Jessamine fut retourné par les mots de sa défunte mère, elle pouvait sentir son estomac se contractr sous l'émotion, et elle devinait qu'il en fut de même pour la petite fille qui était dissimulé derrière un buisson à quelques centimètres à peine des deux femmes. Elle pouvait sentir la bille remonter dans sa gorge sous le choc, elle avait passé tellement de temps à essayer d'oublier ce moment douloureux qu'elle fut bouleversée de devoir le revivre encore. Avec Drago qui plus est. Elle serra les poings pour se retenir de hurler de rage, ce qui n'échappa pas au regard surpris de Drago, elle qui était passée maître dans l'art de dissimuler ce qu'elle ressentait.

- Dis-lui de se dépêcher avant que je ne m'en débarrasse une fois pour toute, rugit sa mère en attrapant la baguette de Dianne pour lui prouver qu'elle était sérieuse.

Ça, Jessamine, le savait. Celle du passé tout comme celle du présent, son estomac se serra à nouveau comme révulsé par la réalisation que sa propre mère avait souhaité sa mort et a de nombreuses reprises. Enfin, durant les premières années de sa vie, quand Jessamine avait développé un goût plus prononcé pour le meurtre et la torture sa mère avait commencé à l'apprécier. La petite Jessamine qui tremblait de tous ses membres observait sa mère avec une peur grandissante, elle gonfla la poitrine pour se donner du courage avant de sortir de sa cachette d'un air résolu. Déterminée à prouver à sa mère que sa vie avait une valeur inestimable.

- Ah, tu es là, toi ! S'agaça Bellatrix en déposant un regard glacial sur sa fille, elle ne fit aucun mouvement pour la prendre dans ses bras comme Jessamine l'avait espéré. Elle ne parut pas non plus ravie de la voir, contrairement à sa fille qui avait été si heureuse à l'idée de rencontrer sa mère. Il s'agissait surement de leur première rencontre si on ne prenait pas en compte le jour de sa naissance et les portraits de sa mère avec qui elle avait eut de nombreuses conversations.

- Ma... ( Dianna lui lançait un regard froid en guise d'avertissement. ) Mère, dit Jessamine en faisant une courbette respectueuse, elle essayait de dissimuler son anxiété derrière un sourire timide.

- Enfourche ce balai et vole, mon enfant, grimaça-t-elle en accentuant le dernier mot.

L'enfant dévisagea sa mère avec méfiance, elle avait remarqué ses doigts blanchis alors qu'elle agrippait sa baguette en lorgnant la petite fille. L'adolescente déglutit en même temps que l'enfant sous le regard perplexe de Drago qui commençait à comprendre. La petite fille réussie à faire voler son balai au bout de la troisième tentative, de la sueur commençait à se former sur sa nuque et son front était plissé sous la concentration. Elle ne maîtrisait pas du tout le balai qui s'envolait beaucoup trop haut et beaucoup trop vite. Son cœur battait si fort qu'elle sentait son sang pulser sur ses tempes, à son âge et ce qui était normal, elle était impressionné très vite et l'idée de tomber de son balai la terrifiait, lui faisant perdre tous ses moyens. De là où elle se tenait, elle ne pouvait pas entendre le rire cruel de sa mère, mais sa version adolescente, elle, l'avait entendu et écumait de rage.

- Tu vois, je t'avais dit qu'elle était parfaitement inutile ! S'amusa Bellatrix en agitant la baguette sous le nez de Dianne.

- J'aurai aimé que cette monstrueuse erreur, incompétente et ridicule, ne soit jamais né ! Ajouta la brune avec un sourire cruel et une lueur de folie dans le regard.

Dianne, elle , semblait inquiète pour la jeune fille. Jessamine ne l'avait jamais remarqué, mais, elle observait le balai zigzaguer dans le vide comme s'il était possédé avec une horreur et une impuissance croissante. Elle avait planté ses dents blanches dans ses lèvres rouges pour s'empêcher d'arracher sa baguette à Bellatrix.

- Ce n'est qu'une enfant, elle n'est pas encore assez entraînée, mais tu verras. Elle lui serra plus utile que n'importe lequel d'entre nous !

- Oserais-tu dire que je ne lui suis pas utile ? S'énerva Bellatrix en enfonçant le bout de sa baguette dans la joue de Dianne qui la contemplait pas le moins du monde impressionnée.

- Laisse la fille vivre, elle te prouvera sa valeur !

- Elle n'a aucune valeur, répondit sa mère en grinçant des dents tandis que son regard se levait vers sa fille qui avait peu à peu repris le contrôle de son balai.

Elle étudiait sa mère avec un regard froid et agacé, elle était peut-être jeune mais elle savait pertinemment reconnaître un regard meurtrier quand elle en voyait un. Dianne avait exactement le même quand elle s'acharnait sur les moldus pour repousser ses pulsions meurtrière, combattre le mal par le mal. Pour s'empêcher de faire du mal à la jeune fille, si on ne compte pas les punitions, elle devait sacrifier des vies moldus de temps à autre. Cela lui permettait aussi d'apprendre l'art de la torture à Jessamine.

- Je veux la voir morte !

- Elle ne mérite pas de vivre, ajouta la brune en levant la baguette vers la jeune fille.

- Avada Ke..

- NON ! S'écrièrent Jessamine et Dianne en duo.

Un vent puissant et magique s'élevait autour d'eux, soulevant la chevelure brune de la petite fille et lui donnant ainsi un air terrifiant. Elle avait la main levée vers sa mère, sa baguette semblait vibrer entre ses doigts alors qu'un jet rouge en sortait pour frapper sa mère qui lançait déjà un sort de protection. Jessamine avait les joues rouges sous la concentration et ses sourcils étaient froncés. Elle agrippait le manche de son balai si fort que ses doigts étaient blancs, elle essayait de combattre sa mère, une grande sorcière à la fois dangereuse et puissante et son coeur qui s'était fissuré quand elle avait compris que sa mère ne l'aimait pas et ne l'aimerait surement jamais. Bien qu'au fil des années Jessamine s'était persuadé du contraire, qu'elle avait conclu que sa mère lui en voulait pour une quelconque raison, la peine qu'elle lut sur le visage de sa version plus jeune l'avait laissé bouche bée. Un mélange de peine, de souffrance et de détermination déformait son visage enfantin tout comme un mélange d'amusement, de cruauté et de folie déformait celui de sa mère.

Ses cheveux aussi noirs que ceux de sa mère dansaient autour d'elle, les bourrasques de vent semblaient suivre sa colère, qui était entièrement dirigée vers sa mère. Contrairement à sa jeune fille, elle semblait imperturbable et ne cilla même pas une seconde, ses pieds étaient fermement cramponnés au sol ce qui empêchait le vent de l'emporter.

- Tu nous fais honte, à ton père et à moi ! Dit sa mère d'une voix cruelle et sans émotion.

