Chapitre 13
Chacun sa magie
Chère Carolie,
Poudlard me parait beaucoup moins gai qu'autrefois. Surement le fait que tu sois loin de moi ... Tu me manque énormément et il ne se passe pas une journée sans que je pense à toi. J'ai hate d'être de retour chez nous pour les prochaines vacances de Noël ! Je sais que tu m'en veux pour notre mariage retardé, mais je t'assure que ce travail n'est que temporaire et que j'en avais besoin. Cela nous laissera plus de temps pour le fignoler. Tu verras, nous aurons un mariage parfait ! En attendant, je t'aime très fort, même si je demeure loin de toi. Lily et Sirius te saluent,
avec amour,
James
Avec un lourd soupir, il cachetta la lettre et la confia à son hibou. Il sourit devant sa mine contrite et lui tapotta la tête avant de la regarder s'envoler. Ces mots dictaient par une concience et le remord lui faisaient tourner la tête. Il savait pertinament qu'elle lui enverait une réponse avec des mots similaires. La seule différence demeurera dans la franchises de ces derniers. Découragé face à ce dilemne qu'était sa vie, il se frotta les yeux et éteigni la lumiére de sa chambre. Il devait bien être 2 heure du matin et il voulait être en forme pour le lendemain. Avec Lily et le professeur Dumbledore, ils avaient préparé une série de duel pour les septiéme années. Mais ce duel n'était pas comme les autres. Demain, les élèves auront non seulement droit à leur baguette, mais en plus, ils auront droit à quelques potions de leur crue, bien évidement inspectées par la rouquine avant le tournoi.
C'est donc sur ces pensés qu'il s'endormi, ignorant l'ombre qui se faufilait à travers sa fenêtre ouverte. L'hibou était revenu, un morceau de parchemin calciné entre les griffes ...
OooOoOooO
Un brouhaha infernal habitait la Grande Salle et menait les nerfs de James à bout. Etaient-ils obligés de faire autant de bruit ? Et puis, depuis quand le bruit le dérangeait-il ? En temps normal, il était le premier à faire faire exploser quelque chose ! Où était le probléme aujourd'hui ? Peut-être dans le fait que Lily flirtait avec le professeur d'Etude des moldus, un homme très jeune et très blond. A ses côtés, Sirius était venu assisté "au massacre" comme il aimait le souligné à chaque fois qu'il parlait de leurs anciens duels. Par précaution, chaque baguette avait été ensorcelée par Dumbledore lui-même pour qu'aucun sort impardonable ne soit lancé. La salle s'était vidée de toutes ses tables et une estrade avait été dressée.
Tous étaient au bord de l'excitation tandis que le professeur McDonnagal piochait au hazard un nom dans un bocal. Quand les deux duelistes furent nommés - un de poufsouffle, l'autre de griffondor - chacun d'eux monta sur le podium sous les acclamations de leurs camarades. Contrairement à ce à quoi les deux maraudeurs s'attendaient, tout se passa dans l'ordre et aucun élève ne fut accusé de tricherie. Cependant, et au grand damne de leur professeur de potions, très peu avaient utilisés une potion. Tous étaient habitués aux sorts et seuls un, deux élèves avaient fait preuve d'imagination avec leurs armes en bouteille.
Furieuse de voir ses élèves ignorer ses recomandations, elle demanda l'arrêt du roulement quelques instants pour faire une démonstration et montrer aux élèves que l'on pouvait très bien se défendre gràces aux potions. Le directeur trouva l'idée ecxellente et demanda au brun à lunette de rejoindre la rouquine. Souriant d'avance face aux prochains évenements, il salua galament la jeune sorciére. Quand ils furent prêts, elle lui demanda de lancer un premier sort. Avec élegance, il commença avec un simple rictusempra. Avec une vitesse affolante, elle laissa tomber un flacon vert qui dégagea une fumée argentée. Elle disparue sous les exclamations émerveillée de ses élèves et le sort se perdit dans le vide. Intrigué par ce concept, il ne remarqua par les regards des jeunes sorciers et ne put donc pas deviner que son adversaire se trouvait derière jsute elle. C'est donc avec surprise qu'il se fit éjecter par une seconde potion. Furieux de s'être laissé avoir, il se leva, se retourna et lança un sort de son invention. L'éclair la heurta en pleine poitrine et elle se retrouva suspendu par la cheville. Mais elle continuait à sourire et une troisiéme fiole vola pour aller s'écraser devant son collégue. En apparence, rien d'anormal se passa. Les élèves s'inquiétèrent de ne pas voir apparaître l'effet de la potion. Mais le crie de rage dpoussé par James les rassure :
- C'est de la triche ! Tu n'as pas le droit d'abuser de mes faiblesses !
