Chapitre 14 - Morsure
La plume d'oie s'impatientait et le faisait clairement savoir en sautant à répétition – marquant ainsi de points d'encre – sur le parchemin que rédigeait Ginny. Elle dut la pousser sur le côté de son bureau pour que le bâton duveteux ne sabote pas son travail. Il aurait été dommage de devoir dicter de nouveau tout son récit alors qu'elle en était presque à la fin.
Quelques phrases plus tard, la plume marqua le point final et retourna dans son étui pour un repos bien mérité. La jeune femme rousse s'étira en levant ses fins bras le plus haut possible, puis les rabaissa en poussant une expiration synchronisée. Son attention se porta sur son frère, assis derrière le bureau face au sien. Son front plissé jusqu'à l'extrême montrait qu'il était dans une intense réflexion. Sa plume, moins patiente et délicate que celle de Ginny, laissa derrière l'un de ses sauts une grosse goutte d'encre. Ron poussa un cri et Ginny éclata de rire. Il ne dura pas longtemps néanmoins. Des souvenirs de la nuit passée lui revinrent en mémoire. Harry qui avait perdu le contrôle se débattant comme une bête sauvage. Harry… maintenant dépendant de Ginny pour survivre. Après l'annonce de Ramone, la rouquine avait été obligé de décommander son dîner avec Andrew. Le docteur les avait informés que bien qu'Harry soit redevenu conscient et ait retrouvé des forces, il n'était pas encore remis de son long sevrage. Ramone était donc allé chercher un matériel de perfusion et – avec la permission de Ginny – lui avait prélevé durant l'heure suivante un litre de son sang. Harry avait été conduit dans une autre pièce avec Ron pour patienter. Un Ron pas très satisfait de la tournure qu'avaient prise les choses. Harry avait beau être son meilleur ami, Ginny était sa petite sœur et qu'elle retire à chaque fois son sang ne lui plaisait pas. Il l'avait clamé haut et fort sans aucune honte et le plus surprenant était qu'Harry était entièrement de son avis. Hermione leur avait gentiment rappelé qu'il n'y avait pour l'instant pas d'autre solution. Après avoir but – en privé – sa ration d'un litre. Il fut convenu que Ginny lui fournirait du sang tous les deux jours. Donc ce soir. Elle soupira à cette idée. Ramone lui avait expliqué qu'il était inutile de procéder à un prélèvement à chaque fois. Harry n'étant plus une menace il pouvait se nourrir de manière naturelle, à savoir, par morsure. Cette façon de procéder était meilleure pour lui, pour sa santé mentale. Un vampire avait besoin de mordre. Mais bien entendu le choix revenait à Ginny. Choix qu'elle prendrait ce soir, bien qu'elle soit déjà quasiment certaine de choisir la morsure.
Le tableau blanc servant à annoncer une nouvelle catastrophe dans le monde magique se mit à scintiller de rouge. Ginny bondit de sa chaise, posa son rapport dans la bannette prévue à cet effet et colla sa baguette sur le tableau, devenant ainsi la policière en charge de l'affaire concernant un… dragon !
- Tu auras besoin d'un coup de main sur ce coup, déclara une voix à ses côtés.
Il s'agissait de Freddy, un jeune métis, qui imita Ginny en touchant avec sa baguette le Velléda magique.
La rouquine ne broncha pas sachant pertinemment que son aide ne serait pas de trop face à un dragon. Et puis, Freddy était de compagnie agréable durant les missions. Ils quittèrent le bureau avec un « soyez prudent » de Ron toujours en guerre contre sa plume.
Le duo transplana jusqu'à un petit village de sorciers dans le Sussex, aux abords des montagnes.
- Ouah ! S'exprima Freddy en admirant l'ombre géante planer au-dessus de leur tête.
Le dragon – énorme bête aux écailles noires – mesurait dans les dix mètres de long.
- Ca c'est un dragon, confirma Ginny ne pouvant s'empêcher d'être fascinée par la créature.
