Petit mot de moi-même^^ : Coucou tout le monde ! J'espère que vous avez passé une bonne semaine et que vous êtes prêts à profiter des VACANCES ! Tout d'abord, comme d'habitude, un grand merci à ceux qui m'ont laissé des Reviews et à tous ceux qui ont décidé de suivre cette histoire^^ Merci !
Yumi : Je suis ravie de te « revoir », cela faisait longtemps que je n'avais pas eu un message de ta part^^ Je suis contente que le Chapitre t'ait plu et j'espère que tu apprécieras la suite.
De araujo : De rien, contente qu'il te plaise et voilà la suite =)
Bonne Lecture !
Désolée pour les éventuelles fautes qui auraient pu m'échapper lors de la correction =)
Chapitre 14
Draco se réveilla serein. Il ne se rappelait même plus de la dernière fois qu'il avait aussi bien dormi, sans cauchemars, sans mauvais souvenirs. Il se sentait bien. Il ouvrit les yeux en sentant une douce caresse sur son dos, pour tomber sur deux orbes bleus étincelants qui le fixaient amoureusement.
Son souffle se coupa un instant. Il n'avait pas rêvé. Ron était bien là, il lui avait dit ces mots tant espérés, il l'avait pris dans ses bras, il avait dormi avec lui. C'était presque trop beau.
Mais lorsqu'il revit toute la sincérité qu'exprimaient ces yeux, il sourit. Timidement, il s'avança vers Ron, qui était appuyé, la tête sur une main, le coude enfoncé dans l'oreiller, l'autre main posée sur la hanche de Draco, un sourire maintenant aux lèvres en voyant Draco s'avancer vers lui, pour déposer un baiser sur la bouche du roux.
Roux qui répondit bien volontiers au baiser et lorsque Draco se retira, Ron reprit possession de ses lèvres, pas rassasié du tout. Il mit bien vite de la passion dans ses gestes et surplomba son amour, le faisant basculé sans jamais rompre le contact. Il glissa sa main dans les cheveux blonds et soyeux et les caressa un peu. Puis, lorsqu'il daigna le lâcher, il fixa les yeux gris de Draco :
-Bonjour Dragon...
-Bonjour...
-Bien dormi ?
-Avec toi, oui...
Ron sourit.
-Je t'aime.
-Moi aussi.
Sur ces mots, Ron l'embrassa encore une fois avant de se lever.
-Aller, ou nous allons être en retard.
-Pour ce que ça te changerait...
-Pardon ?
-Rien, rien...
-Bien sûr que si, aller, ose répéter tes paroles !
Avec un sourire espiègle, Draco se leva aussi et alla embrasser le roux, passant ses bras autour de son cou. Puis il le lâcha...
-Premier à la douche !
...et s'enferma dans la salle de bain. Ron resta un instant stupéfait avant de secouer la tête, le sourire aux lèvres.
En tournant un peu, il vit un paquet déposé sur le bureau, un papier plié, marqué de son nom, dessus. Il s'approcha et ouvrit le petit mot.
« J'espère pour toi que tu en auras besoin parce que sinon ce sera ta fête.
Ton meilleur ami »
Il ouvrit le paquet et trouva son uniforme ainsi que son sac de cours. Vraiment, Harry pouvait penser à tout quand il voulait.
Il prit le tour lorsque son petit-ami sortit de la salle de bain, non sans lui voler un baiser au passage.
Peu de temps après, ils étaient fin prêts. Ils sortirent donc et Draco sentit son cœur bondir lorsque son gryffon lui prit la main. Ils ne croisèrent personne et prirent un peu de temps pour se rendre à la Grande Salle, discutant, échangeant certains aveux qu'ils pensaient ne jamais se dire, se découvrant.
Draco demanda à Ron comment il avait obtenu la potion, lui qui était une telle calamité dans cette matière. Cette remarque lui valut un baiser passionné, « pour te montrer que je ne suis une calamité que dans ce domaine » avait dit le roux avec un regard brûlant et un sourire vainqueur.
