Voilà la suite et normalement dernier chapitre de cette fic. Bonne lecture ^^


La bataille de Fake Karakura s'était achevée depuis presque un mois, et tout était revenu à la normale, ou presque. La ville avait été retransférée sans que ses habitants, sauf quelques exceptions présentant un niveau de reiatsu un peu au dessus de la moyenne mais heureusement vite amnésiées par les shinigami, ne se rendent compte de quelque chose.

Des pour-parlers étaient en cours afin de savoir que faire des vizards. Certains prônaient qu'on appliquent la peine qu'ils auraient du subir il y a 100 ans, mais le fait qu'ils aient été des alliés, même involontaires de la Soul Society, dans cette bataille et que leur présence ait sans doute permis la victoire sans un nombre bien plus important de blessés voire même de tués, était en train de venir à bout de ce camp, sous l'appui de nombreux officiers présents sur le champ de bataille.

Une autre question restait en suspens pour ce qui était de décider du sort d'une autre personne.

Ichimaru Gin était et restait un traitre aux yeux du Seireitei et il n'y avait pas à revenir sur cette partie du passé. De plus, il avait récupéré son zanpakuto avant de s'évader de sa cellule, ce qui constituait de manière certaine un manquement à la peine reçue, certains allant même jusqu'à appeler cela une nouvelle trahison.

Hitsugaya Toshirô aurait, lui, plutôt été du dernier avis et le clamerait bien haut et fort si une chose, ou plutôt une personne ne l'en empêchait pas. Sa fukutaichô était au chevet de l'ex taichô de la 3e depuis leur retour. Il n'avait toujours pas repris conscience et la jeune femme commençait à perdre espoir. Comment dans ces conditions la briser encore plus en lui disant que peu importait qu'Ichimaru se réveille ou non, le sort qui l'attendait serait certainement la mort.

Le soir tomba, et Rangiku demeura seule, si on exceptait les 2 gardes à la porte, après que le départ de son taichô. Unohana était passée un peu plus tôt dans la semaine et elle lui avait dit en autres, que Gin se rétablissait et qu'il devrait bientôt se réveiller. Le seul souci était qu'elle ne pouvait garantir avec précision quand ni même s'il se remettrait totalement, mais son ton doux et son sourire rassura la jeune femme.

Elle commença à s'endormir la tête sur le lit d'hôpital quand elle entendit un toussotement. Elle releva la tête et vit Kira, qui patientait l'air penaud à la porte.

-« Pardon, je..je ne voulais pas déranger... »

Rangiku lui fit signe d'entrer avec un léger sourire. Après quelques instants d'hésitation, Kira se décida à parler.

-« On m'a dit d'amener tous les papiers d'Ichimaru taichô, pour..pour l'enquête...mais j'ai trouvé ça et je pense que.. ça te revient plus qu'à la commission d'enquête. » Dit il, en tendant une feuille. « J'ai pas lu, promis..j'ai vu ton nom alors j'ai décidé de te la donner. »

La jeune fukutaichô lut la lettre, d'abord étonnée, puis de plus en plus triste et en colère. Elle finit par froisser la feuille et la jeter au sol, avant de quitter la salle en larmes.

-« Quel crétin! »

Kira l'ayant suivi, ni l'un ni l'autre n'entendit le faible bruissement de drap et le murmure qui suivit.

-« Gomena, Rangiku... »

Matsumoto s'arrêta dans un des jardins de la 4e et se laissa tomber à terre. Quand Kira arriva auprès elle, elle lui dévoila le contenu de la lettre.

-« Mais..pourquoi ne pas te l'avoir dit? Et puis, il devait bien se douter que même s'il y arrivait, son départ serait peu apprécié... »

Rangiku soupira. Gin avait toujours été un cachottier, alors pourquoi s'entêtait elle à souffrir qu'il lui cache des choses. Et puis, après un instant de réflexion, il était simple de comprendre pourquoi il n'avait rien dévoilé. Si Aizen avait été au courant de ce que Gin comptait faire, celui ci aurait rapidement été éliminé.

-« C'est Gin... il a toujours été comme ça. » Dit elle en souriant tristement, avant de se relever. « On ne le changera plus...On retourne à ses côtés? Mais avant, si on allait se chercher un petit truc à boire?»

Ils revinrent une petite dizaine de minutes après leur départ précipité mais arrivés à la chambre, on leur répondit qu'ils n'avaient pas accès à la pièce, et que de toutes manières le prisonnier ne s'y trouvait plus. Malgré leur insistance, ni l'un ni l'autre ne parvint à obtenir une réponse, et ils durent repartir.