La petite Jessamine réprima un hoquet de surprise et alors que le vent créait des sillons de poussière et de terres, aveuglant momentanément sa mère la jeune fille lança son balai dans sa direction. Le balai siffla dans l'air à une vitesse hallucinante, cueillant sa mère par le ventre et la projetant droit vers le mur. Dianne se jeta sur le magicauphone pour mettre fin à la communication et ainsi empêcher la brune de riposter. Pendant ce temps, le corps de la petite Jessamine siffla dans l'air tandis qu'elle tombait, bien que la chute soit imminente la petite fille semblait à la fois sereine et détendu. Finalement, son corps s'écrasa sur le sol après une chute de quelques mètres produisant un grand crac et faisant apparaître un nuage de poussière et de terre autour de la fille.

La blonde frémit d'horreur en se rappelant la douleur qui l'avait traversé, la peur qui ne l'avait pas quitté et la pointe de culpabilité qui s'insinuait dans ses veines. Elle avait été terrifiée à l'idée que sa mère tente à nouveau de la tuer, elle, sa propre fille. Drago attrapa son coude pour obliger la jeune fille à lui faire face, alors que ses yeux n'arrivaient pas à se détacher de l'horreur de cette scène.

- C'est toi, n'est-ce pas ? Dit-il d'une voix étrangement douce et calme.

Elle tourna son regard à présent noir de colère vers le garçon, ses cheveux blonds qui avaient poussés retombaient à présent sur son front et son regard exprimait de la sympathie et un léger dégout qu'il essayait de dissimuler derrière un sourire timide.

- Oh, il a un cerveau, c'est bon de l'apprendre.

- Donc Bellatrix est ta mère, reprit-il, il était livide et ses yeux s'écarquillèrent sous l'effroi.

Jessamine croisait les bras sur sa poitrine, l'examinant avec un amusement grandissant. Elle avait eu la même réaction en réalisant qu'elle était de la même famille que les Malfoy, Dianne lui avait appris quelques jours avant qu'elle n'essaie de les recruter.

- Ça y est ? La lumière s'est faite dans ta petite tête blonde ? Demanda-t-elle en approchant son visage de Drago pour le contempler avec une lueur de malice dans le regard.

Il hoqueta d'horreur alors que les mots semblaient lui manquer ou alors il avait du mal à réaliser qu'un psychopathe de plus était du même sang que lui.

- Tu es ma cousine ? S'enquerra-t-il avec un mélange d'horreur, de dégout et de perplexité dans le regard.

- Bravo, tu as mis un certain temps à comprendre, s'amusa-t-elle en glissant les mains dans ses poches.

- Alors, ton alibi ? Le mensonge ? C'en est pas un.

Elle glissa un doigt sur son menton en faisant mine de réfléchir à la question puis d'une voix douce et amusé elle répondit :

- Et bien, je viens de France, j'ai perdu mes deux parents pendant la guerre et je suis véritablement ta cousine, alors je suppose que non.

- Tu.. Tu..

Drago avait vraiment l'air perplexe, quelques détails manquaient de logique dans cette affaire et cela il semblait s'en rendre compte. Jessamine pencha le visage sur le coté pour l'étudier sous un angle différent, visiblement amusé par la situation.

- Je quoi ?

- Tu m'as embrassé..

- C'est faux, le coupa la jeune fille en fronçant les sourcils.

- Tu as failli, reprit-il en lui lançant un regard méprisant qui provoqua un gloussement chez la jeune fille.

- Tu t'attendais à quoi ? Penses-tu vraiment que les psychopathes dans mon genre ont des limites ?

Elle s'approcha du garçon pour attraper sa mâchoire entre ses doigts, elle lui abaissa le visage pour qu'il soit obligé de la regarder en face.

- Je ne t'ai pas embrassé et je ne t'embrasserais jamais, dit-elle fermement, de plus en plus agacé par le dégout qu'elle voyait dans son regard.

Soudain, ils ne se trouvaient plus dans le jardin qui bordait la maison de Dianne mais dans une pièce si bien éclairé que Jessamine dû mettre ses mains devant son visage pour se protéger les yeux. De l'extérieur la maison paraissait minuscule c'est pourquoi il pouvait sembler étrange que la pièce soit si grande. La décoration était simple, faite de meubles en bois vernis, de chaudrons scintillant, d'une armoire en bois pleine de potions, d'ingrédients et de livres. Dianne était assise en face d'une table, un mince sourire aux lèvres et un regard pleins de compassion envers la petite Jessamine qui était assise sur la table. La petite fille avait les joues bouffis, les yeux gonflés et ses larmes tout justes sèches laissaient des trainés sur ses joues. Elle observait Dianne créer la potion qui ferait d'elle une jeune fille au regard si particulier.

- C'est vrai que je ne pleurerais plus jamais ?

- Je te le promets, répondit Dianne en ajoutant un oeil de licorne dans le mélange.

- Mère pense que je suis faible, dit la petite fille d'une voix tremblante, des larmes coulaient silencieusement sur ses joues, trahissant sa peine.

- Et bien, il n'y a que les faibles qui pleurent. Et bientôt tu ne seras plus en mesures de pleurer, répondit la jeune femme en prenant le menton de la petite fille entre ses doigts. Écoutes moi attentivement Jessamine, ta mère est une grande sorcière mais cela ne veut pas dire qu'elle a toujours raison. Elle se trompe quand elle affirme que tu es inutile et que tu ne mérites pas de vivre, car crois moi tu seras amener à faire de grandes choses.

Jessamine se souvenait parfaitement de ce moment, le lendemain Dianne avait commencé à l'élevé comme on élevait un soldat. Si jusqu'à cet instant Jessamine était autorisé à jouer, à être parfois insouciante comme une enfant de son âge, à se montrer faible ou encore à essayer de se faire des amis moldus pour ne pas être seule ce jour marqua la fin de cette vie là. Les semaines qui précédaient ce changement Dianne lui avait appris quel serait le but de sa vie, lui avait appris des sorts de plus en plus dangereux, lui avait révélé les expériences qu'elle avait mené sur elle et elle l'avait poussé à torturer un chien.

- Tu veux dire que je ferais des potions comme toi ?

- Tu pourras faire tout ce dont tu rêves ( Elle fit couler un peu de potion dans un verre qu'elle tendit à la jeune fille ) Rien, ni personne ne saura t'imposer de limites, mon enfant.

Jessamine but la potion sans hésiter, elle avait totalement confiance en Dianne, bien plus qu'en n'importe qui. Les larmes se tarissaient de plus en plus et puis finalement ses canaux lacrymaux furent incapable d'en laisser échapper. Quand elle ouvrit les yeux, ronds de surprises, Dianne eut un mouvement de recule. Ses yeux étaient aussi rouges qu'un rubis, Jessamine étudiait Dianne avec une confusion grandissante.

- Que se passe-t-il ?

- Un petit effet secondaire, ne t'en fait pas !

Drago pouffa de rire en s'approchant de la petite Jessamine qui avait les sourcils froncés. Jessamine fut prise d'un sentiment de mal être en voyant sa version plus jeune arborer des yeux rouges, elle lui rappelait les enfants effrayant que l'on voyait dans les films d'horreurs.

- Qu'elle est affreuse, ricana Drago en dévisageant la petite fille.

- Surveille tes propos,crétin, c'est de moi que tu parles.

