Merci à tous pour vos reviews qui m'ont fait très plaisir, ainsi qu'à tous ceux qui ont mis cette fics en favoris ou dans leurs histoires suivies.

J'espère que ce chapitre vous plaira! (Surtout à Aquarius!)


CHAPITRE 13

J'étais assise sur le canapé de mon salon, mes coudes étaient posés sur mes cuisses et ma tête reposait dans mes mains. Nous étions rentrés à mon appartement il y a une heure de cela après être restés quelques instants au chevet de mon père. Après une rapide visite de mon appartement, Charles, était parti se reposer dans ma chambre, mon matelas étant bien plus confortable que celui de ma chambre d'ami. Après avoir mis une musique de fond, j'ai téléphoné à mon cousin pour l'avertir que nous rentrions demain matin à l'Institut, ainsi qu'à mon meilleur ami afin de l'avertir que nous serions au Pub sur les coups de 21h.

Mon mal de tête ne passant pas, j'avais préféré me reposer à mon tour, seulement j'étais bien trop chamboulée par la tournure qu'avait pris cette journée... Ces dernières heures avaient été réellement éprouvantes pour moi, j'avais dû passer bien trop d'épreuves en une seule journée… Et la présence de Charles à mes côtés n'avait rien arrangé. Il m'avait épaulé et était resté avec moi durant toute la journée. Il m'avait aidé et partagé sa mutation afin de soigner mon père. Je n'étais pas habitué à avoir tant de soutien, à avoir une présence rassurante auprès de moi. Charles était ce que j'avais eu de mieux depuis tant d'années de solitude.

Les larmes commencèrent à couler le long de mes joues des larmes de tristesse mais également de joie. Des larmes que j'avais retenues toutes ces années et qui, finalement, se décidaient à sortir et m'aideraient surement à faire le « deuil » de ma mère mais également de la maladie de mon père. Et cela, c'était grâce à Charles. Rien de ce que je pourrais lui offrir ne rivaliserait avec tout le bien qu'il a apporté dans ma vie.

Un sanglot s'échappa d'entre mes lèvres. Je posai ma main sur ma bouche, refusant de faire entendre au télépathe mon mal-être.

Ereintée, je me laissai aller sur le canapé, m'allongeant sur le côté, laissant ma tête reposer sur un des coussins en tissu. C'est dans cette position que je laissais aller toute ma peine et tout le bonheur qui inondaient mes yeux de larmes. Après quelques instants, j'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir, j'essuyai rapidement mes larmes et changeai de position, faisant face au dossier du canapé. Des bruits de pas se rapprochèrent et s'arrêtèrent devant le canapé. Charles posa une main sur mes cheveux, les caressant tendrement puis, il s'assit sur le canapé et se coucha derrière moi. Il se colla contre mon dos, passant son bras autour de moi et posant sa main sur mon ventre. Il déplaça mes cheveux sur le côté et déposa un baiser sur mon cou. Je souris doucement tandis que mon corps tremblait, secoué par les sanglots. Je posai ma main sur la sienne, entrelaçant nos doigts, et profitai de sa chaleur. Silencieux, Charles me tenait fermement contre lui, déposant de temps en temps des baisers sur ma nuque. Sa présence calma rapidement ma crise passagère. Nous restâmes ainsi un long moment, profitant de cette tendre et réconfortante étreinte. Calme et reposée, je relâchai la main de Charles et me retournai doucement. Toujours dans ses bras, je lui fis face, mes azurs plongés dans les siens. Un sourire étira doucement mes lèvres tandis qu'il posait sa main sur ma joue, me faisant fermer les yeux. Lorsque je les rouvris, son visage s'était légèrement rapproché du mien. Son pouce passa lentement sur mes lèvres en une délicieuse et irréelle caresse j'y déposai un tendre baiser alors que ses yeux, ses magnifiques yeux étaient ancrés aux miens. Puis, doucement, Charles se rapprocha et déposa ses lèvres sur les miennes. Tout d'abord léger et timide, le baiser devint vite passionné. Le télépathe pressa fermement son corps contre le mien, une de ses mains serrant fortement ma taille. Je passai mes bras autour de son cou, m'agrippant à ses cheveux. Je laissai échapper un gémissement contre sa bouche tandis que nous nous séparions à bout de souffle. Charles me sourit tendrement puis, il posa son front contre le mien, nos nez se touchant presque. Une étrange chaleur essayait de s'insinuer dans ma tête, je la laissais entrer, comprenant qu'il s'agissait du télépathe.

