Je sais que j'ai pris mon temps avant de poster ce chapitre, mais je dois avouer que cette histoire est passée en seconde position et que j'écris plus sur "Pour un Ruban Vert" dernièrement. Cela ne signifie cependant pas que je vais abandonner cette histoire en cours de route, rassurez-vous.

Je te remercie, comme tous les "guests" je t'appellerai Houdini, pour ton commentaire. Je suis consciente quenles films date, ne t'en fais pas, je ne me décourage pas. Tu verras le bout de cette histoire, à supposer que tu continues de la suivre. Je te souhaite une bonne lecture.


Chapitre 13

Discussion peut plaisante


O'Connell commença à descendre pour aller sauver Evelyn, nous laissant en charge de couvrir leurs arrières. Ardeth et moi nous plaçâmes côte à côte, prêts à faire feu. Mais le silence devenait vraiment peusant entre nous deux. Je sentais son regard sur moi de temps à autres. Je perdis patience.

- Pour l'amour du ciel Ardeth, si tu as quelque chose à dire, dis-le !

- Pourquoi crois-tu que j'ai quelque chose à te dire ? rétorqua-t-il.

Je levai les yeux au ciel et armai mon fusil. Histoire d'être prête le moment venue. Puis je vérifiais mes poches, m'assurant que j'avais suffisamment de munitions. Ardeth, lui, continuait de me jeter des regards à la dérobée comme si je ne le voyais pas. Me croyait-il si stupide ou c'était mon jour de chance ?

- Cesse de me regarder comme ça, c'est lassant ! marmonnai-je.

- Lassant ?! Tu ne semblais pas t'en pleindre en Egypte ! répliqua-t-il, ouvrant finalement le sujet tant redouté.

- Nous y voilà, soupirai-je. Franchement, je n'ai pas envie d'en parler.

- C'est dommage parce que moi si, répliqua-t-il, singlant.

C'est à ce moment que nous commençâmes à tirer dans le tas, tout en continuant de nous disputer. Lui voulait des explications, et moi je voulais qu'il se taise. Autrement dit, nos attentes divergeaient fortement.

- Et pourquoi ? fis-je encore plus irritée, au point que je m'acharnais sur nos enemis pour ne pas l'étrangler.

- Tu pourrais m'expliquer ton mariage, ce serait un bon début, fit-il en grinçant des dents.

- Je prends très mal le fait de devoir m'expliquer sur mon mariage à un homme qui m'a caché être fiancé. Tu trouves ça honnête, toi ?

Il ne put pas répondre, devant se concentrer pour viser un endroit spécifique. Je fis de même jusqu'à ce que O'Connell ait réussi à libérer Evelyn et qu'ils aient réussi à remonter. Nous nous dirigeâmes vers eux dans la précipitation. Il était plus que temps de partir. Imhotep venait de relâcher ses guerriers momifiés. Je préférais encore me retrouver face à un lion affamé qu'à ces tueurs, aussi charismatiques soient-ils.

- Oh non, pas encore ces gars là, se pleignit O'Connell.

- Là au moins on est d'accord, répondis-je alors que l'on prenait la fuite.

J'entendis le "Détruisez-les" très nettement et je dois avouer que ça me donna encore moins l'envie de m'attarder. J'accélérai le pas, sprintant aux côtés d'Ardeth. Nous sortîmes du musée pour nous retrouver devant la voiture. Mais aucun signe de Carnahan ni d'Alex. Par contre, les jumelles nous attendaient. Je crus que j'allais faire une crise cardiaque.

- Mais que... commençai-je avant de voir un bus impérial arriver.

- Johnathan, quel est le problème avec ma voiture ? demanda O'Connell.

- J'ai été forcé de trouver une alternative à notre moyen de transport, répondit le concerné.

- Un bus impérial ?! hurla O'Connell, éberlué.

- Montez, ordonnai-je à mes filles qui s'exécutèrent.

Je montai à leur suite et me tournai vers elle, furieuse qu'elles ne m'aient pas obéis. Je posai mon fusil sur un siège et croisai les bras, attendant qu'elles se décident à s'expliquer. Toutefois, ma patience déjà mise à rude épreuve par Ardeth quelques minutes plus tôt, me déserta totalement.

- Qu'est-ce qui vous a pris ? criai-je. Je vous avais ordonné de rester à la maison !

