Il a pris un peu de temps à venir, désolée... Bonne lecture :) !
Les Gladers mangèrent, pour la plupart d'entre eux à l'excès. Seuls quelques uns ne vomirent pas, dont Minho, Newt et Thomas. Ils étaient tous tellement concentrés sur la nourriture qu'il leur fallut un moment pour prendre conscience de la présence d'un homme, au fond de la pièce, contre le mur. Quand un Glader prévint Minho, il n'y crut pas. Encore faible, il s'était rendu dans la salle, et avait fait la même constatation. Un homme sans âge, gracile, était assis à un bureau. Il portait des lunettes rondes et lisait un livre. C'était à ne rien y comprendre, comme d'habitude. Minho s'approcha prudemment : « Hey ! » l'interpela-t-il. Aucune réaction. Il tenta à nouveau, et décida de le secouer un coup. Peut-être là lui répondrait-il. Il s'avança rapidement et… heurta un mur. Il lui fallut un temps pour se remettre du choc. Qu'est ce que c'était encore que ça ? Il fit une nouvelle tentative, tendant seulement la main. Quelque chose de transparent bloquait le passage. Il glissa la main de bas en haut, puis de droite à gauche. Il réalisa que la paroi formait un globe empêchant toute intrusion, protégeant l'homme de toute évidence. Agacé par le silence du type, Minho tambourina la paroi jusqu'à ce qu'il daigne lever la tête de son livre. « Je ne parlerai pas tant que l'heure ne sera pas arrivée » indiqua-t-il d'une voix nasillarde. Minho le regarda fixement. Il avait déjà un petit surnom en tête. Après tout, il ne leur avait pas donné son nom. Il essaya quand même de lui poser une question : « Eh, Ratman, qu'est-ce que tu fais ici ? Tu sais comment nous faire sortir ? ». Mais l'homme avait déjà replongé son nez fin et pointu dans son livre, l'ignorant royalement.
Minho réitéra ses interpellations, puis se lassa. Il retourna au dortoir, irrité. Il fit un topo à Newt et Thomas qui allèrent voir à leur tour. Ils piochèrent dans le tas de nourriture et patientèrent. Bientôt, tous les Gladers étaient groupés autour du bureau de Ratman. Celui-ci leva la tête de son livre, consulta l'heure sur sa montre. Il posa l'ouvrage sur le bureau et croisa les mains. Il leur expliqua alors que le Labyrinthe était une première épreuve, et que la suite les attendait. Que tout ce qu'ils avaient vécu jusque là faisait partie d'une expérience, dirigée par WICKED, une organisation internationale de scientifiques. Les Gladers échangèrent des regards inquiets, murmurant entre eux. Ratman s'interrompit. Newt réclama rapidement le silence. Il voulait en savoir plus. Ratman poursuivit. Il leur annonça la prochaine épreuve : the Scorch trials (La Terre Brûlée). Il s'agissait de rejoindre un point de rendez-vous, à 100 miles (160km) de là. La raison pour laquelle il devait s'y rendre, c'était qu'ils étaient tous malades, atteints de la Braise. Ratman leur promis l'antidote à l'issue de l'épreuve. Le départ était fixé au lendemain matin, à 6h. Un Flat-trans les emmènerait à bon port. Les questions fusèrent de tous les côtés, Rat Man ne répondit à aucune d'entre elles. Minho s'énerva et dit d'une voix forte : « Mais vous allez la fermer, oui ?! Vous voyez bien qu'il ne répond à rien alors slim it ! ». Le silence revint.
« Un Flat-trans c'est ce par quoi vous êtes passés pour sortir du Labyrinthe » expliqua Rat Man calmement. Minho se tourna vers Thomas et Newt : « C'est le Grievers hole » comprit-il à voix haute.
Une fois ses informations partagées, Rat Man ne dit plus un mot. Il se leva de son bureau, leur tourna le dos et se dirigea vers le mur. Avant que qui que ce soit n'ait le temps de comprendre, le mur invisible devint flou, et l'instant d'après Rat Man et son bureau avaient disparu. Il les avait prévenus plus tôt : tout n'était qu'illusion. Il ne fallait jamais qu'ils se fient à ce qu'ils voient. Quel conseil fumeux, rageait Minho. Comment faire si tu ne peux même plus te reposer sur tes sens ?
