« Teresa, mon amour, j'espère pouvoir t'appeler de cette façon maintenant. Je voulais d'abord te dire que j'ai passé les plus beaux jours de ma vie en ta compagnie, mieux que les premiers pas de Charlotte ou mon mariage avec Angela. Tu as réussi à m'offrir ce que jamais personne ne m'a jamais offert : l'amitié sincère et inconditionnelle, plus que cette amitié tu m'as ré ouvert à l'amour. Je peux donc t'assurer que je ne suis pas parti dans le but propre d'accomplir ma vengeance face à la promesse que j'avais faite à ma famille mais pour toi. Pour que tu restes en vie, que je puisse t'aimer encore comme je t'ai aimé et t'offrir ce que tu mérites. C'est pour cela que je ne vais pas m'escuser d'être parti, je l'ai fait pour que nos vie soit enlever d'un énorme poids et que tu sois heureuse. Je t'aime comme je n'ai aimé personne et jamais je ne t'oublierai. Si je venais à mourir durant ma quête, promet moi de ne pas pleurer, de m'oublier. Ce petit mot est court car je dois m'en aller avant que tu ne te réveilles, ne me recherches pas tu te mettrais en danger.
J'espère te revoir bientôt, je t'aime.
Avec tout mon amour,
Patrick. »
Abattue par les derniers mots de son amant, Teresa se laissa tomber sur le sol et sentit une immense colère s'immiscer en elle. Elle était en colère contre Jane, il n'avait pas le droit de partir et de la laisser de cette façon. Il ne pouvait pas lui dire qu'il l'aimait, coucher avec elle et s'en aller laissant une simple lettre d'excuse sur la table du salon. Il avait prétexté le faire pour elle, pour eux mais elle savait que la raison était plus profonde que ça. Il le faisait pour venger sa défunte famille qu'il aimait tant et pour qui il ferait tout. Il c'était rendu compte de l'erreur qu'ils avaient fait le lendemain matin car il n'avait pas couché avec une autre femme par amour qu'avec Angela et pensait la trahir. Elle en était sûre. Comment pouvait-il lui faire cela à elle qui lui à tout donné? Comment ne s'était-elle pas rendu compte de la supercherie, ne se doutait-elle pas de l'issue de ce moment de faiblesse ? « Je le savais » pensa-t-elle. Elle savait que l'égoïsme de Jane ne pourrait pas être effacé par ce qu'elle lui avouerait l'aimer. Il l'a savait proie, pourquoi ne pas y penser avant que ça n'aille trop loin et que les souffrances de plus en plus fortes ? S'ils n'avaient pas partagé de tendres moments tous les deux, peut-être aurait-elle réussi à accepter son départ et d'attendre son retour plus sereinement ? Il était déjà parti, bien qu'elle st souffert de son absences, elle voulait qu'il revienne, elle savait qu'il reviendrait. Dans ce cas-là elle en doutait.
Elle rangea la lettre dans un tiroir et se promit : « on va tenter d'oublier cela et passer à autre chose… Cela ne m'empêche pas de l'aimer silencieusement, je le fais depuis si longtemps. » Elle avait assez pleuré à son gout, elle devait se ressaisir, lever la tête et prier pour qu'il revienne. Elle enfila la chemise de Jane restée sur le canapé la veille et débarrassa la table que Jane avait préparée plus tôt ce matin-là. Elle reprenait le travail le lendemain, comment annoncerait-elle le départ de Jane de l'équipe ? Les avait-il prévenus, dit au revoir ? Elle angoissa à l'idée de le perdre partout, dans sa vie privée était une chose mais dans son équipe c'était différent, elle s'était attachée à ses méthodes, son charme lorsqu'il affichait la mine satisfaite de fin d'enquête… L'observer dormir sur son canapé en cuir discrètement durant la journée, le soir. Elle aimait lui crier dessus, lui lancer son agrafeuse lorsqu'il allait trop loin avec ses nerfs. Toutes ses habitudes lui manqueraient.
Le lendemain matin, après une courte nuit agitée Patrick se réveilla par les coups de deux enfants.
« -Monsieur ? Monsieur ? Vous êtes vivant ? » Il ouvrit difficilement les yeux et leva sa lourde tête vers les deux jeunes garçons qui venaient de la réveiller. Après avoir montré sa vivacité, il s'en voulut d'avoir autant bu. Il tenta de se lever mais finit par vomir à côté de lui effrayant les deux enfants qui fuirent. Il avait bu une grande partie de la nuit et se détestant de ce qu'il avait fait à la femme pour qui il était épris d'amour. Pourquoi lui avait-il fait cela ? Comment avait-il pu briser son pilier, la femme de ses rêve, cette femme si parfaite qu'elle était ? Aurait-il juste profité d'elle ? Sans vraiment savoir pourquoi, il se leva et se convint qu'il l'avait fait pour elle, pour eux. Il l'avait surtout fait pour qu'elle reste en vie, il devait mener cette quête pour elles trois. Il fit le constat que la meilleure chose à faire était de fuir, partir loin de cette vie à Sacramento, de l'équipe, de Teresa. Même si il avait voulu revenir, il ne le pouvait pas pensait-il, « elle m'en veut trop ».
Après avoir été chercher ses affaires au motel, il fila à l'aéroport dans le but de partir loin de Sacramento.
« -Un aller simple pour Paris s'il vous plaît. ». C'est arrivé en France que Jane prenait conscience qu'il ne rentrerait pas. Il avait définitivement abandonné la femme qu'il aimait pour la protéger et non égoïstement comme elle le pensait. Elle lui manquait, il voulait la prendre dans les bras, l'aimer comme il se doit. Il voulait sentir la chaleur de ses lèvres contre les siennes, lu murmurer des « -je t'aime » au creux de l'oreille quand ils faisaient l'amour. Il la voulait pour lui tout seul, pour toujours et à jamais. Il savait que le sacrifice qu'ils faisaient à cet instant ne leur permettrait pas de se retrouver mais il avait la sensation de bien faire pour elle, dans son intérêt à elle.
