CHAPITRE 13 : Provocation
Il me regarda avec un sourire amusé et me dit…
Dit donc tu m'as eu moi toute la nuit, ça ne te suffis pas ?
Si tu savais…
Et que veux-tu dire par là ? me demanda-t-il amusé par ma réflexion.
Que jamais ça ne me suffira.
Pour bien me faire comprendre je le pris par sa chemise et l'embrassai. Cela aurait pu être un moment parfait si je n'avais pas complètement oublié où nous nous trouvions à l'instant… J'entendis un immense éclat de rire. Je me figeai et regardai dernière moi pour voir Alice, Jasper, Emmett et Rosalie, pliés en quatre tellement ils riaient.
Et bien Bella, je ne te savais pas comme ça, se moqua Emmett
Cette remarque ne fit que doubler les rires des autres et provoquer en moi une gêne profonde. Je baissai les yeux et, infiniment gênée, j'enfouis ma tête dans mes mains. Edward, bien qu'amusé lui aussi par la situation, agit en vrai gentleman et prit aussitôt ma défense.
Dit donc vous quatre… Ca vous plairait que je dévoile aux autres ce que vous faites quand vous êtes en couple ?
A cette réplique tous les quatre se figèrent et cessèrent de rire. Ce fut à notre tour, Edward et moi, d'exploser de rire.
Et bien, je vois que la bonne humeur est générale en ce midi, intervint Carlisle qui rentrait de l'hôpital.
Il faut dire que nous avons un nouveau sujet de conversation, intervint Emmett pour se venger.
Comment osait-il. Parler ainsi devant Carlisle.
Ah bon ? Quel est-il ? s'enquit Carlisle.
Et bien, disons que…
Emmett n'eut pas le temps de continuer car Edward le coupa en devinant ces mots à venir.
Que tout le monde est heureux de savoir que Bella et moi sommes à nouveau ensemble.
En plus de ces mots, mon Adonis foudroya Emmett et les autres d'un regard qui en disait long. Il mettait au défi quiconque oserait ajouter un mot de plus sur notre vie de couple devant son père.
Euh… Voilà, tout à fait. C'est exact, dit rapidement Alice pour me venir en aide.
Et bien sachez tous les deux, continua Carlisle en me regardant ainsi qu'Edward, que je suis également très heureux de vous savoir enfin réconciliés pour de bon.
Oui, c'est vraiment très, très, chouette de vous savoir ensemble, dit Emmett plein de sous-entendus.
Rosalie affligea une tape sur le sommet du crane de son compagnon un fois que Carlisle eut le dos tourné.
Aïe ! s'écrira mon frère.
Ca t'apprendra, répliqua Rosalie. Je n'ai pas spécialement envie que tout le monde sache ce que nous faisons donc je t'en prie TAITS-TOI !
Ce n'étais pas vraiment une demande mais plutôt un ordre. Nous recommençâmes alors à rire. Cette journée s'annonçait merveilleuse. Déjà elle avait commencée merveilleusement bien, moi dans les bras d'Edward, en train de… Mes pensée n'allèrent pas plus loin car je fus interrompue par Jasper.
Bella s'il te plait, je ne sais pas à quoi tu pense mais arrête. Tu me donne envie de sauter sur Alice.
Tout le monde recommença à rire sauf moi, gênée plus que jamais.
Tu te demanda vraiment à quoi elle pense, articula Alice entre deux hoquet de rire.
En fait, non pas tant que ça.
Tout le monde ria de plus belle, même Edward.
Ah ! Parce que ça te fait rire très cher ! m'énervai-je. Et bien si c'est comme ça, je compte bien demander à Alice de m'accompagner chasser cette nuit ! Demain nous retournons à l'école, il ne faudrait pas que je blesse quelqu'un…
Non, Bella pas ça s'il te plait, supplia Edward non sans cesser de rire.
Alice ?
Bien sur Bella. Une bonne correction s'impose ! S'il croit que tu seras là chaque fois pour lui. D'ailleurs, bien jouer pour hier soir, me fit-elle avec un clin d'œil complice.
