Bonjour à tous ! Quatorzième chapitre !

Je sais que vous attendiez depuis longtemps. Alors régalez-vous !

Avertissement: Rien ne m'appartient, je ne fais que traduire l'histoire originale. L'univers de Sherlock et ses personnages appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle et à la BBC.

Notes de quantum221b :

Seigneur...

Bon, je vais m'expliquer...

J'adore les histoires dans lesquelles Sherlock est Dom ! (Comme si vous ne le saviez pas déjà!) Et vous savez comment certaines longues histoires peuvent avoir une tension sexuelle irrésolue, et quand c'est l'heure d'enfin passer à l'action... ils se dégonflent ? Soit l'auteur bâcle tout en deux paragraphes, soit, encore pire, il conduit les personnages dans la chambre et nous claque la porte au nez ? Je déteste ça. En d'autres mots, si j'ai pleuré et souffert avec les personnages dans le salon, je veux profiter de leur plaisir dans la chambre, bon sang. Vous me comprenez ?

Alors oui... j'étais déterminée à ne pas reproduire ce schéma dans mon histoire. Alors j'ai commencé à écrire leur première fois ensemble, et les mots ne se sont jamais arrêtés... et avant de m'en rendre compte, j'avais écrit des milliers de mots de détails hautement érotiques.

Maintenant, j'en suis débarrassée. Et que faire de toutes ces autres scènes que j'ai en tête ? Eh bien... c'est une fanfiction, aucun éditeur ne zieute par-dessus mon épaule... Et JE SAIS que je suis en train de me créer de excuses...

En gros, je vous demande à vous tous, lecteurs, de me laisser m'accorder ces petits plaisirs en écrivant du bon vieux porno et en suspendant temporairement la moindre once de scénario. Et si ce genre de scène n'est pas votre tasse de thé, revenez au prochain chapitre. Je reprendrai le scénario, promis !

Mais dans ce chapitre, je ne vous claque pas la porte au nez... et nous avons TOUS patienté bien sagement pour en arriver là !

Alors, Enjoy :)


Culmination
Chapitre 14

« Maintenant, la possession commence. »

Les mots de Sherlock se répercutèrent en John, une promesse, un avertissement. Il pouvait sentir son visage rougir... La paix absolue qu'il l'avait envahi quelques instants plus tôt se dissipa, remplacée par l'excitation. Putain. Bientôt, je serai nu. Bientôt, je vais sentir sa queue en moi... J'en fantasme depuis si longtemps... J'ai hâte... Vais-je avoir fort mal ? Je vais me faire baiser... prêt à me faire défoncer le cul... Putain de merde... John s'humecta nerveusement les lèvres, c'était comme si sa poitrine se creusait à chaque respiration.

« Les yeux au sol, garde tes mains le long du corps », ordonna Sherlock d'une voix sans faille.

John baissa la tête... putain, putain... s'il te plaît... Sherlock. Il sentait l'afflux d'adrénaline, son cœur tambouriner... Je ne vais pas tarder à faire une foutue crise cardiaque... Je ne me souviens pas de la dernière que j'ai été aussi nerveux avant de m'envoyer en l'air... Pamela Newton ? En seconde ?

Sherlock recula d'un pas, les mains fourrées dans les poches de son pantalon, observant John qui tremblait littéralement d'anxiété. L'espace d'une seconde, il laissa le Dom en lui se régaler du spectacle, autorisa ses pensées à batifoler, bien que son corps restait impassible.

Que devrais-je faire de toi aujourd'hui, John ? En temps normal, je n'initierais pas de sexe anal avec quelqu'un qui n'a jamais été pénétré dès la première fois... Mais j'ai attendu trop longtemps... Je veux arracher tes vêtements et pousser en toi... te maintenir à terre pendant que je te baiserais... Je veux te faire crier mon nom... Je veux t'entendre gémir et supplier pendant que je te sodomiserais sans merci... Je veux laisser des marques sur toi, te mordre... te peindre avec ma semence... te monter et te revendiquer comme un animal sauvage... Mien... MIEN.

Il résista patiemment, les poings cramponnés à la doublure de ses poches, attendant que sa faim avide se calme, que l'Homme remette le Dom à sa place.

Ses yeux migrèrent à la porte ouverte. Sa voix était stable lorsqu'il parla :

« Ne bouge pas. »

Machinalement, il fit le tour de l'appartement, verrouilla les deux portes d'entrée, ferma les fenêtres, mis son téléphone en mode vibreur. Il alla à la chambre, alluma la lumière, sortit le lubrifiant et le disposa sur la table de chevet. Il récupéra des serviettes propres, les mouilla et les essora, les posant près du lit. Il se munit également d'une bouteille d'eau fraîche qui rejoignit le lubrifiant. Puis, le front plissé, il pesa le pour et le contre avant d'ajouter une boîte de paracétamol et une lotion apaisante.

John resta là, tête basse, respirant lourdement en entendant les allers et venues et Sherlock. Il essaya de déduire ce qu'il manigançait.

Normalement, à ce moment, si je m'apprêtais à me faire une femme, on serait en train de se tripoter, de s'embrasser, de se caresser. Mes mains seraient partout sur elle, pétriraient ses seins, tireraient sur ses tétons. Je frotterais mon érection à sa cuisse ou ses fesses. On tituberait vers la chambre en s'enlevant nos vêtements, on soufflerait comme des bœufs. On embrasserait et sucerait différentes parties du corps de l'autre... Après les préliminaires, j'aurais écarté ses jambes et j'aurais plongé mon sexe à l'intérieur d'elle... Je l'aurais baisée dur et fort... Elle aurait gémi, haleté, geint... Son sang s'accumula dans ses joues alors qu'il se perdait dans ses rêveries... Il serra les poings pour se ramener à la réalité, sa verge palpitant d'envie... Je sais que d'ici quelques instants, ce seront mes jambes au grand ouvertes et sa queue plongée dans mon anus... Les différents films et gifs pornographiques qu'il avait visionnés ces derniers mois défilèrent à toute vitesse dans sa tête, queue après queue fourrées dans trous après trous...

Sherlock resta à bonne distance, regardant silencieusement John, les paupières plissées. Il le lisait. L'observait. Le torse qui gonflait sans rythme, la rougeur de sa nuque, les veines prépondérantes de sa gorge, la bosse entre ses jambes.

Tu le veux vraiment, n'est-ce pas, John ? Expérimenter la soumission sexuelle... ça t'excite plus que tout... l'inconnu, la peur mélangée à l'anticipation... ne pas avoir de contrôle sur ce que je choisirai de te faire... Le sang qui court dans tes veines alors que tu m'attends... Regarde-toi, tu bous à l'intérieur, impatient que je te baise, que je te fasse mal... Très bien, dans ce cas... Si c'est de cette manière que tu veux apprendre, alors je t'enseignerai de cette manière... et j'en savourerai chaque foutue minute... Mais tu VAS apprendre, d'une façon ou d'une autre...

Son sourire était vicieux et pourtant indulgent, opinant du chef pour lui-même.

John resta juste là, démuni alors que son imagination se déchaînait. Je suis simplement debout... Je ne sais pas quoi faire... Suis-je supposé faire quelque chose ? Suis-je supposé m'agenouiller et quémander pour la suite ? Est-ce ce qu'il attend ? Putain... Fait chier, pourquoi n'ai-je pas demandé à Victor ? Comment aurais-tu pu le demander à Victor, bougre d'idiot ? Qu'allais-tu dire ? ''Victor, aime-t-il que tu supplies pour qu'il te la mette ?'' Tu es complètement con, Watson...

Il était vaguement conscient que sa respiration n'était pas normale. Il tenta désespéramment d'y remédier, sentant une once de panique commencer à monter.

Puis, finalement, il entendit les pas doux de Sherlock qui se posta devant lui.

Ses pieds nus et le bas de son pantalon noir sur mesure entrèrent dans le champ de vision de John. John les fixa, comme si quelque chose en lui s'ancrait aux pieds de Sherlock, et toutes ses pensées fanèrent. Il est là... Sa respiration ralentit à la simple vue des pieds de Sherlock, du contraste entre la peau pale et le satin noir brillant du pantalon, les longs orteils, la pédicure soignée... Il gigote toujours ses orteils lorsqu'il réfléchit... sur le sofa... sur le tapis. Son esprit se vida, étrangement enraciné à l'instant présent.

La pensée surgit brusquement, le frappa avec la force d'un coup physique. La moitié rationnelle de son cerveau se rendit compte du pouvoir que Sherlock avait entre les mains. Putain, putain... il contrôle mes signes vitaux ! Avec ses pieds, en m'autorisant simplement à voir ses pieds, bordel de merde... Le noyau de soumission qui avait commencé à germer en lui vibra d'émerveillement et de vénération. C'est mon Dom... il me contrôle...

Il inhala soudainement en sentant la grande paume de Sherlock se lever pour se poser sur le côté de son cou. Sa chaleur s'enroula tout autour de lui. Le pouce de Sherlock dessina gentiment sa mâchoire et l'obligea à redresser la tête.