Jessamine se sentit happé par quelque chose et en lançant un regard vers Drago elle comprit que leur petit tour dans ses souvenirs s'arrêtaient ici. Les deux adolescents furent projeté sur le sol poussiéreux avec une telle violence que cela arracha un gémissement à Jessamine. Elle se redressa ensuite en secouant ses membres douloureux, lançant un regard circulaire pour s'assurer que rien n'avait changé. Elle se pencha ensuite vers le magicauphone pour le récupérer. Drago, lui, était toujours étalé au sol , le visage déformé par une grimace et le regard assombris par une haine dévorante.

- Mes parents sont au courant ?

- Que leur fils est un crétin ? J'espère que oui.

Il lui lança un regard noir, il avait la mâchoire crispé preuve qu'il n'était pas sensible à l'humour de Jessamine. Non pas que ce soit une véritable blague, elle pensait vraiment ce qu'elle venait de dire.

- Non et je préférais que cela ne change pas, dit-elle froidement en lui lançant un avertissement du regard.

- Pourquoi ?

- J'ai mes raisons, siffla-t-elle en époussetant son jean poussiéreux.

Jessamine détacha une espèce de bille du boitier du magicauphone, elle l'inséra dans son oreille droite sous le regard haineux de Drago. Elle leva les yeux au ciel face à son attitude puéril, elle pouvait parfaitement sentir la magie que renfermait cette bille, chaude et réconfortante. Au bout de quelques minutes des donnés emplirent son champs de vision, en reposant son regard sur Drago elle put lire :

Drago Malefoy

5 juin 1999

Parents : Lucius Malefoy et Narcissa Malefoy

Cible favorable : Genoux gauche

Doué pour l'Occlumancie

Rythme cardiaque : 170

Un sourire satisfait prit place sur ses lèvres roses, ce petit objet pourrait faciliter sa mission plus qu'elle ne l'imaginait. Le regard de dégout à l'état pure que lui lançait son cousin agaçait profondément la jeune fille, elle devinait facilement ce à quoi il devait penser à cet instant. Oui, ils avaient failli s'embrasser et oui, elle savait déjà qu'ils étaient réellement cousins. Mais, quand on est une sociopathe, mêlé d'une psychopathe depuis le plus jeune âge les moeurs n'ont strictement aucun pouvoir moralisateur sur notre esprit. Enfin, c'était la façon dont Jessamine voyait les choses.

- Qu'est- ce qui ne va pas chez toi ?!


- Mais qu'est ce qui ne va pas chez toi ? S'époumona Dianne qui avait les joues rouges de colères et dont le regard pouvait surement lancer des éclairs.

Jessamine qui jusque là était penché sur le corps sans vie d'un moldu et qui avait les doigts enfoncé dans sa cage thoracique releva lentement le visage. La jeune femme l'a sermonnait depuis de longues minutes déjà sans que la fille ne s'en rende compte, ce qui agaça encore plus la femme qui poussa un grognement féroce en découvrant le regard hébété de Jessamine. La fille était rentré depuis quelques jours déjà pour les vacances de noël et elle avait passé son temps à retrouver ses repaires en matière de torture, d'anatomie humaine et de meurtre lent et jubilatoire. Elle essuya le sang de sa victime, qui était un homme âgé qu'elle avait trouvé sous un pont, sur son débardeur blanc. Personne ne remarquerait la disparition de sa victime c'est pourquoi elle l'avait choisi et c'est pourquoi elle ne comprenait pas la réaction de Dianne. Jessamine avait à présent la chair de poule, pas certaine que ce soit à cause de l'humidité que renfermait les cachots ou l'angoisse que lui inspirait parfois Dianne.

- Plaît-il ? Demanda l'adolescente en attachant ses cheveux blonds dans une queue de cheval en désordre, y laissant des traces de sang.

- Je t'avais dit de ne pas lui apprendre qui était ta mère et toi tu lui montres tes souvenirs, je t'avais dit de ne pas mettre en oeuvre cette idée d'épouvante d'halloween et tu le fais, je t'avais dit de ne pas te lier avec ce traitre, tu le fais, je t'avais dit de garder tes distances avec ce garçon et tu fais le contraire. Qu'est ce que tu ne comprends pas dans « NE LE FAIS PAS », pauvre idiote !

- Dianne, du calme, s'amusa la jeune fille en déposant son scalpel dans une bassine d'eau.

Elle prit appuie sur la table en fer pour étudier Dianne . Ses cheveux légèrement ondulé tombaient en cascade sur ses épaules, ses yeux vert avaient pris une teinte plus sombre, ses lèvres rouges formaient un rictus agacé mais malgré tout elle restait belle. Même très belle. Elle portait une robe noire, simple, strict et élégante. Elle ne le dirait surement jamais à voix haute mais elle lui avait manqué et elle était heureuse d'être rentrée à la maison, la séparation avait été plus dure qu'elle ne l'aurait cru. Mais Dianne était ce qu'elle avait connu toute sa vie, elle représentait la sécurité et l'assurance d'avoir un foyer. La sécurité parce qu'en sa présence Jessamine était plus sûre d'elle, elle n'était pas aussi maladroite qu'elle l'avait été à Poudlard durant ces premiers mois.

- Je n'ai pas fais exprès de lui montrer ces souvenirs là, je m'excuse mais je pense sincèrement que cela peut nous servir. Quand à Halloween ce n'est pas entièrement ma faute...

- Pas entièrement ta faute ! La coupa Dianne en s'approchant dangereusement de sa protégé qui elle avait voulu reculé mais ne fit qu'enfoncer les bords de la table dans le creux de ses reins. TU TE FICHES DE MOI ! Quel âge as-tu pour rejeter ainsi la faute sur les autres ? 3 ans, quoi que ça pourrait expliquer pourquoi tu es si médiocre ces temps-ci.

- Dianne, il m'a provoqué, cet idiot de Malfoy!

- Montre moi, dit-elle en pointant son doigt vers la lumière bleu qui clignotait à sa droite.

Jessamine n'avait pas remarqué qu'elle avait sorti son magicauphone, mais ne fut toutefois pas surprise par sa réaction. Elle pouvait parfaitement la comprendre, Jessamine avait été plus que décevante durant les premières phases de sa mission. Alors elle fit glisser un cheveu dans la fente bleu et se laissa happé avec Dianne à l'intérieur.


Jessamine avait les pieds dans l'eau, depuis la confrontation dans la cabane elle et Drago se retrouvaient chaque soir au lac lorsqu'ils étaient sûr que Joshua ne puisse les épier. Et grâce au magicauphone qui ne quittait plus Jessamine la jeune fille pouvait être informé de chacun de ses mouvements, quand elle le désirait une carte du château se dressait dans son champs de vision pour l'informer des déplacements de n'importe qui.

- Non, sérieusement, mais pourquoi ils font ça ? Ils n'ont pas d'argent pour s'en acheter ? S'étonna Drago qui était allongé dans l'herbe, sur la rive du lac.

- Si, mais le but premier selon moi, n'est pas seulement de quémander des bonbons, mais plutôt de parader dans son costume, lui expliqua la jeune fille qui observait pensivement le paysage.