Il était magnifique. Furent tout aussi magnifique, les flammes qu'il lança sur le village, et donc dans leur direction. Ils esquivèrent rapidement l'attaque. Ginny éteignit le feu avec un jet d'eau. Elle donna l'ordre aux habitants de rester chez eux et de ne pas hésiter à se servir du sort pour éteindre les feux qu'il pourrait y avoir. Freddy décida de mettre en place de rapide sortilège de protection afin d'empêcher le village de terminer en cendre. La créature poussa un cri strident puis renouvela son attaque. Ginny la parât et se mit à l'abri derrière un mur de pierres.
- Vous n'avez rien de mieux, grinça une voix qu'elle aurait reconnue entre mille.
- Bardok !
Accroupi contre la façade, le gobelin avait l'air aussi peu amical que d'accoutumé.
- Que faîtes-vous ici ? Interrogea Ginny prise au dépourvu. Je croyais que vous partiez loin d'ici !
- Ai-je jamais dit une telle chose ? Rétorqua précieusement le gobelin.
Ginny fouilla dans ses souvenirs et dut reconnaître qu'en effet Bardok n'avait rien dit de tel. Allez savoir pourquoi, la jeune femme l'avait imaginé partir aussi loin que possible de Gringotts, et même de l'Angleterre. D'accord elle s'était trompée, mais l'imaginer mener une petite vie paisible dans ce village éloigné de tout ne lui ressemblait pas non plus. Il devait avoir une sérieuse bonne raison pour rester dans cette bourgade.
Une nouvelle attaque du dragon la ramena aux choses importantes. Ginny lança à son tour une attaque contre le reptile volant, qui ne sembla rien ressentir.
- Ah malheureuse, ne le tuez pas ! Hurla Bardok de sa voix nasillarde.
Depuis quand prenait-il la défense d'autres espèces ?
- Rassurez-vous je n'ai pas l'intention de le tuer, dit-elle de plus en plus soupçonneuse.
Que tramait ce cher gobelin cette fois-ci ?
Un sifflement émit par le dragon lui rappela qu'elle devait le neutraliser, et vite. Freddy était entrain d'attirer son attention afin de le diriger hors du village, vers les montagnes – l'endroit d'où il devait très certainement venir -. Ginny saisit l'occasion pour sortir de son abri, Bardok sur les talons.
- Restez ici, conseilla-t-elle au gobelin qui décida d'ignorer la jeune fille.
- Je n'y tiens pas, répondit-il déterminé à la suivre.
Ginny leva les yeux au ciel mais n'insista pas. Elle rejoignit son coéquipier et tous les deux en vinrent à un plan. Attirer le dragon au-dessus des montages et l'endormir. Mais pour avoir une chance contre ce gros animal, les deux agents devaient agir ensemble. Pour inciter le dragon à les suivre, ils se servirent de leurs baguettes, desquelles ils dégagèrent une odeur de viande. Perché sur leur balai, la tâche fut périlleuse, entre les coups de crocs – aussi gros qu'un point – à éviter et les jets de flammes.
- Attention ! S'époumona Bardok agrippé à la robe de Ginny. J'ai failli finir carbonisé !
- Personne ne vous a obligé à venir ! Riposta-t-elle alors que le vent fouettait son visage.
Heureusement qu'elle avait eu la présence d'esprit de remonter ses cheveux en arrière, ou bien ceux-ci lui aurait d'avantage compliqué la tâche en venant voler devant ses yeux. Elle descendit en piqué – sous les cris du gobelin – de façon à éviter une nouvelle agression. La montagne était proche. Elle continua en ligne droite tandis que Freddy distrayait le dragon plus haut. Ginny se posa, au grand bonheur du petit homme qui mit un certain temps avant de reprendre la pleine possession de son esprit.
- Plus jamais je ne remonterai sur un balai de ma vie ! Affirma-t-il en tanguant d'un pied sur l'autre.
- Vous, vous en remettrez, assura Ginny sans lui prêter plus d'attention.