« Calme-toi, John... Regarde-moi. »

John leva les yeux pour regarder Sherlock, déglutissant pour soulager sa bouche sèche. Les pupilles de Sherlock étaient calculatrices alors qu'elles analysaient le visage de John. Des lèvres humides frôlèrent légèrement celles de John, une caresse pour le rassurer, avant que Sherlock ne recule imperceptiblement.

Il chuchota contre les lèvres de John :

« Ce n'est pas parce que ton esprit, ta psyché et ton âme se sont soumis d'eux-mêmes que tu vas automatiquement connaître le comportement à adopter pour un Soumis, ni la manière dont il se manifeste, tout comme ce que tu devrais faire ni ce à quoi tu dois t'attendre de moi. C'est un apprentissage progressif, il faut du temps pour l'assimiler... C'est un parcours. »

John l'écouta attentivement, appréciant la douce et lente caresse du pouce de Sherlock sur sa mâchoire.

« Il faudra du temps et de nombreuses erreurs de nos deux côtés, avant que cela devienne naturel. Le temps d'apprendre le corps de l'autre, le temps que j'apprenne jusqu'où je peux te pousser et le temps que tu apprennes ce que j'aime, ce qui me plaît. »

Sherlock prit une pause et fronça les sourcils, cherchant une analogie appropriée. Le bout de son pouce cerclait toujours distraitement le menton de John qui attendait.

« Penses-y comme à une ampoule. Dans la plupart des cas, l'ampoule va s'allumer. Toutefois, lorsque l'ampoule s'allume, c'est d'abord d'une lueur terne, son éclat augmente progressivement. Parfois, on a l'impression que l'ampoule clignote et meurt, puis la lumière revient de plein fouet. Cela fonctionne toujours ainsi, quand l'abandon sincère est advenu une fois, rien sur cette Terre ne pourra jamais tuer cette lumière... Une métaphore bancale, mais je pense que tu vas comprendre ce que je veux dire. »

Les doigts de Sherlock naviguèrent à la chemise de John qu'il commença à déboutonner avec habileté. Le cœur de John battit des records alors qu'il se battait pour intégrer les mots.

« Que se passe-t-il lorsque l'ampoule atteint sa pleine luminosité ? », demanda-t-il.

Sherlock s'interrompit pour mirer John, de l'approbation pétillant dans ses yeux, sa bouche se tordant en un bref sourire.

Sa voix était rauque, grave quand il murmura :

« Cela devient incandescent. Le Soumis et sa Soumission irradient. Tant et si bien que le Dom disparaît. »

Ses mains passèrent autour de la taille de John, tirant la chemise de son pantalon, laissant ses doigts effleurer le ventre en observant John y réfléchir, le regard intense, plein d'espoir. Allez, John... pose-moi la bonne question... allez...

John posa des yeux hésitants sur Sherlock..

« Je... je veux briller autant, atteindre ce degré de soumission, Sherlock. Mais je ne veux pas que mon Dom disparaisse... Je ne veux pas briller au point de ne plus pouvoir te voir. »

Sherlock sourit, un délice innocent sur le visage alors qu'il se rapprochait d'un pas, son nez frottant celui de John, sa joue. Frotte... Sainte Marie mère de Dieu... Sherlock putain de Holmes frotte mon visage avec son nez... Comment ce peut-il ? Qu'ai-je fait pour mériter cela ?

Le visage tendrement pressé contre la poitrine de John, Sherlock chuchota :

« Oh, mais John... Je ne disparais pas vraiment. Vois-tu, lorsque ce niveau de Soumission est atteint, le Dom fusionne avec le Sub. Il n'y a plus de Dom, plus de Sub. Rien qu'une harmonie, une unité... La Culmination. »

John ne bougeait pas, la chemise déboutonnée, il y songeait.

Sherlock s'approcha encore, un sourire séducteur tiré sur ses traits.

« Pour le moment, je prévois de soutirer chaque once de plaisir de nos deux corps. »

Son doigt caressa gentiment la joue de John, le regard verrouillé aux yeux écarquillés de John.

« Penses-y comme à une danse exquise... ou une magnifique symphonie. Je mène, tu suis, et nous nous perdons dans la musique que nous créons ensemble. »

Ses lèvres trouvèrent de nouveau celles de John.

« Comprends-tu ? »

John acquiesça, carrant les épaules pour se préparer. Je te suivrais au bout du monde, Sherlock. Tu as toujours mené et j'ai toujours suivi. Mon guide... mon Dom...

Sherlock le débarrassa de sa chemise et se glissa lentement derrière lui. Puis la large paume de Sherlock appuya sur le torse de John jusqu'à ce que son dos moule le buste de Sherlock. Ses lèvres disséminèrent des baisers sur sa nuque. John pouvait sentir son érection contre ses fesses.

Sherlock mordilla un morceau de chair et ronronna chaudement de satisfaction quand un frisson violent ébranla John. Sa large main semblait couvrir tout le torse de John, suivant les mouvements de sa respiration. Les battements de son cœur, rapides mais réguliers. Sa cage thoracique bouge, inspiration et expiration. Il resta là, comptant les battements de son pouls, son rythme respiratoire.

John ne bougea pas, arquant le cou pour donner plus d'espace aux baisers. Il lui fallut quelque minutes pour remarquer que Sherlock ne faisait plus rien. Il s'étonna. Qu'y a-t-il ? Pourquoi ne bouge-t-il pas et ne dit-il rien ? Il essaya de se concentrer... sur la paume brûlante de Sherlock à son pectoral, sur la pression silencieuse du front contre sa nuque. Son instinct, développé par ces années passées près de l'énigme qu'était cet homme, s'éveilla et il murmura gravement :

« Je suis vivant, Sherlock. Je suis là. Tout va bien. »

Il voulait désespéramment se tourner et enlacer Sherlock, chuchoter des paroles apaisantes à son oreille. Mais il n'en avait pas la permission. Il inclina le cou et frotta sa nuque au visage du brun.

« Je suis vivant », répéta-t-il inlassablement.

Le souffle de Sherlock se répandit sur sa peau alors qu'il répliquait d'un ton accusateur :

« Et pourtant... tu n'étais pas... tu étais parti, John. »

Il mordit férocement dans l'épaule puis relâcha.

« Je te l'interdis... Tu n'as pas la permission de me refaire une telle chose. »

John siffla lorsque les dents se refermèrent à nouveau sur son épaule, une douleur aiguë et inattendue. Ses yeux s'humidifièrent, sa voix était étouffée par l'émotion et la douleur alors qu'il répondit :

« Je ne le ferai pas. Je ne l'aurais jamais fait si j'avais pu l'empêcher, Sherlock. »

Des coups de langues sur la morsure attendrirent la peau tandis que Sherlock se recomposait. Tu es supposé le ravager, idiot. Lui donner la baise de sa vie... Il exhala fébrilement en se redressant et laissa le Dom prendre les rennes un moment. Trop de sentiments...

La main plaquée à la poitrine de John dirigea un de ses doigts sur un téton. Le mamelon s'érigea à son contact.

« Enlève tes chaussures », ordonna-t-il.

John joua des orteils pour faire voler ses mocassins. Encore une fois, les doigts arachnéens attrapèrent un téton et le firent rouler. John haleta. La pression augmenta progressivement.

Putain... putain... oui... Les mamelons de John avaient toujours été sensibles et quelque chose dans la manière dont Sherlock les taquinait semblait envoyer des messages urgents directement à son aine. Il ne bougea pas, respirant difficilement sous le tourment érotique alors que sa verge menaçait de faire sauter la fermeture éclair de son jean. Le sourire de Sherlock était vicieux alors qu'il tirait, pinçait, frottait et griffait.

« Tellement réceptif... Je vais adorer te décortiquer, John Watson. »

Il fit lentement se tourner John et crocheta un doigt à la ceinture de son jean pour l'attirer plus près, souriant lascivement.

« Je vais te faire crier mon nom, ce soir », promit-il.

John frissonna.

Ses mains habiles débouclèrent la ceinture et la firent glisser des passants. Il recula, la ceinture marron au creux des paumes, caressant légèrement le cuir usé avant de la tendre d'un coup, comme pour en tester la flexibilité. John contempla, les pupilles dilatées, alors que le détective passait la ceinture sur le torse du médecin, dérangeant les mamelons avec la pointe. Il fut saisi, comme piqué à l'aiguille. La chair de poule fleurit sur son épiderme, de peur et d'anticipation. Putain... putain de merde... Va-t-il me fouetter avec ça... maintenant ? Ses yeux... bordel, je ne savais même pas que ses yeux pouvaient avoir l'air aussi affamés...

« Le cuir brun foncé sur la peau miel doré. C'est un beau contraste, songea tout haut Sherlock. Détends-toi, John... Je ne vais pas te flageller, pas aujourd'hui. »

Le ton de Sherlock était amusé malgré la chaleur dans ses yeux.

« Aujourd'hui, je ne te ferai mal qu'avec ma queue. »

John déglutit nerveusement.