Cela faisait déjà quelques minutes qu'elle tentait d'expliquer à Drago la pratique qu'avaient les moldus de la campagne, dans laquelle elle avait grandit, pour Halloween. Elle avait toujours adoré Halloween parce que parfois Dianne la laissait sortir dans le village le plus proche où vêtu de son costume plus ou moins effrayant, elle avait le droit d'effrayer une famille de moldu, puis de les tuer si bon lui semblait pour finalement effrayer d'autres moldus avec ses victimes. Elle ne l'avait fait que deux fois, parce que les nouvelles allaient vites dans ce genre de village et elle avait peur que cela compromette sa couverture à elle et à Dianne. Elle se contentait de visiter les maisons qui participait au concours d'épouvante avec émerveillement, de récolter le plus de bonbons possible et puis en grandissant de partir à la chasse aux vampires. C'est d'ailleurs comme cela qu'elle avait rencontré son « premier amour » quelques années plus tôt. Enfin, il ne s'agissait pas d'amour à proprement parler mais de relation sexuelles, il lui avait appris tellement de choses sur le corps féminin et la manière de s'en servir pour rendre fou les hommes. Et pour cela elle lui en était reconnaissante. Grâce à lui, elle pouvait se servir de son corps pour manipuler les hommes, ce qu'elle comptait faire pour ses victimes les moins facilement manipulable.

- Comme c'est ridicule, pourquoi font-ils cela ?

- Je ne sais pas, pour le plaisir d'avoir peur ou de prouver que l'on peut effrayer qui que ce soit ?

- Il n'y a rien d'amusant dans le fait d'avoir peur, répondit Drago d'une voix trainante.

Jessamine se tourna pour lui faire face, elle se pencha de sorte à ce que son visage soit au dessus de celui de son cousin. Ses mèches blondes retombaient autour du visage du garçon, l'encerclant complètement. Elle affichait un rictus amusé en sachant pertinemment que ce genre de comportement déclenchait depuis peu un très grand dégout chez son cher cousin.

- Donc tu admets que c'est plaisant d'effrayer les autres ?

Le garçon prit le temps de réfléchir à la question, enfin c'est ce qu'il cherchait à faire croire. En réalité, il essayait de contenir frissons qui le narguaient en apparaissant dès que le souffle chaud de la jeune fille venait caresser sa joue. Il afficha enfin un sourire mauvais qui faisait traitre sur sa figure impassible.

- Les années de vies de ton père l'ont bien prouvés, dit-il d'un ton glacial.

Un éclair passa dans le regard de la jeune fille, qui cette fois était teinté d'un gris anthracite aussi profond que celui du garçon. Elle avait plaqué sa main sur les lèvres du garçon pour qu'il n'ajoute pas un seul mot, puis elle releva son visage pour être sûre que personne ne les ait entendu. Ce qui ne fut pas véritablement nécessaire. Drago avait l'estomac noué en sentant ses doigts sur ses lèvres, il avait tout fait pour éviter d'être en contact avec elle depuis qu'il avait appris qu'elle était réellement sa cousine. Parce que cette attirance qu'il avait pour elle le dégoutait au plus au point, cette tension qui ne cessait de grandir entre eux lui retournait complètement l'estomac parce qu'il avait de plus en plus de mal à se maîtriser. La blonde retira sa main comme si son contact l'avait brûlé, fixant ses doigts sans comprendre, puis en faisant dos à nouveau au garçon elle ajouta d'une voix rauque, teinté de pure méchanceté :

- Tu serais incapable de faire peur à qui que ce soit, alors ne parle pas d'une chose que tu ne connais pas.

Un rire sans joie franchit la barrière des lèvres de Drago, qui avait pris appuie sur ses coudes pour observer la silhouette de la jeune fille. Si seulement elle savait, se fit-il la remarque. Est-ce qu'elle serait fière ou alors dégoutée ? Se demandait-il. Après tout, il en était arrivée à là à cause d'elle. Parfois, il avait l'impression qu'elle avait bien plus que 17 ans, il était si facile de l'oublier avec elle. Tout chez elle donnait l'impression qu'elle était une véritable adulte, avec le poids du monde sur les épaules, il pensait souvent qu'elle avait grandi trop vite depuis avoir eu un bref aperçu de son enfance.

- Très bien, alors évites de parler de beauté, d'intelligence et de physique attirant, lui fit remarquer la garçon en riant, d'un rire mauvais et beaucoup trop rauque.

Elle tourna son visage marqué par l'ennuie vers lui pour lui lancer un regard courroucé avant qu'un rictus tout aussi mauvais étire ses lèvres.

- Je sais très bien qui ne l'est pas.

- T'es certaine, tu veux peut-être qu'on compare nos conquêtes ? Ah, mais non, une fille comme toi n'en a surement jamais eu.

La jeune fille éclata de rire, imaginer que Drago puisse penser qu'elle n'ai jamais gouté au plaisir de la chair alors qu'elle utilisait souvent cela comme arme de manipulation la rendait tout bonnement hilare.

- Qu'est-ce qui te fait rire ? S'agaça le garçon en la voyant essuyer une larme sur sa joue.

- T...t...tu penses vraiment que je suis vierge ? Dit-elle entre deux rires.

Le garçon fronça les sourcils en observant sa silhouette secoué par les rires, bien sur qu'il s'imaginait qu'elle était vierge, il ne s'imaginait pas un monde où qui que ce soit, soit attiré par une tueuse en série, sans âme ni scrupule. C'était assez hypocrite de sa part de penser ainsi parce que lui l'était, bien que cela le répugnait au plus haut point, et surtout qu'il n'avait aucun contrôle sur cela.

- Tu as vécu dans une école militaire de super sorcier, alors oui.

- Je t'en pris, j'ai surement plus de noms à mon tableau de chasse que toi.

- Qu'est ce que t'en sais ? Qui est-ce que tu as séduis depuis que tu es ici,moi j'ai...

- Tais-toi, je ne veux pas savoir, le coupât-elle d'une voix rauque sans appel. Ne comparons pas ce qui n'est pas comparable..

- Je suis sûr que j'en ai plus que toi, riait le bond sous le regard noir de sa cousine.

- Oui et bien moi j'ai tué plus de personne à l'âge de 8 ans déjà que toi tout au long de ta vie, dit-elle en haussant les épaules comme si elle parlait d'une chose aussi simple que faire des gâteaux.

- Ça ne veut strictement rien dire.

- Tu te trompes, répliqua-t-elle en agitant ses pieds dans l'eau pour faire sautiller quelques gouttes à sa surface.

- Ah oui ? Un Malfoy qui se trompe ? Ce n'est pas commun.

- C'est plus commun que ce que tu ne le penses, regardes, rien qu'en disant cela tu te trompes. Mais, le point n'est pas là, ce que je veux dire c'est que cela veut tout dire. Je suis plus effrayante, plus méchante, plus machiavélique, plus belle...

- Belle ? S'étouffa Drago, il fit mine de tapoter sur son torse pour retrouver son souffle. J'aurai tout entendu. Non seulement tu n'es pas plus belle que moi mais en plus tu n'es pas plus effrayante, ni plus mé...

