la vieille elfe de maison d'Alva, qui restait près du bébé en cas de besoin, suivit les sorciers du regard jusqu'à ce qu'ils disparaissent (et Dylan frissonna : il avait toujours détesté cette elfe). Cathy referma soigneusement la porte derrière eux, et lança à nouveau le sort de Silence visant à isoler la nurserie du bruit de la maison.
– Vous ne manquez pas grand-chose, chuchota Hyperion à ses aînés avec un sourire en coin. Elle ne fait que manger et dormir. Et brailler.
– Comme un bébé en somme, sourit Cathy. Mais elle grandira. Et elle ira à Poudlard, elle aussi !
– J'espère qu'elle n'ira pas à Gryffondor, marmonna l'Ankou en aparté.
Dylan lui donna une tape sèche à l'arrière du crâne, et Demetria leva les yeux au ciel d'un air blasé tandis que leur petit groupe redescendait les escaliers. Décidément, entre Scorpius et les Gryffondors, ça ne serait jamais le grand amour…
C'était Cathy qui ouvrait la marche, et elle s'immobilisa soudain peu avant le rez-de-chaussée. Son fils faillit d'ailleurs lui rentrer dedans. En jetant un œil à ce qui avait stoppé sa tante Cathy, l'Ankou faillit avaler de travers.
Lucius Malefoy. En personne.
Il était plus petit que ce à quoi Scorpius s'était attendu. Draco devait faire la même taille que lui, ou peut-être un ou deux centimètres de plus. Mais Lucius se tenait droit, même s'il s'appuyait sur une cane. Ses cheveux étaient totalement blancs, coupés aux épaules, et son visage sévère était creusé de rides. Il avait l'air aristocratique, arrogant aussi, même vieux et fatigué comme il l'était.
Narcissa se tenait un peu en retrait, l'air très calme, comme s'il était parfaitement naturel que son Mangemort de mari gambade dans le manoir. Eh oui, les Malefoy ne montrent jamais qu'ils sont gênés. Alva, à l'entrée du salon et les yeux rivés sur Lucius, elle, ne tenait même pas de cacher sa désapprobation : si ses yeux avaient été des baguettes magiques, Lucius aurait actuellement été en train de se vider de son sang sur le tapis. Draco, aux côtés de sa femme, avait surtout l'air blasé.
Ce fut lui qui s'avança, et fit signe aux enfants d'approcher :
– Dylan, Demetria, Scorpius… Voici mon père, Lucius.
Scorpius se retint de demander si on avait le droit de l'appeler « Papi Mangemort » parce que son père l'aurait mal pris, mais il n'en pensait pas moins. Draco se tourna vers son père, et présenta les gamins en les désignant un par un :
– Père, voici Dylan, mon neveu Demetria, ma fille aînée et Scorpius, mon fils cadet.
Lucius inclina poliment la tête. Dylan lui rendit maladroitement le salut, suivi de peu par Demetria. Scorpius, lui, défia son grand-père du regard, le menton haut. Puis il détourna ostensiblement les yeux pour les poser sur Hyperion :
– Ça fait longtemps que je n'ai pas joué au piano : on monte ?
Outre l'immense piano à queue noir et lustré du rez-de-chaussée, les Malefoy avaient un piano à queue plus petit, dans le bureau du troisième étage. Hyperion, passionné de piano autant que sa mère l'était de Runes, avait fait de cette pièce son refuge. Même quand des invités occupaient le troisième étage, il rechignait à abandonner son bureau.
– Tu ne vas pas pouvoir l'éviter tout l'été, glissa Hyperion à son frère tandis qu'ils détalaient vers l'étage.
– Oui, ben je ferais de mon mieux. Argh, l'été va être long…
Et machinalement, Scorpius glissa une main dans sa poche, là où se trouvait le miroir à Double-Sens qu'il gardait précieusement. Le miroir, son unique lien vers son meilleur ami…
Al' lui manquait déjà.
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Fin ! Enfin, pour le moment...
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