De son côté, bien qu'elle soit toujours suspendue dans le vide, la sorciére riait aux éclats tandis qu'il essayait tant bien que mal de s'orienter. Il semblait être devenu aveugle. En réalité, elle avait simplement transformé ses vers correcteurs en simples vers. Avec fureur, il envoya mille sorts mais aucun d'entre eux n'atteignit sa cible. Avec malice, elle forma un trou devant le sorcier avec sa baguette. Sirius prévint son ami mais en vain, il était trop tard : il tomba sous l'estrade. La salle résona alors sous les rires. Mais il cessèrent très vite quand leur professeur remonta et qu'il répara ses vers. Lily, toujours suspendue, dégluti et lança le contre-sort qui la fit se remettre sur pieds.
Le climat avait totalement changé. L'ancien attrapeur était dans une colére noire et le directeur de Poudlard regretta ne pas avoir aussi ensorcellé la baguette du jeune homme. Ce dernier matérialisa plusieurs objets qu'il expulsa vers la femme de sa vie. Cette dernière utilisa encore une fois l'un de ses flacons et elle se retrouva en train de flotter dans les airs. Un " Ooooh ... " admiratif l'accompagna et elle put ainsi éviter avec beaucoup d'aise et de grace les différents missiles qui essayaient de l'atteindre. Puis, sans que personne ne comprenne pourquoi et comment, chacun des objets envoyés par le brun se retourna contre lui. Heureusement, il les évita sans difficulté. Mais Lily avait encore une fois déjoué ses attaques. Il créa alors autour de lui un bouclier. De nombreux filaments dorés l'encerlaient et chaque potion, chaque sort de la rouquine rebondit sur la muraille du sorcier. Puis elle sortit un drole d'objet. Une sorte de métronome en bois. Elle le fit lentement glisser jusqu'à ce qu'il atteigne les parois des remparts en or. Curieux, l'apprenti auror contempla l'instrument et son infernal tic tac. Puis, petit à petit, ses défences se fissurérent, l'or se terni et il se retrouva très vite à nu. Souriant avec triomphe, l'alchimiste récupéra son précieux objet et envoya une ultime potion qui fit perdre à James sa baguette.
Jugeant que le spectacle avait assez duré, le vieux professeur rejoignit Lily :
- Bien, à présent que Mlle Evans nous a à tous prouvé l'utilité des potions, je vous demande à tous de vous reconcentrer. Les duels vont reprndre !
Pendant ce temps, James était parti, furieux. Désolée mais satisfaite, elle reporta son regard sur le serpentard qui venait d'être appelé et décida d'oublier James pour se reconcentrer sur ses élèves. Mais c'est sans compter le regard lourd de reproche de Sirius qui la fit changer d'avis. Avec un soupir, elle couru le rattrapper.
Elle le trouva dans une salle où il se défoulait en martyrisant de pauvres chaises. Elle s'approcha sans qu'il ne la voit et pose sa main sur son épaule. Brusquement, il lui prit le poigné et la plaqua contre le mur le plus proche. Quand il prit consience de son indentité, ses traits se radoucirent, mais il ne la lacha pas pour autant :
- Alors ? Heureuse ? Tes élèves vont pouvoir mettre à l'épreuve tout ce que tu a appri ces quatre dernières années.
Elle essaya de se défaire de l'emprise de son boureau mais il était trop fort. Il se rapprochait lentement, trop lentement, tandis qu'elle essayait en vain d'éviter son regard, son souffle. Il lui effleura la joue de ses lévres et murmura à son oreille :
- Est ce qu'un jour je comprendrais pourquoi tu m'a rejetté ?
- Est ce qu'il t'es un jour venu à l'esprit que je ne t'aimais peut-être pas ? siffla t-elle méchament.