Le lendemain, Rangiku essaya bien de questionner Hitsugaya mais, même s'il lui répondit, il le faisait si évasivement qu'elle ne put rien en tirer. Ce n'est que quelques jours plus tard qu'il lui avoua que le procès se tiendrait dans l'après midi, en présence seulement des taichô et d'une partie de la chambre des 46 qui n'était pas pleinement reconstituée pour le moment.

-« N'essaie même pas de t'en approcher... J'ai déjà eu assez de mal comme ça à convaincre Sôtaichô et tout le reste que tu n'avais rien à voir là dedans! » Lui dit il, en continuant ses dossiers. « Et ça vaut aussi pour Kira. Un pas à l'intérieur de la salle ou même une tentative pour y rentrer et c'est vous qui passerez en jugement... et je doute que la sentence soit clémente pour aucun de vous trois. »

La jeune femme se rassit à son bureau et essaya de se mettre à ses propres tâches. Quelques heures, voilà ce qu'il restait peut être à celui qu'elle aimait. Gin avait aidé à vaincre Aizen de façon indéniable, mais ça ne l'empêchait pas de craindre le pire. Généralement, les sentences mettaient un peu de temps avant d'être exécutées, mais vu les faits reprochés et le moment, elle avait peur que ça soit plus qu'accéléré.

L'après midi arriva finalement, et Hitsugaya prit la direction du tribunal improvisé. Bon nombre de personnes étaient déjà là, dont certaines semblaient préoccupées, comme Ukitake. Le taichô de la 13e voulut lui parler, mais l'annonce de l'arrivée du Sôtaichô les fit tous prendre place selon l'usage habituel.

Peu après, le prisonnier fut amené, pâle, affaibli, et bien loin de l'image habituelle qu'on en avait. Ses blessures ne devaient pas être totalement guéries, car il semblait avoir du mal à avoir, et pas seulement à cause des entraves de kidô qu'il portait, et si ses gardiens le soutenaient, il savait bien que c'était bien moins pour l'aider que pour être certains qu'il ne s'échapperait pas. Comme s'il en avait eu la force...

Un des juges se leva et commença à parler.

-« Ichimaru Gin, vous êtes ici pour répondre de vos crimes. Trahison du Gotei 13, aide à la mise en place d'une armée dans le but de de détruire la Soul Society et son Roi, intrusions répétées, non soumission à une décision de justice -pourtant bien trop clémente!- en vous évadant et en reprenant votre sabre. Qu'avez vous à répondre à cela? »

Gin soupira. Il savait que, même si certains allaient le soutenir, que ça soit par foi en lui après son aide ou simplement par clémence habituelle, la majorité ne lui aurait pas offert une seconde chance alors une troisième... Il fixa celui qui avait parler, un air résigné à la place de son habituel sourire et ouvrit la bouche pour parler quand des cris retentir à l'extérieur de la salle.

Une cinquantaine de shinigami se précipitèrent alors qu'un intrus pénétrait dans la pièce. Toujours maintenu par ses gardiens, Gin ne put réellement voir qui était cet intrus vite encerclé par les shinigami, mais il vit du coin de l'œil quelques taichô avec un air de surprise sur le visage, principalement Hitsugaya qui ne cessait de murmurer des « mais c'est pas vrai... ».

-« Je ne suis pas venue en ennemie. Regardez, je n'ai même pas mon zanpakutô. Vous allez me laissez parler, oui? » S'écria une voix féminine que Gin, encore plus que les autres taichô, à l'exception peut être de Hitsugaya, connaissait sur le bout de doigts.

Après une rapide concertations des juges, il fut décider de laisser une chance à la jeune femme, manifestement sans arme, mais qu'elle aussi serait sous bonne garde. Rangiku s'avança donc, ne pouvant regarder en direction de son compagnon.

-« Je me nomme Matsumoto Rangiku, juubantai fukutaichô...j'ai découvert des faits devant être pris en compte dans cette affaire. Je n'ai pu les présenter à mes supérieurs avant ce procès car les documents devaient être authentifiés. » Dit elle, en sortant quelques papiers de son uniforme.

-« Des éléments importants? Et quels sont ils? » Demanda, méfiant, un des juges.

