Bien le bonjour !

Après quelques mois de pauses, je suis de retour avec un nouveau chapitre, et qui j'espère vous plaira.

Bonne lecture.


Bien loin de tout ce qu'ils avaient connus, bien loin de tous les êtres cher à leur cœur, bien loin de tout. Ce monde froid et détruit allait-il pouvoir satisfaire leur peine incommensurable ? Leur larmes intarissables ? La réponse ne se trouvait certainement pas dans leur mémoire, oh ça non. Il allait leur falloir découvrir ce monde, se perdre et se retrouver, découvrir les vérités douloureuses et oubliées, et les visages cachés. Rentrer à EarthLand, était désormais le but de la mission qu'ils s'étaient fixés.


Il se réveilla en proie à une douleur atroce à la tête. Il cligna plusieurs fois des yeux, bougea ses mains, ses pieds, pivota sa tête, tout semblait à sa place. Il respirait, paraissait voir. Tout allait bien, mis à part sa migraine.

Il passa sa main entre ses cheveux ébouriffés, un liquide chaud les parsemait. Pas étonnant qu'il ait mal à la tête, il saignait. Il tenta de se lever. Il retomba. Il essaya une nouvelle fois, ce fut le même résultat. Ses jambes tremblaient convulsivement, mais ce n'était pas seulement ses jambes, son corps entier semblait refuser ce que ses yeux avaient vu. Mais était-ce seulement réel ? Il n'en savait rien. Seul une immense et colossale forêt semblait l'entourer, rien d'autre. Il ignorait où il se trouvait, et toujours assit là, comme un tas de viande, proie facile pour tout prédateur en haleine. Mais quoiqu'il fasse, malgré toutes ses tentatives, il ne réussit pas à se lever. Ses jambes ne le voulaient pas, le lui interdisaient presque. La peine dans son cœur était omniprésente, et le rejet de la réalité l'empêchait d'avancer.

Il ne savait pas combien de temps il était resté évanouie, mais ce ne fut pas une migraine aussi atroce soit-elle, qui l'empêchera d'avancer. Il se traîna à la force des bras sur une distance qui lui semblait interminable. La terre était d'une couleur peu commune : bleue, un bleu pas joyeux, pâle et triste. Était-ce l'Enfer qui reflétait sa peine ?

Soudain, un petit bruit l'interpella. Un ruisseau ! Plongeant ses mains dans son eau bleue et fluide, il les ramena à sa tête et nettoya ensuite le sang. Étant le DragonSlayer de feu, il n'avait pas l'habitude d'autant de fraîcheur et d'humidité mais il aimait tout de même cela. Un large sourire fendit ses lèvres. Puis tout devint noir autour de lui. Tout n'était plus que rêve et désespoir. Il allait devenir fou, par tant de solitude, tant de tristesse, tant de douleur. Il fallait trouver un moyen, aussi fou soit-il, de ramener Earthland. Il en faisait le serment, que Earthland retrouvera sa place sur la carte de l'univers.
Tant bien que mal, si se traîna contre un immense tronc verdâtre, et s'adossa à celui-ci. Il ressentit une douleur vive dans son postérieur. Mais bien loin de cette douleur, le cri atroce que ses poumons relâchèrent, traduisaient toutes les peines du monde, une peine que seul un homme qui a tout perdu peut ressentir. Puis le trou noir, il s'écroula sur son flanc gauche.


Il sursauta. Un hurlement bestiale se fit entendre à quelques milles de lui. Ce devait être un énorme monstre pour rugir de cette façon. Il ne devait surtout pas s'en approcher, le poids qu'il portait dans ses bras était toujours inconscient, malgré le nombre de fois où il l'appelait ; ce serait prendre un risque de s'approcher du monstre. Caché sous un énorme champignon vert pâle, il patientait, l'ombre créé par les trois soleils servait de couverture. Il enveloppa Atsuka de son manteau déchiré. Elle semblait dormir paisiblement. Dans un geste tendre il passa sa main sur sa joue blessée. Ils avaient dû faire une sacrée chute ; elle fronça les sourcils. Quels autres dégâts avaient-ils bien pu recevoir, mis à part perdre tout ce qu'ils possédaient.
-Bien triste fin, fit une voix faible, torturé par la douleur.

Hibiki leva les yeux pour trouver un Grey soutenant son poids à l'aide d'un bâton.

-Oui, murmura celui-ci, tandis que le mage de glace tomba à ses côtés, raide. Grey ! Cria Hibiki avec un air d'effroi.

Sa poitrine se soulevait dans un rythme effréné, contrairement à celui de Grey, qui semblait s'être simplement évanouie. Il soupira de soulagement, puis il activa l'Earkype, mais rien n'apparut sur son écran. Etaient-ils morts ? Non impossible, l'au-delà ne pouvait pas être ainsi, du moins il le pensait. Cet endroit était bel et bien un endroit classé inconnu dans sa banque de donnée.

