Bonjour à tous ! Le nouveau chapitre est enfin là ^^

J'ai repris les cours, donc moins de temps pour écrire, je ne posterai que les week-end. Merci à tous ceux qui continuent de me lire (même si j'ai l'impression que vous êtes de moins en moins nombreux ...), et double merci à ceux qui me laissent des reviews (là, c'est sûr, vous êtes moins nombreux, je n'en ai eu qu'une).

Réponse aux reviews anonymes :

Adenoide : Merci pour ta review ! J'adore ta vision de Blaise ! Effectivement, c'est un serpent, il est opportuniste. Pour Aileen, tout se met en place, petit à petit, mais elle ne dévoilera pas son jeu tout de suite, même s'il y a des indices. Pour Harry, je ne peux pas te répondre, je me pose encore la question ^^ A bientôt !

Voilà, bonne lecture, on se retrouve en bas !


Patiemment, Théodore Nott ajouta un chrysope à sa potion. Tournant celle-ci dans le sens des aiguilles d'une montre, il baissa le feu, vérifia rapidement sa recette, avant d'ajouter un deuxième chrysope à la mixture. Sifflotant doucement, il poursuivit l'opération, jusqu'à ce qu'une fumée délicatement bleutée s'élève hors du chaudron. Satisfait, il coupa totalement le feu, la laissant reposer. La touche finale serait à apporter deux heures plus tard, et il avait encore nombre de choses à faire. Débarrassant sa paillasse, il se dirigea vers son étagère à bocaux, rangeant certains, tirant plusieurs autres. Quand il eut fini, il s'installa de nouveau à sa table, et entreprit de hacher finement des feuilles de menthe, qu'il laissa tomber dans un chaudron reposant quelques mètres plus loin. Il avait trois potions en cours, qui demandaient une vigilance constante. Jetant un coup d'œil à la pendule au dessus de la porte – qui affichait 17h55 – il sursauta, et dissimula rapidement une dizaine de petites fioles dans ses poches. Puis, reprenant un air naturel, il se pencha sur son chaudron.

A 18 heures précises, la porte s'ouvrit. Théodore, qui comptait les gouttes de jus de Horglup qu'il laissait tomber dans son chaudron, fit mine de ne pas s'en apercevoir, attendant que son visiteur s'approche. Comme à son habitude, celui-ci prit son temps, se penchant au dessus de chaque potion, vérifiant les étagères où reposaient les ingrédients, pour finalement s'arrêter devant le jeune homme. Théodore reboucha précautionneusement son flacon avant de le reposer sur la table, puis releva la tête pour croiser le regard froid de Lord Voldemort.

« - Les potions sont-elles prêtes, Théodore ?

Le jeune homme hocha la tête, guidant le Seigneur des Ténèbres vers une table située dans le fond de la salle, où des centaines de petites fioles, remplies de différents liquides, l'attendaient.

« - Tout y est, commenta-t-il simplement. J'ai ajouté une liste des ingrédients qu'il faudra renouveler.

Le Lord hocha la tête, tournant distraitement une fiole entre ses longs doigts fins.

« - L'approvisionnement sera problématique … Ton père s'en occupera.

Théodore hocha la tête, acquiesçant silencieusement. Dès que la rumeur de la chute du Chemin de Traverse lui était parvenue, il avait compris qu'il lui serait plus difficile de se procurer ses ingrédients, en particulier ceux lui venant de l'Allée des Embrumes.

« - Qu'il se dépêche, ajouta-t-il néanmoins. J'aurai rapidement besoin de l'aconit.

Il ne cilla pas, malgré le regard scrutateur du Lord. Il savait que celui-ci essayait de deviner ses liens avec les autres Mangemorts, de trouver ses points faibles pour mieux le contrôler, de s'assurer que les liens du sang ne passeraient jamais avant la loyauté à son égard. Théodore savait tout cela. Mais son père n'était plus rien pour lui, qu'un homme qu'il avait longtemps haï, tout en cherchant son respect. Aujourd'hui, son père n'était plus rien. Aujourd'hui, son talent pour les potions était enfin reconnu, par le Lord lui-même. Aujourd'hui, Théodore était ambitieux, et son père ne se dresserait plus jamais sur sa route. Mais ça, le Lord ne le savait pas.