-« Ichimaru Gin avait comme projet d'éliminer Aizen dès que possible et... »

-«Et bien, on peut dire qu'il a pris son temps... » Lança Soi Fon. « Vouloir arrêter quelqu'un et en être complice? Peu crédible! »

-« Taichô du Gotei 13, honorables juges, quelle meilleure façon de pouvoir trahir quelqu'un que de lui sembler fidèle? Nous en avons eu un bien malheureux exemple avec Aizen... »

-« Et on va bientôt avoir un autre exemple de cela sous peu s'il est gracié...Et puis, quand bien même ça serait vrai, pourquoi trahir Aizen sans avoir l'aval de son supérieur ou au moins mettre quelqu'un au courant? »

-« Gin a été témoin de disparitions étranges, il y a longtemps...et à découvert qu'Aizen était derrière tout ça. Il est donc entré à l'académie puis dans le Gotei 13 pour suivre cela de plus près. À cette époque, il en a référé à un taichô. »

Un vague de murmures submergea un instant l'assemblée.

-« Un taichô? » Demanda Ukitake, surpris. « Je n'ai jamais entendu cela, ni Kyôraku, Unohana senpai ou Genryuusai sensei, apparemment... Et je doute que Kuchiki Ginrei n'ait rien dit, ou qu'Ichimaru aurait parlé au Kenpachi de cette époque... Tous les autres ont semble il étaient les victimes d'Aizen, alors l'hypothèse que l'un d'eux ait été au courant me semble malheureusement peu plausible... »

Un toussotement venu du haut de la salle interrompit la suite des discussions. Un homme blond, l'air un peu négligé, se tenait contre une balustrade et descendit d'un shunpô.

-« L'aide d'Ichimaru san m'a été plutôt précieuse, en réalité. » Dit Urahara, aussi débonnairement qu'à son habitude, malgré les réactions de surprise plus ou moins agressives provoquées par sa venue. « Aizen tentait de créer son propre Hôgyoku à partir d'âmes du Rukongai ou de shinigami... Du coup, j'ai voulu en inventer un pour contrebalancer ses effets mais, ça n'a pas eu l'effet escompté malheureusement... Surtout au contact de celui d'Aizen. Enfin bref, si je n'avais pas été prévenu, je n'aurais rien pu faire pour ceux qui ont subi la hollowmorphose et qui nous ont bien aidé eux aussi..et sans son intervention de l'autre jour, je n'aurais pas pu récupérer le Hôgyoku.»

Voyant l'agitation aller croissante, Rangiku décida de continuer de parler.

-« Après la disparition d'Urahara san, Gin a continué de surveiller Aizen, afin de trouver son point faible et d'accroître sa propre puissance pour le vaincre. Je ne dis pas que ses méthodes étaient les meilleures, ni qu'il a eu raison d'agir en solitaire, mais il est parvenu à aider à vaincre notre ennemi! Son évasion n'était que pour nous porter secours, alors qu'il voyait que nous risquions de subir des pertes lors de cette bataille! »

-« Et ce complice qui l'a aidé? Quelqu'un qui accepte de se plier à un jugement ne prévoit pas à l'avance son évasion à l'aide d'une autre personne! »

En entendant cela, Gin releva la tête et eut un court instant un sourire.

-« Ben, c'est just' Shinsô.. Faut l'comprendre, y s'ennuyait et pis, lui aussi y voulait battre Aizen.. D'ailleurs, même si j'suis plutôt doué, sans la capacité d'Shinsô, j'aurais pas pu l'blesser.. »

Ces interruptions continues avaient jeté une sorte de trouble dans les esprits. Pour certains, si ces nouveaux éléments se révélaient exacts, alors il n'y avait aucune raison de condamner à mort un allié potentiel, surtout du niveau taichô. Néanmoins, il subsistait toujours un noyau de personnes farouchement opposées à toute forme de compromis, partir avec Aizen, quelque soit la raison et le résultat final était une trahison pure et simple, point. Et puis, pourquoi vouloir s'appuyer sur des faits peut être tout ce qu'il y a de plus mensongers.

Kurotsuchi proposa bien d'utiliser un de ses appareils pour lire la vérité dans l'esprit d'Ichimaru- et d'Urahara au passage, le trouvant toujours aussi déplaisant- mais cette proposition fut repoussée assez rapidement, non pas pour éviter une expérience surement plus que fortement désagréable à l'ex taichô, mais plus par crainte que la machine ait d'autres effets comme des radiations, une explosion ou la mort du testeur -même si le terme adéquat serait plutôt victime- de façon involontaire, privant certains du spectacle d'une "exécution en bonne et due forme".