_ Je m'inquiète pour toi, me dit-il mentalement, resserrant sa main sur ma hanche.

_ Ça va… Je me sens mieux.

_ Tu es sure ?

_ Oui, je… il fallait que ça sorte… J'en avais besoin.

_ Je comprends.

_ Ça va mieux… maintenant que tu es là.

Il sourit tendrement, reposant ses lèvres sur les miennes en un chaste baiser.

_ Et toi, tu vas mieux ? lui demandai-je ouvertement, peu habituée à discuter par télépathie.

_ Oui, les douleurs sont parties.

_ Nous pouvons rester ici ce soir si tu préfères, lui proposai-je.

_ Non, ça fait longtemps que tu n'as pas vu tes amis et puis j'aimerais entrer dans ton univers.

Je souris à mon tour, caressant tendrement sa joue.

_ Mon univers n'est pas aussi intéressant que tu as l'air de le penser, Charles.

_ Tout ce qui te touche est intéressant.

Je le regardai, dubitative.

_ Je suis sincère Eli, tout ce qui te touche, même de loin, m'intéresse. Tu m'es précieuse.

Je rougis légèrement, peu habituée à ce genre de compliment.

_ Tu m'es précieux, toi aussi, lui avouai-je à mon tour.

Je me rapprochai de lui et l'embrassai timidement. J'aimais sentir ses lèvres sur les miennes, son souffle caresser ma peau, son parfum enivrant se mêler au mien. Maintenant que je l'avais gouté, j'avais l'impression que je ne pourrai plus m'en passer.

_ Je ressens la même chose.

Je grognai, je n'aimais pas qu'il lise dans mes pensées sans mon accord.

_ Désolé.

_ Tu ne l'es même pas, dis-je mi- amusée, mi- énervée.

_ Un peu tout de même…

_ Charles !

_ Bon, j'avoue, je ne le suis pas.

_ Tu es énervant !

_ Tu t'y habitueras, sourit-il.

_ Humm… Pas sur… Il va falloir que je travaille mon bouclier mental avec toi, soupirai-je.

_ Je n'aime pas ne pas connaître tes pensées, bouda-t-il.

_ Tu es trop habitué à avoir tout ce que tu veux !

_ Peut-être…

_ C'est même sur, rigolai-je.

Charles délaissa ma hanche au profit de ma nuque. Il caressa ma peau de bout des doigts puis descendit sa main le long de ma colonne vertébrale, par-dessus mon tee-shirt, me provoquant de délicieux frissons.

_ J'ai besoin de mon intimité, Charles. Je voudrais que certaines de mes pensées restent pour moi. Tu n'as pas à tout savoir… Je voudrais pouvoir te faire des surprises sans que tu sois le premier au courant.

_ Je n'ai jamais été habitué aux surprises, fronça-t-il les sourcils. Mais je comprends, même si ça me contrarie…

_ Je sais, souris-je.

Un bruit incongru vient terminer notre conversation : mon ventre gronda son mécontentement, faisant sourire mon compagnon.

_ Je crois que j'ai faim, ris-je.

_ Il semblerait !

Charles déposa un baiser sur mon front puis se releva, me laissant la place pour faire de même. Nous allâmes à la cuisine en quête de nourriture.