« - Tu m'es précieux, Théodore. Très précieux.

La voix sifflante du Lord le ramena à la réalité. Il leva des yeux brillants vers lui, mais déjà celui-ci s'éloignait, sa longue cape flottant derrière lui.

« - Bellatrix passera chercher les fioles, ajouta-t-il.

Puis, la porte claqua. Théodore resta un instant immobile, ne sachant que penser. Haussant finalement les épaules, il retourna à sa potion. Un jour prochain, le Lord lui ferait confiance, peut-être même plus qu'à Bellatrix.


Lentement, le jeune homme tourna la tête, jetant un coup d'œil prudent à ses deux meilleurs amis. Ron était endormi, la bouche entrouverte, le cadavre d'une dragée de Bertie Crochue – goût cire pour les oreilles – encore collé à sa chemise. Sur le fauteuil face à lui, Hermione s'était assoupie, la tête posée sur l'accoudoir. Il prit une grande inspiration et se leva doucement, prenant garde à ne pas marcher sur l'une des feuilles qui jonchaient le sol. Il était à mi-chemin entre le canapé et la porte de la salle commune quand la voix furieuse d'Hermione l'arrêta.

« - Harry ! Je le savais !

Il grimaça. Il avait attendu jusqu'à minuit, que tous ses camarades montent se coucher. Puis, il avait espéré que Ron et Hermione en fassent de même, mais ceux-ci n'avaient pas voulu le laisser seul, préférant dormir sur le canapé. Il aurait du se douter qu'Hermione ne le laisserait pas partir si facilement. Il soupira, cherchant rapidement une excuse, mais elle était déjà plantée devant lui, les deux mains sur les hanches.

« - Il faut qu'on parle, je crois, gronda-t-elle.

Avant qu'il ne puisse répliquer, elle l'attrapa par le bras, l'entraînant hors de la salle commune, sans une pensée pour Ron, toujours endormi sur le canapé.

« - Ecoute Hermione, il faut vraiment que j'y aille, tenta-t-il d'une voix désespérée, tout en sachant qu'il ne parviendrait pas à l'attendrir.

« - Et moi je crois qu'il faut qu'on parle, coupa-t-elle.

Il soupira à nouveau, s'appuyant de tout son poids contre le mur, la pierre froide du château faisant remonter un frisson le long de sa colonne vertébrale.

« - Harry, dis-moi ce qu'il se passe, je ne te comprends plus. J'ai essayé de te trouver des excuses, je me suis dit que tu étais occupé à cause de la bataille à venir, puis que tu étais choqué à cause de celle-ci mais … je sais que c'est faux. Ça fait quelques temps que tu es bizarre, tu nous fuis, tu ne parles plus, on dirait que tu es gêné en notre présence ! Dis-moi Harry, je veux comprendre.

Il ferma les yeux, choisissant ses mots, tout en sachant que ce ne serait jamais suffisant pour Hermione. Bien sûr, il savait qu'il avait tort de délaisser ses amis, mais il voulait vraiment savoir. Dans sa poche, le papier qu'il triturait nerveusement lui sembla soudain très lourd.

« - C'est …

Il n'eut rien le temps de dire de plus, Hermione comprit à son visage ce qu'il n'osait pas lui dire.

« - Je te préviens Harry, si tu me dis que c'est Aileen, je ne réponds plus de rien !

« - Tu vois ! explosa-t-il. Tu vois pourquoi je ne veux rien te dire ! Tu réagis toujours comme ça quand il s'agit d'elle !

« - Mais essaye de me comprendre Harry ! Tu es incapable de tenir une conversation sans parler d'elle ! Aileen a dit ça, Aileen pense ça … Elle t'obsède complètement ! Tu allais faire quoi, là ? Tu la suis ? Tu lui as donné rendez-vous ? Ne me dis pas que c'est elle qui t'as donné rendez-vous parce que là je vais vraiment m'inquièt…

N'y tenant plus, Harry tira la photo de sa poche et la fourra dans sa main, la coupant net dans son élan.

« - C'est quoi ? demanda-t-elle, suspicieuse.

« - Une photo d'Aileen. Elle l'a laissé dans un livre qu'elle m'a demandé de rendre à la bibliothèque. C'est ça que je fais. J'essaye de comprendre.