Quoi ? Elle avait vu ça aussi ! Oh mon Dieu ! Peut-on réellement mourir de honte ? Si c'est le cas, ma fin est proche !
Et que c'est-il passé hier ? demanda Emmett.
Rien du tout ! intervint Edward soudain très sérieux, ce qui me fis rire.
Je tenais enfin ma revanche. J'allais prendre la parole quand Edward mis sa main devant ma bouche empêchant ainsi les mots de sortir.
« Alice vas-y raconte ! » demandai-je à ma sœur par la pensée.
Et bien figurez-vous, commença Alice, que notre chère Edward n'a pas pu tenir assez longtemps pour que Bella visite la maison en entier. Il est directement passé par la casse 'chambre'.
Toute la famille éclata de rire aux explications d'Alice. Edward, lui, relâcha sa main de devant ma bouche et se renfrogna en grommelant quelques mots incompréhensibles. Pour m'excuser je l'embrassai rapidement.
Le soir, malgré les protestations d'Edward, je partis effectivement chasser. Ma remarque sur le fait de blesser quelqu'un avait beau être dite comme ça, je devais vraiment aller amoindrir la brûlure de ma gorge. En revenant, je laissai Alice continuer vers la villa tandis que je me dirigeai vers ma maison, où, d'après Alice, Edward se trouvait. Il m'attendait effectivement dans notre chambre en train de lire. Quand il me vit, il fut à coté de moi en moins d'une seconde. Il me pris par les hanches et m'embrassa amoureusement. Nous fûmes sur le lit en très peu de temps. Nous nous embrassions quand, comme toujours, un petit lutin prénommé Alice vint interrompre notre moment d'intimité !
« Je te déteste Alice ! »
Moi aussi je t'aime Bella, dit ma sœur en entrant sans prévenir dans la chambre.
Evidemment nous étions encore couchés sur notre lit, dans une position peu appropriée.
Ne te gêne surtout pas, intervint Edward en se relevant..
Merci, répondis l'horrible lutin.
Que veux-tu Alice, dis-je quelque peu exaspérée.
Je suis venue te préparer ! Nous partons à l'école dans,… 1h ! dit-elle en regardant sa montre. Oh mon Dieu ! Vite Bella il ne nous reste qu'une heure !
Aliiiiiiiiiiice, protestai-je.
C'étais peine perdue. Elle vint me chercher, me prit par le bras et m'emmena vers le dressing gigantesque.
Tiens ! dit-elle à Edward en lui jettent des vêtements. Habile-toi et sors d'ici.
Je suis chez moi, tu sais ça ? dit Edward légèrement énervé.
Bien sur que je le sais ! Et alors ?
Et alors tu…
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'Alice lui dit de dégager et referma la porte du dressing derrière nous.
Alice ! m'offusquai-je de son comportement.
Oh Bella relaxe, j'ai eu une excellente idée !
Visions peut-être non ?
Oui si tu veux ! Soit ! Alors voilà… Edward SORS !
J'entendis Edward soupirer de résignation puis des pas et enfin la porte claqua.
Alice, tu aurais pu être plus gentille avec lui !
Tatata Bella, il n'aurait pas approuvé mon idée donc, vaut mieux qu'il ne soit pas là.
Que pouvait-elle bien traficoter ?
Tiens tu vas mettre ça, ça et ça, me dit-elle en me tendant des vêtements.
ALICE ! m'écriais-je en voyant la mini-jupe noir, le t-shirt décolleté turquoise et les sandale à talon aiguille qu'elle m'avait mit dans les mains. Comment oses-tu croire que je porterai ça pour aller à l'école en plus !
Allez Bell's fait moi confiance.
Et pourquoi ? Déjà que tu t'incruste chez moi, que tu rompt un moment d'intimité. Tu me demande en plus de m'habiller comme une PUTE ?
Bella ! Quel vocabulaire ! Et puis c'est juste un peu provoquant… Je suis sûre que ça t'ira très bien !
Et pourquoi devrais-je m'habiller comme ça ?
Et bien, vois-tu, maintenant qu'Edward et toi êtes de nouveau officiellement ensemble, parce que franchement si tu savais depuis quand je sais que vous vous embrassiez en 'cachette'…
Alice… commençai-je à m'énerver.