Freddy et son poursuiveur arrivaient…
Le jeune métisse atterrit et fut au côté de Ginny, baguette prête à viser, en un rien de temps. L'animal, dont les écailles de jais brillaient sous le soleil, fonça dans leur direction la gueule grande ouverte. De sa position Ginny pouvait entendre les fines dents de Bardok claquer comme des castagnettes.
- A trois, murmura-t-elle à son coéquipier, ne quittant pas le dragon des yeux. Un…, deux…, plus qu'un mètre à peine les séparait, trois !
Ils lancèrent leur « somnobulus ». La bête ferma ses gros yeux jaunes et tomba à terre comme une masse dans un vacarme assourdissant.
- On l'a eu ! S'enthousiasma Freddy en levant le bras en l'air faisant le signe de la victoire avec ses doigts.
- Génial, sourit Ginny, mais qu'est-ce qu'on va faire de lui ? Interrogea-t-elle en regardant l'animal dormir à point fermé soufflant de l'air chaud et malodorant sur leurs personnes. Il va falloir le reporter au service des animaux dangereux.
- Ton frère travaille avec des dragons, il pourrait peut-être accueillir celui-là.
- Peut-être oui, dit pensivement Ginny. Il y a quelque chose que je ne comprends pas, pourquoi a-t-il subitement quitté les montagnes ?
Elle se tourna vers Bardok, dans l'espoir d'obtenir une réponse. Le gobelin n'était plus là.
- Bardok ? Appela-t-elle entre les parois rocheuses.
- Si tu cherches ton petit copain il est parti de l'autre côté, informa Freddy en indiquant la droite.
- Surveilles le dragon je reviens, dit Ginny en suivant la direction indiqué par son coéquipier.
Elle trouva le gobelin en pleine fouille, au centre d'un large ovale de pierres polis, qui ressemblait fort à un nid.
- Bardok ! Cria-t-elle le faisant sursauter. Que faîtes-vous ?
- Inutile de brailler ainsi, je ne suis pas sourd, riposta-t-il en massant ses deux longues oreilles. Il n'y a rien ici, allons-nous en.
- Auriez-vous l'obligeance de m'expliquer ce que vous cherchiez ? Demanda-t-elle les poings sur les hanches.
Il grogna son mécontentement mais répondit néanmoins.
- Je suis à la recherche de l'œuf Opaline.
- L'œuf… quoi ?
- L'œuf Opaline, répéta Bardok visiblement agacé. Vous ne connaissez donc rien sur les trésors qui peuplent notre monde !
- C'est donc ça que vous trafiquiez. C'est pour ça que le dragon a quitté ses montagnes, compris Ginny. Vous vous rendez compte que par votre faute de pauvres innocents auraient pu perdre la vie !
- Au final personne n'est blessé, donc tout va bien.
- Bardok ! Gronda Ginny, furieuse.
- Ca va, ça va. Je m'excuse, se força-t-il à dire avec une moue dégoutée. Sachez pour ma défense que ce stupide animal n'aurait jamais dû quitter cet endroit. Il était censé rester tranquille dans son coin le temps que je trouve l'œuf.
Elle haussa un sourcil, septique.
- Vous pensiez sincèrement réussir à voler l'œuf de ce dragon et vous en sortir indemne ?
- J'avais un plan, protesta Bardok. Mais je n'avais pas prévu qu'il échoue et que le dragon m'emporte avec lui au village. Ni que le nid serait vide, grinça-t-il, ses petits yeux rétrécis par la frustration.
- Qu'a-t-il de si extraordinaire cet œuf ?
Le gobelin regarda Ginny comme si une deuxième tête venait de lui pousser, puis soupira d'exaspération en maudissant le manque de connaissance des sorciers.
- L'œuf Opaline est un trésor inestimable.
- Encore plus que la pomme dorée que vous possédez ? Demanda curieusement Ginny.
- Bien plus encore. L'œuf Opaline est encore plus ancien, et rare.
- Plus rare qu'une pomme créée par Merlin en personne ? S'étonna la rouquine.
- Bien plus oui, confirma le gobelin les yeux brillants de convoitise.