- Jamais ...
Elle secoua la tête d'exaspération.
- Tu es trop prétencieux pour admettre la vérité !
- Trop amoureux.
Elle demeura muette, paralysée devant ce regard où brillaient mille étoiles, mille espoirs. Il relacha son emprise mais elle ne bougea pas. Elle en était incapable. Et même si elle était en train de signer leur arrêt de mort, elle ne pouvait s'empêcher de s'abreuver de son image, de continuer à l'espèrer alors qu'il avait toujours était là. Il devait s'écarter, sinon elle ne pourait résister. Dans ce lieu où le danger était plus fort que nul part ailleur, dans ce lieu où elle était surveillée sans cesse et où ses anciennes craintes refaisaient surface. Elle devait le repousser, pour son bien, pour leur bien. Les larmes coulaient à présent sous le regard ébahi du sorcier. Délicatement, il les essuya de son pouce provoquant chez la rouquine de légers frissons. Sa peau frémit et elle sentit ses jambes trembler. Il lui embrassa les paupiéres pour qu'elle cesse de pleurer, pour que son sourire revienne, pour qu'ils puissent s'aimer, comme autrefois ... Elle le laissait faire, épuisée de ce combat sans issu autre que le chagrin et la séparation. Ses doigts toujours sur ses poignés, il se pressa contre son corp vibrant et l'embrassa.
Au moment même où leurs lévres se rencontrérent, au moment même où James put redécouvrir leur douceur, le contact cessa. Un élan de culpabilité les terrassa tout les deux. Ils se séparérent en silence. Mais une phrase demeurait dans leur esprit " Trop amoureux." Et dans la pénombre de la salle de classe, un fantome aussi, l'était.
oOoOo
Mon amour,
voilà plusieurs semaines que tu ne m'as pas répondu. Les vacances de Noël approchent et je reste dans l'gnorance de ce qui se passe dans ton coeur. Aurais je fait quelque chose de mal ? Je n'ose imaginer ma vie sans toi. J'aimerais que l'on puisse discuter toi et moi, en tête à tête. Je te rendrais visite ce soir, à travers ma cheminé. Sois dans la cuisine ce soir, à 21 heure. J'espère que tu seras là.
Avec affection,
James
Bien que son iminant mariage soit l'une de ses principales préoccupations et que les rares échanges qu'il avait eu avec Lily le troublaient, il ne souhaitait pas blesser sa fiancée. Cela faisait à présent un mois qu'elle ne répondait plus à ses lettres et il commençait à sérieusement s'inquiétait. Son hibou revenait à chaque fois les pattes vides, quelques minutes seulement aprés s'être envolé. Mais cette fois ci, il devait en avoir le coeur net, car il n'y avait pas trente six mille explications. Soit elle voulait rompre - ce qu'il, et il en avait honte, espérait - soit quelqu'un intercéptait ses lettres, soit - et il ne voulait y croire - elle était en danger. Et bien, au moins, il serait fixé ce soir.
En attendant cette heure tant redoutée, il descendit manger un morceau en cuisine. Il venait de rater le diner et son ventre criait famine. Il se rappella, entre ces murs et les nombreuses tapisseries, ses escapades nocturnes avec ses trois amis. Puis, plus tard, cachés sous la cape, avec Lily. Il se souvenait ses yeux émerveillés à la vue de la cape. Son fremissement de joie et d'impatience quand il lui avait promit une soirée clandestine à la lueur de la nuit ...
Flash Back
Elle était assise sur un fauteuil, ses deux jambes sur un des accoudoirs, l'air absorbé par son bouquin. Silencieusement, il s'était glissé derière elle et lui avait retiré de livre des mains. Furieuse et énevée, elle l'avait pourchassée dans toute la Salle Commune en criant maintes insultes à l'encontre de cet homme qui l'exaspérait tant mais qu'elle aimait pourtant de tout son coeur. La course poursuite se termina dans le dortoir des garçons, là où il avait prévu de l'emmener. La rouquine le devina très aisément et sauta sur l'attrapeur pour récupérer son livre.