« - Et tu n'as pas trouvé ça bizarre ?

Harry leva les yeux au ciel.

« - Bien sûr que si. Mais je me suis dit qu'elle voulait peut-être que je comprenne par moi-même.

Il devina avant même qu'elle n'ouvre la bouche qu'Hermione trouvait cette idée ridicule. Mais elle ne dit rien, se contentant d'observer la photo à la faible luminosité d'un Lumos.

« - C'est écrit quoi derrière ? demanda-t-elle soudain, n'arrivant probablement pas à lire dans la semi-pénombre.

« - 31 décembre 1946, récita-t-il automatiquement, sous le regard surpris de son amie.

« - 1946 ? Tu es sûr de toi ? Ce n'est pas plutôt 1996 ?

Il secoua la tête.

« - J'ai d'abord pensé comme toi, mais … C'est bien marqué 1946. Et j'ai vérifié à la bibliothèque, le papier photo et la technique datent bien de cette époque.

« - Mais … Tu comprends bien que ce n'est pas possible Harry, commença prudemment Hermione. Ça ne peut pas être Aileen. Sa mère ou sa grand-mère peut-être, mais ce n'est pas elle.

« - Je suis sûr que c'est elle, la détrompa-t-il. Et je découvrirai son secret. Rend-moi la photo.

Hermione recula vivement le bras pour l'empêcher de la récupérer, persuadée qu'il se trompait et refusant qu'il s'obstine dans son obsession. Mais le regard d'Harry se fit plus dur, et il attrapa son poignet, l'attirant contre lui pour mettre la main sur la photo, malgré ses yeux qui le fusillaient.

« - Vous m'expliquez ?

La voix de Ron, froide et grinçante, les fit sursauter et Hermione se décolla brusquement d'Harry, abandonnant la photo qu'il s'empressa de glisser dans sa poche.

« - Vous croyez que je suis stupide ? Que je ne vois pas que vous passer votre temps à m'éviter ? C'est pour ça que tu fuis ma sœur, Harry ? Tu lui préfères ma copine ?

« - Ecoute, Ron … tenta Hermione, mais celui-ci ne l'écoutait pas, entièrement fixé sur Harry.

« - Je … je suis désolé, bredouilla-t-il, avant de faire demi-tour et de s'enfuir dans le couloir désert.

Ron haussa un sourcil, surpris. Ce n'était pas dans les habitudes de son ami de réagir de cette manière, et même s'il était énervé, le regard furieux d'Hermione et sa manière de se masser le poignet lui firent comprendre que quelque chose n'allait pas.

« - Ça va ? s'inquiéta-t-il en s'approchant d'elle, fronçant les sourcils en apercevant son poignet rougi.

Hermione leva les yeux vers lui, et il crut y voir briller des larmes.

« - Il … il déconne complètement, lâcha-t-elle avant d'enfouir sa tête contre le torse de son petit ami.

Ron serra durement les mâchoires, ne sachant que penser. Il passa la main dans les cheveux d'Hermione, fixant l'endroit où Harry avait disparu. Les deux jeunes gens savaient que dès le lendemain, ils seraient là, prêts à le soutenir. Mais ça ne les empêchait pas de s'inquiéter.


« - Blaise Zabini.

Le jeune métis ne fit même pas semblant de paraître surpris – il avait attendu ce moment depuis le début de la semaine. Levant les yeux, il croisa le regard indéchiffrable d'Aileen, négligemment appuyée contre un mur. Il se demanda un instant comment elle avait su qu'il passerait par ce couloir pour rejoindre son cours de Sortilèges, avant de balayer cette pensée. Pour une raison qu'il ne connaissait pas, Aileen semblait prédire chacun de ses mouvements.

« - Suis-moi.

Il n'hésita pas une seconde à lui emboîter le pas, sans plus songer au cours qu'il allait manquer et aux possibles conséquences que son absence allait entraîner. Suivant Aileen dans un dédale de couloirs déserts, ils quittèrent finalement le château pour rejoindre le parc, à son grand étonnement. Il sentait l'adrénaline monter en lui à mesure qu'ils s'approchaient de leur objectif, même s'il n'avait aucune idée de ce qu'il allait découvrir, ou de ce qu'il était censé faire.