- Et bien vous allez devoir abandonner vos recherches. Et c'est un ordre officiel ! Précisa-t-elle ne le voyant prêt à protester. Votre quête est bien trop dangereuse. Si ce n'est pas suffisant pour vous convaincre, n'oubliez pas que vous avez une dette envers moi pour avoir réussi à vous faire innocenter.
- Très bien, très bien, siffla Bardok en lui tournant le dos.
Il partit d'un pas colérique retrouver Freddy. Etre agent de la brigade magique n'était pas facile tous les jours, soupira Ginny.
Il faisait nuit noire lorsqu'elle sonna à la porte de chez Harry. Freddy et elle avaient laissé le dragon sur place en le positionnant - grâce au sortilège de lévitation - avec précaution dans son nid. Les deux agents étaient ensuite allés reporter la créature au département de contrôle et régularisation des créatures magiques. Ils y avaient patienté un bon moment avant qu'on s'occupe d'eux. Le dragon n'ayant pas été jugé comme une menace potentielle, tant qu'il ne quittait pas son habitacle, pouvait rester libre. Après ça, Ginny avait raccompagné Bardok à Londres, où il comptait séjourner quelques jours. Elle le quitta après s'être assuré qu'il ne comptait pas continuer ses folles recherches. Malgré son air réticent, Bardok avait promis.
C'est Hermione qui ouvrit la porte et l'invita à entrer.
- Ca va ? S'enquit sa belle-sœur. Tu as l'air fatiguée.
- Si tu savais la journée que j'ai eue, répondit Ginny en marchant vers le salon. J'ai fait la chasse au dragon et suis tombée par la même occasion sur Bardok.
- Ce sale gobelin ! S'écria son frère assis près d'Harry sur l'une des chaises qui meublaient désormais la pièce.
- Ron ! Réprimanda Hermione. Bardok nous a aidé je te rappelle.
Son époux fit une grimace mais Hermione ne releva pas.
- Il était à la recherche de l'œuf Opaline gardé par le dragon.
- L'œuf Opaline tu dis ? Interrogea Hermione avec intérêt.
- Oui, tu connais ? Demanda Ginny avant de réaliser que sa question était idiote.
Bien entendu qu'Hermione connaissait. Il y avait-il une chose dans ce monde que la jeune femme ne connaisse pas ?
- Cet objet est très rare, continua Hermione l'esprit carburant à pleine puissance. Si mes souvenirs sont bons, le dragon ne garde pas l'œuf, il est celui qui le fournit.
- Et bien dans ce cas Bardok manque d'informations, dit Ginny.
- Peut-importe, coupa Ron. Qui ça intéresse un vulgaire œuf !
- Ron, l'œuf Opaline n'a rien d'un vulgaire œuf. Il parait que celui qui le possède ne connaitra jamais la pauvreté.
- Baliverne, assura Ron.
Un toussotement mit fin à leur conversation.
- Bonsoir Miss Weasley, salua le docteur Ramone, rappelant ainsi à tous pourquoi ils étaient réuni ce soir. Installez-vous ici, dit-il en lui désignant l'unique fauteuil.
Elle s'exécuta.
- Vous êtes-vous décidé sur le moyen que vous préférez ?
- La morsure, répondit-elle sans hésitation.
- Tu es sûre ? S'enquit Ron, peut satisfait de la réponse de sa sœur. La seringue est peut-être…
- La morsure, répéta fermement Ginny faisant taire son frère.
- Bien, bien, dit Ramone. Harry ? Appela-t-il en se tournant vers le vampire qui avança jusqu'à Ginny.
Harry se passa une main dans ses cheveux ébouriffés, les chiffonnant d'avantage. Ce geste ne l'enlaidit pas, bien au contraire, il restait d'une beauté à couper le souffle.
- Tout ira bien, rassura Ginny, en sentant une boule se former dans sa gorge.
- Tendez votre bras, dit doucement le docteur. Harry mordra votre poignet.
Elle mit en évidence son poignet droit et attendit, nerveuse, que Harry fasse ce qu'il avait à faire. Le doute emplissait ses yeux d'émeraudes.
