Blabla : Sachez que je me suis démenée pour vous et vous poster ce chapitre ce soir alors que je devais ne pas le faire. (j'espère d'ailleurs que c'est une bonne surprise). A ce propos, j'espère bien être récompensée pour mes efforts (clin d'oeil appuyé) !
Blabla 2 : Hihi, vous avez été perspicaces et comprit le contenu de la lettre :D (zut).
Mais c'était prévisible (mais non, je ne vous enlève pas le mérite).
Sinon, merci encore pour vos reviews qui me motivent toujours un peu plus. A Vendredi (je vais essayer de tenir mes délais. Si près du but, ça serait bête).
Excusez-moi !
- Je dois partir. Dans une semaine.
- Où ça ? M'enquis-je, soudain inquiète.
- Près de Mexico. Un guerre contre les Nordistes y a démarré il y a peu.
- Vous devez déjà partir ?
Maussade, il jeta le bout de papier par dessus son épaule.
- Il faut croire.
D'un coup, doutes, inquiétude et anxiété m'assaillirent. Jasper était un excellent combattant, mais s'il lui arrivait malheur ? Une boule envahit mon estomac.
Après tout, grâce à lui, j'avais entr'aperçus ce que c'était d'avoir, non pas un ami, mais au moins de la compagnie. D'avoir quelqu'un qui vous accepte et se soucie un tant soit peu de vous.
J'eus la sensation d'avoir effleuré mes rêves du bout du doigt, après dix huit ans à lui courir après et qu'on me l'arrachait à présent violemment.
Il ne pouvait pas partir, il n'avait pas le droit, pas maintenant ! Il me regarda et soupira.
- Je suis désolé.
Mais de quoi s'excusait-il ?
- Mais vous allez devoir supporter ma mauvaise humeur durant une semaine.
Oh... oh, non.
J'entrai discrètement dans la grande chambre dans laquelle mon mari s'affairait à préparer son long - et sanglant - périple.
Il m'apperçu, s'arrêta et fronça les sourcils.
Il se demande pourquoi tu le fixes comme ça.
- Euuuuh... commençai-je. C'est à dire que, heu... Je, j'allais... ranger le fil ! Une semaine qu'il traine en bas.
- Eh bien... Faîtes, faîtes.
Je le rangeais précipitamment et entrait à nouveau dans la chambre.
- Euh... Vous avez besoin d'aide ?
Il se retourna et me fixa, mi-amusé mi-agacé.
- Vous savez que vous m'avez posé cette question il peine cinq minutes ?
- Euh... oui. Oui, c'est vrai. Mais je me demandais simplement si vous... euh...non, rien.. Je vais me taire et après trouver quelque chose à faire, et puis...
- Ca vous arrive souvent de parler toute seule ? Pour ne rien dire qui plus est.
- Euh, ben, à qui vouliez-vous que je parle avant ? Oui... Oui, j'imagine que je parle souvent toute seule.
- Vous êtes vraiment bizarre.
- Mais je vous retourne le compliment mon cher !
- Ah oui ? Et en quoi suis-je étrange à vos yeux ?
- Vous, vous, vous... Euh, vous... bavez quand vous dormez , et vous parlez dans votre sommeil aussi parfois.
- Beuh, je ne suis pas le seul ! Répondit-il, embarrassé et piqué au vif.
- Quelle répartie dîtes-moi !
- Tss. Vous cuisinez comme ma soeur de quatre ans !
- Goujat !
- S'pèce de ressort sur pattes !
- Hommes à femmes !
- Petite !
- Grr. Amorphe !
- Excentrique !
- Asperge !
- Ascociale !
- Vous !
... Merde, je venais de passer pour une idiote. Comme d'habitude en fait.
- Et c'est moi qui manque de répartie ?
- Parfaitement !
- Vous n'êtes qu'une gamine. Une petite, toute petite enfant !
- Et vous vous n'êtes qu'un grand adolescent qui ne pense qu'aux femmes ! Et ce qui va avec...