Ok, ok je continue. Et bien maintenant que c'est officiel, je veux voir la réaction qu'il a quand, disons… d'autres mâles t'approche d'un peu trop près…
Alice ! m'offusquai-je !
Croyait-elle vraiment que j'allais m'abaisser à ce niveau ? Il faut croire que oui… Je n'eu pas le temps de répliquer qu'elle m'habilla de force. Non mais je vous jure ! Quelle culottée ! Je dois avouer que ces vêtements, si on peut appeler ça ainsi, m'allaient bien. Ils mettaient mes formes en valeur et puis avec la touche de maquillage, qu'Alice m'avais appliquer en trois secondes top chrono, je me trouvais assez belle.
Tu es parfaite ! sautilla Alice en voyant le résultat. Maintenant, en avant aussi non, nous allons être en retard. Les autres ne nous on pas attendus, c'est parfait Edward aura la surprise !
Aliiiiice, me plaignis-je.
Allez viens Bella. On sera à l'école tout pile à la deuxième sonnerie.
Je pris mes affaires de cours en vitesse et nous filâmes, en courant, vers l'école. Je n'aurais jamais cru que je serai capable de courir avec des talons mais il faut croire que tout arrive un jour. Nous arrivâmes à l'école pile à le deuxième sonnerie. Il n'y avait plus personne sur le parking, et nous nous dépêchâmes de renter en classe. C'était un de mes seuls cours que je ne partageai pas avec Edward. Celui-ci, je l'avais avec Jasper. Quand il me vit entrer, il en resta les yeux écarquillés, comme toutes la classe à vrai dire. J'aurais du protester un peu plus contre Alice. Pour quoi allais-je passer moi maintenant ! Je m'assis à coté de Jasper toute gênée. Il m'envoya aussitôt une onde relaxante.
Une idée d'Alice ? me demanda-t-il si bas que nous étions les seuls à l'entendre.
Qui d'autre ?
En tous cas, ça te va très bien.
Je n'en fus que plus gênée !
Merci, réussis-je à murmurer.
Je décidai alors de communiquer avec Edward car il était capable de débouler en classe si jamais il n'avait pas de nouvelle de moi, vu que nous n'étions pas arriver ensemble.
« Salut »
« Bella ?! »
« Qui d'autre ? »
« Oui effectivement, mais j'aimerais savoir une chose Bella ? »
« Oui tout ce que tu veux mon ange. »
« Puis-je savoir pourquoi toutes les pensées des garçons de ta classe sont tournées vers toi, et pourquoi se ne sont pas des pensée disons, très… appropriées… ? »
Oups,… J'avais oublié ce petit détail…
« Euh,… Disons que… Tu sais c'est Alice… Elle m'as forcée ! Je te jure que je ne voulais pas ! »
« Merci de tout remettre sur ma faute ! » intervint cette dernière.
« Alice reste en dehors de ça, veux-tu ! » demanda Edward énervé.
« Pas de problème ! A plus Bell's ! »
« Bella ?! J'attends… »
« Je… »
Je ne savais pas quoi dire. Devais-je lui dire que j'étais habillé comme une…. prostituée ? Il ne valait mieux pas… il risquait de débouler ici en moins d'une seconde. Je décidai alors de ne rien dire…
« Et bien, tu verras Edward, mais s'il te plait, ce n'est pas à moi que tu devras t'en prendre ! » le prévins-je.
Je ne voulais pas attirer la colère de mon Adonis sur moi. Et puis s'il y avait quelqu'un à engueuler, c'était bien Alice. Le cours se termina. Bien sûr, quand je sortis de la classe, Edward était déjà appuyer contre le mur en face de la porte. Quand il me vu sortir, il eu exactement la même réaction que les autres, quand j'étais rentrée en classe le matin même. Il avait les yeux écarquillés, la bouche ouverte. En bref il en était ahuri ! Jusque là, ça allait encore, mais tout changea quand les autres sortirent. Un garçon qui passais près de moi me mis la main au fesses. La réaction de mon petit ami de vampire fut quelque peu… Excessive…
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