- Mais... Ume... commença Nephthys.

- Pas de "mais" ! Je suis très déçue de votre comportement. Allez vous asseoir ! Je n'en ai pas fini avec vous.

Elles allèrent immédiatement s'asseoir, têtes baissées. J'étais furieuse, c'était le moins qu'on puisse dire. La situation était très délicate et dangereuse. Elles auraient pu se faire tuer et la possibilité demeurait encore bien présente. Jamais je n'avais levé la main sur elles, mais je devais avouer qu'à ce moment j'avais failli les gifler. Je m'étais contenue de justesse.

- Elles sont aussi indisciplinées que toi, remarqua Ardeth.

- Parlons-en de la discipline ! m'écriai-je en faisant volte face vers lui. Tu comptais me le dire quand que tu étais fiancé ? Après m'avoir ramenée dans ta tribu ?!

- Ce n'est pas vraiment le moment pour vos disputes de couple, fit remarquer O'Connell.

- La ferme ! fut la réponse unanime de la part d'Ardeth et moi-même.

A ce moment O'Connell regarda vers le musée pour voir sa voiture se faire démolir sous les pieds des guerriers momifiés. Ardeth et moi arrêtâmes de nous queureller au moment où nous entendîmes O'Connell hurler :

- Non, non ! Pas ma voiture !

- Ce n'est guère le moment de s'occuper de l'état de ta voiture, lui lançai-je, à charge de revanche.

- Ferme-là Néféret, grogna-t-il en chargeant son fusil. Oh je hais les momies...

- Bienvenu au club, marmonai-je.

Carnahan fit une embardée et je me retrouvai propulsée contre Ardeth qui tomba à la renverse sur un des sièges. Je repris assez rapidement mes esprits, descendant immédiatement de ses genoux. Il fallait croire que le destin voulait absolument nous rapprocher... Ardeth se tourna vers O'Connell, tenant fermement son arme.

- Heureux de me voir maintenant ? fit-il avec un brin d'amusement.

- Comme au bon vieux temps, hein ? répondit O'Connell en montant à l'étage.

Ardeth et moi restâmes en bas avec Evelyn, Carnahan et Alex. Nous nous regardâmes un moment et je soupirai. Reçu cinq sur cinq, Ardeth Bay : Ce n'était pas le moment de laisser nos querelles nous diviser. Très bien. Je hochai la tête et chargeai mon arme, visant la première momie qui fonçait sur nous. Je lui tirai dessus, lui explosant le ventre. Mais elle continua quand même son avancée vers nous.

- Je hais les momies, marmonnai-je.

- Qui les aime ? fit Ardeth en se préparant à les recevoirs.

Je ne perdis pas mon temps à lui répondre. Une momie arrivait droit sur nous. Je n'eus pas le temps de la viser qu'elle me fonça dedans, m'envoyant voler contre la vitre. Je tombai sur les sièges, le souffle coupé. Ardeth esquiva les coups du guerrier avant de lui décocher un coup de point qui l'envoya dans le fond du bus. Mais il se retrouva propulsé lui aussi contre la vitre. Il se retourna pour faire face à la créature et mes yeux s'agrandirent de stupeur : ses griffes s'allongeaient.

- Non, certainement pas ! m'écriai-je. Pas cette fois ! hurlai-je en fonçant sur la créature, qui venait de lui entailler le bras gauche, et lui faisant manquer de peu la gorge d'Ardeth.

Carnahan tourna violemment à gauche, me propulsant contre Ardeth. J'entendis une nouvelle fois mon épaule craquer. Encore une luxation, sérieusement ?! Je relevai la tête pour observer la créature alors qu'Ardeth, dans un réflexe, m'avait rattrapée. Je m'éloignai de lui, tenant mon épaule gauche de ma main droite. Je ne pouvais plus vaiment l'aider, mais au moins, je pouvais me débrouiller pour ne pas le déranger.

Il attaqua de nouveau la créature qui était bien trop coriace pour un simple paquet de bandelettes. Ardeth esquiva un coup, puis un autre, mais il perdit l'équilibre, offrant ainsi une opportunité à la créature qui lui griffa le pectoral droit. Je retins un cri de peur de justesse. La blessure n'était heureusement pas trop profonde, il ne se viderait pas de son sang.