- Vous vous attendiez à quoi ? Un prince charmant ?
- Sûrement pas venant de vous !
- Figurez vous que vous n'êtes pas une princesse non plus, de votre côté. Je dois vous supporter toute la journée, moi. Et puis ça aurait pu être bien pire.
- J'ai des doutes. Aucun autre n'aurait ressentit de la pitié. Et je n'en veux pas !
- Très bien, plus aucune pitié. Qui aurait pitié de vous, franchement ? De toute façon, je vais vous laisser tranquille vu que je pars dans deux jours. Et je vous interdis de dire "bon débarras" !
- Mais pas de le penser !
Il se renfrogna.
- Mouais. Allez, fichez le camp.
- Que désirez vous manger ?
- Ce qui vous plaira.
- Ecoutez... Il vous reste trois repas à faire ici avant de partir, alors je voudrais qu'au moins vous les appréciez. Alors, que désirez-vous manger ?
- Ce qui vous plaira.
Je râlai et descendis. Oui, il était vrai qu'au fond, ça aurait pu être pire. Mais ça aurait pu être mieux aussi. Bien mieux même.
- Bon, excusez-moi.
Je sursautai.
- Oh, vous êtes là, lançai-je froidement en essayant de calmer les battements de mon coeur devenus soudain très rapides. Vous avez fini de préparer vos affaires ?
- Non.
- Ah.
Je lui tournai le dos.
- Eh bien, allez donc finir ce que vous avez commencé.
- Non.
- Ah ? Et pourquoi ?
- Je préférerais me faire pardonner avant.
- Et si je n'en ai pas envie ? Je vous avait dit détester les remarques sur ma taille.
Il tira une chaise, s'assit, croisa les bras sur sa poitrine et me fixa avec un petit sourire provocateur.
- Eh bien je resterais là à vous regarder et j'attendrais. Et puis peut-être que je poserais la même question toutes les cinq minutes.
- Amusez-vous bien dans ce cas.
Et je me détournai à nouveau en fouillant dans les placards. Il n'y avait plus tant de choses que ça.
- Vous les préférez comment, les oeufs ?
- Moi je préfère que vous pardonniez mon comportement.
- Je peux tenter les oeufs machiavels vous savez. Par contre je ne promets rien quant au résultat.
- Et si vous me pardonniez ?
- Vous croyez que quelqu'un me donnera la recette ?
- Vous savez, je m'en veux d'avoir réagi comme ça.
- Et si vous m'aidiez ?
- J'aimerais sutout-
- Oui, oui. Allez, venez avec moi. J'en ai assez de ce dialogue de sourds.
Je lui pris la main pour qu'il me lève te me suive.
Je pris bien soin de bien fermer la porte, époussetai ma robe et rangeai la clef dans mon décolleté (1).
- Allons-y.
Il se mit à côté de moi pour ne pas avoir l'air de se faire diriger par sa femme, bien que ce fut un peu le cas, mais ne se défit pas de ma main. C'était peut-être stupide mais j'en étais heureuse.
Arrivés sur la place où il commençait à y avoir du monde, je lâchai sa main.
- Pour ne pas vous embarrasser devant tout ce monde, expliquai-je devant son regard à moitié étonné.
- Ne vous sentez pas obligée.
- Je suis la folle du village, non ?
- Au fait, je vous ai déjà dis que j'étais confus pour mon comportement ?
Et voilà qu'il s'y remettait.
- Vous pourriez me donner un coup de main ?
- Bien sûr. Mais pour cela il faudra que vous me pardonniez.
- Si je vous promets de ne plus vous en vouloir, vous voudriez bien me dire ce que vous voulez pour manger ? Et... User de vos charmes, si je puis dire, pour vous procurer la recette ? Je doute fort que quelqu'un accepte de me la donner. Ou de me donner quoique ce soit.
- D'accord.
- Merci.
J'attendis mais il ne parla ni même ne cilla. Il se contenta de me fixer.