Il déboutonna la braguette de John et descendit la fermeture éclair.

« Enlève-le. Enlève tout. »

Empressé, John se déshabilla jusqu'à ne plus être que nu devant Sherlock, le sexe douloureux et palpitant d'excitation, du liquide pré-éjaculatoire fuyant déjà de la fente. Le regard de Sherlock était ardent alors qu'il faisait un pas en arrière et scannait chaque parcelle de peau, de la tête aux pieds, bloquant sur le vît engorgé, les testicules pleins.

« Tourne-toi. »

John pivota et attendit silencieusement que Sherlock inspecte son dos. J'espère qu'il aime ce qu'il voit... J'aurais dû faire plus d'exercice... Mais je me trouve pas trop mal... pas aussi bien que lui, mais... Il m'a déjà vu nu avant, même en érection... Pourquoi est-ce différent ?... Je devrais me sentir humilié, reluqué comme un morceau de viande qu'il s'apprête à sauter... Pourquoi je ne me sens pas humilié... pourquoi est-ce aussi excitant... quand vais-je pouvoir le voir... J'ai envie de voir son sexe... Je l'ai senti gros, dans mon dos... Vais-je me déchirer ? Il ne veut pas me déchirer, pas vrai ? Eh bien, si ça arrive, nous devrons faire avec... J'espère qu'il aime ce qu'il voit...

Le poids soudain du corps tout habillé de Sherlock l'étreignant par derrière et l'enserrant était bienvenu, délicieux.

« Tu es un homme magnifique, John. Un homme que je vais adorer posséder, encore et encore, pendant très longtemps. L'insécurité est pour les imbéciles qui se sentent mal dans leur peau. »

Le timbre de Sherlock était bas, gazouillis rassurants à l'oreille de John. Une langue rose lapa son épiderme, juste sous son lobe et... Putain, ouais... oui... plus... plus... Les genoux de John cédèrent presque sous lui. Sherlock venait de trouver l'un des points les plus érogènes chez lui. Ses nerfs dirigèrent directement la sensation à sa verge et ses bourses, et il gémit sans pouvoir s'en empêcher :

« Sherlock... »

Sherlock émit un petit bruit satisfait. Comme un ronronnement mâle de pure appréciation.

« Alors, tu n'as jamais rien inséré dans ton rectum ? Des doigts ? Les tiens ou ceux de quelqu'un d'autre ? Un jouet ? »

John secoua vigoureusement le crâne, essayant d'écouter et de répondre tandis que la langue de Sherlock poursuivait son exploration.

L'une des mains de Sherlock descendit et son pouce recueillit le liquide séminal à sa fente. John se contracta au contact bref et soudain. Puis le pouce de Sherlock remonta à la bouche de John.

« Ouvre, commanda-t-il. Suce. »

John lécha ses propres sécrétions puis téta avidement le pouce de Sherlock, peu désireux de le laisser partir.

Sherlock gloussa.

« C'est ça, très bien, John... Qu'en est-il des fellations ? As-tu déjà sucé une queue ? »

John secoua à nouveau la tête. De quoi a-t-on l'air ? Je suis nu comme au jour de ma naissance, je suce son pouce, alors qu'il est toujours aussi impeccablement habillé, comme s'il avait une soirée en ville prévue...

« Tu apprendras... Et ne t'inquiète pas, nous achèterons un miroir sur pied, John. Ainsi, tu pourras te voir être pris. Tu pourras observer sous tous les angles ce que ça fait lorsqu'un membre t'ouvre encore et encore. Que ce soit ton cul ou ta bouche. »

La voix de Sherlock était devenue subsonique.

« J'ai hâte de te bâillonner avec ma verge. »

Il sortit son pouce et orienta la tête de John vers lui, la maintenant d'une main alors que l'autre tenait encore son buste, le gardant en place. Des lèvres exigeantes aspirèrent celles dociles de John, une langue découvrait les recoins secrets de la bouche de John. John gémit, s'immobilisa dans l'étreinte puissante, la bouche de Sherlock pillant la sienne, prenant, ravissant implacablement, sans pitié. John tremblait de désir, inhalait son haleine, goûtait cette bouche exquise. Le noyau de soumission dansait de joie dans sa poitrine, pleurnichant comme un chaton.

Je suis fini... je suis condamné... S'il m'embrasse comme ça... Merde, je ne survivrai pas s'il baise aussi bien qu'il embrasse... il va me tuer pour de bon...

Finalement, Sherlock le lâcha et le manipula pour lui faire à nouveau face.

« As-tu déjà sodomisé quelqu'un ? », fut la question suivante.

Sa paume était toujours apposée sur le torse de John, surveillant... observant toujours, toujours...

John songea brièvement à mentir. Je n'en suis pas très fier... Mais merde, on était bourrés, contents, en manque et Murray n'arrêtait pas de parler de toutes ces gonzesses qu'il s'était faites... ça faisait tellement longtemps que je n'avais rien senti de chaud et serré autour de ma bite... et Gale a proposé... Comment j'aurais pu refuser... Je ne suis pas gay... mais putain, c'était tellement bon... chaud et serré et, comble du plaisir, c'était un homme... je pouvais y aller aussi fort que je voulais... comme un toréador... J'aurais pu le baiser pendant des heures... ça n'a sûrement pas duré plus de quelques minutes, mais bordel, j'avais l'impression que ça faisait des heures... Ma partie de jambes en l'air la plus mémorable, en fait... meilleure que toutes les autres... Devrais-je lui dire ?

Sherlock frotta son nez dans le cou de John, ses doigts tâtant ses pectoraux, calculant l'irrégularité de son pouls, repérant la lourdeur soudaine de son souffle... Une partie de lui tenait les paris entre la vérité ou le mensonge que John lui servirait... Est-ce important s'il ment vraiment ? Que l'idée lui ait traversé l'esprit, n'est-ce pas déjà trop ? À méditer...

La voix de John était hésitante quand il répondit enfin :

« Oui. À l'armée. Une fois. »

Il fut récompensé par les mains de Sherlock qui empoignèrent légèrement son érection.

« Hmmm... Dans ce cas, tu connais déjà le plaisir que ton étroitesse va me procurer ce soir. »

Sherlock gifla brusquement son sexe. John haleta à la décharge soudaine et, paradoxalement, il se sentit durcir encore plus, une goutte de liquide pré-éjaculatoire dégoulinant sur sa longueur.

« Ne pense même pas à me mentir, John. Je saurai. »

John baissa la tête.

« Pardon, Sherlock. »

Victor me l'a dit, ne lui mens pas. Il est mon Dom et je le déçois déjà. Pardon... pardon... s'il te plaît, ne pars pas...

« Hmmm..., fredonna Sherlock à son oreille, caressant paresseusement la hampe de John. John, ce que tu fais ou as fait n'aura jamais d'importance pour moi. Tout sera toujours à propos de ce que tu es et ce que tu as le potentiel de devenir. »

Une dernière morsure sur l'épaule de John et Sherlock le conduisit à la chambre. Il ferma la chambre, bien que la porte d'entrée était verrouillée.

« Sur le lit, sur le dos. Jambes écartées mais tendues. »

Le cœur de John devint un marteau-piqueur alors qu'il suivait les instructions. Oh bon Dieu de merde... ça y est...

Sherlock ne bougea pas, le regarda faire, illisible, les yeux alourdis par la concentration et la détermination. Son ton était celui de la conversation alors qu'il défaisait le fermoir de sa montre, puis les boutons de ses manches et finit par ôter rapidement sa chemise. Il déposa l'habit et l'accessoire sur la chaise près de la fenêtre.

« D'ordinaire, je ne baiserais pas quelqu'un qui n'a jamais pratiqué le sexe anal, pas la première fois. Mais j'ai attendu longtemps pour cela, John. »

Il s'interrompit.

« Et je vais te posséder aujourd'hui. »

John fixait la vaste étendue de peau pale offerte à sa vue, les tétons rose sombre, la constellation de tâches de rousseur éparpillées sur son torse. Le pantalon noir tranchait vulgairement sur le ventre plat, enveloppant ces hanches et ces cuisses immaculées, comme si le tissu avait posé ses propres revendications sur le corps de Sherlock. Le contraste du noir opposé au blanc était élégant, littéralement à baver, réalisa John en sentant la salive affluer dans sa bouche. La bosse entre ses jambes était évidente, mais retenue par le satané vêtement. Je veux m'enrouler autour de son corps comme ça... je suis foutu... je suis jaloux d'un putain de pantalon...

« Pour ce soir, tu peux verbaliser tout ce que tu voudras. Des sanglots, des gémissements, des cris, dire tout ce qui te viendra à l'esprit. Cette nuit, je veux t'entendre, John. »

SeigneurSeigneurSeigneur... mon Dieu... putainputainputain de merde...

Sherlock planta ses pupilles dans ses iris bleu marine, profondes comme l'océan. Écarquillées. Et affamées. Et stressées.