Ils traversèrent le parc, dépassant le terrain de Quidditch reconverti en terrain d'entrainement pour atteindre un coin de verdure désert, non loin de la forêt interdite. Blaise balaya les environs du regard, tentant de garder un visage impassible malgré sa curiosité. Aileen s'arrêta à côté d'une large pierre blanche, s'accroupissant pour la balayer du plat de la main.

« - Du marbre ? s'étonna Blaise, avant de se mordre la lèvre, ne sachant s'il était autorisé à poser des questions.

Aileen leva un œil vers lui, et il se sentit stupide un instant. Il avait eu assez de cran pour l'affronter, pour lui dévoiler toutes les questions qu'il se posait, pour la pousser à demander son aide, il n'allait pas se mettre à réagir comme un adolescent intimidé !

« - Le marbre n'est pas courant par ici, reprit-il d'une voix plus ferme, et je suis prêt à parier que cette pierre n'était pas là la semaine dernière.

Aileen esquissa un léger sourire, et il respira plus librement.

« - Tu supposes bien. Approche.

Il s'agenouilla face à elle, de l'autre côté de la pierre, hésitant sur la conduite à tenir.

« - Passe ta main dessus. Tu la sens ? La magie, tu la sens vibrer sous tes doigts ?

Blaise ne l'écoutait qu'à peine, électrisé par ce contact. Il passait et repassait la main sur la pierre, s'émerveillant de cette douce chaleur qui l'envahissait. Un mouvement attira son attention et il leva les yeux, se détachant à regret de la pierre. Aileen s'était assise dans l'herbe, prenant appui sur sa main droite. Seul le bout de ses doigts effleurait encore la pierre, et Blaise songea que le magnétisme de la jeune femme n'avait jamais été aussi puissant qu'à cet instant. Il ne s'arracha à sa contemplation que lorsqu'elle reprit la parole.

« - Sais-tu ce qu'est un nœud magique ? interrogea-t-elle d'une voix étonnamment douce.

Il hocha la tête.

« - Oui, c'est le croisement de deux veines de magie pure. On l'a vu en Histoire de la Magie, avec le professeur Lambert, expliqua-t-il.

Les yeux mi-clos, Aileen inclina légèrement la tête, l'incitant à poursuivre.

« - Cette pierre … se trouve à l'emplacement exact du nœud magique, c'est exact ?

« - Oui.

Comme si cette constatation l'avait sortie de sa torpeur, Aileen se redressa légèrement, glissant la main dans la poche de sa robe, d'où elle sortit un rouleau de parchemin. Elle le tendit à Blaise, qui le déplia prudemment. De longues lignes de runes s'y étalaient, d'une écriture fine et soignée. Intrigué, il releva la tête, ne comprenant pas ce qu'elle attendait de lui.

« - Je ne peux graver cette pierre seule, expliqua-t-elle. Tu vas devoir m'aider.

Pendant de longues minutes, il l'écouta lui expliquer ce qu'il lui faudrait faire, découvrant des pans de magie dont il n'avait jamais soupçonné l'existence. Quand elle eut enfin terminé ses explications, il sortit sa baguette et commença à graver les premières runes, avec application. Il perdit toute notion du temps alors que les runes s'inscrivaient sur la pierre, dessinée du bout de sa baguette d'un mouvement expert. La voix d'Aileen, qui récitait inlassablement les mêmes runes, le guidant dans le dessin de motifs complexes l'enveloppait complètement, le privant de toute perception du monde extérieur.

Quand il se redressa enfin, exténué, le soleil haut dans le ciel lui indiqua que près de trois heures s'étaient écoulées. Il frémit en sentant la main d'Aileen se poser sur son épaule – c'était la première fois qu'elle le touchait – et lui jeta un rapide coup d'œil. Les traits de son visage s'étaient tirés, lui donnant un air fatigué, et il devina que lui aussi devait faire peur à voir. Il n'avait pas pensé que la création d'une magie si ancienne et puissante serait aussi coûteuse en énergie, et les paroles de son professeur d'Histoire de la Magie prenaient enfin sens dans son esprit. Se décalant légèrement, Aileen rompit le contact, et il se surprit à en éprouver un manque. D'un geste rapide, elle glissa le parchemin dans sa poche, d'où elle tira cette fois un long poignard argenté. Trop fatigué pour réellement s'inquiéter – elle n'allait pas le tuer comme on se débarrasse d'un complice gênant, si ? – il l'observa d'un œil morne. Elle étendit sa main gauche et, d'un mouvement précis, y traça une large entaille.