Curieusement, ce fut Byakuya qui prit ensuite la parole, et encore plus curieusement, il ne se limita pas au minimum syndical de mots. Néanmoins la plupart des auditeurs perdirent rapidement le fil des paroles kuchikiennes.

-«Bien que cette réunion se déroule légèrement ab hoc et ab hac, et que ces éléments nouveaux soient ex abrupto, notre réflexion doit néanmoins se faire a posteriori... » Commença Byakuya, semblant ne même pas se rendre compte que cette première phrase était encore en train d'être décortiquée qu'il parvenait déjà à la fin de sa troisième. De longues minutes passèrent avant qu'il n'arrive à la fin de son discours. « ...Compte tenu de certaines conditions sine qua none, cette situation devient donc, mutatis mutandis, le pareil d'autres affaires. De plus, j'ajouterai que si vis pacem para bellum. Ichimaru Gin me semble donc ipso facto graciable. »

Un long silence régna sur l'assemblée à la suite de ces paroles. Les juges eux même n'ayant pas tout saisi, ils ne pouvaient décemment pas passer outre ce fait. Mais d'un autre côté, les Kuchiki étaient ceux qui gardaient les lois de la noblesse et du Seireitei depuis le début de la Soul Society, et Byakuya était le premier à les faire respecter, dussent elles même le forcer à conduire à l'échafaud sa propre sœur.

Ce dernier point parvint à faire flancher une bonne partie des opposants à la grâce d'Ichimaru.

-« Suite à la délibération de ce conseil, et si aucun élément nouveau ne vient nous interrompre... » Dit lu juge principal en jetant un regard noir à une bonne partie des shinigami ou ex shinigami, avant de poursuivre. « je déclare donc Ichimaru Gin remis en liberté en récompense de son aide, à la condition de surveillance de ses actes, de la privation de son zanpakutô et de son ancien poste. Si les éléments restent favorables à son encontre, un prochain jugement pourra revenir sur ses points. » Ajouta précipitamment le juge en voyant certains, dont Urahara et Byakuya, commencer à ouvrir la bouche sur ces points. « Gardes, libérez le prisonnier... »

Voyant son ami libre, Matsumoto voulut forcer vers lui et lui sauter au cou, mi pour l'étrangler d'avoir fait tout ça, mi pour lui manifester sa joie de le voir enfin libre, mais Hitsugaya la retint par la manche.

-« Plus tard... »

Il disparut d'un shunpo, bientôt suivi par sa subordonnée. Malgré la courte explication de son taichô, elle comprenait qu'une telle attitude à l'égard de Gin devant les juges aurait fait sembler suspect son témoignage. Elle attendit juste dehors, remerciant au passage Urahara.

-« Bah, c'est toujours marrant de voir les gens d'ici se creuser le ciboulot. » Dit celui-ci en agitant son éventail. « Bien sûr, on garde notre petit accord... »

La jeune femme acquiesça et guetta Gin.

Celui ci taquinait Byakuya qui malgré sa tentative de partir d'un shunpo, avait été retardé pour Yoruichi.

-« Oh, rokubantai taichô san, c'est gentil d'm'avoir défendu.. j'm'attendais pas à ça d'vous... »

Cette phrase fut accueillie par un regard polaire.

« Un serpent reste un serpent... mais son venin peut parfois être utile... Vous direz à votre amie qu'elle a intérêt à tenir ce paysan éloigné de Rukia... »

L'ex taichô sourit et sortit du bâtiment, en retrait des autres personnes. Sa grâce aux yeux du conseil ne signifiait pas qu'il allait être bien accueilli, alors autant faire profil bas quelques temps... Sa "bonne humeur" naturelle ferait le reste à ce moment là. Néanmoins, une fois dehors, il se retrouva en présence qu'une foule de personnes... enfin, plutôt de têtes baissées dans sa direction. Il n'eut pas besoin de longtemps pour reconnaître de qui il s'agissait.

-« Ben, minna, qu'est c'que vous faites là? » Demanda il d'un air étonné. « Vous devriez plutôt pas être contents d'me revoir après tout ça... »

Kira s'approcha, pas très sûr de lui, mais avec un léger sourire malgré tout.

-« C'est vrai que votre départ ne nous a pas fait plaisir... néanmoins, toutes ces années, vous nous avez montré que vous êtes, enfin étiez, un excellent taichô...Vous avez su faire de nous une division forte, et ce malgré votre..départ. Il nous semblait normal de saluer votre retour en ce monde et votre libération. »

Gin sourit à la 3è division, et pour une fois d'un vrai sourire, non le sourire effrayant qu'il avait d'ordinaire.

