Coucou tout le monde, je sais que j'avais dit pas de chapitre de l'été, mais un petit accident me contraint à rester au lit pendant 10 jours, j'ai donc du temps pour traduire quelques histoires. Je ne promets pas forcément un nouveau chapitre pour la semaine prochaine mais peut-être un pour dans deux semaines.
Bonne lecture :D
Chapitre 14 - Time Of No Reply
(Epoque de l'absence de réponse)
EPOV
Je passais la journée à éviter les appels de James, et les appels de toutes les autres personnes avec qui je trainais habituellement. Toutes les merdes où ils voulaient que j'aille, dans les clubs, boire, les soirées, le sexe… Je ne voulais rien faire de ses conneries. Je ne savais pas ce qu'il m'arrivait, mais tout ce qui m'attirais d'habitude était devenu de la cendre dans ma bouche.
De qui me moquais-je ? Je savais exactement ce qu'il m'était arrivé. Bella m'était arrivé. Tout ce que je voulais faire était être avec elle, la voir, lui parler, la faire rire. J'avais donc passé la journée à conduire, essayant de me distraire pour ne pas aller à son studio d'enregistrement comme un harceleur pathétique. Ça faisait trois jours depuis cette nuit magnifique à la place et je jure que j'avais la sensation de passer par la désintoxication.
Je savais que c'était compliqué, il y avait toutes sortes d'obstacles sur mon chemin, et je ne savais même pas ce que voulait Bella. Mais je savais qu'elle était attirée par moi. Et je savais que l'autre nuit, sur la plage, lorsque j'avais passé la plupart de la nuit dans le déni, j'eus un des meilleures nuits de ma vie. Je voulais seulement capturer à nouveau cette sensation. Je voulais l'avoir toute seule, juste nous, en privé, et faire disparaitre tout le reste.
L'après-midi touchait à sa fin et ça me frappa que je pouvais simplement l'appeler. Je savais que le groupe commençait tôt au studio et finissait généralement vers 15h, elle devrait donc avec terminé maintenant. Je pouvais juste l'appeler, et voir si elle voulait faire quelque chose. Comme un rencard. Non ! Non pas comme un rencard, elle paniquerait. On pouvait juste trainer ensemble. Penserait-elle que ça serait bizarre ? Peut-être ? Et un diner ? Elle avait besoin de manger, non ? Peut-être que je pouvais être simple en lui demandant. "Hey, Bella, je vais me prendre un truc à manger. Tu veux venir ?" C'était assez simple. N'est-ce pas ?
Je laissais ma tête tomber sur le volant. Putain de merde, depuis quand étais-je devenu une putain de fille ? Étais-je vraiment assis là, dans ma voiture, en train de me torturer pour appeler une fille au téléphone ? Oh, comme tombe le puissant.
Avant que je puisse me ressaisir et m'empêcher de réaliser le plan, je pris mon téléphone du siège passager et cherchai le numéro de Bella, avant de cliquer sur appeler. Ça sonna un moment avant d'atterrir sur la boite vocale. Merde.
Je recommençai à conduire, sans but. Bien que j'aie remarqué avoir commencé à prendre le chemin d'Hollywood Hills. Où vit Bella. Grande coïncidence.
J'appelai encore. Boite vocale. Pas tout de suite dessus, son portable était donc allumé, elle n'était simplement pas là où elle pouvait répondre. Peut-être qu'elle ne l'entendait pas. Pouvais-je m'arrêter en passant ? Ca c'est un peu genre harceleur. N'est-ce pas ? Peut-être que je pouvais la jouer simple aussi. "Hey, j'étais par chez toi, alors j'ai pensé venir voir si tu voulais prendre un truc."
"Je suis une putain de fille !" hurlai-je à l'intérieur de ma voiture.
Et avant que je puisse changer d'avis, je tournais vers la maison de Bella.