La momie allait encore faire des ravages quand sa tête explosa. Je me tournai vers Evelyn qui tenait le fusil à pompe. Je lui fis un signe de tête reconnaissant et me dirigeais vers Ardeth. Je me laissais tomber sur le siège à côté du sien et commençai à examiner sa blessure. Il allait protester en essayant de me repousser, mais quand sa main toucha mon épaule luxée, je lâchai un sifflement de douleur. Il retira immédiatement sa main et ne protesta plus.

Ses blessures, fort heureusements, n'étaient à peine que des érafflures, rien de bien inquiétant. Il y avait eu plus de peur que de mal. Je soupirai de soulagement et laissai mon front retomber sur sa poitrine pour cacher mes larmes. J'avais eu si peur... Puis, une fois que je me fus ressaisie, je me redressai et évitai son regard. Je ne voulais absolument pas qu'il saute aux conclusions.

- Tu vas bien ? s'enquit alors la voix d'O'Connell, à l'intention d'Ardeth.

- C'était la première fois que je prenais le bus, sourit Ardeth.

- Néféret ? s'enquit alors O'Connell. Tu...

Je remarquai un peu trop tard que mon épaule luxée n'était rien comparée à la longue griffe qui avait transpercé mon flanc droit. Je n'avais même pas senti cette blessure là. Evelyn se précipita vers nous alors qu'Ardeth commençait déjà à s'occuper de moi. Evelyn ne paniqua pas, mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne savait pas trop comment aider. Je lui souris de manière tout à fait blasée.

- Ume ! s'écrièrent mes filles qui s'étaient tenues à l'écart avec Alex pour rester en sécurité. Tu es blessée.

- Ne vous en faites pas, je survivrai, les réconfortai-je avant de me focaliser sur Ardeth.

Je croisai son regard et compris immédiatement ce qu'il allait faire. Je m'aggripai à son épaule de ma main droite et, d'un signe de tête, lui donnais le feu vert. Ses yeux ne quittèrent pas les miens quand il retira, d'un mouvement brusque, la griffe de mon flanc. Je serrais les dents pour ne pas hurler, crispant ma main sur son épaule déjà ensanglantée. Il ne cilla pas et ne se pleignit pas. Je relâchai la pression de ma main sur sa blessure et me redressai. La blessure saignait un peu, mais aucun organe n'avait été touché.

- Vous voyez, ce n'est rien... leur souris-je.

- Ume... ton épaule est encore luxée, fit remarquer Lotus.

Je grimaçai. J'étais rouillée. Il y a huit ans, en Egypte, j'étais ressortie pratiquemment sans une égratignure, aujourd'hui, en l'espace de quelques heures, j'étais parvenue à me luxer l'épaule deux fois, m'entailler le bras et la joue et à me faire planter par une griffe de momie. A combien s'élevaient mes chances de sortir de cette nouvelle aventure en vie ?

- O'Connell, je vais avoir besoin de ton aide, fit alors Ardeth. Tiens la droite, immobile, expliqua-t-il.

- C'est bon, je ne vais pas me débattre, marmonnai-je alors que O'Connell s'éxécutait, m'attrapant fermement par mon épaule droite et en posant sa main sur mon flanc gauche de sorte à ce que je ne puisse pas bouger mon buste.

- A trois, commença Ardeth. Un... deux...

- Si tu crois m'impressionner...

Je hurlai quand il remit brutalement mon épaule en place. Il me garda dans ses bras, en me disant que tout allait bien, que c'était fini. J'avais l'impression d'être une enfant qu'on essayait de rassurer, mais je ne m'en offusquais pas. Tant de fois j'avais cherché le réconfort des bras d'Ardeth dans mes nuits perturbées de cauchemars. Tant de fois j'avais hurlé son nom et m'étais réveillée en pleurs... Le simple fait de me souvenir de ça amena mes larmes. Je les essuyais immédiatement, avec un peu de chance, ça pouvait passer comme le contrecoup de la douleur.

Rick alla retrouver Evelyn, soupirant de soulagement que nous nous en soyions tous sortis. Je me relevai, quittant les bras d'Ardeth pour faire quelque pas et remuer mon épaule. La douleur était encore un peu présente, mais plus aussi intense que les instants précédents. Je soupirai et me tournai vers mes filles. Lotus se tenait à côté d'Ardeth et Nephthys était avec Alex, au bout du bus.