Lorsqu'ils croisèrent d'autres élèves à l'approche de la salle, en revanche, Draco fut saisi de panique. Il se fichait de ce qu'on disait sur lui, il avait l'habitude, mais il était hors de question que son amour reçoive des regards de haine ou des remarques par sa faute. Il retira donc précipitamment sa main de celle du roux et évita consciencieusement son regard lorsque celui-ci se tourna vers lui.
Mais Ron n'était pas idiot et il comprenait déjà beaucoup son petit-ami, grâce à la vision, à Harry et à leur temps passé en groupe, en plus de celui qu'il avait passé, des années durant, à l'observer en secret, et il refusait tout simplement que Draco tente de le protéger de quelque manière que ce soit de remarques d'idiots à qui il ferait la peau s'ils osaient ne serait-ce qu'une parole envers le blond.
C'est donc en arrivant devant les portes ouvertes révélant les tables qu'il s'arrêta, imité par réflexe par son compagnon. Il vit bien quelques têtes se tourner vers eux, s'attendant sûrement à un échange venimeux entre le Serpentard et le Gryffondor. Il croisa alors les yeux d'Harry, apparemment très heureux, montrant une approbation sans faille.
Il sourit et, alors que Draco commençait à s'éloigner vers la table des Serpentards, il passa un bras ferme autour de la taille du blond, le collant à lui, et plongea son regard sûr dans les yeux apeurés de son vis-à-vis. Un silence de plomb était tombé devant ce geste et tous avaient les yeux ronds et attendaient une explication. Harry, lui, souriait, il savait que Ron ferait quelque chose comme ça, après tout, quand le roux avait décidé quelque chose, il était fier de le clamer et ne se laissait pas impressionné.
-Je n'ai pas honte de nous Dragon, (Draco rougit presque devant l'emploi publique de ce surnom) et il est hors de question que je cache notre relation. Les autres peuvent penser ce qu'ils veulent, mais je t'aime. Tu es mon petit-ami et j'entends bien me comporter comme tel.
Il se tourna avec un regard de défi pour tous avant d'entraîner d'un pas décidé son amant vers la table des rouges.
Draco n'eut pas le temps de sauter de joie (intérieurement, bien sûr) qu'il se trouva tiré par le bras de son amour. Il comprit vite que celui-ci le conduisait vers sa table et se demanda ce qui allait se passer, le silence pesant toujours et les regards toujours braqués sur eux.
Ron arriva à la hauteur d'Harry, assis de l'autre côté de la table, arborant un sourire tellement resplendissant que le blond commença à se demander si l'autre n'était pas pour quelque chose dans sa mise en couple. Il ne put penser plus que son petit-ami s'installa à côté de Dean et Seamus et sans lui laisser le temps de réagir, le tira vers lui, le faisant tomber en avant et l'installant sur ses genoux. Il se servit ensuite trois pains au chocolat et un bol de chocolat avant de croquer dans l'un d'eux à pleines dents. Réalisant qu'aucun son ne retentissait, il leva la tête pour trouver les regards incrédules de son amour et de la salle, ceux d'un Harry se mordant la lèvre pour ne pas rire, d'un Neville et d'une Hermione souriant de surprise et d'un Dean et d'un Seamus aux yeux ronds mais plus en fixant les derniers pains que Ron s'était accaparé qu'autre chose. Le roux avala en fronçant les sourcils et regarda Harry :
-Bah quoi ?
C'était la question de trop. Harry éclata de rire, bientôt rejoint pas Hermione, Neville, Seamus et Dean, ce dernier le frappant amicalement dans le dos avant de serrer l'épaule de Draco dans un geste chaleureux de bienvenue. Il se tourna ensuite vers son blond à lui pour lui rouler la galoche de sa vie, tant qu'on y était. Ron les regarda tous avec un sourire avant de tourner la tête vers son petit-ami, les sourcils levés. Celui-ci se remit et secoua la tête de dépit avant de sourire et de croquer dans le pain que le roux avait toujours en main. Il le fixait avec un regard triomphant lorsque Ron s'avança et lécha un peu de chocolat au coin de sa bouche. Puis il poursuivit la mission qu'il s'était apparemment donnée de vider, encore une fois, la table du petit déjeuner, servant au passage son chéri.