« - Le sang, expliqua-t-elle, est intimement lié à la magie noire dans l'imaginaire collectif. Rien n'est plus faux. Le sang est porteur de la magie la plus pure.

Fasciné, Blaise observait le liquide rouge affluer vers le creux de sa main, contrastant avec la pâleur de sa peau.

« - Les rituels de sang, poursuivit-elle, témoignent d'une magie à la fois très ancienne et très puissante.

Elle se pencha sur la pierre, laissant son sang goutter sur les premières runes, tout en psalmodiant dans une langue qu'il ne connaissait pas – il supposait que c'était encore du runique. Peu à peu, la pierre sembla absorber le sang, et de fins sillons rougeâtres apparurent sur le marbre blanc. Blaise sursauta quand elle se redressa, vrillant son regard dans le sien. Instinctivement, il comprit que les prochaines secondes seraient décisives. Il soutint son regard, malgré l'impression que ses yeux pouvaient lire jusqu'aux tréfonds de son âme.

Finalement, sans un mot, Aileen retourna le poignard, le lui tendant. Il ne sut d'où il comprit ce qu'il devait faire, mais il ne trembla pas en se saisissant de l'arme. Comme s'il n'avait vécu que dans l'attente de ce moment, il raffermit sa prise sur le manche et, sans rompre le contact visuel, traça un profond sillon dans sa propre main, avant de la tendre vers la jeune femme, comme une offrande. Elle plaça sa main sur la sienne, et il sentit une décharge le parcourir, comme si leurs sangs, en entrant en contact, scellaient un pacte qu'il ne saurait rompre.

« - Le sang ne saurait trahir, psalmodia-t-elle, et sa voix était rauque, presque inhumaine. Que le sang qui est le mien coule dans tes veines comme Son sang coule dans mes veines. Père, reconnait ton enfant dans le sang sacré dont je fais don. Que ta protection s'étende pour qu'un jour nous ne soyons plus qu'Un.

Une légère fumée blanche entoura leurs deux mains, et quand elle se retira, aucune trace de coupure n'apparaissait plus dans leurs paumes. Aileen s'était détachée de ses yeux, et Blaise sentit une nouvelle décharge le parcourir, une puissance nouvelle qui courait dans ses veines, comme plusieurs cœurs, des centaines et des milliers de cœurs qui battaient à l'unisson avec le sien. Était-ce ce que Drago avait ressenti quand le Lord lui avait apposé sa marque ? Cette sensation de n'être plus un mais partie d'un Tout, comme un vide qui serait soudainement comblé ?

Un vertige le prit un instant, et il se demanda comment lui, le manipulateur qui avait refusé de se laisser asservir par un homme, avait pu accepter de se retrouver lié par le plus fort des liens de sang. Puis, il croisa le regard d'Aileen, si serein et confiant, comme si elle avait toujours su qu'il la rejoindrait – et, après tout, elle l'avait su dès la première fois où elle l'avait vu – et il comprit qu'il avait fait le bon choix. Aussi, quand elle lui tendit la main, il n'hésita pas une seconde avant de déposer sa main dans la sienne. Elle posa sa main sur la pierre, et prononça un simple mot, un seul, qu'il apprendrait bientôt à connaitre.

« - Otthon.

La pierre sembla les aspirer, et ils disparurent tous deux, ne laissant derrière qu'un morceau de marbre blanc gravé de sang.


C'est tout pour aujourd'hui !

Comme d'habitude, j'attends vos avis avec impatience ;) Qu'est-ce que vous pensez de Théodore ? Vous l'imaginiez comme ça ? Et Harry, un avis sur lui ? Les réactions d'Hermione et Ron ? Dans quel camp joue Aileen ? Des idées sur son objectif ? Et Blaise, qu'est-ce qu'il vous inspire ? Dites-moi, je veux tout savoir ! ^^

On se retrouve la semaine prochaine ! (Et le bouton Review, c'est en bas à droite ;))