1. Appartenance: Les personnages présents dans cette fiction ainsi que son univers appartiennent à J.R.R Tolkien, et tiré du célèbre livre The Hobbit, du même auteur.

2. Rating: Cette fiction contiendra beaucoup de sévices (c-a-d violence physique, morale, sexuelle...) et c'est pour cela que je mets un "M" en rating, car certains propos pourraient choquer. Alors vous savez à quoi vous attendre /!\

3. Autre: Allez hop ! La suite directement ! :D


Chapitre 14

Point de vue de Fili.

Je longeais les longs couloirs sombres et froids du royaume d'Erebor, tout en laissant glisser mes doigts sur la pierre taillée qui constituait ces murs. Le regard rivé droit devant, je voyais cette porte s'agrandir de plus en plus, et mon estomac se tordre de plus en plus lui aussi. Pourquoi est-ce que j'y allais.. ? Je pourrais très bien rebrousser chemin, et m'enfuir pendant qu'il faisait encore nuit.. ? Non. Non, je ne pouvais pas faire ça, car je n'étais pas libre de mes mouvements. Je n'étais pas libre du tout d'ailleurs.

Je m'arrêtai devant la grande porte où deux gardes se tenaient là. Ils me regardèrent et esquissèrent un sourire cynique avant de m'ouvrir la porte.

« On parie combien qu'il va ressortir avec un membre en moins ? Héhé ! »

Je franchis alors le seuil sans prêter cas aux gardes et la porte claqua bruyamment derrière-moi, comme pour me faire comprendre qu'il n'y avait plus moyen de ressortir. J'inspirai profondément, et levai lourdement mes jambes pour grimper les quelques marches afin d'arriver devant les montagnes sous la Montagne. Les flambeaux faisaient luire et briller l'or de tout son éclat, et j'en fus presque éblouis et surtout décontenancé devant ce trésors maudit, qui valut la réputation et la malédiction des Durins.

Mon cœur cessa un instant de battre lorsque je vis Thorin debout parmi les pièces et les joyaux. J'inspirai profondément et m'avançai lentement vers lui. Une fois à ses côtés, je m'arrêtai sans bruit et...me courbai.

« Q-Que vouliez-vous...m-mon oncle ? »

Il se retourna vers moi, et releva lentement mon visage dans sa direction en plaçant ses doigts sous mon menton. Mes yeux fuirent aussitôt les siens. Je savais que ce qui allait s'en suivre n'allait pas être très glorieux. Je commençais à avoir l'habitude depuis ces trois derniers mois. Je vis alors sa main opposée se lever, et je fermai les yeux avec force avant de recevoir son coup de poing dans la mâchoire, qui me fit tomber au sol.

« Je t'ai dit de m'appeler 'roi', tu n'as pas encore comprit ?

— J'ai dit que je ferais tout ce que vous voudriez si vous me promettiez que vous ne ferrez pas de mal à Kili s'il était amené à revenir. Et vous avez promis. Or, je ne vous ai pas dit que je vous respecterais, fis-je la voix faiblarde, mon oncle. »

Je vis son regard s'assombrir et un second coup de poing vint s'écraser son mon visage, me mettant face contre terre. J'essuyai doucement le sang qui coulait de mon nez mais ne relevai pas la tête pour autant.

« Discipline ! Soumission ! ET respect ! Cria-t-il. Continu de lutter si tu le souhaite, tu prendra toujours autant Fili.

— Jamais je ne vous respecterais. Vous n'êtes qu'un monstre ! »

Il m'attrapa brutalement par le col de ma tunique et me poussa dans une des montagne d'or avant de s'avancer d'un pas rapide dans ma direction. Je tentai alors de vite me relever afin de m'enfuir, mais mes pieds et mes mains s'enfonçaient parmi les pièces, et il m'était impossible de trouver un appuis pour me redresser.