- Pas plus effrayante, le coupa-t-elle en faisant claquer sa langue sur son palais, tu en est sûr ?

- Tout à fait, répliqua le garçon en relavant la tête avec son éternel air hautain.

- Prouve le, répondit-elle du tac au tac.

- Bien, on a qu'a faire un concours, celui qui effraie le plus de personne a gagné.

Mais, elle avait eu une bien meilleure idée, il n'aurait qu'à faire comme ces stupides moldus. Une maison hanté version sorcier, cela serait mille fois plus passionnant que ce concours sans intérêt. Ils avaient donc choisi de faire affronter leur deux maisons, sans en informer le corps professoral, et celle qui effraierait le plus d'élèves aurait gagné. Mais, avant cela il fallait convaincre les autres de participer et cela dans la discrétion la plus absolue. Ce qui n'avait pas été une tache facile, quel élève voulait voir parader des maisons ennemis dans leur salle commune ? C'est Harry qui trouva la solution à son problème quand elle en parla à son groupe d'amis.

- Pourquoi est-ce que vous n'utilisez pas la salle sur demande ? Avait-il demandé en sirotant son jus de citrouille.

Elle l'avait regardé sans comprendre, attendant patiemment qu'il s'explique mais il était plongé dans la contemplation de son verre qui se vidait peu à peu.

- Qu'est-ce-que c'est ? Demanda-t-elle à l'ensemble de l'attablé qui ne semblait pas réellement intéressée par le sujet de conversation.

- Une pièce qui apparaît quand on en a besoin, répondit distraitement Harry en attrapant une pomme.

- Mais c'est géniale cela, répondit la jeune fille avec enthousiasme.


- Génial, fit Drago d'une voix trainante qui cachait mal le peu d'enthousiasme qu'il éprouvait.

Ils étaient tous réuni dans la salle sur demande, Harry et son groupe d'amis, Drago et le sien, s'affrontant du regard sous le regard amusé de la jeune fille.

- Un peu de calme les enfants, dit-elle avec amusement bien que la pièce était calme. Toutefois, elle faisait référence à la tension étouffante qui ne cessait de grandir autour d'eux.

- Coopérons avec ... euh, ajouta-t-elle en apposant son doigt contre ses lèvres à la recherche de ses mots.

- Civilité ? Demanda Joshua qui était le seule, avec Jessamine, pleinement emballé par son idée.

- Ah, voilà ! Soyez civils... Drago ! S'écriât-Elle en voyant le sourire mauvais qu'il arborait fièrement, même sourire qu'il avait chaque fois qu'il s'apprêtait à humilier Potter avec une remarque bien senti.

Lorsqu'il l'entendit hausser le ton le regard orageux du garçon dévia vers la jeune fille pour la foudroyer du regard, ce qui n'eut aucun effet sur la jeune fille qui était à présent tourné vers les différentes pièces de cette salle.

Il y avait plusieurs pièces, toutes vides pour l'instant mais on voyait bien qu'elles reproduisaient deux appartements distincts. Les deux appartements étaient cependant relié par des escaliers qui permettaient d'accéder au faux balcons qui les couvraient, cette salle était réellement géniale. Drago se chargerait de décorer son appartement pour effrayer les sorciers tandis que Jessamine ferait de même avec l'aide respectif de leur maison. Bien sûr, ce ne serait jamais aussi bien que ce qu'elle avait fait dans le monde moldu puisqu'elle ne pourrait pas se servir de véritable corps et le réalisme était primordiale pour elle, mais elle avait déjà un petite idée de comment rendre cet appartement de l'horreur réaliste. Idée que Joshua avait appuyé quand elle lui en avait parlé, ils étaient devenus de bons amis et leur amitié était presque aussi forte que celle qu'ils avaient en étant petit, bien que le garçon n'en ai aucune idée. Il avait proposé de l'aider et la jeune fille était à la fois septique et reconnaissante.

- Prépare toi à embrasser ma chaussure lorsque tu auras perdu comme une débutante, fit le blond en lui lançant un regard noir de haine.

- Vraiment ? Demanda-t-elle en penchant le visage sur le coté pour l'observer sous un nouvel angle.

- Oh et tu devras aussi être mon esclave, tu sais, faire tout ce que je te demande jusqu'à la fin de tes jours, répliqua le jeune blond avec un sourire narquois aux lèvres.

- Oh donc tu veux voir ce que ça fait d'avoir un esclave ? Remarque, c'est commun de vouloir échanger les positions dans de telles situations.

- Qu'est-ce que...

- Je crois qu'elle est en train de dire que tu es son esclave, Malfoy, s'amusa Harry dont Jessamine avait oublié la présence. À vrai dire, elle avait oublié la présence de tout le monde hormis celle de Malfoy qu'elle aurait voulu exterminer pour lui avoir parler sur ce ton.

- Oh loué soit les cieux, le sauveur de tous, saint Potter, a un cerveau !

- Ce n'est pas une remarque que l'on peut te faire, répondit le garçon les joues rouges de colère.

Jessamine était toujours surprise de la facilité avec laquelle Drago réussissait à le mettre en colère, c'était plus qu'amusant.

- Parce que tu penses être plus intelligent que moi ? Cracha-t-il avec dédain.

- Si je le pense ? J'en suis persuadé..

- Je vais te réduire en bouilli que ta saleté de sang de bourbe donnera à son maudit chat.

- Suffit ! Grogna Jessamine pour les faire taire avant qu'ils ne fassent trop de dégât. Elle ne fut même pas étonné en voyant que les garçons, qui s'étaient rapprochés surement dans le but de sa battre, avaient reculé de quelques mètres en se lançant des regards courroucés.

- Toi, contente toi de décorer cette saleté d'appartement, sans faire d'histoire, dit-elle en pointant Drago du doigt.

- Et toi, occupe toi de faire passer le message, dit-elle a Harry en lui lançant un regard glacial.

Puis avec beaucoup plus de calme et d'amabilité elle se tourna vers les filles qui étaient occupées à discuter un peu plus loin.

- Les filles, vous m'aidez à jeter des sorts de protections ? Demanda-t-elle.

Hermione la rejoint avec un sourire amical accroché aux lèvres, elle plus que quiconque avait adoré l'idée de Jessamine. Cela lui rappelait la vie de moldu qu'elle avait mené avec ses parents, avant la guerre, avant poudlard, avant qu'elle n'efface son existence. Jessamine avait appris cela de la bouche de Ginny, un soir où Hermione était complètement effondré sur son lit et qu'elle avait demandé ce qu'elle avait. Elle n'avait pas cherché à en savoir plus, jugeant que si la fille voulait qu'elle le sache elle lui aurait dit. Et puis, au fond, elle s'en fichait pas mal de ce que cette pauvre fille pouvait traverser.

- Bien sûr ! S'exclamèrent-elles en sortant leur baguette.


- Mais, bien sûr, fit Joshua en roulant des yeux et en accentuant paresseusement le dernier mot.