Ses yeux s'adoucirent. Regarde-le, une biche prise dans les phares d'une voiture. Il ne peut pas détourner le regard... ne peut pas s'enfuir... il en a tellement envie... il en a tellement peur... C'est John, Sherlock. C'est ton John... Ne l'effraie pas tant... Il écarta le Dom.

Il grimpa lentement sur le lit, portant encore son pantalon, et s'allongea aux côtés de John. La tête appuyée sur une main, l'autre essuyait la fine pellicule de transpiration qui recouvrait le front de John, Il se baissa pour caresser tendrement la bouche de John. Sa voix était douce lorsqu'il chuchota sur ses lèvres :

« Je ferai en sorte que ce soit bon, je vais essayer de ne pas te blesser. Tu crieras mon nom, ce soir. Pas de douleur, mais d'un plaisir plus intense que tu n'en as jamais connu de toute ta vie. Fais-moi confiance. »

John le contempla et s'humecta inconsciemment les lèvres, désirant plus que tout croire en ses paroles.

Puis Sherlock commença à explorer.

Les lèvres, les mains, la langue se mouvèrent perpétuellement sur le corps de John. Aspirant, touchant, embrassant, suçotant, mordillant, trouvant tous ces points sensibles qui faisaient de John un tas informe de contorsions. Chaque pression était précise, calculée. Ses mains erraient, traçaient des motifs entre les creux et les vallées. Des caresses plumes, des massages fermes. Des mains tendres alternant avec des mains rudes et exigeantes. Des doigts brûlants enroulés autour de la hanche de John, des doigts taquins migrant entre ses jambes. Des lèvres suçant ses tétons, une langue lapant la peau sensible de son aine, des mains malaxant ses mollets forts.

John haletait et geignait, s'arquait à chaque contact. Ondulant et trépignant alors que Sherlock jouait avec lui comme avec son jouet préféré.

« Tellement bon... tellement réceptif pour moi, fredonna Sherlock avec approbation. Tu ne vas plus jamais pouvoir te passer de moi, John »

Il tourna le corps de John et poursuivit son exploration. Apprenant les zones érogènes, les recoins déclencheurs, les replis chatouilleux et les surfaces qui faisaient haleter John.

L'Homme se perdit dans la luxure, goûtant le plat qu'il allait dévorer. Tandis que le Dom prenait du recul et des notes recueillait des informations à toute vitesse, cataloguait, rangeait dans de jolies petites cases -quelle caresse faisait fleurir la chair de poule, l'augmentation du pouls à chaque geste plus féroce, la rétractation des pupilles au langage plus vulgaire, les torsions du corps aux caresses plus osées que les précédentes...

Les hanches de John roulaient sous ses attentions, de haut en bas, frottant son sexe douloureux contre les draps. Sherlock dispersa le brouillard du plaisir qui droguait son esprit. Ça fait si longtemps que j'attends ça... mais c'est sa première fois... Le Dom voulait le déchiqueter tel un animal, entendre ses bruits de désespoir et de douleur, alors que l'Homme tempérait ses pulsions- pas encore, pas aujourd'hui.

John gémit plus fort lorsqu'il sentit Sherlock lui monter dessus, reposant tout son poids sur John. Les jambes tendues de John étaient piégées entre celles de Sherlock. Quelque chose dans ce poids était étrangement apaisant. Putain, je savais que j'étais plus petit, mais ça... C'est comme s'il m'engloutissait... Il sentait la friction du pantalon de Sherlock sur ses fesses et ses jambes, et l'érection de pierre calée dans sa raie.

Les lèvres de Sherlock étaient douces contre la coquille de son oreille :

« John, je vais te préparer, maintenant. Et je vais commencer par t'avoir dans cette position avant de te tourner. C'est toujours plus confortable dans cette position, moi derrière toi, mais j'ai besoin de te voir pendant que je te baiserai, ce soir. Est-ce que ça te va ? »

John déglutit et pivota la tête pour mirer Sherlock droit dans les yeux.

« S'il te plaît... puis-je au moins voir... »

Il ne finit pas sa phrase, sachant que Sherlock saurait de quoi il parlait.

Le visage de Sherlock était enfoui dans le creux de son cou quand il répondit, la voix étouffée par la peau de John :

« Plus tard. Pour le moment, c'est mieux ainsi. Crois-moi. »

Sherlock tira John jusqu'à ce qu'il soit à quatre pattes. Il plaça trois oreillers sous le visage de John, afin que son buste soit parallèle au lit, les fesses prêtes à être utilisées.

« Ne bouge pas », dit-il en reculant pour attraper la bouteille de lubrifiant sur la table de chevet.

Hâte... hâte... je vais mourir d'anticipation... pendant encore combien de temps... Le cœur de John tambourinait si fort que sa cage thoracique était susceptible de se briser.

De gentilles mains chaudes se posèrent à l'arrière de ses cuisses et les écartèrent. Des mains assurées pétrirent son cul joufflu avant que l'une glisse entre les jambes de John et attrape sa verge. Il la tordit vers lui pour la voir. Les paupières de John se fermèrent de plaisir tandis que Sherlock commençait à le masturber.

« Putain... Sherlock. »

L'autre main de Sherlock emprisonna ses bourses. Le ventre de John se tordait comme un ressort, il tentait d'aspirer de l'air qui désertait ses poumons. Il enfonça son visage dans les oreillers et ses hanches commencèrent à balancer au rythme des à-coups. Sherlock ronronna d'appréciation, tournoyant son pouce autour du gland.

« Bon sang... pitié... Oh putain de merde. »

Plus de grognements approbateurs s'accumulèrent dans la gorge de Sherlock qui jouait paresseusement avec ses testicules. Sa cadence monta d'un cran et ses doigts délaissèrent le scrotum de John au profit de cette zone particulière qui reliait l'anus et les testicules. L'orifice de John se contracta instinctivement. Trop... trop.

Un grondement gronda derrière lui :

« Parfait, John. »

Il ôta ses mains.

Le son du bouchon qui s'ouvrait était du tonnerre aux tympans de John. Un pouce glissant trouva à nouveau ce point précis à la base de ses bourses. Le bassin de John tressaillit en râlant gravement.

« Unnngghhh... Sherlock... S'il te plaît, Sherlock. »

Une main de Sherlock caressait agréablement une fesse tandis que l'autre, lubrifiée, pompait à nouveau la hampe de John.

« Tu es magnifiquement réactif, John. Tu t'en sors si bien. »

Sa voix sonnait heureuse alors qu'il taquinait le blond sans merci.

Il le lâcha et enduisit plus de produit sur ses doigts.

« Je vais te dévoiler, John. »

Des mains fortes et intransigeantes écartèrent au large les fesses de John. Celui-ci se tendit. Sherlock grogna à la vue, un bruit viscéral et sourd. Baiser... Prendre... Revendiquer...

Deux pouces enduits frottèrent négligemment l'entrée rose. Ils bougeaient parfaitement à l'unisson, alternant pour recouvrir l'orifice de gel. Les muscles fessiers de John se contractaient et se décontractaient involontairement, totalement démuni par cette stimulation manuelle. Si immorale, si étrangère et pourtant si bienvenue, spectaculaire et enivrante. Le grondement de Sherlock fut plus distinct cette fois, admirant ce trou exposé, serré et plissé sous ses pouces.

« Je vais te pénétrer, John. »

Un surplus de lubrifiant atterrit directement à l'entrée de John. Un doigt l'y toucha légèrement.

« John, j'ai besoin que tu pousses contre mon doigt. »

John inspira profondément, okay, c'est parti... et appuya docilement contre l'intrusion. Une fraction de seconde plus tard, le doigt de Sherlock était à l'intérieur.

« Respire, John. »

Même cette invasion minime piquait. John se concentra sur son souffle, comme le lui avait ordonné Sherlock. Son doigt glissa plus loin, jusqu'à ce que John sente les phalanges de Sherlock contre sa peau. Une main chaude et douce caressait ses fesses, ses hanches.

« Tout va bien ? », demanda Sherlock.

John acquiesça, s'échinant à garder son sphincter relâché. Après quelques instants, le doigt de Sherlock commença à bouger, à sonder.

« Bordel de merde... », jappa John de surprise et de plaisir quand ce doigt rencontra finalement sa prostate.

Sherlock se pencha et l'embrassa chastement.

« Tu te débrouilles si bien, John. »

John opina encore et Sherlock cogna sa prostate.

Sherlock revint dans sa position initiale pour se concentrer sur ses efforts, contemplant avec émerveillement John qui accompagnait maladroitement les mouvements de ce doigt imposant.

John se sentait étrangement fébrile alors que le doigt se faisait plus exigeant. Des chocs électriques traversaient son sexe. Ses hanches s'inclinaient, désireuses de plus, plus... PLUS de cette sensation délicieusement décadente.

« Sherlock... Oh mon Dieu... Putain de merde, bordel... merde. »

Sherlock retira son doigt et constata avec satisfaction que le bassin de John le suivait. Plus de lubrifiant, deux doigts.

