Et voici le Chapitre 14!
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Bonne lecture :)
C'était une sorte de bourdonnement sourd, quelque chose comme une ruche qui tournait autour de lui. Il détestait les abeilles. Il essayait d'ouvrir les yeux mais rie n'y faisait, il fronçait le nez, les sourcils, et entendit quelques bruits, des cris, mais rien de biens distincts, et toujours se voile noir devant lui, mais pourquoi ne se réveillait-il pas ? Et d'ailleurs pourquoi était-il couché ?
Sur son lit d'hôpital Spencer serrait les poings et commençait à s'agiter, son visage laissait paraître des expressions, et dans la salle les infirmières et les membres de l'équipe soupiraient de soulagement. Il venait de donner les premiers signes de vie depuis plusieurs jours. Alors JJ s'approcha et dit :
« Spencer, c'est JJ, nous sommes tous là. »
Spencer entendait la voix, ne distinguant pas les mots, c'était tellement frustrant d'avoir l'impression d'être privé de ses sens. Il voulait ouvrir la bouche, ouvrir la bouche pour demander ce qui se passait mais rien ne venait. Et puis finalement il bascula à nouveau dans une sorte de sommeil comateux et léthargique provoqué par les médicaments que les docteurs lui administraient en intraveineuses.
Ses amis soupirèrent en le regardant... il ne bougeait plus et semblait avoir retrouvé le calme du coma.
JJ quitta le chevet de son ami et se dirigea vers la porte, regardant une dernière fois le jeune homme et s'approchant de Garcia.
« Il a replongé. » se contenta t'elle de dire.
« Va te reposer » lui conseilla Hotch « Garcia, penses-tu pouvoir le veiller ? Nous devons retourner aux bureaux, Strauss veut nos rapports. »
Garcia hocha la tête et laissa ses amis rentrer. Elle entra dans la pièce où dormait Reid dans un bruit et s'assit là sur la chaise près de lui.
« Mon petit génie... » murmura t-elle dans un sanglot qu'elle tentait tant bien que mal de refouler. Elle était la seule à ne pas avoir vu la scène... Elle savait que le tueur avait tiré sur Reid et que Prentiss avait répliqué en désarmant le tueur d'une balle dans l'épaule, et Reid s'était effondré sur le sol jonché de débris de verre. Il avait été touché dans le bas du ventre, juste sous le gilet, mais les débris de verre et le choc avait provoqué des petits traumatismes crâniens. Les docteurs étaient intervenus et avaient opérés une partie de la nuit pour tenter de réparer ce qui pouvait l'être.
« Reid... » Pénélope Garcia continuait de parler, ça la rassurait et puis peut-être qu'il entendait. « ton téléphone a sonné plusieurs fois, j'ai fini par répondre ; et... je lui ai donné un rendez-vous. Pour lui parler, lui expliquer. » Elle fit une pause, cherchant ses mots. « C'est quelqu'un de très bien. Tu as de la chance. » Elle souriait tandis que les larmes perlaient à ses yeux. « Elle voulait venir te voir mais je savez que tu préférais que l'équipe ne le sache pas alors je lui ais dit d'attendre un peu, que je lui dirai quand venir. » Elle laissait échapper quelques sanglots et finit par lui dire. « Tu n'as pas le droit de nous laisser. On t'aime tous beaucoup Spencer. » lança t-elle. Elle l'appelait tellement rarement par son prénom. Elle posa sa main sur le bras du jeune homme et se leva pour retourner dans le couloir. L'équipe n'était plus là, si il y avait bien un moment idéal pour faire venir la jeune femme c'était maintenant. Certes il était tard et les visites n'avait plus lieu d'être mais Garcia avait prévu un badge du FBI comme passe-droit pour elle aussi. Si elle était l'amie de Reid, elle avait le droit de le veiller avec elle.
« Spencer. » murmura une voix qui lui était familière. Couché sur son lit Spencer vivait toujours les mouvements et les bruits comme une sorte de bourdonnement d'abeilles, il reconnu cependant la voix, sans en distinguer les mots, et tenta de bouger la main, ce qui se traduisit par un bref mouvement des doigts. Voyant cela Garcia encouragea la jeune femme à continuer de parler, alors elle lui raconta la vie à Washington depuis son départ, les repas du Ramadan, les dernières nouvelles de leurs amis, tout ce qui paraissait banal. Dans le creux de son lit, il essayait de s'accrocher au son de cette voix qui l'arrachait des ténèbres dans lesquelles il était plongé par les médicaments antidouleurs. Il fronçait les sourcils, agitait les paupières, et entrouvrit les yeux puis la bouche. Garcia bondit sur sa chaise en appelant les infirmières, tandis que Reid déglutissait avec peine. La lumière blanche de la chambre d'hôpital lui brûlait la rétine mais il voyait les ombres, et c'était tellement plus que ce qu'il avait pu voir ces derniers temps. Il essayait de former des mots mais il avait beaucoup de mal à parler, sa gorge était sèche et il aurait voulu qu'on lui apporte de l'eau mais ça ne semblait pas être au programme. Bientôt tous les infirmiers et les docteurs se mirent à l'entourer, chassant Asma de la pièce. Elle se mit derrière la fenêtre, près de Garcia qui la pris dans ses bras comme si elles avaient toujours été amies. C'était souvent dans ce genre de moment qu'on voyait se tisser les plus fidèles amitiés.
Le reste de l'équipe ne tarda pas à débarquer. JJ était venue avec Will, le père de son fils, laissant ce dernier à sa grand-mère ; Rossi avait quitté un peu précipitamment son rendez-vous, Hotch avait laissé Jack à sa belle-soeur, Prentiss et Morgan étaient arrivés ensembles, et ils s'étaient tous mis près de Garcia et d'Asma à regarder Reid, tandis que lui sentait que son petit monde secret s'était effondré, désormais il ne pourrait plus cacher sa vie à Asma, et Asma à ses amis.