Ils tombérent à la renverse, la rouquine se retrouvant sous son camarade qui brandissait le livre au dessu de sa tête. Il s'amusa à la voir lever les bras pour tenter de le récupérer mais il était trop grand et elle ne pouvait se redresser. Aussi, quand il en eu marre de la voir se tortiller, il balança le manuel et la chatouilla. Très vite, elle ne put plus respirer tant elle était hilare. Elle se déchaîna alors, le mordit, le griffa, le giffla jusqu'à ce qu'il daigne la lacher. Il se retira de sur son corps et s'adossa à son lit, épuisé. Quand ils virent dans quel état ils étaient, lui, les joues rouges et les cheveux en bataille, elle, la chemise défaite et les yeux brillants, ils repartirent dans un fou rire avant qu'il ne la plaque au sol pour l'embrasser.
Sa vie était redevenue parfaite depuis qu'il était avec Lily. Il était passé par une période difficile et sinistre juste aprés la mort de Marguerite. Quand il était rentré en septiéme année, personne ne l'avait reconnu. Ses farces avaient cessées et il ne sortait en expédition la nuit que lors de la pleine lune, pour Remus. Il était devenu discret et effacé, toujours dans ses pensées, inattentif. Tout le monde s'était beaucoup inquiêté et, à la surprise de tout le monde, la rouquine la premiére. Tout d'un coup, il lui était apparu sous un autre angle. Comme un être préocupé, soucieux et tourmenté. Les premiéres semaines, elle fut trop intimidée par ce brusque changement pour tenter un quelconque rapprochement. De plus, cette distance entre elle et ce garçon qui la pourchassait sans cesse autrefois la troublait. Aussi, elle se fit plus attentive, plus douce, petit à petit, il répondit à cette affection et bientôt il reprit des couleur. Ce fut un tel soulagement pour la griffondor qu'elle laissa ses sentiments prendre le dessu. Depuis, tout deux vivaient sans autre soucie que le bonheur de leur couple. Bien que, mais ça James ne le savait pas, de mauvais esprits hantaient la jeune sorciére la lui arrachant petit à petit et inévitablement.
En attendant, cette nuit là, James avait une surprise pour sa très chére Lily et il ne la fit pas attendre plus longtemps. Il souleva sans effort son matela et en sortit un tissu d'une fluidité et d'un rayonement apparant à celui d'un ruisseau. La rouquine n'en avait encore jamais vu, mais elle devina instentanément de quoi il s'agissait. Elle retint à peine une exclamation émerveillée et s'approcha de son copain à quatre pattes pour contempler de plus prés cet objet si rare qu'elle n'avait vu qu'à travers ses livres. Fascinée, elle n'osa toucher la cape que quand le propriétaire de cette derniére lui prit la main et la guida à travers ses plis soyeux. Puis il la leva, la plaça devant un miroir et l'enlaça, les encerclant de la cape. Avec un hoquet de surprise, elle vit son corp disparaître avec celui de James.
Puis il la fit glisser complétement sur lui, de telle sorte qu'elle ne puisse le voir. Effrayée par tant de magie mais auissi tellement excitée, elle tendit les mains pour essayer de le toucher. Mais il était déjà trop loin. Ayant l'impression de jouer avec sa soeur, comme quand elle était petite, à cola mailla ( ce jeu avec le foulard sur les yeux ) elle se sentit ridicule. Pourtant, elle n'avait rien sur les yeux et elle distinguait très bien ce qui se trouvait devant elle. Mais rien de ce qu'elle voyait ne lui appartenait. Il fallait qu'elle le retrouve, qu'elle le touche. C'est pour cela qu'elle se prit au jeu, bien qu'elle ne sache où chercher. Découragée, elle se teint un moment immobile au milieu de la chambre.
Un souffle sur sa nuque la fit alors sursauter, mais elle ne se retourna pas. Des baisers papillon la firent frissoner de délice, puis une main sur sa hanche, une autre soulevant ses cheveux. Elle vibrait de tout son corps tandis qu'il glissait ses doigts sur son ventre. Ne supportant plus cette torture, elle se retourna brusquement et l'embrassa fiévreusement, ignorant la cape qui était tombée à ses pieds. Plus rien n'avait d'importance que cette bouche chaude sur la sienne, que ses mains sur son corps. Quand ils se séparérent, leurs pupilles étaient dilatées et leur corps haletant.