Chéri qui regarda autour de lui pour voir que la table des Gryffondors poursuivait déjà son activité, apparemment pas dérangée pour un sous, de même que celle des Poufsouffles, dont certaines filles les regardaient avec des yeux pleins d'étoiles (ces sentimentales alors !). Puis arriva la table des Serdaigles dont certains avaient également digérés le choc. D'autres le regardaient avec des yeux parfois noirs avant de tourner vite la tête. Draco se rendit ensuite compte que cela venait de son petit-ami qui tuait d'un simple regard ceux qui osaient contredire ses actes. Il n'était d'ailleurs pas le seul, certains Gryffondors l'aidant volontiers.
Puis vint la table de sa propreMaison. On les regardait mais aucun mot n'était dit. Blaise, Pansy et Théo souriaient et les autres se taisaient, une acceptation et, pour certains, de l'espoir, dans les yeux. Si leur Prince voulait être avec le roux, il serait avec le roux et ils n'avaient rien à dire.
C'est à ce moment qu'il vit Hermione se lever et se diriger vers la table des Serpentards. Elle s'installa entre ses amis et continua son petit déjeuner après avoir embrassé le noir. Les verts ne dirent rien et certains engagèrent même la conversation avec eux.
Il tourna alors la tête vers la table professorale où le Directeur avait des yeux plus pétillants que jamais, son rêve de voir les Maisons partager se réalisant enfin, et les autres professeurs discutaient entre eux, non sans un sourire de contentement eux aussi. Son parrain ne laissait rien voir, mais il sut décrypter la joie et l'approbation quoiqu'un peu réticente sans doute devant sa relation nouvelle.
C'est là qu'il tourna la tête vers Harry, en face d'eux, arborant toujours ce sourire énorme, un air de « je-sais-ce-qu'il-s'est-passé » sur le visage. Et Draco capta. Ron était nul en potion et celle qu'il avait bue était une potion de Spiritualité. Il comprit alors que son ami brun, non seulement n'y était pas pour rien dans sa mise en couple, mais y était pour tout.
'Sache que ta mort est maintenant imminente Harry... enfin, dès que je t'aurais serré dans mes bras, cela va de soit.'
Cette réplique fit rire le Gryffondor de bon cœur, ignorant les regards interrogateurs qu'il reçut.
Ce qu'il n'avait pas vu, en revanche, c'était la crispation d'un premier année, non loin de là, lors de l'annonce du couple que formaient le vert et le rouge. Neville par contre, ne la manqua pas du tout et se dit que les choses commençaient à se préciser. Il avait en effet quelques éléments en tête qui commençaient à s'assembler pour former une réponse à la question qu'ils se posaient avec Dumbledore.
Il se fit une nouvelle note mentale avant de se replonger dans sa conversation avec Harry. Ça ne le dérangeait pas plus que ça, la relation de Draco et Ron. Le roux était son ami et si Harry, Hermione et lui, étaient amis avec le blond, alors il serait ami avec le blond. Il avait appris à pardonner depuis la fin de la Guerre et il ne voulait plus vivre dans le passé ou la vengeance.
Il se focalisa donc sur ce que lui disait le brun. Brun qui, lui aussi, jubilait intérieurement. Tous ses amis étaient heureux et en couple, il était lui-même avec l'homme qu'il aimait, quoique l'idée de le cacher l'attrista un peu, et il avait pris son antidote le matin même. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes...
XxxxxxxxxxxxxxxX
-Harry !
...ou pas !
Tout le monde se précipita vers le jeune homme qui était à terre, le cœur battant à tout rompre. Son instinct de duelliste l'avait poussé à dégager le passage juste au moment où un sort vert passait près de sa tête. Heureusement, le groupe n'avait pas été touché non plus.