John se hérissa à la brûlure, seulement pour se relaxer davantage car ces doigts faisaient des étincelles en lui. Son visage s'enfouissait plus dans l'oreiller. Sherlock perça plus fermement, s'enfonçant jusqu'à ce que ses phalanges l'empêchent d'aller plus loin.

« Si seulement tu pouvais voir, John. Comment ton corps m'accepte en lui. Tellement bon pour moi... », ronronnait Sherlock avec satisfaction.

Il pivota ses doigts, de sorte que sa paume soit vers le bas, sortant et rentrant sans accroc de l'orifice de John, chaque retour était récompensé par d'imperceptibles gesticulations et des contractions musculaire qui l'entraînaient au plus profond, frôler le point d'enchantement.

John gémissait sans barrière, chacune de ses terminaisons nerveuses crépitait et palpitait, perdues dans les sensations. Chaque va-et-vient lui donnait l'impression qu'une vague de feu irradiait sa verge. Il savait tout de la prostate, je suis médecin, bon Dieu de merde... je n'ai jamais essayé ça... Bordel, je vais bientôt jouir...

« Tu ressembles à une salope dévergondée, John. Tu te baises toi-même sur mes doigts. »

La voix de Sherlock était rauque, hypnotisé par ses doigts qui écartaient incessamment l'entrée de John. Ses mots crus étaient tempérés par une main tendre qui caressait le bas du dos de John.

« Et j'aime cela... donne-moi tout ce que tu as. »

John geignit, le timbre brisé :

« J'ai besoin de jouir... pitié, Sherlock.
- Pas encore. »

Le ton de Sherlock était sévère.

Sherlock se plia pour empoigner son pénis et le replacer en vue. Il s'allongea entre les jambes de John et referma la base du sexe dans l'étau de ses doigts, créant un anneau pelvien efficace, et avant que John ne puisse réagir, des lèvres moelleuses enveloppèrent son gland et le sucèrent.

« Ohhhh... Seigneur... »

La bouche de John poussait un cri silencieux tandis que Sherlock prenait plus de sa longueur. Ses hanches ondulaient malgré lui pour envahir plus la bouche de Sherlock. Celui-ci fredonna d'approbation et pour John, ce fut comme si les vibrations électrifiaient sa verge pour exploser dans sa tête vide. Plus il s'enfouissait dans la bouche de Sherlock, plus fort Sherlock suçait. Ses doigts baisaient John et stimulaient sa prostate. La pression sans faille qui encerclait la base du sexe de John ne lui autorisait aucun soulagement, un soulagement qui semblait pourtant si imminent, agonisant, et complètement hors de portée.

John miaulait piteusement, trop brisé par le plaisir pour s'inquiéter de son image.

Finalement, Sherlock le relâcha après une dernière lampée taquine sur sa fente, retirant sa bouche et ses doigts.

Plus de lubrifiant, puis :

« Ce sera encore un peu serré, John. Inspire fort et pousse pour moi. »

Serré... si serré. Le trio des doigts de Sherlock était à l'intérieur, l'étirait. John pantelait. Sherlock pivota ses doigts, frottant le point salvateur de John, le détendant et l'ouvrant. La piqûre n'était plus si forte et après quelques va-et-vient, le rythme redevînt bon. À coups de petites pressions, Sherlock enfonça lentement ses trois doigts jusqu'à ce que ses phalanges retrouvent la peau de John.

Les doigts de Sherlock pompaient, désormais. Dedans et dehors. Gentiment. Lentement. Prudemment. La silhouette de John trépignait, il pleurait presque... pitié... je ne peux pas le supporter... besoin de jouir... laisse-moi jouir... priait-il silencieusement.

Doucement, Sherlock enleva ses doigts. Le retrait laissa John étrangement vide, son orifice étiré à l'air libre. Sherlock était si chaud.

« John, regarde-moi. »

John tourna la tête sur l'oreiller, braquant sur Sherlock des yeux globuleux.

« S'il te plaît... S'il te plaît, Sherlock... »

Une main attentionnée brossa les cheveux trempés de John.

« Chuuut... Bientôt, John. Je rendrai cela bon, promis. Je vais te prendre, maintenant. »

Le bruit d'une fermeture éclair qui s'ouvrit était appétissant et suivi du bruissement du pantalon que Sherlock ôta complètement. Schlick... schlick... schlick... Le bruit du lubrifiant répandu sur le sexe de Sherlock.

Le cœur de John batifolait, un million de battements à la seconde, ses poumons cognaient contre sa cage thoracique alors qu'il attendait.

Des doigts incandescents s'enroulèrent autour des hanches de John, moulant les courbes de l'os.

« Dans un premier temps, tu auras mal, John. J'irai lentement. »

Une main caressa tendrement le bas du dos de John.

« Tu te débrouilles si bien. Tu es un si bon Sub pour moi. »

John trouva de la force dans la douceur de la voix de Sherlock, dans ses mains précautionneuses qui le touchaient.

Sherlock attrapa sa verge douloureuse et l'amena à l'entrée de John. Son gland tamponna l'anus bien lubrifié qui se contracta. Il se mordit la lèvre, ravalant un grognement de frustration, ne désirant que plonger et ravir. Il frotta l'orifice de sa tête, traçant des cercles, attendant que le besoin de ravager s'efface.

John tremblait d'anticipation. Je me demande de quoi j'ai l'air... Je me sens comme une traînée, étendu là, ouvert pour lui, attendant d'être baisé pour son bon plaisir... Ces pensées dégradantes rendaient en quelque sorte la scène encore plus excitante... sale.

« Mon Dieu, John. J'ai attendu si longtemps de faire cela. »

Le timbre de Sherlock était râpeux.

Ce n'est pas que moi... il le veut aussi... il a attendu aussi...

« Pousse, John. Laisse-moi entrer. »

John inspira fébrilement et poussa contre le gland présenté à son entrée. Soudainement, le bout du vît de Sherlock commença à s'introduire, étirant son anus de plus en plus. Merde... merde... serré... si putain de serré...

« Détends-toi, John, conseilla Sherlock.
- Ça pique, Sherlock.
- Je sais. Ça va passer. Tu dois pousser encore, John. Pour moi. »

Sherlock luttait pour rester immobile tandis que le sphincter étroit frictionnait son sexe sensible.

Haletant, John obéit et poussa.

Lentement, lentement, Sherlock s'enfonçait plus profondément.

« Respire, John. Bon garçon. Tu m'accueilles si bien. Bien, John. »

Putain de merde... putain de bordel de merde... plein, plein... si putain de plein... Les poings blancs de John cramponnaient l'oreiller, ses geignements étouffés contre la mousse. Le gland de Sherlock atteignit sa prostate mais ne s'y arrêta pas, continuant de plonger.

« Unnnghh... Hun... UH... Sherlock, jappait John.
- Presque, John. C'est ça, des inspirations lentes et régulières », chuchota Sherlock de sa voix rauque en poursuivant son chemin.

Et finalement, finalement, John sentit les cuisses et le pubis de Sherlock contre ses fesses.

Sherlock se pencha, la voix grondant de satisfaction à l'oreille de John :

« Putain, John. Tellement serré... tu... tellement serré. »

Le rire de John était plus un aboiement soulagé :

« Putain, Sherlock... donne-moi une seconde, okay ? »

Il pourrait faire breveter ce grognement et le vendre comme aphrodisiaque... Voici donc ce à quoi ressemble Sherlock Holmes lorsqu'il est trop excité pour former une phrase complète. Sherlock ne bougeait pas, drapé sur le dos de John, leur donnant à tous les deux le temps de se remettre.

« Tout va bien ? »

John acquiesça, trop étourdi pour répondre. Putain, il est grand... il est à l'intérieur de moi... Sherlock est en moi...

« Je sais... Je n'arrive pas à y croire non plus. »

Lentement, il recula à peine et appuya sa hampe contre la prostate de John. Celui-ci s'arqua de plaisir et leva les fesses. Sherlock recula encore puis revînt.

« Putain... ouais », marmonna John en laissant le haut de son corps s'affaler, pointant volontairement le cul en l'air.

Sherlock gronda à sa réaction et se redressa. Ses longs doigts raffermirent leur prise sur ses hanches et il commença à le baiser d'un rythme gentillet mais constant, ni trop vite, ni trop lent. Laissant John s'y adapter. Chaque va-et-vient lui donnait l'impression d'embrasser la prostate du blond et John ne mit pas longtemps à se tortiller, se balançant en accord avec la cadence de Sherlock, sa propre verge suintant avec joie. De temps en temps, Sherlock prenait un angle différent pour butter son gland à des endroits différents. Et il observa avec un bonheur primaire John qui se contorsionnait sous lui, aveuglé par le plaisir.

Il se plia en deux et s'appuya d'une main contre la tête de lit. L'autre détacha les poings de John et laça leurs doigts ensemble. Son haleine moite échouait entre les omoplates de John, ses lèvres brûlantes embrassaient sa peau transpirante. Simultanément, Sherlock ne stoppait pas ses coups de buttoir contre la prostate de John qui pantelait, rencontrant les va-et-vient avec aisance, rendu progressivement fou par le besoin de jouir, son érection se balançant vainement dans le vide.