Soudain, des bruis de pas se firent entendre. Précipitament, James ramassa la cape et les recouvrit avec. Avec amusement, ils virent Sirius parcourir la chambre de son regard à la recherche de son meilleur ami. Quand il tourna les talons et ferma la porte, ils reprirent leur souffle alors qu'ils n'avaient même pas eu le sentiment de le retenir. Puis ils éclatérent de rire. Folle d'impatience, elle le prit par la main et ainsi débutérent leurs premiéres escapades.
Fin Flash Back
Un courant d'air glacé s'infiltra tel un serpent dans les replis de sa cape et il pressa le pas. A présent qu'il s'était rassasié dans les cuisines, il devait sans attendre se rendre dans ses appartements pour son rendez-vous avec Carolie. Précipitament, il donna le mot de passe au tableau qui cachait l'entrée de sa chambre et se dirigea vers la cheminée du petit salon qu'il partageait avec Sirius et Lily. Cette derniére était d'ailleurs assise en tailleur et elle lisait. Cette scéne lui rappela certain souvenirs qu'il chassa aussitôt en repensant à sa fiancée. Elle leva à peine la tête quand il entra et ne lui pretta pas la moindre attention. Cependant, il voyait qu'elle crevait d'envie de lui demander où il était passé lors du dîner, lui qui ne manquait jamais un repas. Malgré cette ignorance, il ne tenait pas à ce qu'elle soit là durant son entretien avec Caro, aussi lui demanda t-il de s'en aller. Outrée mais compréhnsive, elle le laissa seul.
Quand il fut certain que la porte menant à sa chambre fut bien fermée, il sortit de sa poche un sachet en peau de monton contenant une poudre grisatre. Il en balança une poignée dans l'hatre et prononça distinctement :
"Appartement 6, Résidence BeauSort, 88 Cupple Street"
Des flammes vertes s'élèvérent dans la cheminée. Il se baissa alors, satisfait, bascula sa tête en avant et contempla la piéce dans laquelle il se trouvait. Il reconnaissait sa cuisine mais elle était déserte. Seule la lumiére du hall était allumée et des bruits parvinrent bientôt à son oreille. Des pas déterminés claquérent sur le parquet suivis d'un roulement. Une ombre effaça un moment le raie de lumiére filtré par la porte séparant la cuisine du hall. Se rendant compte de l'identité de cette ombre et de la direction qu'elle prenait, il cria :
" Caro !!!
Les bruits cessérent aussitôt. Puis il entendit la jeune sorciére se rendre dans la cuisine. Quans elle alluma la lumiére, il la vit défaite, les cheveux en bataille, le teint pale, le regard farouche et détruit. Ne comprenant pas ce qui avait bien pût rendre sa fiancée dans cet état, il poussa une exclamation de surprise. Avant qu'elle ne s'accroupisse devant lui, il s'écria :
" Mais qu'est ce qu'il se passe ? Caro je ne comprend plus rien ! Que c'est t-il passé ? Pourquoi ne réponds-tu plus à mes lettre ?
Les questions étaient sorties toute seules, spontanément. Elle le regarda alors avec de grands yeux, puis elle les cligna plusieurs fois comme si elle n'était pas certaine de ce qu'elle venait d'entendre.
- Tes lettres ? Mais quelles lettres ? Et mes lettres alors ?
Il eu la même réaction qu'elle un peu plus tôt. Il ouvrit la bouche pour exprimer son incompréhension et tenta de chercher une explication :
- Mais alors, boufouilla t-il, tu n'étais pas au courant pour ce rendez-vous et ... depuis quand est ce que tu ne reçois plus mes lettres ?
Elle s'assit face à lui avec un léger sourir rassurant et murmura :
- Et moi qui croyais que tu ne m'aimais plus !
Il resta un moment perplexe devant cet aveu. Puis, se ressaisisissant, il la rassura. Puis, ensemble, il se racontérent ce qu'ils avaient vécu et ce qu'ils n'avaient pût se raconter.
- Ainsi, conclu la jeune femme, nos lettres ont dû être intercéptées pour que nous ne puissions pas correspondre.
- C'est la seule explication.
- Mais qui ferait une telle chose ?
