Bonjour et bonne année!

Et je commence l'année avec un avertissement sur une scène qui pourrait déranger quelques âmes sensibles en reférence à stuck in the Middle with you soit un clin d'œil à mon réalisateur préféré Quentin Tarentino et a son premier film comme réalisateur Reservoir Dogs:)

« Fouillez toutes les pièces, trouvez-la, au nom du Père ! ordonnai-je à deux fidèles qui était chargé de surveiller la maison pendant des semaines ».

Deux autres fidèles ont mis la main sur le Pasteur. Le pasteur, notre épine dans le pied a été installé sur une chaise avec des accoudoirs. Ses pieds ainsi que ses mains furent attachés solidement. Deux chaises ont été placé devant le pasteur, la scène était digne d'une cour de justice, Joseph et Jacob en tant que juge. Mon rôle était le plus important car je jouerai le chef d'orchestre de ce douloureux entretien. Sur la table basse, j'ai déposé : un scalpel, un marteau, bien sûr mon pistolet à tatouage et quelques pinces. Évidemment cette mise en scène aurait été inutile si nous avions trouvé Joy avec le pasteur. Mais étant donné que Joseph insistait pour récupérer sa précieuse Joy, alors c'était inévitable à mon plus grand plaisir. Le pasteur Jérôme a toujours été gênant pour moi notamment sa participation dans la fuite de Mary Mai et du traître Will Boyd. Sans lui, nous aurions pris Joy au cimetière au lieu de ça il l'avait privé de l'amour et de la bienveillance de Joseph, il méritait donc de souffrir.

Pour commencer, je regardais Joseph pour son approbation à débuter l'interrogatoire. Je voyais bien dans les yeux de mon frère qu'il aurait souhaité une autre solution. Après tout, le pasteur était un de ses anciens amis quand nous sommes arrivés au comté. J'inclinai la tête inconsciente du pasteur tout en l'enveloppant dans un chiffon, trouvé à la cuisine, et le simulacre de noyade le réveilla de suite. La respiration de Jérôme était lourde et difficile agrémenté de plusieurs grognements. Sa tête se balança instinctivement des deux côtés que deux de mes fidèles réussis à immobiliser. Ainsi je vidai mon sceau et une fois celui-ci vide, je lui découvris le visage.

— Sh sh…tu sais pourquoi nous sommes là ? demandai-je en montrant mes frères et nos quatre fidèles présents dans la pièce. Je t'avais dit de ne pas te mêler de nos affaires, de retourné à ce que tu sais faire de mieux : tes prières. Mais comme à tes habitudes Jérôme, tu ne m'as pas écouté.

Je parcourais la pièce essayant de donner un rythme à mes paroles. Mes pas s'arrêtèrent, mon regard se posa sur lui et continuai :

— Ton comportement de Touche-à-tout causera ta perte, sale petite fouine. Maintenant, je te poserai qu'une question simple : où est-elle ?

Apparemment, il n'avait pas encore expulsé toute l'eau de sa bouche puisqu'il me l'a craché au visage. Je me mis à glousser, ce n'était la première fois que ça arrivait. Les pêcheurs attachés n'avaient que les crachats comme moyen de défense. Contrairement à une personne normale qui serait énervé par ce geste, je me délectais car ces pêcheurs ne faisaient qu'aggraver leur douleur.

— Qui ? me lança-t-il avec dérision.

Au fond de moi, je désirai qu'il continue à résister, je pourrais de ce fait exprimer «ma créativité ». Avec un grand plaisir je demandai à mon fidèle d'aplatir la main du pasteur paume vers le sol et de l'immobilisé. Je me dirigeai enfin vers la table basse, je tenais la pince universelle en l'approchant d'un de ses ongles.

— Dernière chance, Jérôme ! chantonnai-je en arborant un sourire sadique.

Sa respiration était lourde, plein de stresse pour anticiper la douleur. Avec des yeux perçants, il me cracha pour la seconde fois au visage. Son comportement ne faisait qu'alimenter ma jouissance d'entendre ses futurs cris. Je savais que le temps était limité et je voulais le torturer le plus longtemps possible, mais avoir joseph en tant que spectateur suffisait à réduire mes coups. Bien qu'un peu résistant au début, son ongle se délogea facilement de son doigt. Ses cris accompagnant les autres ongles déracinés de sa main n'ont pas déçu mes attentes. La douleur du pasteur était tellement insupportable qu'il faillit tomber dans les pommes. Des sueurs froides perlaient son corps, il devint plus pâle. Je lui faisais respirer calmement pour ralentir le rythme cardiaque et éviter l'évanouissement.