« S'il te plaît... pitié... hun... Seigneur. »

Ses gémissements et plaidoiries s'intensifiaient.

Sherlock se redressa à nouveau et s'agrippa au bassin de John. Il se retira lentement puis se projeta en avant, s'enfouissant plus profondément que jamais. Il répéta incessamment l'action. Des retraits sans embûche, des pénétrations fluides.

« Putain... hun... hun... hun... Sherlock », blasphémait John, gémissant à chaque coup.

Sortir doucement... rentrer d'un seul geste. Et encore. Et encore.

Les mains de Sherlock glissèrent aux fesses de John et les écartèrent, contemplant son long sexe épais et luisant qui disparaissait interminablement. Le rectum de John se contractait autour de lui, l'étreignait. Son anus était attiré chaque fois qu'il reculait puis s'ourlait chaque fois qu'il s'enfonçait. Les cuisses de John tremblaient malgré lui, partagé entre le plaisir et la douleur. Les geignements et miaulements de John. Mien... MIEN.

Sortir doucement... rentrer d'un seul geste. Encore. Et encore. Et encore.

Sa voix était bourrue :

« J'aimerais que tu puisses voir, John. Comment je disparais en toi. »

John gémit bruyamment en s'imaginant ce que ça donnait du point de vue de Sherlock. Une part de lui était mortifiée, l'autre tremblait de plaisir.

Progressivement, Sherlock accéléra et commença à le marteler. Les poings de John se refermèrent à nouveau sur la taie d'oreiller, des vagues de plaisir indistinctes noyaient son érection, ses fesses et ses testicules.

« Uh !, grognait encore et encore John. Uh, putain!- Uh, putain!- Uh ! »

À chaque coup plus puissant que le précédent, ses orteils se recroquevillaient, ses doigts blanchissaient, tout son corps s'ébranlait et se balançait, pantin sans fil. Chaque va-et-vient faisait claquer les hanches de Sherlock à l'arrière des cuisses de John, un son éhontément pornographique, le staccato impitoyable du sexe animal tatoué sur son cul qui torturait sa verge de besoin. Elle avait besoin de contact. De friction. De soulagement.

Sherlock continuait.

Des aller-retours longs et languissants puis rapides et vigoureux.

Des va-et-vient doux puis brutaux et rudes.

Et soudainement, il n'était plus là. John pleurnicha, sentant la perte de contact. Complètement sortie, la hampe de Sherlock effleura la peau de John quand le brun se pencha pour chuchoter à l'oreille de John :

« Je vais te retourner maintenant, John. Te prendre en face à face. »

Doucement, Sherlock le fit rouler et scanna le visage de John.

John était méconnaissable, complètement ruiné. Son front brillait de transpiration, les pupilles floues et submergées par les émotions, tressaillant de leurs ébats, d'un besoin primitif.

Le Dom gronda de plaisir. L'Homme s'obligea à l'attention.

« Hey... Je suis là... je suis là, John. Garde tes yeux fixés sur moi », murmura tendrement Sherlock en l'enlaçant.

Il parsema des baisers mouillés sur ses traits, sur ses lèvres. John se lova contre le cou de Sherlock avec reconnaissance et respira, respira.

« S'il te plaît, Sherlock, susurra-t-il, le timbre cassé.
- Bientôt, mon amour. Bientôt. »

Sherlock s'assit pour enduire son pénis de plus de lubrifiant. Les paupières de John s'écarquillèrent, observant, observant, observant. Si beau... si gros... Seigneur, elle est énorme... Elle est rentrée en moi... Magnifique... exactement comme lui.

« Tu es prêt ? »

Sherlock attrapa une fesse de John dans une paume et les écarta pour taquiner son anus de son gland. John eut à peine le temps d'acquiescer avant que- shhhlick- Sherlock s'enfuit profondément d'un seul geste. Tous deux grognèrent en tandem.

Sherlock s'appuya vers l'avant, un coude de chaque côté de la tête de John, formant une cage sécurisante par son corps et ses bras. Son souffle chaud se perdait sur le visage de John et ils se regardèrent droit dans les yeux alors que Sherlock recommença tout doucement à bouger. Il frotta son nez contre les joues de John, lécha ses lèvres, embrassa son front, ses paupières, ses tempes, sans jamais cesser de mouvoir ses hanches. De posséder son Sub. De tatouer sa propriété en John. De le marquer au fer blanc. MIEN.

« Tellement bon, John. Tu es tellement bon, à l'intérieur. Un bon petit jouet sexuel, rien que pour moi », marmonnait Sherlock en lapant le point préféré de John, juste sous son oreille.

John s'arqua et gémit. Il se sentait douloureusement étiré, incroyablement plein. Avec le changement de position, le sexe de Sherlock frappait sa prostate dans un angle différent, moins savamment urgent. Mais la perte de stimulation était compensée chaque fois qu'il croisait le regard ravageur de Sherlock, mon Dom... il me prend. Je me suis offert et il prend ce qui lui a été offert...

Les lèvres de John quémandaient celles de Sherlock, mais ses mains inutiles restaient fermement cramponnées aux draps à ses flancs puisqu'il n'avait toujours pas reçu de permission.

« S'il te plaît, Sherlock... Je t'en supplie, pantela-t-il tandis qu'un nouveau va-et-vient transcendait son corps.
- Touche-moi, John. »

Sherlock était bref, essoufflé.

« Où tu voudras. »

Emplies de gratitude, les mains de John se levèrent pour frôler avec révérence, avec émerveillement... Ses doigts touchèrent ces lèvres exquises, ces pommettes aiguisées. Descendirent pour tracer une route jusqu'aux tétons de Sherlock. Remontèrent pour passer dans les mèches glorieusement douces, satinées de ses cheveux... putain, on dirait de la soie filée... Puis redescendirent encore pour se poser sur la large surface du dos, les muscles qui roulaient et ondulaient pendant que Sherlock le baisait. Son corps nageait dans un océan de plaisir intense et décadent tandis que son âme pleurait de joie. Oui... oui... oui... Tiens, seulement tiens... possède-moi... Je suis à toi.

La chambre se réchauffait et s'emplissait de l'arôme inimitable de stupre. Les seuls sons étaient la respiration lourde des deux hommes et le shhlick... shhlick... shhlick du sexe de Sherlock qui baisait John.

Le Dom se déchaîna.

Okay, c'en est assez... Il est l'heure de le prendre vraiment...

Lentement, Sherlock se redressa jusqu'à se retrouver agenouillé. Ses mains s'accrochèrent à l'arrière des rotules de John, les écartant et les relevant en même temps, de sorte de son bassin soit axé en l'air et que ses fesses soient une vue sans obstacle pour Sherlock.

« Tiens tes jambes. Garde-les bien haut comme cela. »

L'ordre était sommaire et John se plia presque en deux.

« Bon garçon. »

Il badigeonna plus de lubrifiant dans sa main et l'utilisa pour masturber John, en rythme avec ses coups de hanches.

La tête de John roula en arrière, bouche bée d'un plaisir soudain. Finalement, finalement... la friction tant attendue. Oui... oui... C'était ce qu'il voulait désespéramment, ce dont il avait besoin.

Sherlock s'enfonçait en lui, observant son épaisseur qui écartelait encore et encore l'entrée de John. Se mordant les lèvres, grondant à chaque va-et-vient. Sa main sur le vît de John pompait plus vite. La pression gonflant dans les testicules de John atteignait le seuil de l'insupportable. Il tremblait comme une feuille et effleurait l'orgasme du bout des doigts. Plus vite Sherlock le masturbait, plus fort John frissonnait.

« Sherlock », cria John.

Les bourses comprimées, les décharges électriques aléatoires fusionnèrent en une seule, il pouvait sentir le point culminant arriver à grands pas.

La main sur son manche descendit soudainement et referma une poigne de fer à la base de son pénis qu'elle écrasa.

SMACK !

La gifle puissante et inattendue sur sa fesse le brûla et les yeux de John s'ouvrirent d'incompréhension, de peur.

« Tu ne jouis jamais sans ma permission quand je te baise, John. »

Le ton de Sherlock était sévère. Il constata avec satisfaction que John baissa le regard avec obéissance et que, lentement, son corps se détendit et se décrispa.

Apaisant la peau abusée d'une main douce, il murmura :

« Bon garçon. »

Il recommença à se balancer contre John, une cadence stable et infatigable. La main lubrifiée reprit sa besogne sur le membre de John.

« Tu es si réceptif, John. Tu t'en sors si bien. Pour moi. »

À chaque coup de buttoir, John se contorsionnait sous lui.

Encore et encore, il menait John sur le rebord d'une falaise dont il n'avait pas le droit de sauter.

Et quand John pensait que, peut-être, il serait implicitement autorisé à venir, il en était empêché par une main métallique à la base de son pénis.

Il contemplait Sherlock, conscient qu'il se perdait totalement, fracassé en millions de fragments sous Sherlock.