- Laisse moi le temps d'y réflechir, je ménerais ma petite enquête, ne t'inquiête pas, cette histoire n'est pas fini. Pour commencer, j'enverrais mon courier à partir d'un hibou du Collége dés maintenant, comme ça l'intercepteur ne poura plus indentifier mon courier.
Elle hocha la tête en signe d'approbation. C'était la meilleure des solutions.
- Bien, tu ne peux pas savoir comme j'ai eu peur les premiers jours ! J'ai réellement cru durant un moment qu'il t'était arrivé quelque chose. Puis, j'me suis dit que si il t'était arrivé quelque chose de grave, j'aurais certainement étée mise au courant, par Dumbledore, ou, au pire, par la presse. Alors j'me suis mis dans la tête que tu avais peur de te marier et que tu ne voulais plus de moi.
Il secoua la tête et déclara qu'il n'avait jamais pensé une telle chose. Enfin, heureux d'avoir pût se retrouver, ils se quittérent.
Quand il se redressa, il réfléchit rapidement et une seule personne capable de se mettre entre lui er Caro lui vint à l'esprit. Alors, sans se questionner davantage, il se précipita dans la chambre de la jeune rouquine, alors que celle ci venait de se mettre au lit. Furieux, il la mença de sa baguette et hurla :
"Pourquoi t'as fait ça !!!
Eberluée par l'intrusion du garçon dans sa chambre, elle ne répondit pas tout de suite, le regardant avec de gros yeux. Puis, se rendant compte de la situation, elle se leva, inconsciente du fait qu'elle se trouvait en nuisette devant son ancien amant, et fit ce qu'elle faire de mieux en sa présence, elle cria :
- Non mais t'es malade ! Tu vas faire quoi ? Me jetter un sort ? Tu t'introduis souvent, toi, dans la chambre des gens en les menaçant de ta baguette ? Et puis de quoi tu parle, hein ? Répond avant que j'te foutte dehors à l'aide de mes armes à moi.
Sur ce, elle sortit d'on ne sait où une fiole à la couleur noir et James, ne voulant pas savoir les effets qu'aurait cette potion, abaissa sa baguette, se sentant un peu honteux. C'est vrai qu'il n'avait aucune preuve. Il s'était basé sur une simple supposition. Il avait réagi exactement de la même maniére qu'elle lors de leurs années à Poudlard durant lesquelles il lui courait aprés faisant au passage les quatre cent coups.
- Désolé, mais je viens de m'appercevoir que quelqu'un essaye de s'introduir entre moi et Caro en intercéptant nos lettres et ...
Lily partit alors dans un rire méprisant :
- Et tu a crue que c'était moi !
Il baissa la tête.
- Vas t'en maintenant, tu me dégoûte !
Avec résignation, il se rendit compte qu'il tentait en réalité de se rapprocher d'elle par tous les moyens possibles et qu'il échouait laborieusement. En réalité, si il avait pensé à elle en premier, c'est parce que, à sa place, c'est ce qu'il aurait fait. En refermant la porte de sa chambre, quelque chose lui revint à l'esprit. Un prénom effleura ses lévres et inquiéta son propriétaire. Tassée au coin de la piéce sous la forme d'une ombre, une âme en peine tremblait de colére et de désespoir.
Merci à :
Chocolatine : j'ai bien aimé l'idée de l'exorciste, à réfléchir ...
Larme d'ange
Ely Malfoy : j'espère que le prologue n'est pas la seule chose qui t'ait plue !
Bezoard : mais Lily est cinglée, c'est bien connu ! mdr ! Nan, c'est vrai que quelqu'un l'a aidé !
nono-chan230 : ton intuition est très juste ! maintenant reste à savoir si c'est toi qui à un quelconque don en voyance ou si c'est moi qui suis trop prévisible !
Miss Enola Addams : voilà un Noël en avance ! Caro est toujours et encore là ainsi que " cette chose en blanc " ( mdr ) Mais sinon, il n'y aurait pas d'histoire ...
une fan
Lil's&Drue : j'espère que ma dose d'imagination a été à la hauteur !
Mg : oulala ! qui sait ? j't'ai peut-être un jour croisé dans la rue et inconsciament tu as été à la source de cette histoire ! mdr