J'essayai une fois de plus le portable de Bella pendant que j'étais assis devant sa maison, mais ça sonnait toujours avant de finir sur la messagerie. Je pouvais voir ce maudit camion qu'elle était tant plus haut dans l'allée, elle était donc là. A moins qu'elle soit sortie avec la voiture de quelqu'un d'autre. Si elle ne décrochait pas alors elle n'était clairement pas dispo pour manger. Je devrais simplement rentré à la maison. Ou dehors. Ou quelque chose. Mais je ne voulais rien faire d'autre, je voulais voir Bella. Et maintenant que j'étais là…
Je fus hors de la voiture et en route vers sa maison avant d'avoir le temps de réagir à nouveau comme une fille. Je n'avais jamais traversé le jardin pour véritablement voir sa maison. Habituellement, je la déposais devant l'allée. Comme la plupart des maisons sur Hollywood Hills, le petit jardin de devant était rempli de verdure, des géants lauriers-roses dans le cas présent, normalement plantés par les habitants pour s'assurer un peu plus d'intimité et d'isolement. J'étais presque à la fin de l'allée avant de voir plus qu'un aperçu de la maison elle-même. Quand ce fut le cas, je m'arrêtais et regardais, légèrement confus. C'était petit. Un bungalow, vraiment. Et tandis que nombreux de ses vieux bungalows des années 30 avaient été sauvagement convertis et étendis en luxueuses maisons, celui-là semblait intact. Il était pittoresque d'une certaine manière, mais si petit et… normal. Etait-ce tout ce qu'il y avait ? Vivait-elle réellement là ? M'étais-je trompé d'adresse ? Non, c'était là sur le mur à côté de la porte.
Alors que je gravissais les escaliers et m'approchais de la porte, je fus attaqué par The Shins, écouté à un niveau à littéralement cassé les oreilles. Je souris, à la fois parce que cela expliquait pourquoi elle ne répondait pas à son téléphone et parce que j'adorais cet album. J'appuyais sur la sonnette. Et attendis. Je sonnais à nouveau. Et attendis. Je tapais à la porte… bruyamment. Et attendis. Maintenant, j'étais légèrement inquiet. La maison n'était pas si grande. Combien de temps cela pouvait prendre pour arriver à la porte ? Avec hésitation, j'essayais la poignée.
La porte n'était pas verrouillée.
C'est quoi ce bordel ?
Mon estomac tomba à mes pieds et mon cœur tenta de bondir hors de ma poitrine.
J'ouvris un peu la porte et entrai dans son salon à peine éclairée. Le soulagement m'envahit une fois que je fus à l'intérieur. Je l'entendais chanter… très fort… au son de la musique qui était quasiment assourdissante maintenant que j'étais entré. Je ris à l'explication.
Je suivis le son de sa voix vers le fond de la maison. Putain, je commençai à avoir des papillons dans le ventre sachant que j'étais sur le point de la voir.
Passant à travers la petite salle à manger, je passais le coin et la repérais finalement dans la cuisine, devant l'évier, son dos me faisant face. Elle était devant la fenêtre au-dessus de l'évier et la lumière du soleil pénétrait à l'intérieur, inondant tout dans sa cuisine, elle avec, d'une lumière brillante de fin d'après-midi. Elle mélangeait quelque chose avec la cuillère dans sa main droite, sa main gauche posée sur sa hanche tandis qu'elle chantait joyeusement au son de "Phantom Limb". Elle portait une jupe paysanne aux couleurs brillantes, le genre de chose qu'on achète à un marché aux puces pour 20 dollars. Elle avait un marcel blanc serré, qui paraissait vieux. Le coton était si usé qu'il était quasiment transparent, n'empêchant certainement pas de voir le soutien gorge de satin bleu nuit à dentelles qu'elle portait. Pour autant qu'elle est parut magnifique dans toutes ces tenues glamour qu'Alice lui avait acheté, aucunes d'entre elles ne pouvaient se comparer à ça. Ses longs cheveux sombres étaient posés au sommet de sa tête en une queue-de-cheval ébouriffée, hasardement tenue en place par deux baguettes chinoises et elle était pieds nus. De longues mèches de cheveux s'étaient échappées et volaient autour de son visage. En cet instant, elle ressemblait exactement à ce qu'elle était il y a un an, une étudiante à temps partiel, une belle fille, chantant dans le groupe de son cousin, douce, naturelle, incroyablement sexy.
Putain.
Alors que je la regardais silencieusement, elle bougea son corps sur sa jambe droite tout en frottant son pied gauche sur son mollet, comme si ça la grattait. Elle pivota pour attraper une autre cuillère à soupe du comptoir et mélangea une marmite de quelque chose de bouillant à l'arrière de la gazinière, ne s'arrêtant jamais de chanter. Ses mouvements étaient si légers et fluides, elle était manifestement dans son élément et joyeuse, chantant à tue-tête la chanson. Je ne l'avais jamais vu aussi à l'aise, détendue et joyeuse.