Il fixa le mur derrière lui où le sort avait atterri, laissant une grande trace brûlée. Tous se tenaient près de lui, baguette sortie, mais personne n'était là. Harry se releva, sortit la sienne et alla dans la direction du sortilège jusqu'au détour du couloir. Personne.
Il retourna près des filles, de même que les garçons qui l'avaient accompagné.
-Tu n'as rien ?
-Je vais bien Mione.
-Tu vas encore me dire que c'est un sortilège qui a mal tourné peut-être ?
Il soupira. Blaise, passant un bras autour de la taille de sa petite amie, fronça les sourcils :
-De quoi parlez-vous ?
-Rien d'important.
-Harry ! le rouspéta Hermione
Il soupira de nouveau tandis qu'elle expliquait :
-Harry a failli mourir plusieurs fois cette année, notamment cette fois où une statue lui est littéralement tombée dessus. Il m'a affirmé que c'était un accident mais j'ai bien vu que ces accidents se répétaient un peu trop souvent : chute dans les escaliers, statues, créatures, et maintenant ça ; c'est trop pour n'être que des coïncidences.
-Ce n'est rien enfin !
-'Ry, ta vie n'est pas rien. Tu veux que je te rappelle ce qu'il ressentirait s'il t'arrivait quelque chose ? intervint durement Draco
-Attendez, c'est moi qui suis perdu maintenant. De quoi parlez-vous ? Dragon ?
Celui-ci regarda son petit-ami : comment allait-il détourner l'attention ? …ou il pouvait ne pas détourner...
-C'est...
-Potter ! le coupa une voix connue de tous
Ils se tournèrent pour voir le professeur Rogue arriver d'un pas sûr comme toujours mais un peu précipité.
Harry vit son amant arriver et son cœur battit un peu plus vite. Rien que de le voir le rassurait.
-Rogue, dit-il d'une voix qui se voulait froide
L'autre s'arrêta à quelques pas d'eux et les fixa avant d'apercevoir la trace sur le mur. Ils le virent serrer les points.
-Encore en train d'enfreindre le règlement à ce que je vois. Puis-je savoir de quel droit vous dégradez l'école de vos sortilèges ?
-Je n'y suis pour rien Monsieur, répondit le brun d'une voix polaire.
-Vraiment ? Dans ce cas vous ne verrez pas d'inconvénient à ce que je fasse faire un test à votre baguette et à répondre à quelques questions, n'est-ce pas Monsieur Potter ? Après tout, selon vos dires, vous n'avez rien à vous reprocher...
Et avant que qui que ce soit ne puisse réagir ou ajouter quelque chose, il le saisit par le bras, l'amena à la porte la plus proche et le poussa à l'intérieur de la salle de classe vide. Lorsque la porte claqua de nouveau en se fermant, le silence s'imposa, tous enregistrant la scène.
-Mais quel con !
-Ronald !
-M'enfin, il s'acharne sur Harry alors que celui-ci vient de se prendre un sort !
-Le professeur n'en sait rien et Harry a évité ce sort !
-Mais...
-Ne t'en fais pas, le coupa Draco en passant ses bras autour de son cou, il ne lui fera rien...
Et il l'embrassa pour couper-court à ses répliques.
-Mouais, fit Ron une fois détaché des lèvres de son petit-ami, je leur laisse 10 minutes...
Draco leva les yeux au ciel et sourit avant de l'embrasser de nouveau, pour le plus grand plaisir du roux.
Blaise passa son bras autour de la taille d'Hermione, l'autre sur les épaules de Pansy, Théo à leurs côtés, en les regardant :
-Ah, l'amour !
Ils rirent en acquiesçant.
XxxxxxxxxxxxxxxX
La porte se ferma et Harry fut tiré jusqu'au bureau professoral. Là, son amant le lâcha et enchaîna aussitôt :
-Que s'est-il passé ?
Harry pesa le pour et le contre puis décida que de toute façon, il était hors de question qu'il mente à son amant. Il soupira, ça en devenait une manie, et détourna le regard :
-Sortilège de mort...