-« Paraît qu'si j'me tiens bien, y r'penseront à peut être me laisser être encore shinigami, vous aurez une mini place pour moi? »

Des cris de joie accueillirent cette phrase, puis la foule des 3è commença à se fendre.

-« Je crois que.. nous allons vous laisser, Ichimaru tai.. Ichimaru san.. » Corrigea il en soupirant.

La 3è s'éclipsa pendant que Rangiku apparut face à Gin, d'une démarche lente. Celui-ci, malgré le fait qu'elle l'ait aidé tout du long, ne savait plus trop où se mettre.

-« Crétin... » Lui dit elle, d'une voix faible. « Faire tout ça..pour ça? »

En regardant ce qu'elle tenait, Gin reconnut la feuille où il s'expliquait... Rangiku n'aurait pas du être en sa possession, car il avait écrit cela un soir où son cœur était lourd de remord, mais elle n'était pas faite pour être lue, surtout par la jeune femme.

-« Gomena, Rangiku.. Je.. »

-« Assez! » l'interrompit elle en criant. « J'en ai assez de tes gomen...Tout ça pour me rendre un bout d'âme sans lequel j'ai réussi à vivre! Et en me promettant que jamais plus je ne leurerais.. c'est bien raté!»

Gin prit un air penaud... Il avait voulu l'aider, mais finalement, cela lui avait fait bien plus de mal qu'autre chose.

-« Tu partais toujours sans un mot...je détestais ça... Si au moins tu avais pris la peine de me laisser un mot, pas forcement comme cette lettre, mais un petit mot "parti en vadrouille, revient bientôt ", alors peut être que je ne me serais pas inquiétée autant...je serais restée à ma place... » Un court silence suivit ces paroles «Mais même quand tu étais loin tu as toujours su être là pour moi...merci Gin, c'est ce que j'ai toujours aimé chez toi... »

La jeune femme s'approcha encore de quelques pas, souriant timidement à son compagnon. Elle ouvrit la bouche pour lui parler, mais elle se sentit emmenée dans des bras tendres, serrée contre un torse bien connu.

-« Ran.. excuse moi..j'le r'ferais plus... promis...Je te l'prouverais bientôt, mais il faut déjà que je fasse un truc ou deux avant. » Lui dit il en souriant, avant de frôler ses lèvres.

Rangiku rit doucement et répondit au baiser.

Une semaine passa, Gin reprenant peu à peu une vie à peu près normale, tandis que Rangiku se sentait revivre, malgré les critiques qu'elle percevait toujours de temps à autre. Mais bon, Gin était là, et libre et puis... Le retour de son compagnon la fit interrompre ses pensées. Il avait été autorisé à aller dans le monde réel, sous surveillance, afin d'accomplir une tâche.

Il s'approcha en souriant de la jeune fukutaichô et lui prit la main.

-« Tu m'as volé mon cap la dernière fois, Ran chan. » La taquina il en souriant. « alors pour la peine, j'vais t'en poser un de suite. »

La jeune femme le regarda, étonnée, mais sa surprise, ainsi que son rythme cardiaque- augmenta en le voyant s'agenouiller face à elle.

-« Ran chan, cap ou pas cap de m'épouser? »

Pour toute réponse, Rangiku lui sauta au cou en pleurant doucement.

-« J'partirai plus jamais, Ran, et j'me suis dit que faire c'que j'avais tant envie faire depuis longtemps mais que j'pouvais pas tant que j'devais filer, ben ça t'aiderait à me croire. »

-« Bien sûr que je suis cap, Gin. » Répondit Rangiku en riant, avant de se pencher, une main placée timidement sur son ventre, à l'oreille de son désormais fiancé. « Et toi, Gin, cap ou pas cap d'être... »

Le reste du murmure fut perdu dans un regard de surprise et de joie muette, puis un baiser plus que tendre.

-« Pour sûr que j'suis cap, Ran. » Lui dit il, une fois la surprise passée. « Dis, je pourrais lui apprendre à embêter Shiro chan? »

-« Allons, Gin! » Rit la jeune femme, en se pelotonnant contre lui, enfin complète.

«Cap ou pas cap... de vivre une nouvelle vie...»


... (se sentirait presque triste d'être arrivée à la fin de son histoire, mais sourit en voyant un certain kitsune buller avec sa ran)

merci à tous mes lecteurs et encore plus à mes reviewers ^^

une mini review pour me consoler de la fin de mon histoire? (n'yeux tout tristes)