Ma bouche commença à saliver devant cette vision. Je me tenais juste là, la bouche ouverte comme un sale type. Je m'admonesterais silencieusement. Je devais m'en remettre ou j'allais lui faire peur.
Je m'éclaircis bruyamment la gorge pour l'alerter de ma présence. Son chant fut perdu dans le cri étranglé alors qu'elle se retournait pour me faire face, la cuillère de bois serrée contre sa poitrine, ses yeux sombres écarquillés et brillants, un rougissement envahissant ses joues. Elle était encore plus belle. Ça n'aidait pas. Je mis rapidement mes mains devant moi pour la calmer et lui lancer un sourire rassurant. Une fois qu'elle enregistra qu'il ne s'agissait que de moi, ses yeux se fermèrent et elle tomba contre le comptoir, soulagée.
"Oh mon dieu, Edward ! Tu m'as fichu une peur bleue ! Qu'est-ce que tu fais là ?"
"J'ai appelé. J'ai sonné et tapé à la porte, mais tu ne m'as pas entendue. Ta porte était ouverte, alors je suis entré. Bella, pourquoi diable ta porte était-elle déverrouillée ?"
"Quoi ?" Elle semblait distraite, jetant un regard vers l'entrée de sa maison, tandis qu'elle tendait le bras pour atteindre son iPod et descendre le volume à un niveau tolérable. "Oh, je suis rentrée du studio y'a un petit moment. J'ai dû oublier de verrouiller derrière moi." Elle haussa les épaules.
"Merde, Bella, c'est putain de dangereux. Pour n'importe quelle femme vivant seule à LA, mais surtout pour toi. Tu n'as peut-être pas rencontré des fans désaxés pour l'instant, mais ce n'est qu'une question de temps. Tu dois te protéger."
Elle fit une grimace, ses yeux sur ses pieds nus, semblant misérablement inconfortable. Elle donnait l'impression d'être sur le point de pleurer. Je détruisais sa bonne humeur, réalisai-je. Elle avait une super énergie dans sa glorieuse petite cuisine remplie de soleil, cuisinant et chantant, et me voilà en train de lui rappeler combien tout avait changé pour elle, et pas nécessairement pour le meilleur. J'étais habitué à cette merde, mais c'était tout nouveau pour elle, et probablement terrifiant.
Je soupirais et fis passer une main dans mes cheveux. "Je suis désolée." Il était temps d'arriver à la raison de ma présence ici, bien que ça n'avait plus d'importance maintenant. Mais quand même, j'avais besoin de donner une explication. Je pris une profonde inspiration et espérais que ça semble plus calme que ce que je ressentais. "Je passais dans ton quartier et j'ai pensé voir si tu voulais prendre un truc à manger, mais clairement tu attends des invités." J'agitais une main vers la relativement grosse quantité de nourriture qu'elle cuisinait.
"Invités ?"
"C'est beaucoup de nourriture, Bella. Tu dois avoir des personnes qui viennent. Je ne vais pas te déranger plus longtemps."
"Non, pas d'invités ! C'est seulement moi," dit-elle rapidement. Elle baissa à nouveau les yeux, ce rougissement fatal envahissant ses joues. "Um… tu veux rester diner ?"
Putain, oui. À cet instant précis, je ne veux plus quitter cette cuisine pour aussi longtemps que je vive.
"Eh bien, ouais, bien sûr, mais tu es sûre que tu n'attends personne ?" Je pensais à Jasper, mais il n'y avait rien au monde qui me ferait dire son nom. "Pourquoi fais-tu toute cette nourriture ?"
Elle rit et haussa doucement les épaules. "Je ne sais cuisiner qu'en 'maxi' je suppose. Je faisais toute la cuisine à la maison pour moi et mon père, Charlie. Mais presque tout le temps il y avait quelqu'un qui s'invitait. Emmett ou Rose, ou Jasper, ou tous ensembles. Charlie travaillait beaucoup, ma maison était donc le lieu principal de répétition du groupe. J'ai toujours cuisiné pour une foule. Je le fais toujours par habitude."
"Tu donnais l'impression de bien t'amuser. Tu aimes cuisiner." Ce n'était pas une question.