Regarde-le... regarde-le simplement... Il a toujours été magnifique... mais jamais autant que maintenant... une sorte d'alien bizarrement exquis... Il m'a envahi dès le premier jour, de toutes les manières possibles... il est dans ma tête depuis si longtemps... Je me sens bien, qu'il m'envahisse de cette manière aussi... John contemplait et contemplait, ses pupilles rondes braquées sur le visage de Sherlock, son expression de triomphe, de possessivité si naturelle. John contempla ses yeux. Les iris de Sherlock n'étaient plus qu'un anneau translucide, contenant à la fois de l'argent et du vert émeraude, autour d'un immense trou noir qui aspirait la raison de John, ses inhibitions, ses peurs... incitait le Sub à sortir et à danser avec lui.

Viens, John... Viens jouer... Donne-moi ce que je veux... Donne-toi... Il n'est pas question de toi... il est question de NOUS... ensemble... Ne vois-tu pas ? Viens, John... Danse avec ton Dom...

Et John tombait dans ces yeux... tombait dedans... aussi sans défense qu'un rayon de lumière qui tombait dans un trou noir, pour s'y égarer à jamais. Il avait l'impression d'être décousu fil par fil, que tout de lui craquait et s'ouvrait, nu sous le regard omniscient de son Dom. Il jouait de son corps, chaque sensation qu'il pouvait en tirer était exploitée. Mais son âme était perdue... dans les yeux éclatants de son Dom. Rien d'autre n'existait que les yeux de Sherlock et le son de sa voix. Tout le reste avait disparu.

Le Dom ronronna de plaisir en voyant le regard de John devenir flou. Ses muscles se détendirent alors que ses cuisses s'ouvraient au large et même son sphincter se relaxa. L'urgence désespérée de l'orgasme, les supplications frénétiques se soumirent.

Oui... OUI... MIEN.

Il détacha gentiment les mains de John de ses genoux et il écarta ses jambes autant que possible, les releva jusqu'à ce qu'elles soient coincées au creux de ses coudes. Des mains fortes s'enroulèrent autour du dos de John et le PORTERENT... Sherlock était agenouillé, les cuisses séparées pour l'équilibrer, les rotules fermement stabilisées dans le matelas. Sans effort, il tira John sur son giron, le corps tordu en deux, ses cuisses fébriles contre le torse de Sherlock, ses genoux crochetés aux coudes pliés de Sherlock, ses chevilles profondément ancrées dans le reins du brun. Les bras de Sherlock étaient telles des lanières autour de John, le maintenant en place.

« Tu le fais si bien, John. Quel bon petit Sub tu es pour moi », déclara-t-il alors qu'il commençaient à onduler contre le corps de John, malléable comme une poupée de chiffon.

Il fit descendre John, introduisant les derniers centimètres de sa verge, la part la plus épaisse finalement à l'intérieur. Une main l'y rejoignit. Les longs doigts dessinaient et retraçaient le contour de l'anus étiré de John. Sherlock émit un lourd grondement d'approbation.

« Sais-tu depuis combien de temps j'attends cela ?... John Watson empalé sur ma queue... Prépare-toi, maintenant. Ce sera vraiment intense. Relâche tout ce que tu as. Accroche-toi à moi. Je te tiens. »

Les bras que John enlacèrent le cou de Sherlock. Leur position rapprochait tant leurs visages que tout ce qu'il pouvait voir était ces yeux dominateurs et ardents. Il sentit son corps couler, couler dans plus et plus de béatitude. Il laissa tout tomber alors que son âme paraissait s'élever perpétuellement dans l'euphorie.

Le Sub dansait finalement avec son Dom et John n'avait jamais ressenti une telle joie auparavant.

Sherlock... Sherlock... Sherlock... était tout ce à quoi son esprit pouvait penser, tout autre vocabulaire avait fui. Rien que les yeux de Sherlock, le son de sa voix, son nom.

Les va-et-vient de Sherlock étaient plus féroces, désormais, ravageant John sans merci en portant sans effort son corps mou et désarticulé, le faisant sans cesse retomber sur son érection. Chaque coup de hanches brutal projetait le gland de Sherlock sur la prostate de John, orienté précisément pour un maximum de stimulation. Des vagues d'extase frappaient John, l'anus enflammé par cet étirement inconnu, son propre sexe dur comme la pierre, pulsant et dégoulinant entre eux. Les bras de Sherlock le tenaient fermement, l'épinglaient sur place, et il geignait de plus en plus.

« Hun... uhn... tellement bon, John... Tu es foutrement fantastique... j'aime ton cul... uhn... John... »

Une main berça le crâne de John pour le rapprocher et joindre leurs lèvres, avalant sa bouche de la sienne, le prenant avec sa langue comme il le prenait avec sa queue sans briser l'unisson. John pantelait dans sa bouche, trop transporté pour songer à participer au baiser.

« John », haleta Sherlock contre les lèvres de John en glissant une main entre leurs deux corps.

Il recommença à masturber John.

« Prépare-toi à jouir. »

John était dans un autre monde, il n'entendait rien. Il se contenta de gémir, inarticulé, en sentant le poing de Sherlock se refermer autour de son érection. Le rythme de Sherlock accéléra jusqu'à ne plus réellement savoir ce qu'il faisait de ses mains et que sa verge épaisse entre et sorte sans coordination.

Les testicules de John se compressèrent, suspendu au sommet de sa limite, n'attendant que la permission.

« Maintenant, John. »

Sherlock tordit une dernière fois son poignet et...

« SHERLOCK... », s'égosilla John

Un cri qui semblait venir de ses tripes. Il détonna telle une bombe, arquant son corps, les tendons écartelés, rejetant sa tête en arrière d'une extase aveuglante et absolue alors que son sexe explosait. Des jets chauds de sperme peignirent leurs bustes tandis que Sherlock continuait de le branler.

« Sherlock... Oh mon Dieu, Sherlock. »

Ses babillements étaient comme une prière. Son pénis convulsait encore, jet après jet de semence arrachée de ses bourses.

Finalement, Sherlock lâcha sa hampe et s'agrippa aux fesses de John, les écartant agressivement, s'y enfonçant avec une détermination furieuse.

« Tellement proche... putain, John... je vais... »

Ses hanches décollaient à toute vitesse et buttaient frénétiquement en John, des coups désormais sauvages, à la limite de la brutalité. Et enfin, il poussa une dernière fois, plongea profondément puis se figea, le dos droit, les muscles fessiers gainés. Il avait l'impression que son pénis enflait, si bien qu'il avait peur de déchirer John. Puis il éjacula.

Ses dents acérées mordirent dans le cou de John, feutrant un hurlement contre la peau de John.

« Oh PUTAIN... John... »

John pouvait sentir chaque pulsation dans son rectum comme des battements de cœur alors que Sherlock se déversait dans ses entrailles. C'était capiteux, enivrant de voir Sherlock perdre le contrôle, d'être marqué comme un animal. Giclée après giclée, le sperme de de Sherlock emplissait John. Quelques coups de reins supplémentaires en se vidant et le bassin de Sherlock ralentit, gémissant bruyamment de satisfaction et d'exaltation.

Il baissa les jambes de John et l'attira à lui, calant tendrement sa tête contre son épaule. Ils restèrent assis un long moment, s'étreignant, pantelant, à bout de souffle, la transpiration et les fluides corporels suintant de leurs corps entremêlés.

Après ce qui leur parut une éternité, Sherlock s'extirpa de John et l'allongea sur le matelas.

John s'étendit, les jambes tordues, sa respiration revenant lentement à la normale. Progressivement, son regard retrouva un focus. Un fin filet de sperme s'écoula de son entrée, pris le chemin de sa raie et disparut entre ses fesses.

Sherlock contempla alors que les larmes commençaient à couler sur le visage de John. Ses lèvres tremblaient, son corps frémissait du trop plein d'émotions, suppliant silencieusement des yeux. Il s'allongea à côté de John et l'entraîna dans ses bras.

John enfouit son visage dans l'épaule de Sherlock, inhalant à grandes goulées ce parfum toxique et... relâcha. Pour la première fois de sa vie adulte, John sanglota. Pas le pleur silencieux d'un homme mature. Mais le pleur spontané d'un enfant : le souffle haché, la voix brisée par les reniflements, sonore et désinhibé.

Sherlock l'enlaça avec force, susurrant sans cesse à son oreille :

« Tu t'es si bien débrouillé, John. Tu as été si bon pour moi. »

Ses mains caressaient gentiment les cheveux de John, peignant ses mèches avec ses doigts.

« Sherlock... je ne... »

John était aphone.

« Chuuut... Je sais, John. Je sais. »

John secoua la tête, essayant de s'expliquer, la voix plaintive :

« Je ne sais pas pourquoi je pleure, Sherlock »

Sherlock le berça gentiment, ses lèvres égarant des baisers partout sur le visage de John.

« Je sais, mon amour... Chuuut... C'est bouleversant... Il est normal que tu te sentes ainsi. Tu t'es si bien débrouillé pour moi. Je suis si content de toi », gazouilla-t-il de son baryton rauque.