La première étape, lorsque ces deux compagnons se seraient réveillés, chercher un point culminant pour configurer Earkype. Pour l'heure si tomba de fatigue à cause du trop plein d'émotion, plus que de sommeil.


Lorsque l'un des soleils vira au rouge, Natsu ouvrit les yeux en hurlant à nouveau.

-Ta gueule ! Fit Grey il lui enfonçant son pied dans sa bouche.

Le dragon slayer ne put que prononcer des phrases incompréhensibles. Hibiki portant Atsuka, soupira.

-Du calme Grey, ne le blesse pas plus qu'il ne l'ait déjà voyons.

-Disons que ça me démangeait, fit le mage en souriant narquoisement sous les yeux foudroyant de Natsu.

Puis il retira son pied. Et Natsu se redressa d'un bloc, puis s'arrêta net en se plaignant de son dos.

-Nous t'avons administré les premiers soins, mais ne soit pas trop brusque, tu as besoin de repos, mais nous ne pouvons pas rester ainsi plus longtemps, nous-

Il fut coupé par un Grey envoyant valser le mage dans les airs, lorsque celui-ci tenta de le prendre dans ses bras. Grey eut des frissons.

-Qu'est-ce-qui te prend ?! Ca va pas de vouloir me serrer dans tes sales bras !

Natsu ricana, en passant son bras sur sa bouches.

-C'est juste que cela m'a manqué. J'étais si seul que j'aurai pu devenir fou à cause de la douleur, et te voir m'a réchauffé le cœur, un truc de fou. Je te suis redevable Grey, tu m'a sauvé.

Le concerné croisa les bras en détournant la tête, marmonnant quelque chose d'incompréhensible, tandis que Hibiki souriait. Oui, la solitude peut rendre un homme fou, il était content d'avoir prit la décision de se diriger vers le hurlement de tout à l'heure.

Mais voilà plusieurs heures qu'il ne savait plus où il en était. Il se retrouvait entre les deux membres les plus perturbateurs de Fairy Tail. A chaque croisement de chemin, ils se sautaient dessus, n'étant pas en accord sur le chemin à prendre. Il ne savait plus quoi faire, malgré leurs blessures, ils semblaient plus en forme que jamais. Alors il se contenta d'analyser la forêt environnante.

-Bon sang ! Mais je te dis qu'il fallait prendre à gauche ! Même Hibiki était d'accord avec moi ! Maintenant nous sommes perdus foutu dragon !

-Je te dis que mon flair ne se trompe jamais !

-Tu dois juste être enrhumé !

-Atsuka le sent ! Il prit Atsuka des bras d'Hibiki et la souleva. Elle le sent !

-Relâche là, fit Grey en soupirant, elle est inconsciente, impossible qu'elle sente quelque chose.

-Fait attention Natsu, demanda Hibiki, elle te tuera si tu la fais tomber.

Le dragon slayer devint blanc.

-Reprend la !

Hibiki refusa en souriant et avança.

-Je passe mon tour, fit Grey sans attendre, il s'empressa de suivre Hibiki.

Natsu fixa sa sœur un instant. Il pensa un moment à la laisser là, mais avec son flair elle le retrouvait facilement et les deux idiots qui lui servaient de compagnons de route ne se gêneraient pas pour le dénoncer. Il avala sa salive bruyamment, et la mit sur son épaule.

Hibiki qui reprit la marche se retourna et une chose totalement imaginaire s'offrait à ses yeux.
L'herbe humide, était haute et de couleur rose, parsemée d'immenses champignons verts pâles. Des lapins blancs, bondissaient entre les grandes fleurs de multiples couleurs et les plantes grimpantes, grandissaient dans l'espace, sans limite, jusqu'à aller gratter la cime des arbres. Ceux-ci, possédaient un large tronc, haut de dix à vingt mètres, avec un feuillage bleuet qui contrastait avec le jaune de la voûte céleste, éclairé par deux soleils ébènes et un devenu rouge. De magnifiques oiseaux aux plumage d'or, survolaient l'espace jaunâtre, en chantant une étrange chanson.