"Ouais. C'est basique, direct. Et le résultat était toujours plutôt bon, si je peux me permettre. Je suppose que tu peux dire qu'il s'agit de mon lieu de paix. Et j'en avais vraiment besoin aujourd'hui. Alors," elle se redressa et me regarda, "tu restes ?"
Je lui fis un grand sourire. "Absolument."
BPOV
J'essayais de calmer mes nerfs. Edward se tenait dans ma cuisine, semblant incroyablement heureux à l'idée de rester manger mon humble petit repas maison. Ma sonnette d'alarme résonnait, surtout après ma conversation de ce matin avec Rose. Je n'aurais pas du lui demander de rester. Quand nous étions tous les deux, simplement comme ça, c'était là que les choses devenaient… troubles et confuses. Mais j'étais tellement prise par surprise, l'avoir ici dans mon endroit très privé. Et je voulais vraiment qu'il reste. Après ma découverte choquante de ces sites web ce matin et l'horrible scène avec les paparazzis cet après-midi, j'avais eu le désir submergeant de l'appeler. J'avais pensé à lui tandis que je me tenais devant la gazinière, voulant le voir avec certaines parts de moi. Et puis, miraculeusement, il était dans ma cuisine, et je ne voulais simplement pas le laisser partir.
J'expirais, faisant voler les mèches de cheveux qui s'étaient échappés de ma coiffure maison et tentais de rester naturelle.
"D'accord, tu peux ouvrir un peu de vin pour nous ?" demandai-je par-dessus mon épaule alors que je cherchais l'ouvre-bouteille dans un tiroir.
Il fut heureux d'avoir quelque chose à faire et se mit en route. Je lui indiquai ma maigre petite sélection de vins et il partit à la recherche d'une bouteille.
"Qu'est-ce que nous mangeons ?"
"Du poulet Alfredo. Désolée, ce n'est rien de très chic."
"Ca sent très bon," dit-il, alors qu'il prenait une bouteille pour aller avec. "Et je meurs de faim."
"Eh bien," ris-je. "La seule chose que je peux te promettre c'est qu'il y en aura plein."
Nous travaillâmes très facilement pendant un temps, moi en train de finir le repas et le dirigeant vers les plats et l'argenterie pour qu'il puisse mettre la table. Il commençait à faire sombre, mais la lumière était toujours présente et l'air était doux et chaud. C'était une nouveauté dont je ne pouvais me passer après avoir passé une vie entière dans la pluvieuse Péninsule Olympique de Washington. J'ouvris donc les portes fenêtres du salon qui faisaient face au jardin. Toute la lumière dorée de la fin de journée inondait la table et on n'avait même pas besoin d'allumer le lustre. Le jardin était un mélange d'arbustes et de fleurs, luxuriant et vert. C'était une de mes parties préférées dans la maison. Il y avait un concert de bruits d'insectes et d'oiseaux qui filtrait à l'intérieur.
Je parcourus mon iPod et trouvai ma liste d'écoute de Nick Drake et appuyer sur jouer. Il ne restait plus qu'à apporter le pain à table.
"Que puis-je faire d'autre ?" demanda Edward, revenant dans la cuisine.
"Rien, juste ça et je l'ai. Vas verser le vin," dis-je, sans me tourner. Maintenant que j'avais fini de cuisiner, je levais les mains et retirais les baguettes de mes cheveux, les secouant alors qu'ils me tombaient dans le dos. Je pris la corbeille de pain et me tournai pour aller vers la table.
Edward se tenait là où il s'était arrêté, semblant gelé sur place. Sa bouche était légèrement ouverte, et ses yeux semblaient un peu brumeux. Il me regardait avec une expression légèrement peinée sur le visage.
"Edward, est-ce que tout va bien ?"
Il cligna des yeux et expira, puis me lança son sourire de super star, celui qui me faisait toujours tituber. "Je vais bien," dit-il avec un grand sourire. "Allons manger !"
En un rien de temps, nous fûmes installés à la table, sirotant un pinot parfait, grâce à Edward, commençant à manger le poulet et la salade. Edward prit une bouchée, ferma ses yeux et gémit.
"Dieu, Bella, c'est fantastique."