Son amour perdit instantanément toute couleur, ses poings se fermèrent avec force et sa mâchoire se crispa. Ses yeux se glacèrent et il se mit à fixer la fenêtre. Il ne dit rien mais Harry attendit, sentant qu'il avait besoin de faire un peu le point. C'est un murmure qui lui fit lever la tête :
-Si je lui mets la main dessus...
Ces paroles suffirent. Le plus jeune franchit le pas qui le séparait de son compagnon et passa ses bras autour de sa taille tandis qu'il se lovait contre lui, le plus possible. Les bras musclés ne mirent pas longtemps à imiter le geste.
-Je vais bien, ne t'en fais pas...
Les bras se resserrèrent et Severus souffla, laissant sa frustration le quitter pour laisser place au contentement de tenir son amant contre lui. Ils restèrent un moment ainsi avant de se séparer un peu. Harry releva la tête et vit tout l'amour de son professeur ainsi que toute son inquiétude dans son regard. Il lui sourit pour le rassurer et profita qu'il était un peu baissé pour lui voler un baiser léger. Puis il s'écarta, contourna le bureau et s'assit dessus, face à la fenêtre la plus proche.
Severus le regarda faire et le rejoint, se plaçant debout à côté de lui.
-Comment as-tu su qu'il s'était passé quelque chose ?
-Eh bien... J'avais, pour tout te dire, mélangé une potion à ton antidote. Si tu es en danger, je le sens. Un peu comme les objets magiques que possède Albus ou ceux qu'avait Fol'Œil.
Le petit brun le regarda bouché bée.
-C'était... bien pensé Sev'... et aussi assez Serpentard.
-Je ne suis pas le Directeur de cette Maison pour rien Gryffon...
-Je me doute... Vous n'êtes pas mal dans votre genre.
-Hum hum. Draco a été particulièrement inventif ces derniers temps. Je te trouvais très Serpentard d'avoir utilisé une potion aphrodisiaque mais j'ai ensuite appris que c'était une idée de Draco. Et il s'est avéré que c'était son coup le plus sournois de tous... rajouta-t-il dans un songe
-Que veux-tu dire ?
Réalisant qu'il avait parlé tout haut, le Maître des Potions se racla la gorge.
-Sev'... ?
-Tu veux dire... que tu ne sais pas quelle potion il t'a donné... ? Remarque, cela ne m'étonne même pas, il a dû te cacher sa nature et tu n'es pas des meilleurs dans cette matière.
-Hé !
Rogue leva un sourcil devant l'exclamation indignée et Harry ne put s'empêcher de sourire.
-Bon d'accord, peut-être que c'est légèrement vrai...
L'autre sourit. Puis, sentant le regard de son amour sur lui, il s'expliqua.
-Ce que Draco t'a donné s'est avéré être de l'Unicus Amor. C'est un aphrodisiaque non seulement très puissant mais aussi très particulier puisqu'il a pour but de rendre le corps du buveur uniquement récepteur à la personne qu'il aime. Personne ne peut le toucher sauf celui ou celle par qui il veut l'être.
Il rit presque devant la bouche grande ouverte du garçon aux yeux verts.
-Je vais le tuer.
Rogue ricana.
-Je ne te laisserai pas faire.
-Ho ho, le parrain est au rendez-vous ?
-Comment sais-tu que je suis son parrain ?!
-Il me l'a dit un jour, quand il a découvert mes sentiments pour toi.
-Je vois... Eh bien oui, le parrain est au rendez-vous.
-Pas grave, je pense que je me suis déjà vengé.
-Mais encore ?
-Tu serais surpris des plans que je peux élaborer mon cher Sev'. Après tout, je ne suis pas à moitié Serpentard pour rien.
-Plaît-il ?
-Tu ne le savais pas ? fit Harry sur le ton de l'innocence la plus suprême pour qui ne connaissait pas cette partie de lui
Rogue se mit en face de lui, la curiosité peinte sur son visage.
-Je ne sais pas quoi ?
-Le premier jour, lorsque je suis allé m'asseoir sur le tabouret et que McGo m'a mis le choixpeau, il voulait m'envoyer à Serpentard.