« Lucy ! Oh Lucy ! Tu es une femme bien étrange mais tu es celle qu'il a choisit.
Hier n'est qu'un souvenir et demain est un incertain avenir.
Lucy ! L'élue des Shinigamis contre lui qui s'éveille. Tu as été choisie
Pour manipuler le temps de l'oubli, qui se trouve entre tes mains, et agir.
Tu donnera naissance au sceptre car tu as le pouvoir,
Le pouvoir de croire...
Je te choisi parce que ce pouvoir est unique, je te choisi car tu peux croire en toi.
Je te choisi car je veux pouvoir croire en toi.
Lucy ! Oh Lucy ! Tu es une femme bien étrange mais tu es celle que nous avons choisit. »

Soudain, comme pour les accompagner, des milliers de spams blancs tombèrent à verse sur la forêt enchanteresse.
Grey s'arrêta net. Les flocons de neige vinrent glisser sur son torse nu, lui procurant divers sentiments. Un sentiment de familiarité, le fait, peut être, d'être enfin rentré chez soi. C'est à ce moment, qu'il pensa à Oul, à la mer, l'endroit d'où elle le surveillait depuis ce jour funeste. Il s'adossa contre un arbre et porta ses mains à son visage, humide. Il se sentait extrêmement bien. Tout cela, c'était son univers qu'il avait cru perdu. Pour Natsu se fut une explosion de joie. Ignir lui avait parlé si souvent de la neige, fraîche et frivole. Il était toujours émerveillé par un tel spectacle, il était heureux. Cela lui rappela l'époque où son père, sa sœur, son petit frère et lui faisaient des batailles de boules de neiges ; de l'époque où il en faisait avec Lisanna ; de l'époque où il en faisait avec tout Fairy Tail. Il aurait aimé en faire une avec Happy, il s'imaginait déjà comment Lucy réagirait quand elle se ferait asperger. Il étouffa un léger rire, de nostalgie. Quand à Hibiki, il jeta un coup d'œil à la mage dans ses bras, qui remua légèrement. Ce ne pouvait être l'Enfer, se disait-il, cela était trop beau et trop vivant, si plein de vie.

La Terre inconnue offrait son plus beau spectacle à ses nouveaux visiteurs tant attendu, depuis des siècles. Elle ne semblait ni désolé et ni détruite. Ils continuèrent donc sur leur lancé et entamèrent une pente rêche, qui les mèneraient sûrement au summum d'une montagne ou autre, mais assez haut pour avoir une vue d'ensemble.
Tout en haut, ils arrivèrent enfin en vue d'un paysage merveilleux, digne des plus grands contes fantastiques.
De l'eau à perte de vue. Les terres entouraient les eaux dévastatrice, formant diverses basins dans l'un d'eux se jetait une large cascade, dans un bruit lointain, mais assourdissant. A droite, il y avait des arbustes, entourant un basin d'eau, isolé, par la Terre qui lui bloquait accès. L'horizon semblait infini, et ne jamais se terminer. Le ciel était maintenant bleu, d'où se décrivait un dégradé bleuâtre, de haut en bas. Tout à gauche, une montagne grise s'y découpait, chevauché par une colonne de nuage, qui montait telle une spiral. Mais le plus spectaculaire, fit cette immense baleine, qui semblait provenir d'un nuage, et qui survolait, littéralement, la cascade. Elle semblait portait une ville, faite de grandes bâtisses et sur son museau, une immense cerisier en fleur s'étendait sur toute la largeur de la bête extraordinaire.

Grey et Natsu en restèrent bouché bée, pendant qu'Hibiki retrouva ses esprits et configura Earkype. Il eut à peine fini de tout programmer, que quelqu'un les ella. Natsu manqua de faire tomber sa sœur.

Une jeune fille vêtue de bleu, portant des sorte d'ailes de glace, vint en volant à leur encontre. Quand elle posa pied à terre, ses ailes disparurent. Elle s'approcha sans crainte des trois mages, qui la regardaient ahuris, sans mot. Elle s'approcha tout d'abord de Natsu, se pencha, puis secoua la tête en reculant, jeta un bref coup d'œil à Atsuka. Ce fut au tour de Grey, elle réagit de la même manière. Quand elle s'approcha d'Hibiki, elle fit de même, mais elle hocha la tête.

-Je t'ai retrouvé, déclara-t-elle en le pointant du doigt.
-Qui es-tu ? L'interrogea Grey sceptique.
-On est où ? L'interrompu Natsu.
Elle se tourna vers Hibiki.
-Peu savent bien utiliser Earkype. Mais tu dois être très doué. Ici, seul les hauts militaires et les puissant mages savaient utiliser la magie d'information.
-Je ne comprends pas.
Pas de réponse. Les trois mages la fixèrent, les yeux remplis de question. Quand elle fit à nouveau apparaître ses ailes, elle s'éleva dans les airs.
-Vous venez du monde d'en haut je suppose.

Oui, s'empressa de dire Hibiki. Peux-tu nous aider, nous-
Elle montra du doigt la baleine volante.
-Je vous emmène dans ma ville, la ville des Maures.

-Des morts ? Cria Natsu. Hors de question !


Chapitre un peu court, mais j'espère qu'il vous aura plus.

Je n'ai rien à dire de plus, seulement, la suite sera plus palpitante. Comment vont-ils refaire naître une terre qui a disparue ? Et vont-ils retrouver leurs compagnons ?