Soucieux de ne plus manquer de nourriture, ils empaquetèrent des provisions dans les draps qu'ils retirèrent des lits. Cependant, ils ne voyaient pas comment emporter de l'eau. Ils récupérèrent finalement les emballages de nourritures et les remplirent. Ils n'auraient d'autre solution que les tenir à la main.
Ils se préparèrent du mieux qu'ils purent et se couchèrent tôt, le ventre plein, redoutant le lendemain.
Minho s'assit sur son lit, prêt pour la nuit. Il voulait vraiment que Newt dorme à nouveau avec lui mais il n'oserait jamais lui demander. Il regardait le blond s'agitait de tous les côtés. Newt tourna alors la tête et croisa son regard, le prenant à son propre jeu. Minho se détourna rapidement, gêné. Il savait que c'était ridicule. Peut-être que demain ils mourraient tous. L'horreur allait reprendre, il n'y avait aucun doute à ce sujet, et il jouait la midinette. Il ferait mieux de décoller ses fesses du lit et s'excuser - pour la je-ne-sais-combien de fois. Il renonça et s'allongea.
Plus tard dans la nuit, alors qu'il n'arrivait pas à dormir, il se releva. Il entendait les Gladers ronfler, mis à part cela tout était silencieux. Il avait retenu où s'était couché Newt. Il se dirigea vers le lit. Le blond était en plein milieu du matelas, il allait devoir le bouger. Minho secoua la tête, il allait vraiment faire ça ? Il savait qu'il abusait, qu'il prenait quand il voulait sans jamais se soucier de Newt, mais pour cette nuit il ne supportait pas d'être seul. C'était sûrement leur dernière nuit confortable, au calme, en sécurité. Il avait envie de partager ça. Doucement, il entreprit de pousser Newt sur le côté. Il ne voulait pas le réveiller. Il parvint à se ménager un petit espace et s'assit lentement, contrôlant le visage de son pote. Sa respiration était profonde, égale. Il s'allongea prudemment, et fit face à Newt. Il écarta les mèches blondes qui cachaient son visage serein. Il prit la main du garçon, la remontant sous son menton, et s'endormit. Il n'aurait jamais cru que ça fonctionnerait.
Newt quant à lui faisait semblant de dormir. Il avait entendu Minho se lever et s'approcher. Il était trop inquiet pour réussir à trouver le sommeil. Des milliers de pensées, plus flippantes les unes que les autres, embrouillaient son esprit, le maintenant éveillé contre son grès. Il n'avait pas tout de suite compris l'intention du Runner. Ok, ils se parlaient normalement, mais en même temps il ne fallait pas être stupide non plus, la situation était plus grave que leurs broutilles. Les mots de Minho étaient toujours frais dans sa mémoire, et bien clairs. Minho ne voulait pas de lui.
Il s'était laisser faire quand Minho l'avait poussé sur le côté, l'aidant discrètement. Il avait ensuite senti le matelas s'affaisser sous le poids de l'autre garçon. Il avait l'intention de dormir là. Newt eut envie de sourire mais il se contint. Il ne savait pas comment réagirait Minho s'il réalisait qu'il ne dormait pas. Rien ne se passa pendant quelques secondes, puis il sentit la main douce de Minho sur son visage. Newt était perdu, ce qui ne l'empêchait pas de prendre profondément plaisir au contact. Minho l'apaisait plus qu'il n'aurait osé le reconnaître. La main se retira, pour se poser sur la sienne, toujours aussi délicate. Il s'en saisit et la nicha tout contre lui. Newt l'entendit soupirer d'aise. Il s'autorisa enfin à sourire. Quelques minutes plus tard, il s'endormait. Pour la première fois depuis un bon moment, il dormit bien, sans rêve. Minho était près de lui. Cela ne durerait pas, mais Newt avait compris la grande règle de la vie : profiter de l'instant présent.