— Pourquoi vous infligé cette torture, Pasteur ? Nous voulons faire aucun mal à Joy, nous voulons qu'elle rentre à la maison, implora Joseph qui sans doute les cris de Jérôme étaient aussi insupportables à entendre.

— Les yeux de l'Éternel sont sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leurs cris, Psaume 34 :15.

Joseph baissa la tête déçue devant l'entêtement de son ancien ami. Il resta silencieux me laissant continuer le supplice.

— Quant à vous tous ! reprit le pasteur. Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs, continua-t-il avec audace aux sbires des frères Seed.

La pièce se mirent à rire avec moi excepté Joseph toujours impassible. Jérôme trouvait toujours le courage pour recité les versets de la Bible. J'ignorais où il trouvait la force à travers la douleur.

— Oh ! Pasteur tu as recours aux versets par amertume car tu n'as pas supporter d'avoir été abandonné par tes ouailles, m'esclaffai-je.

— Et toi ! As-tu recours à la violence pour combler ton impuissance ?

Mon poing s'est connecté à son visage immédiatement en réponse à ma frustration. Ce petit échange s'éloignait du but de notre présence et cela m'exaspérait. Ma patience avait des limites, je repris donc d'un ton ferme ma question initiale : Où est Joy ?

— Elle sera toujours en sécurité hors de votre portée, affirma Jérôme. Laissez-la partir en paix, vous l'avez arraché à sa mère. Sa vie ne sera plus jamais la même après ce qu'elle a vécue avec vous.

— Nous lui avons donné une famille, de l'amour alors que la sienne lui était antipathique. Sa propre mère ne l'a jamais protégée face à la violence de son père. Vous ne vouliez plus lui donnez refuge chez vous. Elle était seule et anéantie lorsque nous l'avons recueilli, raconta Joseph.

Joseph avait décidé de se défendre face aux invectives de son accusateur. Joseph se leva lentement comme pour affirmer ses prochaines paroles.

— Mon but est de la gardé en sécurité à mes côtés. C'est son destin.

— Quel destin Joseph ? une autre de vos obsessions. J'ai vu comment votre obsession a transformé de nombreuses filles en Faith, comme Rachel Jessop aujourd'hui, lorsqu'elle avait 17 ans. Ces Faith sont toutes différentes, qu'avez-vous fait des anciennes ? Tu souhaites faire la même chose pour Joy, lui enlevé toute raison et libre-arbitre. Enfin te débarrassez d'elle quand tu trouveras mieux. Si tu la ramène avec toi, tu signeras alors sa perte car elle préférera mourir plutôt que de revenir. Je le sais car elle me l'a dit, assura le pasteur.

Je continuai à regarder cet échange silencieusement mais je devais admettre que Joseph en faisait trop pour cette fille. Elle nous avait fui et combattu pour sa liberté mais ma raison me rappelait qu'elle en savait trop. Joseph voulait la récupérer par amour et moi par sécurité. Nos secrets, nos stocks d'armes et de nourritures et nos bunkers, tout le monde saurait ce que nous préparons. Alors je devais obtenir rapidement ma réponse.

— Le supplice continuera jusqu'à ce j'obtienne ma réponse, dis-je avec un signe de tête de Joseph pour appuyer mes mots. Puisque tu ne veux rien entendre tes oreilles te sont inutile.

Je pris alors son hélix gauche et le découpa à l'aide de mon scalpel. Son sang jaillit, à la plaie, ses larmes se sont mélangées à la substance rouge et ruissela le long de son cou. Je lui montrai son membre mort et le jetai à travers la pièce. Ses pleurs et ses hurlements tonnaient de plus en plus fort prouvant qu'il a atteint son point de rupture, il était enfin brisé. Je me suis penché vers son visage à demi essoufflé avec l'apparition violacé d'une ecchymose dû à mon coup de poing à la pommette droite, pour une toute dernière tentative d'arrêter son supplice.

— Où est Joy ? Sauve ta dernière oreille.

C'était avec un regard abattu et une respiration difficile qu'il céda, j'avais obtenu ma réponse. À ce moment là Joseph se dirigea vers le pasteur avec un petit sourire. Il retrouverait enfin sa Joy. Il murmura à la seule oreille intacte qui lui restait, des mots que lui seul était capable d'entendre.