- Ca va aller, dit gentiment Hermione. On est là si il y a le moindre problème.
Pour confirmer ses dires elle lui montra sa baguette qu'elle tenait dans sa main, Ron faisait de même, tout comme Ramone.
Avec lenteur, Harry posa un genou à terre, face à Ginny. Il lui adressa un regard pour avoir sa permission, ce qu'elle lui accorda. Avec douceur, il prit le poignet offert. Ginny tressaillit au contact de ses doigts froids mais ne fit aucun mouvement pour se dégager. Harry posa sa bouche sur l'intérieur du membre, il lécha rapidement la peau faisant monter le rouge aux joues de Ginny, qui aurait préféré ne pas être observée par trois paires d'yeux, puis il planta ses blanches canines dans la veine. L'instant était… étrange. Pas douloureux. Désagréable ? A peine. Ca l'était moins que la première fois qu'il l'avait mordu. Etrange était ce qui définissait le mieux ce que Ginny ressentait. Elle s'autorisa un coup d'œil sur Harry. Le spectacle, bien que normalement dégoûtant, était… fascinant. Elle ne voyait aucune goutte de sang, Harry aspirait tout, lentement, délicatement.
- Tu as mal ? demanda brusquement Ron sortant Ginny de son émerveillement.
- N… non, réussit-elle à prononcer à travers sa gorge nouée.
- Harry se contrôle bien, se réjouit le docteur Ramone.
Au bout de quelques minutes, qui paressèrent à la fois trop courtes et durer des heures à Ginny, Harry se détacha d'elle. Un fin filet de sang continua à couler sur sa peau laiteuse. Harry l'effaça rapidement d'un coup de langue et la minuscule plaie cicatrisa.
- Ma salive a des propriétés réparatrices, expliqua-t-il devant son air éberlué.
Elle resta scotchée sur son fauteuil en voyant la teinte de noir profond qu'avaient pris ses iris. C'était la même que la dernière fois, dans la forêt avant qu'elle ne s'évanouisse. Etrangement, ça n'avait rien d'effrayant. Il relâcha le poignet, se remit debout puis s'écarta de Ginny.
- Voilà un premier essai concluant, diagnostiqua le docteur. Comment vous sentez-vous Harry ?
- Bien, répondit-il d'une voix chaude.
- Aucune colère ? Envie de boire d'avantage ?
- Non. Je… je me sens réellement bien, dit-il étonné lui-même.
- Entendez-vous nos battements de cœurs ? Sentez-vous notre sang ?
- Oui mais, ça me laisse indifférent. Je n'entends et ne sens que Ginny, dit Harry en se tournant vers la jeune femme rousse qui rosissait de nouveau. Mais ayant but à ma soif, je n'éprouve pas le besoin, ou l'envie de boire d'avantage, ajouta-t-il encore étonné par cette constatation. Je pourrai bien sûr, par gourmandise, mais ce n'est pas une obligation.
- Harry, souffla joyeusement Hermione. Tu te rends compte, tu n'as plus besoin de la potion. Tu arrives à te contrôler tout seul !
- C'est super, convint Ron, mais il ne faut pas oublier que pour qu'il reste maître de lui il doit boire le sang de Ginny.
Harry retrouva un air abattu.
- Je trouverai peut-être une solution à ça dans la bible du vampire, pensa tout haut Hermione.
- Je suis sûr que oui ! S'écria Ron qui ne doutait pas un instant des capacités de sa femme.
- Pour l'instant la meilleure des solutions, dit Ramone, est que Ginny accepte de lui fournir son sang.
- Ce n'est pas un problème, affirma la rouquine en se levant. Tous les deux jours n'est-ce pas docteur ? Demanda-t-elle à Ramone qui acquiesça. Très bien, nous nous verront tous les deux jours pour que tu puisses te nourrir Harry. En attendant qu'Hermione trouve une solution, termina Ginny avec un sourire confiant.
Hermione trouverait à coup sûr un moyen d'aider Harry et par la même occasion, Ginny. Il n'y avait plus qu'à attendre.