Je grognai, n'y croyant pas. "Allez, Edward. Tu manges dans les meilleurs restaurants de LA toutes les nuits. Eh bien, en dehors des nuits où tu manges des tacos acheter dans un camion sur le côté de la route. Mais, de toutes les manières, ce n'est rien comparé à de la nourriture comme ça. C'est juste un diner."
Il posa momentanément sa fourchette pour me regarder. Je rencontrais son regard et ce fut là à nouveau, cet étrange frisson, comme un courant électrique qui descendait dans mon dos et jusqu'à mes doigts de pieds, à chaque fois que je le regardais. Danger. Je suis en danger.
"Bella, je ne me rappelle pas la dernière fois que j'ai juste mangé un diner. Dans la maison de quelqu'un. Comme une personne normale. C'est merveilleux." Il but une gorge de vin et regarda dehors, à travers la baie vitrée. "Tout est plutôt bien. J'aime ta maison, au fait. C'est… inattendu."
"Si par inattendu, tu veux dire petit et ordinaire, alors oui, c'est le cas," ris-je.
"Eh bien, j'ai remarqué que c'était un peu modeste. Pas exactement le berceau d'une rock star," admit-il, un sourire en coin sous la chute des ses glorieux cheveux de bronze.
"Ne m'appelle pas une rock star. Et oui, l'agent immobilier m'a fait aller dans toutes ces maisons folles, grands palais aux airs de faux châteaux, énormes choses modernes et caverneuses, des endroits avec des piscines intérieures et des chutes d'eau… c'était fou. Je me sentais perdue dans ces lieus. Je ne pouvais pas me voir habiter dans un endroit comme ça seule. Je ne l'avais jamais été… seule, je veux dire. J'étais tout pour prendre une maison avec le groupe ici à LA, du moins pour un temps. Mais Emmett a dit que ce serait plus que pathétique qu'on vive tous ensemble comme dans une série télé. Alors j'ai cherché, mais j'ai détesté tout ce qui m'était montré. Puis j'ai trouvé cette maison en location sur Craigslist et c'était parfait."
Edward s'étouffa presque avec la gorgée de vin qu'il avait prit. "Tu as trouvé ta maison sur Graigslist ?"
"Ouais. Je veux dire, l'agent immobilier a quand même tout arrangé, préparé tout ce qu'il fallait faire. Mais je lui ai emailé le lien. Elle n'arrivait pas à croire que c'était ce que je voulais. Mais c'était la bonne sensation, tu sais ? Cet endroit me convient."
Edward me sourit, à nouveau, ses yeux adoucis, son visage si beau que je ne pouvais pas parler. "Oui, c'est vrai."
Je retournais mes yeux sur mon assiette avant qu'il ne puisse voir le rose gagner mes joues. Je savais que c'était une erreur, l'avoir ici. Mais je ne pouvais pas le regretter. J'avais la sensation de marcher tout droit vers mon destin mais je n'arrivais pas à réunir la force de m'en soucier.
"Alors," dit-il, redirigeant la conversation. "Tu dis que tu as appris à cuisiner pour la faire à ton père. Où est ta mère ?"
Je bougeai, légèrement mal à l'aise à la question, mais je gardais ma voix vive. "Partie. Elle a rencontré un joueur de baseball à Port Angeles quand j'avais huit ans et ce fut la dernière fois qu'on l'a vu."
"Sérieusement ?" Edward semblait choqué. Je savais pourquoi. J'avais tout entendu à propos des magnifiques Cullens de la part d'Alice. Dr Carlisle Cullen, un des spécialistes du cœur les plus talentueux dans Seattle, et Esme Cullen, une décoratrice d'intérieur à succès. Des parents beaux et parfaits relation aimante et dévouée. Honnêtement avec une famille aussi parfaite, il était difficile de comprendre comment Edward était devenu un tel bazar. Habituellement, je n'étais pas honteuse de là d'où je venais, mais c'était dur de ne pas se sentir un peu incertaine à propos de mon vécu familial face à une telle perfection.
"Je suis désolé, Bella. Ça a du être dur pour toi." Edward avait posé sa fourchette et maintenant il faisait courir une main sur ses yeux en signe de frustration. "Putain."
"Quoi ?" Je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il l'avait contrarié.
"A chaque fois qu'on parle, il semble que je dise quelque chose de déplacé. Ce truc à propos de la fac au match, et maintenant ta mère."