- Je t'assure que si, répondit Jessamine en tirant le livre qui se trouvait sur la table vers elle.

- Tu ne serais pas capable de faire ça, s'amusa-t-il en dodelinant de la tête.

- Qu'est ce que tu en sais ? Demanda-t-elle en faisant mine de se plonger dans sa lecture.

- Je le sais, c'est tout. Après tout, je suis le grand manie tout dans ces lieux, le grand maître, si tu veux.

- Est-ce que je dois t'appeler maître Joshua ou crétin suffit ? Demanda-t-elle en tournant une page alors que sous son champ de vision une carte apparaissait pour lui indiquer que personne ne rodait autour de la salle sur demande.

Il ne lui restait qu'une semaine pour finir sa décoration, tout était presque fini, il ne lui manquait plus que « les attractions » principales et tout serait fini. Elle se demandait ce que Drago avait prévu, elle avait essayé de lui tirer les vers du nez mais il n'avait pas craché le morceau.

- Je dis juste que ce serait bien cruel, répondit-il avec un ton teinté d'appréhension.

Jessamine releva le visage vers le garçon en se demandant ce qu'il pouvait bien appréhender et en posant son regard sur lui elle remarqua la façon dont il avait de la regarder et en déduit qu'il appréhendait sa réaction. Un rictus mauvais apparut sur ses lèvres, elle imitait le sourire que Drago semblait affectionner.

- Peut-être bien que je le suis et puis le but premier est d'effrayer, je ne fais que jouer le jeu.

- Tu pousses le bouchon un peu trop loin, tu t'enfonces dans le vice, tu fais pousser la balance du mauvais coté, tu...

- Ça va, j'ai compris.

- Je dis juste que..

- Joshua ! J'ai compris ! S'impatienta la jeune fille en lui lançant un regard d'avertissement.

- Écoutes, j'essaie de m'inspirer du Joker. Ne penses-tu pas qu'il serait fier de moi en voyant cela ? Fit-elle remarquer en se penchant vers lui pour qu'il puisse voir la lueur de malice qui brillait dans son regard.

Le garçon prit le temps de réfléchir avant de pousser un soupire lasse, haussant les épaules avec désinvolture.

- Je suppose.

- Tu sais que tu es le seul qui puisses m'aider, personne ne connait le monde des moldus aussi bien que toi.

Elle avait appris au fils des semaines que Joshua et sa soeur avaient dut vivre parmi les moldus durant quelques années pour qu'on ne retrouve pas leur traces. Il n'avait pas expliqué pourquoi, mais Jessamine le savait très bien. C'était à cause de Dianne, ils ne voulaient pas qu'elle les retrouve.

- Vraiment ? Demanda-t-il en haussant les sourcils avec surprise, bien que son sourire montre assez bien son hilarité.

- Même Hermione, Harry et le plus moldu des moldus réunis ne s'y connaissent pas aussi bien que toi, céda-t-elle en sachant pertinemment que c'est ce qu'il voulait entendre.

- Parfait, fit-il et comme cela il s'accepta de l'accompagner se week-end à la recherche des plus meurtrier tueurs en séries, moldus bien sûr, de ce pays.


- Parfait ! S'exclama la jeune fille en se laissant tomber face à la pierre tombale.

La pierre tombale indiquait le nom de « Joseph Gronney », un psychopathe tout à fait fascinant qui avait beaucoup de victimes à son compteurs. La pelle qu'elle avait ensorcelé commençait à creuser tandis que la jeune fille rejoignait Joshua, sa lampe torche éclairait les autres tombes alors que son regard était à l'affut du moindre mouvement.

- Je continue de penser que c'est une mauvaise idée, dit-il alors qu'elle s'asseyait à coté de lui, donc sur une tombe.

- Alors pourquoi est-ce que tu m'as accompagné ?

- Parce que les mauvaises idées sont les meilleurs, fit-il en pointant sa lampe sur le visage de la blonde qui plissa les paupières, et que tu m'as carrément supplié.

- Vraiment ? Ce n'est pas comme cela que je m'en souviens, riait-elle en lui donnant un petit coup d'épaule.

- Tu as la mémoire sélective alors, répondit-il en haussant les épaules.

- Et en plus, tu me dois un énorme service maintenant, reprit-il en lui lançant un regard narquois.

- Le service de l'année.

- Du siècle, plutôt.

- Je dirais même du millénaire, riait-elle en se levant pour se diriger vers le trou que la pelle avait finis de creuser.

Elle se pencha pour ouvrir le cercueil où se trouvait un corps en plein état de décomposition, Jessamine plissa le nez face à l'odeur de chair pourris et eut un haut le coeur fasse à la vu des larves et des mouches qui rampaient sur le cadavre. La jeune fille se contenta de lui voler un cheveu qu'elle fit tomber dans la fiole qu'elle avait apporté pour que la potion prenne effet puis repartit aussi vite qu'elle était venu. Heureusement qu'il avait été le seul à mourir, elle n'aurait pas gardé son petit déjeuné si elle avait du revoir ces bêtes gesticuler sur son corps comme une vague immonde. Joshua la conduisit ensuite dans une prison moldu, ils avaient du prendre ce qu'il avait appelé un taxi. Elle n'en avait jamais vu de sa vie, enfin sauf dans les films et séries mais c'était différent. Elle avait détesté l'odeur de cuir que renfermait l'habitacle et avait eut des hauts le coeur durant tout le trajet. Heureusement, il fut incroyablement court.

Une fois devant la prison « Brixton » les deux adolescents se dirigèrent derrière la façade de la prison pour boire les potions que Jessamine avait créer avec l'aide de Drago, qui pensait que cela allait servir à Dianne, en toute tranquillité. La transformation était assez douloureuse mais aucune des deux adolescent n'émirent ne serait-ce qu'un seul son. Jessamine eut l'impression que ses os s'allongeaient, que ses muscles rétrécissaient, que ses cheveux devenaient plus court et elle pouvait nettement sentir de drôles de picotement à la racine de ses cheveux. Elle attrapa le portable de Joshua pour regarder son reflet sur l'écran noir, elle avait des yeux en amandes d'un vert rassurant, elle avait un nez droit fin et un sourire qui creusait ses fossettes au coin des lèvres. Avec ses longs cheveux blond cendré elle avait presque l'air innocente bien que ce ne soit pas le cas.

- Si Drago te voyait peut-être que pour une fois il n'aurait pas honte d'être de ta famille, fit remarquer Joshua en la dévisageant.

Le jeune fille lui lança un regard noir face à l'insulte déguisée puis en profita pour le détaillé, il avait un visage sévère avec son teint sombre et cireux, il avait des yeux turquoise qui ne changeait pas réellement de son regard habituel, en revanche ses cheveux hirsutes dénotait par rapport à sa chevelure habituelle. Il lui rappelait quelqu'un mais elle n'arrivait pas à mettre un nom sur ce visage et elle se sentait honteuse à l'idée que son identité lui échappe autant.

- Krum, dit-il face au regard curieux de Jessamine.

- Je le savais, dit-elle en se renfrognant.