Il s'assit alors à califourchon sur mon bassin et plaqua ses mains sur mon cou et commença à douloureusement m'étrangler. Je tentai de reprendre mon souffle comme je le pus, mais je manquai déjà d'air. Mes mains partirent d'elles-même agripper les poignets de mon oncle pour le dégager, mais rien n'y faisait. Il avait la force de vingt guerriers nains. Il se pencha soudainement vers moi, et scella brutalement ses lèvres aux miennes et força aussitôt l'entrée de sa langue. Je tentai de tourner la tête mais j'étais coincé, je m'enfonçais dans les pièces et je ne pouvais pas bouger. Je pouvais lui mordre la langue, oui, mais la dernière fois ça a très très mal fini à cause de ça. J'ai retenu la leçon. Alors que je commençais à mourir asphyxié, il retira enfin ses mains de mon cou pour maintenir mes mains qui avaient commencées à le battre. Il se redressa, et me laissa reprendre mon souffle ouvertement. Après avoir regonflé mes poumons d'oxygène, je laissai ma tête tomber contre les pièces et joyaux. J'en pouvais plus, j'étais épuisé par cette violence, par ces douleurs et surtout son poids. J'avais beau lutter, je me fatiguais plus qu'autre chose avec Thorin.

Un long silence avait prit place dans la salle du trésor et alors que j'ouvris à nouveau les yeux, je vis Thorin, le regard perdu sur moi. Un frisson d'horreur et de terreur me parcouru tout le corps à cet instant précis. Il lâcha délicatement mes bras avant de ramener ses mains vers le bas de ma tunique et d'y glisser les doigts en dessous.

« Qu'est-ce que vous faites.. ? Fis-je la voix tremblante.

— Je vais te montrer une chose, Fili, et tu me remercieras de t'avoir fait vivre cette expérience.

— Ne me touchez pas, sale prétentieux.

— Tait-toi. Si tu continu à jurer et à te débattre, tu vas passer un sale moment. Si tu te laisses faire, alors ça passera mieux.

— Et si je ne veux pas que vous fassiez quoi que ce soit, hm ?

— Mais...fit-il en se penchant vers mon oreille, tu n'as pas le choix, Fili. »

Je sentis ses doigts contre mon ventre et remonter lentement vers mon torse avant de redescendre délicatement, me procurant, à mon plus grand dégoût, d'agréables frissons. Il commença à ouvrir davantage mon manteau et à relever ma tunique.

« C'est bien Fili, tu es obéissant... Je suis fier de toi. »

Je tournai la tête sur le côté pour ne pas voir son visage et son sourire de satisfait et je fermai les yeux pour ne plus du tout rien voir. Je sentis soudainement ses lèvres dans mon cou et sursautai au contact. Il était très doux, soigné et attentionné. C'en était presque effrayant après tout ce qu'il m'avait fait et tout ce qu'il avait fait à Kili. Il jouait avec mes nerfs, avec mes émotions. Et ça faisait encore bien plus mal qu'un coup de poing dans le visage, ou bien être marqué au fer rouge...

Je fus contraint de rouvrir les yeux, car Thorin commença à s'activer et à retirer mon manteau ainsi que ma tunique brune. Il entreprit alors de délacer mes braies et là, mon cœur commença à s'accélérer douloureusement. Non, non je ne voulais pas qu'il me touche, je ne voulais pas qu'il abuse de moi ! Je me redressai difficilement sur les coudes mais Thorin me plaqua violemment contre l'or.

« Je t'ai dit de ne pas bouger, à part si tu souhaites être brutalisé pendant l'acte.

— Il n'y aura pas d'acte. Je ne vous autorise pas à me toucher.

— Tu as dit que tu te laisserais faire à la seule condition que je ne fasse pas de mal à ton frère s'il se ramène. Héhé, un jour. Et j'ai promis. Alors tient ta promesse, prince. »

Il se redressa à son tour difficilement et tirai d'un coup sec sur mes braies pour les descendre jusqu'aux chevilles. La panique me gagna alors que je me trouvais presque totalement nu devant lui, et qu'il commençait à se dévêtir à son tour. Il m'écarta violemment les jambes et se plaça entre elles, faisant entrer nos bassins en contact. Je commençais à me débattre dangereusement, à tenter d'attraper un objet doré pour le frapper ou l'assommer, mais je n'arrivais qu'à attraper seulement des poignées de pièces d'or. Il commença à faire quelques vas et viens, mais je me mis à crier dans la salle afin d'attirer désespérément l'attention de quelqu'un. Mais il plaqua sa bouche contre la mienne et ses mouvements se faisaient de plus en plus appuyés.