"Hey." Je tendis le bras et posai ma main sur son avant-bras. Picotements. Arrête. "Tu as simplement eu une vie différente de la mienne. Je ne suis pas désolée ce que qu'il m'est arrivé, puisque j'aime la façon dont tout se passe pour l'instant."
Il me sourit doucement et se détendit. Je replaçai rapidement ma main sur mes genoux. Le toucher, même si c'était innocent, était intoxiquant et dangereux.
Après ce moment, on discuta facilement durant le reste du repas, principalement à propos de Seattle. Il était partit quelques années avant que je n'arrive, mais on avait été assez proche dans le temps pour partager de nombreux souvenirs communs.
"Es-tu déjà allé chez Crazy Rick ?" lui demandai-je.
"Ce petit café juste à la sortie du campus, au coin de la 11e ? Putain que j'aime cet endroit ! Je n'y ai pas pensé depuis des années."
"C'était mon préféré. Rick faisait le meilleur latte de Seattle, ce qui veut dire quelque chose."
Edward soupira en se souvenant. "Je me souviens maintenant. Les meilleurs lattes. La mousse était si épaisse que ta cuillère pouvait tenir toute seule. J'avais vraiment oublié. Ce n'est pas comme ça que c'est appelé en vrai, non ?"
"Oh, non. C'est Coffee Café, ou quelque chose de totalement générique et stupide. Mais Rick était fou, alors tout le monde l'appelait la maison de Crazy Rick. Tu te souviens comment il te criait des insultes si tu prenais trop de temps pour décider ce que tu voulais ?"
Il jeta sa tête en arrière et ria, totalement libre et détendu. Comme si je n'étais pas déjà assez folle de lui. Maintenant, il se souvenait avec moi de mes endroits préférés à la maison. Il était putain de parfait pour moi, et pourtant tellement loin de moi en même temps. Pourquoi devait-il être lui ? Pourquoi ne pouvait-il pas être personne ? Rose avait raison. Il était crée pour briser mon cœur. Simplement pas vraiment de la manière dont elle le suggérait.
Nous avions terminé la première bouteille de vin et commencions à faire de même avec la deuxième. Le repas était pratiquement terminé, mais nous étions toujours assis, mangeant ce qu'il restait de la nourriture, sirotant notre vin, parlant de la maison, profitant de la lumière dorée qui filtrait toujours dans la pièce. Et j'en profitais un peu trop pour fixer Edward et il me regardait aussi, je décidais donc qu'il était temps de m'éloigner et d'aller dans la cuisine pour ranger. Edward se leva et se lança joyeusement dans le nettoyage de la table.
EPOV
J'étais heureux d'être occupé, bougeant dans tous les sens dans la cuisine, portant des assiettes et des verres. J'avais besoin de respirer un peu. Elle devenait de plus en plus parfaite, et le tiraillement que je sentais envers elle, le besoin d'être avec elle, devenaient toujours plus forts. Si elle ne s'était pas levée d'un coup pour débarrasser la table, je pense que je me serais jeté dessus et l'aurais attaqué.
Bien sûr, maintenant chaque fois que je venais dans la cuisine, j'étais accueilli par Bella qui se tenait devant l'évier, son dos me faisant face, exactement comme elle se tenait avant le diner quand elle avait levé la main comme après une pensée et avait arraché ces putains de baguettes de ses cheveux, faisant voler ses glorieuses boucles cuivrées dans son dos. Puis, elle avait légèrement cambrée son dos et avait fait courir ses doigts à travers ses cheveux pour les secouer. Je jurais avoir senti son odeur de fraise d'où je me tenais quand elle l'avait fait. Mes mains se serrèrent alors que je combattais l'instinct de tendre les bras et enrouler ses magnifiques cheveux dans mes mains et de la faire tourner jusqu'à ce qu'elle arrive dans mes bras…
Mais on avait passé une tellement bonne soirée. C'était exactement ce dont j'avais envie quand j'étais venu ici. Moi et elle, seuls, toutes les autres merdes oubliées et jetées au loin. C'était simple entre nous comme ça, et je voulais que ça continue pour en profiter. L'attaquer conduirait certainement la soirée à une fin résonnante et gênante. J'essayai donc d'oublier le spectacle de ses cheveux tombant dans son dos, et le spectacle du rouge de ses joues, induit par le vin alors qu'on riait pendant le diner. Je me conduirais convenablement, l'aiderais à ranger, et rentrerais à la maison. Je pouvais au moins faire ça sans tout foutre en l'air, oui ?
