Chapitre quatorzième.
Lorsque Odd rouvrit les yeux, il ne reconnut pas l'environnement, autour de lui. Ou plutôt si, il le reconnut : cette fausse toile de Dali, ce bureau de bois noir, ce parquet ciré, et il se savait allonger dans un canapé doublé de velours bleu nuit.
Puis il entendit des pas, léger, ramollis, comme si la personne ne portait pas de chaussure.
Prenant peur, il s'enfonça dans le divan, sachant que ça ne le protégerais pas, et ferma les yeux. La personne venu ne vint pas tout de suit à lui, et il eut l'espoir infime qu'on le laisserait tranquille, jusqu'à se qu'une main fraîche sur son front ne le face sursauter.
Il tourna la tête et posa les yeux sur Yumi, alors tout lui revint en mémoire, et il eut l'envi de pleurer de soulagement.
-Ho putain, se contenta-t-il de murmurer en soupirant.
Yumi fronça les sourcils mais ne dit rien.
-Odd… Tu es réveillé, c'est bien. Dit-elle d'une douceur qu'il ne lui connaissait pas. Ulrich va pouvoir ce calmer, il tourne en rond dans le salon. Tu nous a fais très peur.
Peur… ha oui, la blessure.
Il voulu se redresser mais elle le retint.
-Ne bouge pas.
Puis, elle qui était agenouillée devant lui, se leva et prit un plateau qu'elle posa devant le jeune homme.
-Mange, ça te fera du bien.
-…Il est quelle heure ?
Les rideaux tirés sur les fenêtres ne l'aidaient pas vraiment.
-Quatre heure trente et quelques. Tu nous a fais très peur.
-Jérémie a avancé ?
-Il a trouvé plusieurs choses. Il viendra te le dire après. Mange. Quand je reviens, le plateau à intérêt à être vide.
-…Ok
Il ne comprenait pas la soudaine gentillesse de son amie, mais s'y plia, et plongea avec contentement dans le bol de riz qu'elle lui avait apporté.
ooOoo
La japonaise rejoignit le salon, ou Ulrich faisait les cent pas, comme elle l'avait dit à Odd.
Quand il vit la jeune fille arriver, il ce figea.
-Il c'est réveiller MAIS tu le laisse manger avant d'aller le voir.
Anticipa-t-elle.
Avec un pincement au cœur, elle vit son ex-petit-ami se laisser tomber à même le sol, désespérer.
$ Avec moi, il n'a jamais été comme ça$
Le petit animal de la jalousie venait de planter ces griffes dans son coeur. Bien sur, elle n'aimait plus Ulrich, l'avait-elle vraiment aimer un jour ? Mais elle ne pouvait s'empêcher d'être jalouse d'Odd.
$Comment je peut être jalouse de lui, alors qu'il a… Bref. $
-Yumi…
La voix basse d'Ulrich la tira de ces pensés, et la força à se rapprocher, si elle voulait entendre la suite.
-Je voudrais que tu me pardonnes… Je ne t'ai jamais trompé, mais je ne pouvais pas te dire… Odd… Voulais pas et… Je crois que… Enfin que même s'il avait voulu, j'aurai rien dit parce que…. C'était pas a moi de le faire.
Yumi inspira un grand cou, se sentant noyer sous les émotions.
-Tu sais… Dans cette histoire… Je crois que je suis pas si blanche que ça… Ce que j'ai dit…
-Tu savais pas…
-Mais Odd est mon ami, j'aurais dus le croire !
-C'est compliqué les sentiments.
-Ouais…
Un silence apaisant s'installa.
Au bout de quelque minute, Aelita entra dans le salon, et posa un regard surpris sur les deux ex-ami/petit-ami/ennemis.
-Vous… Vous vous entre-tué pas ?
-Bah nan.
-Comme tu vois.
-…Cool ! Heu… Y'a Jérémie qui demande, puis moi aussi, comment va Odd, parce qu'il aimerait bien lui parler.
-Il est réveillé, on peut aller le voir.