Le soleil entamait sa longue chute à l'horizon alors que ses rayons éclairaient à peine la façade de la prison, qui avait une allure vieillot et totalement sinistre. Jessamine en aurait froid dans le dos si elle n'avait jamais vu à quoi ressemblait azkaban, c'était un endroit où elle n'aimerait pas du tout finir. Devant la prison se tenaient des gardes en uniforme bleu qui ne leur accordèrent aucun regard quand Joshua et elle entrèrent à l'intérieur. Ils se firent passer pour « Natalie Grenlow » et « Peter Petlanne » deux célèbres psychologue criminels. Peter devait rendre visite à une meurtrière qui avait beaucoup inspiré Jessamine dans la manière de manipuler les hommes, quant à Natalie elle devait s'entretenir avec un génie de la torture. Elle avait toujours rêvé du moment où elle le rencontrerait, elle s'était toujours imaginé comparer leur deux techniques, échanger les meilleurs moyens de faire perdre la tête à leur victimes. Pour paraître plus professionnel elle avait revêtu une jupe crayon noire assortie d'un chemisier crème et avec ceci une paire de talon vertigineuse. Ce qui l'empêchait de marcher rapidement, mais en même temps elle fut ravie de pouvoir prendre son temps pour contempler les lieux. L'endroit ressemblait beaucoup à ce qu'elle avait vu dans les films, les prisonniers étaient réunis derrière des barreaux pour lui faire des propositions douteuses. Ils donnaient l'impression qu'un poisson fragile venait de plonger dans la mer au requin alors qu'en réalité, c'était elle le requin et eux ses poissons-chat.

- Nous devons procéder à une fouille, fit l'un des gardes en lançant un regard lubrique à la jeune adolescente.

- Caresse la pour moi, s'écria l'un des prisonnier à l'intention du garde qui lui prenait sa remarque avec amusement.

Jessamine lui lança un regard noir qui fit disparaître son sourire amusé, tandis qu'il procédait à la fouille corporelle, bien évidemment il ne trouva rien qui pouvait trahir sa véritable nature. Et avant de suivre le garde pour avoir un entretien privé avec l'un de ses criminels favoris, elle alla près de la cellule d'où provenait la voix qu'elle avait entendu.

- Oh, moi aussi j'ai le droit de te fouiller ma jolie, claironna le prisonnier en affichant un regard pervers.

- Quel est ton nom, mon garçon ? Demanda-t-elle d'un calme qui ne pouvait que présager le pire.

- Jonathan Green, répondit-il alors que son sourire suffisant ne le quittait pas.

- C'est un nom que je n'oublierais pas, dit-elle d'un ton glacial puis elle chuchota assez bas pour être sûr qu'il soit le seul à l'entendre, quand je reviendrais pour te trancher la langue et te la faire avaler.

L'homme ne sembla pas prendre sa menace au sérieux puisqu'il éclata de rire, ce qui ne fit qu'irriter un peu plus la jeune sorcière qui le dévisagea avec haine. Le garde hoqueta pour lui rappeler qu'il n'avait pas toute la journée alors Jessamine le suivi avec un sourire serein, qu'est ce qui la rendait si sereine ? L'assurance qu'elle repartirait de cette prison en ayant commis un meurtre.

- Je ne veux pas de garde dans la salle, dit-elle lorsqu'ils furent arrivé devant une porte blindé en piteuse état.

- Vous êtes sûre ? Cet homme est très dangereux, je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

- Vous n'aurez qu'à rappliquer au monde cris, fit-elle avant d'entrer dans la pièce sous le regard inquiet du garde.

La pièce était plus petite que ce qu'elle avait imaginé, les murs en béton était couverts de traces de sang, de quelques perforations qui devaient être du à des coups violents. La pièce était froide et humide ce qui déclencha de violents frissons chez la jeune fille et enfin une petite table en fer trônait au milieu de la pièce pour assurer les entretiens. Le prisonnier était déjà assis à sa place, les pieds et les mains enchainés, il dévisageait la jeune femme avec un intérêt malsain.

- On est venu parader dans la cage au loup ? S'amusa-t-il de sa voix rauque.

- Je ne vois aucun loup, ici, juste quelques brebis sauvages, dit-elle en s'asseyant en face de l'homme qui ne semblait pas satisfait de sa remarque.

- Que voulez-vous, ma gazelle ? Demanda-t-il au bout de quelques secondes.

Jessamine posa négligemment ses coudes sur la table pour déposer son visage entre ses mains, il ne ressemblait pas vraiment à l'homme qu'elle avait imaginé. Elle le pensait plus terrifiant d'apparence alors qu'en réalité il semblait simplement intelligent, charismatique et plutôt beau garçon. Il n'avait rien à voir avec l'homme dont la cruauté déformait les traits, qu'elle avait imaginé.

- Vous parlez de vos techniques, répondit calmement la jeune fille, comment faites vous pour leur ôter les os, un ou deux organes, tout en les gardant conscient et tout en les maintenant en vie le plus longtemps possible ? Même pour moi, cela paraît impossible.

L'homme l'observait avec une méfiance à peine dissimulé faisant craquer les jointures de ses doigts pour se donner contenance.

- Mes techniques ? Qu'êtes vous donc une tueuse en série wanna be ?

Jessamine se pencha légèrement, consciente des caméras qui les observait, pour lui chuchoter d'un ton empreint à l'amusement :

- Wanna be ? Combien de victime avez-vous fait ? 40 ? Et cela fait de vous le maître suprême des tueurs en série.

- Savez-vous comme il est difficile de tuer un vampire ? Je pense que cela vaut au moins 20 moldus, donc en matière de meurtre je suis plus expérimenté que vous, ajouta la jeune fille en levant la main vers le visage du meurtrier pour lui arracher un cheveu.

- Je me suis beaucoup inspirée de vos techniques. Imaginez vous ce qu'une potion à l'écaille de dragon est capable de faire aux os ? ( Elle le fixa avec intérêt, attendant une réponse de sa part, puis se ravisa ) Non, bien sur que non. Et bien, elle ronge les os, lentement, très lentement. Grâce à cette potion j'ai pu dénicher des informations inestimable.

Le tueur la dévisageait comme si la jeune fille avait perdue la tête, ce dont il était sûr parce que non seulement elle parlait de dragons et de vampires mais qu'en plus elle osait lui arracher les cheveux. Jessamine sortie sa baguette avec nonchalance, ignorant le regard intrigué du tueur face à elle. Elle déposa l'objet sur la table comme elle l'aurait pu le faire avec un pistolet.

- Alors ? Vous ne voulez pas partager vos techniques ? C'est quelque chose que les collègues le font entre eux.

- Collègues, ainsi donc vous pensez être une tueuse en série ?

- Je ne le pense pas, répondit la jeune fille avec un air nonchalant avant de se pencher pour chuchoter d'un air menaçant, je le suis.