« Mon Seigneur ! »

Thorin fit un bon phénoménal à l'entente d'une nouvelle voix et releva la tête pour scruter toute la salle. Quant à moi, ce fut comme si Mahal m'avait entendu et qu'il avait envoyé quelqu'un me sauver de ce monstre et de ce qu'il s'apprêtait à me faire. Thorin me regarda un instant, les yeux noirs de colère et de désir mais se releva et se rhabilla rapidement. Aussitôt qu'il partit en direction de cette voix, je sentis les larmes me monter aux yeux et dévaler chaudement sur mes joues. Je me redressai à mon tour et me revêtis aussi rapidement que je le pus. J'empruntai alors le même chemin que mon oncle mais me cachait juste au tournant d'un mur pour l'observer. Il discutait avec un garde.

« Il n'a pas voulu me dire l'exacte raison de sa venue, mais il m'a impérativement dit qu'il voulait vous voir.

— La dernière fois que j'ai vu le roi de Dale, il m'a rabaisser plus bas que terre pour que je quitte sa cité. Je me demande bien pourquoi il veut me voir. »

Le roi de Dale ? Pourquoi Bard viendrait à Erebor alors qu'il déteste Thorin ? Peut-être a-t-il des informations sur Kili et ce qu'il devient ? Dans ce cas, ce n'est pas à Thorin qu'il doit le dire, mais à moi et moi seul.

Je sortis de ma cachette et m'avançais vers eux comme si de rien n'était.

« Je viens avec vous mon oncle, fis-je toujours la gorge un peu nouée. Il est de mon devoir d'apprendre les échanges et les relations que vous entretenez avec les autres royaumes.

— Très bien, fit-il en souriant. Dans ce cas, allons-y. »

Thorin ouvrit donc la marche et le garde me regarda d'un air étrange avant de me dévisager complètement de haut en bas. Je m'approchai un instant de lui, lentement, les bras dans le dos.

« Qu'est-ce que t'as ?

— Mais rien mon seigneur.

— Pourquoi me regardes-tu ainsi alors ?

— Eh bien, vous sembliez très occupés avant que je n'arrive. Je suis navré de vous avoir interrompu. »

Je brisai brutalement les quelques derniers mètres qui me séparaient encore du garde, et il recula d'un pas. Il ancra ses yeux verts apeurés dans les miens.

« Tu comprends vite, fis-je en intensifiant mon regard. La prochaine fois, je n'hésiterais pas à te sévir pour ton indiscrétion et d'être aussi culotté envers ton prince.

— Je vous demande pardon, mon seigneur.. ! »

Je reculai enfin et passai mon chemin pour rejoindre, à mon plus grand désarroi, Thorin dans le couloir. Une fois à ses côtés, il me jeta un regard, presque de fierté, avant de me sourire et de continuer sa marche. Il a forcément dû me voir agir. Il croit déteindre sur moi, mais jamais je ne serais comme lui. Ce garde n'a pas du tout été fin, et oser dire qu'il était désolé de nous avoir interrompu m'enrageait au plus haut point. Il ne savait pas l'enfer que je vivais à cause de son roi, il ne réalisait pas qu'il avait sauvé son prince d'un acte non consenti. Il ne se doutait de rien, et ils continuaient tous de croire que ce qu'il m'arrivait, je le vivais bien et que je le voulais. Quelle bande d'idiots ! Je n'ai jamais connus de personnes aimant se faire mal mener ou bien se faire toucher contre leur gré ! Ou bien doivent-ils être fou ! Alors pourquoi croient-ils de telles choses ?!

Je resserrai violemment mes poings alors que nous arrivions dans la salle du trône. Je me plaçai lentement à la droite de Thorin pendant qu'il ordonna, comme à son accoutumance, aux gardes de faire entrer le roi de Dale. Mon cœur se mit à battre lorsque je vis le visage de Bard et une petite troupe entrer dans la grande salle. C'était la première fois depuis des mois que je voyais un visage familier ! Thorin m'interdisais de voir qui que ce soit, même Balin et Dwalin, afin d'être certain que les marques qu'ils me laissaient ne soient vu par personne d'autre que lui, et que je ne sois pas tenté de demander une quelconque aide.