-Ok je vais lui dire.
ooOoo
Odd finissait avec appétit son bol de riz quand on toqua à la porte. Sans attendre de réponse, Ulrich, Jérémie, Aelita et Yumi entrèrent et s'assirent par terre, devant lui.
-Alors vieux, sa va mieux ?
-T'a trouver quelque chose ? répondit simplement le blesser.
-… Ouais. A la tête d'Odd, il compris qu'il devait continuer. Ok… Heu… En fait, pour faire des recherches sur XANA, j'ai besoin du supercalculateur…
-Mais il est à l'usine !
-Et l'usine est aux mains de l'armée !
-Je sais, je sais… Mais j'ai fais des recherches sur l'armée et j'ai découvert plusieurs dossier, classé confidentiel, sur Lyoko et…
-Et ?
-Et ?
-Et ?
-Et ?
Le pressa les quatre autres.
-Et sur nous, finit-il dans un souffle.
-Nous ?
-Oui. De toute évidence, ils nous suivent depuis un moment, depuis le début presque. J'ai infiltré leurs bases de donnée, ils savent tout de nous.
-Quoi ?
-Mais ils ont pas le droit ! s'indigna Yumi.
-Pire, ils ont lancer des avis de recherche…
-Quoi, sur nous ?!?!
-Oui…
Il y eu un silence pendant lequel chacun médita les paroles du génie, puis Jérémie reprit :
-Je pense savoir pourquoi il son là. C'est eux qui on créé Lyoko, ils l'ont toujours suivit, même si le projet à été abandonner. Moi, je l'ai détruit, mais de toute évidence, XANA a sus survivre à ça. Comment, j'en sais rien. Peut-être a-t-il crée un programme de substitution à Lyoko, ou s'est-il lui-même matérialisé, j'en sais rien. Toujours est-il que XANA existe toujours est qu'il reste une menace bien présente.
-Ok… soupira Yumi au bout d'un moment. Que proposes-tu ?
-Nous rendre.
-Qu… Quoi ?
-Nous rendre. Aux militaires. Odd à besoin de soin, moi du supercalculateur. Nous rendre est la meilleure des solutions.
-Moi je suis ok. Dit Aelita en levant la main.
-Yumi ?
-… Ok.
-Ulrich ?
§ Odd a besoin de soin, il a dit §
-D'accord.
-Odd ?
-Et pour ma petite sœur ?
-A l'usine je pourrais faire les recherches appropriées.
-Et si ils ne te laissent pas l'ordi ?
-Je l'ai bloqué et sans me vanter, je doute qu'ils trouvent les codes.
-… Soit.
ooOoo
Les forces armées en présence étaient… spectaculaires.
Une barrière avait été édifiée sur le pont, et l'identité de tout le monde était demandée. Des gardes armés, des chiens, des voitures parcouraient le périmètre en tous sens.
-Comment une telle force armée peut-elle passer inaperçue ? s'exclama Ulrich.
-Le quartier est abandonné, répondit simplement Jérémie. Puis il prit une inspiration et regarda ses amis : vous êtes près ?
Acquiescement général.
-Bon.
Quittant leurs cachette (un vieux bâtiment en face de l'usine) et se sachant suivit, le génie s'avança vers le poste de contrôle à pas lent.
Ils furent accueillis par des aboiements et plusieurs mitraillettes se dirigèrent vers eux.
-Calme !! Voici Yumi Ishiyama, Aelita Hopper, Ulrich Stern, Odd Della Robia, et je suis Jérémie Belpois
Les soldats qui les tenaient en joug baissèrent légèrement leurs armes, mais ce n'est qu'à l'ordre du sergent qu'on les laissa avancer.
-Venez, dit l'homme. Le général vous attend.
Il les mena directement dans la salle du superordinateur, ou il pouvait entendre deux hommes se crier dessus.
-Je me fous que se sois bloquer ! Sa fais deux jours que vous êtes dessus !
-Les codes poser n'utilise aucune logique ! JE NE PEUX PAS les trouver !
-Heu…. Général Hopper ?
¤ Hopper !¤
£Hopper ?!?!£
A suivre…