Oui.
Retournant dans la cuisine, je saisissais le dernier verre, posé près de la gazinière, et passa derrière elle pour le mettre dans l'évier. Elle avait tendu le bras pour allumer l'eau, mais sembla avoir changé d'avis abruptement et décida de retourner dans le salon. Elle se tourna soudainement et ne s'attendait clairement pas à ce que je sois aussi prêt d'elle.
Elle se glaça, avec ses petites mains levées devant elle, en signe de surprise.
Je me glaçai, mon bras toujours tendu vers le comptoir sur sa droite.
Mon cerveau me disait ce que je devais faire, mais le reste de mon corps n'écoutait pas.
Je devrais baisser mon bras et m'écarter de son espace personnel.
Je devrais lui lancer un sourire gêné et dire quelque chose d'amusant pour détendre l'atmosphère.
Je devrais m'écarter et la laisser passer pour aller dans le salon.
Je ne fis rien de ces choses.
Je me tins là, la coinçant entre le comptoir et mon corps. J'arrêtais de respirer. Tout comme elle. Son menton était baissé, mais elle me regardait à travers ses incroyablement longs cils. Ma main se tendit sans que je réalise ce que je faisais et ses doigts glissèrent le long de sa mâchoire, touchant à peine son visage. Je bougeai d'un millimètre et nous nous touchions sur toute la longueur de son corps. J'avais la sensation d'être sur le point d'exploser au contact, à sa chaleur. Je ne pris jamais la décision de l'embrasser, mais à ce moment là, je baissais ma tête, remontais son menton avec mes doigts. Je caressais ses lèvres des miennes, doucement, une fois, puis encore une. C'était si différent de cette nuit près de la voiture, doux, intime et sexy. Je fis courir une troisième fois mes lèvres sur sa bouche, puis arrêtais avant de presser plus fermement, ouvrant gentiment ma bouche sur la sienne. Ses lèvres s'ouvrirent rapidement. Je goutais sa lèvre inférieure avec ma langue, puis la glissais dans sa bouche. Putain. Je sentis sa langue s'écraser contre la mienne et un gémissement involontaire s'échappa de ma gorge.
Je glissais ma main autour de son cou pou attraper le derrière de sa tête et fis ce à quoi j'avais pensé toute la nuit… j'enroulais mes doigts étroitement dans sa magnifique chevelure et la tirais contre moi. Je saisis sa hanche droite avec mon autre main et l'écrasais contre mes hanches. Ses mains, qui étaient coincés entre nous remontaient maintenant sur mon torse et elle saisit fermement mes cheveux, tirant ma tête vers elle. Elle me voulait. Je pouvais le sentir sortir d'elle par vagues. Autant que je la voulais. Sauf que maintenant, c'était amplifié par mes émotions, bloquées par des jours et des jours de déni, de tension et de désir. Je n'avais jamais ressentis quelque chose comme ça, comme si chaque terminaison nerveuse de mon corps répondait au moindre de ses contacts. Je n'avais jamais voulu quelqu'un à ce point. Ça me faisait mal. Était-ce aussi consumant pour elle, me demandai-je. Elle arqua son dos et se pressa plus avant contre moi et à ce moment, je crus que peut-être c'était le cas. Putain. C'est fini. Je ne pouvais pas arrêter, je devais l'avoir… entièrement. Au diable les conséquences.
Nous étions tous deux en manque d'air, je m'écartais donc de sa parfaite et douce bouche et bougeais mes lèvres vers la peau tendre de son cou, juste sous son oreille. Je bougeai ma langue gentiment contre elle et elle gémit, sa tête tombant sur le côté pour me donner plus d'espace. Mes lèvres continuèrent à bécoter sa gorge tandis que mes mains se faufilèrent sur sa taille et remontèrent sur sa poitrine. J'entrainais le tissu fin avec mes doigts alors que je progressais. Le bout de mes doigts étaient comme électrocutés alors que je touchais la douce peau de soie de son ventre et elle poussa un petit cri face à cette sensation. Je voulais que ma langue suive le même chemin que mes mains. Je voulais mes mains sur ce tentant soutien-gorge de soie bleu nuit que j'avais regardé toute la soirée. Je voulais simplement… Mes pouces caressèrent le dessous de ses seins et son souffle se perdit dans sa gorge. Je montais plus haut et fis courir mes doigts doucement sur ses mamelons sous le vêtement de satin et elle gémit, se cambrant encore plus contre moi. Mes mains finirent par entourer complètement ses seins parfaits, la serrant doucement, tandis que je gémissais dans son cou. Je n'avais jamais été aussi dur de ma vie. Elle gémit en réponse et poussa sa poitrine dans mes mains.