Et dans un sens, il avait vu juste, car j'avais une terrible envie de crier, de hurler à Bard que j'étais retenu ici contre ma volonté et que je vivais un enfer ! Mais ma gorge se noua lorsque je sentir le regard de glace de mon oncle me brûler soudainement.

Bard s'inclina brièvement devant Thorin avant de se tenir bien droit, digne d'un roi mécontent.

« Eh bien, Bard de Dale, que me vaut votre visite dans mes murs ? Fit Thorin sur un ton sarcastique.

— Vous savez pertinemment pourquoi je suis ici, Thorin Écu-de-chêne. Il y a de cela plus de deux années, vous aviez promis à mon peuple et à celui d'Esgaroth que si nous vous aidions à récupérer la Montagne, vous nous donneriez une part de votre grande richesse ! (Il marqua une courte pause) Je n'en ai pas vu un seul éclat, de cet or !

— Vous ne méritez aucunement l'or de mes ancêtres, Homme ! Cette richesse appartient aux nains de cette Montagne, et jamais elle ne sera éparpillée en cette Terre ! J'ai peut-être fait cette promesse par le passé, mais aujourd'hui, je ne suis plus le roi d'il y a deux années.

— Ça, je vous l'assure. Votre royaume part en désuétude, votre peuple meurt de faim et de froid ! Votre famille ne mérite pas une telle vie !

— Mais que savez-vous de ma famille ?! Fit Thorin en se levant de son trône. Vous n'avez pas mot à dire sur les personnes de mon sang. Ici sont leur place, ici ils resteront. Cette Montagne est resté bien assez longtemps vide de nains !

— Alors tout finira par disparaître, fit Bard en le regardant de haut. C'est comme si vous tuiez vos gens de vos propres mains, que vous souilliez votre famille seulement par votre sang ! Et cette malédiction qui ne cesse de vous ronger ! Vous n'êtes pas différent des autres héritiers de la lignée de Durin. Vous n'êtes qu'un piètre reflet de votre grand-père et de votre père ! »

Thorin resserra violemment ses poings sur sa longue tunique bleu roi, et crispa son visage par une grimace de mépris et de colère. Bard avait parfaitement raison. Il était comme eux, il avait pourtant dit qu'il ne le deviendrait pas. Mais il a mentit, comme de nombreuses fois depuis. Bilbon avait vu juste en dérobant l'Arkenstone juste sous le nez du dragon, et de la cacher dans sa poche pour préserver Thorin de cette folie. Il avait eu raison, même s'il n'avait pas tenu sa promesse à notre oncle, lui qui lui avait demandé de lui ramener cette fabuleuse pierre.

Je fus soudainement frappé par un idée complètement folle. Je levai doucement les yeux vers la roche couverte de filons d'or qui était reliée au trône. L'Arkenstone était un problème ? Il suffisait simplement de la voler.. !

Je fus contraint de détacher mon regard de la pierre, de peur de me faire surprendre en train de la contempler par Thorin, et mes yeux croisèrent aussitôt ceux de Bard, qui fronça les sourcils. Non, il ne devait pas tenter de communiquer avec moi, je ne pouvais rien dire ! Je risquais de gros ennuis si Thorin s'en apercevait.

Mais son regard chocolat s'intensifia et, d'un geste discret, je pus voir sa main, l'index et le majeur de joints, et les autres doigts repliés, mimer le mouvement que l'on fait pour bander un arc. Je me raidi aussitôt. Il parlait de Kili. Je vis alors de la confusion dans ses yeux, et ces derniers se baladèrent un peu partout dans la pièce. Il le cherchait. Mais Kili n'était pas là. Je fis un rapidement non de la tête et son regard s'assombrit davantage. Il ne semblait pas non plus savoir où se trouvait Kili.