Il étreignit John tandis qu'il pleurait, attendant patiemment que les sanglots se calment.

Un long moment s'écoula avant que la respiration de John ne se stabilise, des respirations encore hachées mais régulières. Il semblait revenir à lui.

« Ne bouge pas. Laisse-moi faire », murmura doucement Sherlock alors qu'il s'asseyait

John l'observa faiblement tandis qu'il essuyait son sperme et le lubrifiant de leurs corps avec des serviettes humides. Ensuite, Sherlock écarta précautionneusement ses fesses pour y jeter un œil, passant un doigt flexible sur son anus gonflé et irrité. Il vérifie la présence d'éventuels saignements, de déchirures... nota vaguement John. Ses mains attentionnées appliquèrent de la crème sur l'orifice accablé. À moitié évanoui, il laissa Sherlock le redresser, lui faire avaler des anti-douleurs avec de l'eau fraîche. John déglutit et déglutit. Je n'avais pas réalisé que j'avais aussi soif.

« John, j'ai besoin que tu te reposes. Dors un peu », dit Sherlock en empaquetant le blond dans ses bras.

Il tira la couverture sur eux. Il surveilla John dont les paupières papillonnèrent pour se fermer et dont la souffle devint lentement régulier.


Quatre heures plus tard, John remua.

L'aube ne pointait pas encore. Battant des cils en émergeant, il commença à s'asseoir mais se hérissa soudain en ressentant une douleur sourde entre ses fesses.

Il se rallongea et fixa le plafond. Son cœur accéléra en se remémorant les événements de la nuit. Putain... ça s'est vraiment produit ? La baise la plus intense et la plus glorieuse de toute ma vie... Il m'a PRIS... dans tous les sens du mot, il m'a baisé. Ce n'était pas du tout comme dans mes fantasmes... ça ne jouait pas au même niveau... Je n'aurais jamais pu imaginer que ce soit si intense, si rude, si satisfaisant...

John palpa sa verge flasque... Les bruits que j'ai fait... tellement honteux... dévergondés... Ses yeux, son odeur, le parfum de son excitation mélangé au mien... capiteux et entêtant... Je n'avais jamais réalisé que j'étais aussi petit... il a manipulé mon corps comme si je n'étais qu'une plume... sa queue... La bouche de John s'emplit de salive rien qu'en y repensant... Je veux la sucer, m'asseoir entre ses jambes et le sucer sans m'arrêter... Je veux entendre cette voix grave grogner à nouveau... je veux revoir ses yeux s'embraser... Même s'il ne me baisait plus jamais, je n'aurais plus jamais besoin d'échafauder un autre fantasme pour jouir... Seigneur, il m'a fessé... et pourquoi est-ce aussi érotique... j'en veux plus... sortir d'ici et m'agenouiller et supplier qu'il me fesse... John gloussa ironiquement. Quelle salope, Watson...

Ses mains tâtonnèrent son sillon inter-fessier. Propre... il a dû me nettoyer... ça fait mal... mais il a dit que je m'y habituerais... Je ne sais pas ce que je ferai s'il veut me baiser tout de suite... Va-t-il le faire ?... Que suis-je supposé faire, maintenant ? Que pense-t-il de moi ? Que m'est-il arrivé à la fin ? La voix de Sherlock résonna dans sa tête... La soumission physique n'est que l'expression de la soumission mentale.

Il se redressa prudemment et enfila son caleçon, s'enveloppant dans sa robe de chambre. Quand est-il parti ?

Il sortit. Sherlock était couché dans le sofa, les yeux grands ouverts braqués sur le plafond. Une main molle pendouillait du rebord du canapé, les doigts recourbés.

John s'approcha sans bruit. Que suis-je censé faire ? Devrais-je m'agenouiller ? Il s'aperçut, déstabilisé, qu'il en avait envie. Comme c'est étrange, je veux tomber à genoux et enfouir mon visage contre son ventre. Sentir ses doigts peigner mes cheveux. A-t-il perdu le respect qu'il avait pour moi ? Que devrais-je faire ?

Sherlock le regarda calmement alors qu'il s'approchait pour se tenir devant lui. Et sourit lentement.

Ses doigts inactifs qui frôlaient le tapis se contractèrent, une invitation.

« Viens ici. »

John était heureux de s'y conformer et commença à plier les genoux.

« Non, pas au sol. Nous aurons bien assez de temps pour cela plus tard. Allonge-toi près de moi. »

Reconnaissant, John enjamba le divan et Sherlock se décala pour qu'il puisse s'installer sur le flanc, le dos appuyé contre le dossier de l'assise, leurs jambes entremêlées et la tête de John posée sur la poitrine de Sherlock. Ils restèrent ainsi en silence, perdus dans leurs pensées respectives, les doigts de Sherlock démêlant gentiment les mèches courtes de John.

« Okay, tu as des questions », annonça Sherlock après quelques minutes.

John fronça les sourcils mais finit par murmurer :

« Ta vision de moi s'est-elle dégradée ? Maintenant que tu as...
- Que j'ai quoi, John ? Que je t'ai baisé ? Que j'ai mis ma queue dans ton cul ? Que je t'ai fessé ? Que je t'ai appelé ''salope'' ? »

John acquiesça, frottant son crâne contre le torse de Sherlock.

Sherlock bougea pour repositionner John et le fit s'allonger. Il plana au-dessus de lui, le mirant de ses pupilles déterminées. Sa voix était tendre lorsqu'il se mit à expliquer, caressant la joue de John d'une main :

« J'ai besoin que tu comprennes quelque chose, John. Le Dominant en moi a besoin de dominer, de soumettre, d'utiliser, de prendre soin de son Soumis. Le Soumis naissant en toi trouvera de la joie et du plaisir en obéissant, en étant utilisé, en me laissant prendre soin de toi. Chaque fois que nous aurons des rapports sexuelles, nous apprendrons davantage. Si je t'humilie ou que j'emploie un langage qui ne sortirait d'ordinaire pas de ma bouche, ce n'est pas un manque de respect, mais parce que cela nourrit le Dom et le Sub en nous. Si je te fais mal, ce n'est pas parce que je suis inconsciemment en colère, mais parce que cela nourrit le Dom et le Sub en nous. Si je renie ton plaisir, ce n'est pas parce que je suis un connard égoïste, mais parce que ta place en tant que Soumis nécessite d'être consolidée peu à peu. Je veux que jamais tu ne doutes de l'égard et du respect que je te porte, indépendamment de ce qu'il se produit dans notre intimité. Comprends-tu ?
- Oui », opina pensivement John.

Sherlock resta silencieux avant de continuer :

« Il y a plusieurs manières d'atteindre l'Unité dont je t'ai parlé. Peut-être celle-ci t'est-elle mieux adaptée.
- Je... je ne comprends pas. »

John secoua la tête.

« Cela viendra, déclara Sherlock en se penchant pour embrasser la tempe de John.
- Tu avais raison, tu sais ? », marmonna John plus tard.

Le rire de Sherlock résonna en John.

« J'ai toujours raison, John. À quel propos est-ce, cette fois ?
- Ce n'était pas du tout comme du sexe vanille.
- Je sais.
- Ce n'était même pas faire l'amour, n'est-ce pas ?
- Non, ce n'était pas faire l'amour.
- Ni juste du sexe un peu sauvage.
- Non. »

Les caresses reprirent alors que John réfléchissait.

« Est-ce toujours aussi intense ? »

Sherlock y songea.

« Plus. Ça s'intensifie. Plus profonde est ta Soumission, meilleure sera la béatitude que tu expérimenteras. »

Sherlock se coucha sur le côté, gardant John près de lui, le laissant penser. Le visage de John était caché dans son cou.

John mijotait. Étais-je bon ? As-tu aimé me prendre ? Étais-je le meilleur que tu ais eu ? Me baiseras-tu encore ? T'ai-je plu ? Dis-moi... y a-t-il quoi que ce soit que je puisse faire pour te donner plus de plaisir ? Sherlock, je ne pourrai pas vivre sans recommencer... c'était littéralement la baise la plus intense de toute ma vie... Je pense que j'ai développé une addiction instantanée... Tu n'arrêteras pas de me baiser, pas vrai ? Je ferai n'importe quoi pour te plaire... Pitié, ne me laisse pas pour baiser tes autres Subs... Je serai bon... ferai tout ce que tu voudras... Sa respiration devint erratique tandis que ses pensées germaient.

Sherlock resserra ses bras autour de John et frôla ses lèvres des siennes.

« Calme-toi, John. Tu t'en es très bien sorti. Tu m'as énormément plu. »

L'étau qui avait enfermé le cœur de John et qui le comprimait douloureusement se relâcha soudainement. Son visage irradiait, souriant timidement, il puis fourra davantage sa tête dans le creux de l'épaule de Sherlock.

Il resta là, protégé par le cocon de chaleur des bras de Sherlock et soupira de bien-être.

Ses paupières se fermèrent une nouvelle fois.


Chapitre 15 le dimanche 25 novembre !

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