- Ah, euh, oui.. Non, je ne vous en veux pas. Enfin, plus. Parce que je déteste les remarques sur ma taille, et vous le savez. Par contre je suis étonnée que vous soyez venu me voir aussi vite.
- Bah.
Je restai dans un coin, à l'ombre et Jasper vint me rejoindre quelques minutes après.
- Et voilà, me dit-il avec un grand sourire.
Il me tendit un sac et un bout de papier plié qui devait être la recette. Dans le sac, il y avait de quoi faire le repas.
- Il était hors de question que vous alliez au village voisin après l'incident de la dernière fois. On peut rentre maintenant ?
- Non, je dois aller chercher de l'eau.
- Mais j'en ai marre moi, et je n'ai pas les clefs.
- Moi je les ai.
- Hm... Si quelqu'un veut cette clef, il devra aller la chercher sur votre poitrine ?
- C'est le principe. Personne n'est censé me la prendre.
- Et si je veux rentrer à la maison ?
Je levai sa main, et le regardais, amusée -ce que j'essayais de cacher.
- Eh bien il faudra que vous veniez la chercher. Ou alors que vous attendiez bien sagement.
Il haussa les épaules et d'un coup, alors que c'était la dernière chose à laquelle je m'attendais de sa part, il plongea sa main dans mon décolleté, ce qui me fit sursauter.
- Hé !
- Merci. A toute à l'heure.
Je restai figée sur place, mon cerveau était glacé. Autant les caresses de James sur ma poitrine m'avaient écoeurée, autant le simple fait que mon époux ait mis sa main dans ma gorge (2) avait été très agréable.
Mais qu'est-ce que tu racontes ?
J'allai remplir le seau t trainai des pieds pour rentrer chez nous.
Je ne m'habituerais décidément jamais au poids de l'eau que je transportais. Foutue taille de crevette !
De plus, même si la douleur s'était calmée depuis la semaine dernière, ma cheville me gênait à chaque pas et j'avais sans cesses peur de la tordre.
Je voulu ouvrir la porte mais elle était fermée. Je frappai et attendis. Une minute, deux minutes... cinq minutes.
Je frappai à nouveau. Pas de réponse.
Soupir..
Je le vis arriver de loin et lui jetai un regard mauvais.
-Ah, vous êtes déjà là ? J'étais allé voir Carlisle Cullen. Pour m'excuser, le remercier et pour savoir ce qu'il fallait faire pour votre cheville.
- Oh. Tss, je n'arrive plus à vous en vouloir.
Un tout petit sourire se dessina sur ses lèvres et il ouvrit la porte. Il me prit d'office le seau des mains et alla le porter à la cuisine en deux pas et horriblement aisément. Ce n'était pas juste.
- Stop ne bougez plus !
Quoi ? Pourquoi ?
- Il ne faut pas que vous marchiez.
- Mais... Comment vais-je faire ?
- Eh bien... Aujourd'hui je vais vous porter et demain... On va s'organiser pour que tout soit à votre portée.
-Mais pourq... Oh ! Vous partez demain !
- Oui. Bon, allez, venez.
Il ouvrit ses bras et je grimpai dedans. Il m'amena dans la cuisine et ramena une chaise.
- Ah, c'est vrai : vous êtes minuscule.
- Hé !
- Je vais chercher un coussin.
Grrr.
Il revint avec non pas un, mais trois coussins, me souleva d'un bras, les posa sur la chaise et me rassit par dessus.
- Voilà. Vous pouvez cuisiner comme ça. Je vais préparer mes affaires.
- Euh, ben... Merci ?
(1) Hé, c'est hyper pratique mine de rien une bretelle de soutif quand on a pas de poche ! Genre pour mettre son portable. Par contre quand t'as le décolleté qui commence à vibrer devant tout le monde, ça te la fout mal mais bon...
(2) Bien sûr il ne va pas lui trifouiller le fond du cou, c'est juste l'ancienne appellation de la poitrine :p
Chapitre suivant : Parce que j'ai peur.