« Bien, je vous laisse avec votre entêtement de nain ! Vous êtes un roi avare, et vous le resterez bien longtemps ! Cria Bard de colère. Mais sachez que cette fureur ne vous mènera pas à la gloire, ça non ! Tout l'Est se prépare, Thorin. C'en sera bientôt terminé de vous. »

Et il tourna les talons, accompagné de sa troupe. Thorin bouillonnait de l'intérieur, quant à moi, je me posais diverses questions sur ce que Bard venait de dire. Tout l'Est se préparait ? Est-ce à dire qu'une bataille allait bientôt avoir lieu ? Je ne pouvais plus rester là sans rien faire. J'avais lâchement accepter de suivre Thorin pour que ce dernier laisse Kili tranquille dans la nature, mais au final, c'était moi qui n'étais pas tranquille. Et ce même si j'aimais mon frère comme je n'en avais pas le droit, je ne pouvais plus continuer ainsi. Pour ma propre santé, et pour Kili.

Je m'élançais alors dans les escaliers pour descendre jusqu'en bas du trône et me mettre à courir après Bard.

« BARD ! Criai-je Attendez-moi !

— Rattrapez-le ! Hurla Thorin. Allez ! »

Bard se retourna vers moi, totalement surpris par la tournure des choses, et réussis à me jeter dans ses bras.

« Je vous en supplie ! Sortez-moi de là ! »

Il ne fallut aucune parole de plus, qu'il m'attrapa par le col de la tunique et nous nous mîmes à courir hors de la montagne avec sa troupe alors que les nains d'Erebor se mirent à nous poursuivre. Je ne voulais pas intervenir, ils n'y étaient pour rien ! Ils ne faisaient qu'obéir.

Il m'aida alors à monter sur son cheval, et nous partîmes tous au galops en direction de Dale.

« Pourquoi m'avez vous pris avec vous ? Dis-je en m'agrippant à lui. Vous n'étiez pas obligé ! Vous allez avoir des ennuis !

— Il était hors de question que je vous laisse moisir là-bas une seconde de plus. Si vous ne seriez pas venu à moi, ç'aurait été moi qui aurait fait demi-tour ! Cramponnez-vous, ça va secouer ! »

J'obéis aussitôt qu'il l'eut dit, et nous vis sauter par-dessus un large fossé et atterrir de justesse de l'autre côté. Nous continuâmes notre ruée vers Dale, alors que je tournai la tête pour voir où étaient nos poursuivants. Ils s'étaient brusquement arrêtés au fossé, les poneys ne pouvant sauter aussi loin que des chevaux. Il commencèrent à faire demi-tour et je pus enfin respirer sans crainte. Je laissai, inconsciemment, retomber mon front contre le dos de Bard tout en soupirant. C'était fini... Enfin, pour le moment.

Nous arrivâmes enfin aux portes de Dale, qui s'ouvrirent à notre passage. Nous trottâmes jusqu'aux écuries, et après êtres descendu, Bard me tendit les bras.

« C'est assez embarrassant, fis-je en le fixant.

— Dites-vous que ça ne se reproduira pas souvent. »

J'acceptai alors son aide, mais alors que ses mains entrèrent en contact au niveau de mes côtes, une atroce douleur vint me déchirer la peau.

« Pardonnez-moi ! Fit-il inquiet. Je vous ai blessé ?

— Non, ce n'est pas vous, fis-je en lissant mes vêtements. Vous ne pouviez pas savoir non-plus.

— Alors vous aussi...

— Moi aussi quoi ? Dis-je en fronçant les sourcils.

— Il s'est aussi acharné sur vous...Tout comme il le fit sur votre frère... »

Tous mes mouvements cessèrent. Comment savait-il pour Kili ? Si je me souvenais bien, je ne lui en avait pas parlé lors de notre dernière visite. Il remarqua tout à coup le trouble qu'il avait occasionné, et se pencha vers moi.

« Je vous expliquerez une fois que nous serons dans mes appartements. »

Il laissa les chevaux aux écuyers puis nous partîmes tous deux jusqu'à chez lui. Lorsque nous entrâmes, je vis Bain et Tilda dans la grande pièce. Le garçon me salua en courbant rapidement l'échine, puis s'enfuit à grande enjambée. La jeune Tilda me donna un petit sourire puis alla se cacher derrière une montagne de livres.