Puis, elle se leva brusquement en attrapant sa baguette pour lui faire oublier leur petite conversation. Elle s'éclipsa avant qu'il ne lui demande ce qu'elle faisait ici. Quand elle fut proche de l'endroit où l'homme lui avait manqué de respect la jeune femme fit en sorte qu'il y ait une panne de courant dans la prison pour qu'ils soient plongés dans l'obscurité la plus totale. Elle profita du désarroi des gardes pour s'infiltrer dans la cellule du prisonnier, qui par chance n'avait pas de codétenu. Grâce à la vision parfaite que lui offrait le magicauphone elle put voir qu'il était assis sur son lit, jouant avec une ficelle. Elle agrippa brutalement ses cheveux, lui arrachant une plainte, avant de plaquer sa main sur ses lèvres pour qu'il ne fasse aucun bruit.

- Tu te souviens de moi, Jonathan, murmura-t-elle à son oreille alors qu'elle enserra déjà sa gorge pour qu'il ait plus de mal à se débattre.

- Tu as toujours envie de me tripoter ? Susurra la jeune fille à l'oreille du prisonnier.

Elle enfonça son talon aiguille dans l'entre-jambe du garçon qui ne parvint même pas à pousser un gémissement tant la jeune fille enserrait sa gorge. Il essayait tout de même de se débattre, agitant ses bras dans tous les sens surement dans le but d'attraper la jeune fille et de la renverser.

- Qu'y a t-il ? Tu donnes ta langue au chat ?

Elle sentait que sa victime perdait de plus en plus sa vigueur et dans un dernier effort il se plaqua contre le lit et écrasa ainsi la jeune fille sous son poids.

- Tu ne comprends pas, c'est toi qui est coincé avec moi, riait-elle en attrapant sa machoire pour lui briser la nuque.

Elle laissa son corps sans vie tomber sur le coté dans un grand fracas, puis se leva en passant ses mains sur sa jupes pour lisser les plies de celle-ci. Quand elle sortit enfin de la prison elle croisa Joshua qui était appuyé contre un mur, visiblement ennuyé.

- C'est pas trop tôt, qu'est-ce que tu fichais ?

- Je discutais licorne avec un dangereux meurtrier, s'amusa-t-elle en montant de le taxi qui les attendait.

- Alors tu as eu ce qu'on cherchait ? Demanda-t-elle après un long silence.

Pour toute réponse il se contenta de sortir une fiole de sa poche, qu'il agita sous ses yeux avec un sourire narquois.

- Je suis dangereusement efficace, riait-il en déposant le flacon dans la main de la jeune fille.

Il faisait nuit à présent et tandis que le taxi se faufilait dans la ville la jeune fille admira le paysage. Ce n'est pas tous les jours qu'elle pouvait admirer l'Angleterre à loisir, surtout que Crecaïda leur avait donné la permission de quitter Poudlard pour le week-end après que Joshua le lui ait demandé, ils pouvaient donc profiter du reste du week-end comme ils le souhaitaient. Joshua avait donc proposé de lui faire visiter l'un des endroits où ils avaient grandi, une ville solitaire à quelques mètres de Londres mais avant cela ils avaient décidé de faire de petites emplettes pour Halloween. Ils avaient fait plusieurs magasins afin de trouver les costumes qu'ils avaient choisis de porter, bien sûr ils avaient décidé de coordonné leur déguisement puisque après tout c'est en équipe qu'ils avaient préparé la maison hanté, qui serait fini dans moins d'une semaine, pile à temps pour la fête que les élèves avaient organisés.

- Je suis efficace que veux-tu, s'amusa la jeune fille en faisant écho à ses paroles quelques heures plus tôt.

- Non, mais, tu as du lui lancer un charme, ce n'est pas possible.

- Je n'ai usé seulement de mon charme naturel, riait-elle en déposant tous ses sacs sur le sol de l'entrée.

Ils logeaient dans l'appartement, que sa soeur et lui partageaient, pour le week-end ce qui rendait la jeune fille mal à l'aise. Sans qu'elle ne sache véritablement pourquoi.

- ... Plaît-il ? Tu dois utiliser un sort ou quelque chose, jamais personne n'avait eu assez de charme pour avoir autant de chose gratuitement.

- Parce que jamais personne n'avait jamais eu autant de charme, répondit-elle en rangeant ses nouveaux habits dans sa malle.

- Tu n'es pas si belle, dit-il d'un ton trainant en s'asseyant sur le lit qu'il avait laissé à Jessamine pour ce séjour, elle lui lança ce qu'elle avait sous la main, des caleçons avec des princesses Disney qu'elle avait l'intention d'offrir à Malfoy, à la figure.

- Tais-toi, imbécile.

- La vérité est toujours dure à entendre.

- La vérité est que tu es jaloux.

- Ja-loux ? Connais pas, qu'est-ce donc ? Une maladie ?

- Quelque chose que tu vie quand tu es moche et que tu es en compagnie de personne divinement belle.

- Moche ? Je n'ai jamais vécu cela non plus, s'amusa-t-il en penchant la tête sur le coté pour l'observer.

- Pourtant, tu en as les symptômes.

- Vraiment ? Donc, tu me trouves moche ?

- Et toi tu me trouves pas si belle que ça.

- Sois rassurée, nous n'avons aucune chance d'être attiré l'un par l'autre.

- Quelle chance, souriait-elle en lui ébouriffant les cheveux avec un sourire si large qu'elle en avait presque des crampes.

Elle n'avait pas vu le coup venir ou du moins elle n'avait pas pensé qu'il le fasse sérieusement. Mais, il le fit et elle se retrouva de l'autre coté du lit, l'oreiller qu'il lui avait lancé, avec force au visage à présent en équilibre sur ses cuisses. La jeune fille lui lança un regard noir, signifiant qu'il venait tout juste de déclarer la guerre. Et quelle guerre ! Ils se pourchassaient dans tout l'appartement en se lançant des oreilles, des draps et ils avaient même finis par se lancer des objets plus consistant. L'appartement qui était rangé à leur arrivée était méconnaissable au bout d'une heure de lutte acharnée qui se conclut grâce aux gargouillis de leur estomac. Après s'être lancé de pauvres plantes innocentes à la figures ils avaient décidé de faire une trêve pour aller se restaurer. Jessamine n'avait jamais mangé dans un fastfood à la grande surprise de son ami, c'est pourquoi il l'avait trainé au fastfood le plus proche pour qu'elle découvre les joies de la malbouffe.

- Ça n'a pas l'air très ...

- Ce n'est pas toxic, riait-il en prenant une poignée de frites qu'il enfourna dans sa bouche sans élégance.

- Ce n'est pas un de tes plans machiavéliques pour me tuer ?

Pendant une seconde il parut surpris, clignant plusieurs fois des paupières pour s'assurer qu'il n'avait pas rêvé puis il afficha un sourire coupable.

- Donc, tu es au courant pour mes plans machiavéliques ?

- Ceux où tu prévois d'assassiner une petite blonde parce que sa beauté te fait mal aux yeux ?

- Sans oublier ceux où je prends le pouvoir et dirige le monde entier.

- Tu comptes t'arrêter au monde magique ? Demanda la jeune blonde en croquant timidement dans une frite.


Voilà j'espère que ce chapitre vous aura plu :p

Vous aimez ce nouveau format ?

N'hésitez pas à me laisser une review, promis je ne mange pas ! :p