Je fis glisser mes lèvres le long de son cou et sous sa mâchoire, de retour vers ses lèvres légèrement gonflées et nos lèvres s'écrasèrent à nouveau ensemble en un baiser désespéré. Ma langue plongea loin dans sa bouche et elle me laissa, s'arquant alors que je me pressais plus fermement contre elle. Je reculai légèrement et mordis doucement sa lèvre pleine, le suçant dans ma bouche alors que je baissais les bras pour atteindre le derrière de ses cuisses, juste sous ses fesses et la tirai contre moi, pressant mon érection contre son ventre. Elle gémit une nouvelle fois contre ma bouche. Dieu, ce son me fit presque exploser sur place, comme un ado excité. A la place, je fis glisser ma main le long de sa jambe droite et tirai sur le derrière de son genou. Sa jambe se leva et je la posais sur ma hanche avant de me pousser encore plus contre elle. Cette fois-ci nous gémîmes tous deux à ce contact intime. Elle écarta sa bouche de la mienne et déposa de petits baisers contre ma mâchoire alors que je luttais pour respirer dans le creux de soie entre son cou et son épaule. C'était trop et pas assez à la fois. Sa bouche remonta sur le lobe de mon oreille et elle le bougea avec sa langue. Puis, elle mit mon lobe dans sa bouche et… me mordit. Putain.
"Bella…" Ma voix râpeuse semblait lointaine et inconnu à mon oreille alors que son nom passait mes lèvres. Je serrai plus fort ses cheveux dans mes mains et poussai sa bouche sur la mienne.
Je fis glisser ma main sur sa jambe, derrière son genou, ma paume glissant sur le derrière de cuisse soyeuse, remontant sa jupe en même temps. Mes doigts étaient au bord de sa culotte. Je pouvais sentir la chaleur émaner de son intimité. Un petit son étranglé fut émit par sa gorge. Mes doigts caressèrent son sexe couvert par le tissu.
Oh dieu, je pouvais sentir à quel point elle était mouillée à travers sa culotte.
"Tu es si trempée…" bredouillai-je contre sa bouche. Je voulais la gouter. Je voulais faire ça en premier. Et puis encore et encore. Mes hanches se poussèrent de manière involontaire contre elle et elle fit de même en retour. Elle poussa un cri et agrippa mes cheveux si fort que ça faisait mal. Mais c'était si bon.
"Edward…" Mon nom tomba de ses lèvres comme une petite prière et je fus presque vaincu. J'allais lui faire crier mon nom quand elle allait jouir.
On avait besoin de trouver un lit… genre maintenant. Si on se tenait là une minute de plus, j'allais finir par la prendre sur le sol de la cuisine et Bella méritait mieux que ça pour notre première fois ensemble.
"Bella… je t'en prie… la chambre…" murmurai-je contre ses lèvres.
"Oui…" chuchota-t-elle, gémissant contre ma bouche, alors que je me remettais à caresser son sexe du bout des doigts.
Et puis la sonnette retentit.
On se glaça. J'écartai mon visage assez loin d'elle pour pouvoir la regarder dans les yeux. Ses yeux étaient écarquillés, confus, paniqué. On haletait contre la bouche de l'autre. On entendit la porte s'ouvrit. Putain. Je ne l'avais pas verrouillée derrière moi quand j'étais entré, j'avais été trop inquiet pour elle.
Je retirai mes doigts d'elle, sa jambe tombant de sa hanche, sa jupe retournant à sa place.
"Bella ? Hey, Bells !"
Jasper.
Jasper Hale, putain.
Les yeux de Bella s'écarquillèrent en signe de choc et d'horreur et elle me poussa loin d'elle. Je titubais en arrière et pleurais la perte de son corps contre le mien.
oh oh oh !
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