« Eh bien, tout le monde semble occupé ici.

— Nous n'avons pas l'habitude de vivre comme des nobles, alors nous continuons de vaquer à nos habituelles occupations. Bain aime toujours chasser et pêcher, Tilda continu de s'instruire, et Sigrid à s'occuper du bas peuple et des animaux. C'est assez étrange, d'ailleurs, car nous n'avions pas énormément d'animaux de transports ou de compagnies à Laketown, à part un ou deux carlins, qui appartenaient au bon vieux Gwerreant, je me demande donc d'où lui est venu ce soudain intérêt. Mais peu importe s'ils se portent bien. Asseyez-vous donc, je vous en prie. »

Je m'assis alors autour de la grande table, et Bard se posta devant moi. Il commença à m'inspecter du coin de l'œil, puis après un accord de regards, il commença à me tourner lentement la tête sur le côté droit, pour dévoiler un mauvais bleu sur l'angle de la mâchoire.

« Votre frère avait la même sorte de marque lorsque vous étiez venu, il y a plusieurs mois. Je pensai d'abord que c'était une blessure de chasse ou commise par inadvertance... Mais son comportement en disant beaucoup sur sa santé, aussi bien mentale que physique. J'en ai donc conclu que quelque chose n'allait pas, que c'était pour cette raison que vous souhaitiez partir loin d'Erebor.

— Vous aviez juste...Thorin est devenu un être acerbe, méprisant et monstrueux.

— Pourquoi êtes vous revenu à Erebor, alors ?

— Vous croyez que je suis revenu ? Vous vous trompez, seigneur Bard. Je me suis fais accidentellement capturer à la place de mon frère, et j'ai été ramené ici dans le seul but qu'il tombe dans le piège en venant me sauver. J'espérais que Kili ne tombe dans dedans, et il n'est jamais venu... Mais cette absence ne me rassure pas du tout. J'ai bien peur qu'il ne lui soit arrivé quelque chose. »

Nous fûmes déranger par Sigrid qui arriva soudainement dans la pièce.

« Tu désirais me voir, père ? O-Oh.. ! Prince...Prince Fili.. !

— Non, je ne t'ai pas demandé, répondit Bard surpris.

— Vraiment ? Pourtant, Bain m'a dit que...( elle s'arrêta soudainement puis me regarda) Oh le.. ! Il va m'entendre crier celui-là ! »

Elle partie d'un pas énervé puis laissa enfin la pièce silencieuse. Je ne pus m'empêcher de sourire en pensant que Bain était en fait partit en courant, un peu plus tôt, pour qu'elle puisse me croiser « accidentellement »... Malin, ce Bain.

« Écoutez, restez ici le temps qu'il vous faudra pour vous rétablir. Vous êtes en sécurité, vous n'avez pas à vous en faire. Dès que vous vous sentirez mieux, nous partirons à la recherche de votre frère. »


Oui, le roi de la contrée voisine, c'était Bard xD (et le dragon, Thorin au cas où vous n'auriez pas capté héhé)

Alors je sais, peut-être que pour certain c'est difficile de s'imaginer Fili se faire rabattre plus bas que terre, surtout par Thorin, mais n'oublions pas que ce dernier n'a pas de coeur, aucune pitié pour qui que ce soit... Alors, même si Fili est une personne fier, on ne peut pas toujours réussir à se dépétrer de quelqu'un qui vous colle les basques ! Surtout si c'est un homme fort, et qui vous harcèle quotidiennement ! (et qui tente de vous violer, au passage !) BREF ! Je me suis dit que si on passait un peu à autre chose qu'avec Kili, ça pourrait rappeler un peu l'idée principale de cette fiction (qui s'était atténué depuis le départ des princes d'Erebor en fait). BREF ! J'arrête mon bla bla ici, car je dois m'occuper de TGATV, et être assise sur une chaise à McDo, c'est assez chiant pour mon c*l et mon d*s. Ah non, ça je peux l'écrire : pour mon dos ! héhé :D

N'oubliez pas vos révieeeewwwss ! :D
On se retrouve au prochain chapitre,
(Où Kili et Gimli vont faire une rencontre inattendue !)

Bisouuuuus ! :D