-Vraiment ? fit Rogue, surpris par cette révélation, Pourquoi ne pas y avoir été ?
Harry haussa les épaules :
-Draco et moi avions eu une petite altercation avant la répartition et je ne voulais pas me retrouver avec lui. Ron était à Gryffondor alors j'ai supplié le vieux choixpeau de ne pas m'envoyer chez les verts.
-Merci Salazar ! fit Severus en levant les yeux au ciel
-Hé !
Il s'avança vers son petit brun, un sourire prédateur sur les lèvres. Il se plaça entre ses jambes ouvertes, ses bras de part et d'autre de son corps, chaque main à plat sur le bois sur lequel le gryffon était assis.
-Je me dois bien de remercier le père des Serpents d'avoir évité à ma Maison la catastrophe suprême.
-Catastrophe suprême ? Moi ?
-Oh oui, toi. De plus, si tu avais été dans ma Maison, je n'aurais pas pu avoir le plaisir de t'enlever tous ces points... fit-il en se rapprochant encore plus, son visage très près de l'autre, ses lèvres à quelques millimètres...
-Hum... Ç'aurait vraiment été dommage... murmura le rouge contre ses lèvres, Je n'aurais jamais pu te faire enrager comme je l'entendais.
-Mais t'avoir aurait peut-être été plus facile...
-Sauf que sans être rouge, je n'aurais pas été le même.
-C'est vrai.
-Alors tu ne regrettes pas que je ne sois pas venu ?
-Pas du tout... finit Severus en lui ravissant la bouche, lassé de ce petit jeu, trop tenté de goûter encore à son amour
Il fit de ses lèvres les gardiennes de celles du plus jeune, l'embrassant sans relâche. Il mêla bien vite sa langue au baiser, et n'eut aucun mal à accéder à celle de son compagnon pour un danse fiévreuse, tout en passant un bras dans le dos de son amour, par l'ouverture de sa robe de sorcier non boutonnée, l'amenant encore plus contre lui par la taille, l'autre main toujours en appui sur le bureau.
Harry se laissa joyeusement aller au baiser, répondant, humant, gémissant de bien-être, ressentant toute la passion de celui qu'il aimait. Ses mains quittèrent bien vite le bureau pour croiser ses bras sur le cou de l'homme, l'amenant aussi à lui, s'avançant sur le bureau pour être totalement contre son corps.
Puis, comme elle était venue, la passion, qui avait voulu compenser toute la frustration et l'inquiétude qu'ils avaient ressentis, partit pour laisser place à la douceur, à la tendresse, à l'amour. Le baiser était profond mais langoureux et doux, lent, chacun savourant l'autre doucement. Coincée entre la robe et le pull du gryffon, la main de Rogue se glissa sous le tissu, simplement, pour amplifier leur contact.
C'est là que la porte s'ouvrit sur des voix :
-Mais enfin Ron, tu ne peux pas ! Le professeur Rogue va te tuer...
-M'en fous Mione, coupa la voix du roux, Je veux vérifier qu'Harry va... bien...
Harry et Severus tournèrent la tête vers la provenance de la nuisance sonore, toujours dans la même position, les visages à peine détachés, tandis qu'un silence de plomb s'installait, Hermione et Ron les fixant, bouches ouvertes et yeux écarquillés, les quatre verts derrières eux dans le même état, Draco exclu.
Celui-ci sourit narquoisement à son parrain et à son ami, ravi de ne pas avoir empêché son petit ami d'entrer, histoire de dissiper tous les non-dits (et de se venger d'Harry par la même occasion). Il savait ce qu'ils trouveraient sans doute et que le couple n'aurait pas d'autre choix que de tout dire. Et il avait hâte de voir ce que ça allait donner...
Voili voilou, c'est tout pour cette semaine^^
J'espère que ça vous a plu !
Une petite Review ? =)
Bisous tout le monde, à la semaine prochaine !
PS : je sais que le chocolat chaud et les pains au chocolat ne font pas forcément partie du petit déj' traditionnel écossais mais j'aime bien ça alors... XP