- Je suis désolée qu'on ne t'ai pas écoutée, Ume, commença Lotus, tête baissée, sous les yeux curieux d'Ardeth.

- Pourquoi vous ne m'avez pas écoutée ? demandai-je.

- Nephthys a dit que... qu'une voix l'appelait, commença Lotus. Une voix qui lui disait que quelque chose allait se passer.

Je fermai les yeux. Est-ce que Bastet lui avait dit de venir me rejoindre ? Dans quel but ? Bastet ne parlait que très rarement dans mes songes ou dans mes pensées, seulement quand le danger était extrême ou que l'information qu'elle avait à me communiquer était d'ordre vital. Comme pour le sceptre, il y a huit ans. Elle m'avait poussée à m'en emparer, j'ignorais encore dans quel but, mais ce n'était pas par hasard. Si elle avait décrété que mes filles devaient venir à moi, ce n'était pas un hasard non plus... Bon sang... mais qu'avait-elle perçu ?

A ce moment, j'entendis Alex et Nephthys crier. Je me retournai et me précipitai vers l'arrière du bus pour sortir, suivie de O'Connell. La voiture noire dans laquelle ils avaient été enlevés commençaient déjà à partir sur les chapeaux de roues. O'Connell se précipita à sa suite, mais moi, affaiblie par ma blessure, je tombai un genoux à terre. Etait-ce ainsi que devaient se passer les choses ?

- Alex ! hurlaient Evelyn et O'Connell.

Lotus, elle, pleurait à côté de moi. Je sentis quelqu'un s'agenouiller à côté de moi et passer un bras sur mes épaules pour me ramener contre lui. Je ne me débatis pas, le coeur brisé. Jamais je n'avais pensé qu'un jour je serai séparée ainsi d'une de mes filles. La peur qu'il lui arrive quelque chose était insoutenable. Je me libérai d'Ardeth et prit Lotus dans mes bras pour la serrer contre mon coeur.

- Chut... tout va bien, on va la retrouver, murmurai-je, la voix tremblante.

Lotus se calma progressivement et, bientôt, plongea son regard encore brillant de larmes dans le mien. Je ne me dérobai pas, ne cachais pas ma peur ni mes émotions. Jamais je ne cachais mes émotions à mes filles, sauf quand cela pouvait les terroriser. Mais au point où on en était à présent...

- Je serai forte maman, comme Nephthys, conclut-elle.

Je lui souris et lui ébourrifais les cheveux. Elle était forte. Malgré les apparences et ce qu'elle pensait, Lotus était bien plus forte qu'il n'y paraissait. Elle ne cessait de se dénigrer, de se croire faible, mais la vérité était tout autre.

- Ne craignez pas pour vos enfants, commença Ardeth.

- Ils ne peuvent faire du mal à Alex, dis-je en me relevant. Il porte le bracelet. Reste à espérer que Nephthys saura se préserver.

Ardeth me regarda, cherchant quelque chose en moi que je ne compris pas. Je me rapprochai d'eux, tenant Lotus par la main, lui apportant autant de réconfort qu'elle m'en apportait.

- Alex porte le bracelet ? s'enquit Evelyn, surprise.

- Quand il l'a mis, il a vu les pyramides de Gizeh et le temple de Karnak, commença O'Connell.

- Et quand il arrivera à Karnak, le bracelet lui montrera la prochaine étape du voyage, reprit Ardeth.

- Si on n'y est pas avant eux, on ne saura pas où le chercher après, en déduisit Evelyn.

- Il me semble qu'il nous faut un tapis volant, concut O'Connell, pensif.

Ardeth et moi nous regardâmes, sans vraiment comprendre. O'Connell avait parfois des idées qui m'échapaient. De temps en temps des idées de génies, souvent des idées folles, et presque tout le temps des idées peu recommandables. Je craignais d'avance ce que celle-ci nous réservait. J'avais toujours en travers de la gorge le coup de l'explosion à la dynamite et de mon saucissonnage sur l'aile d'un avion. Alors cette fois, je me méfiais...

Nous dûmes toutefois retourner chez les O'Connell pour préparer notre expédition. Je ne mis pas longtemps à empacter les quelques affaires dont j'aurais besoin au cours de notre voyage et descendis dans le salon pour les attendre. Lotus avait décidé de passer un peu de temps dans la bibliothèque pour réféchir et je ne souhaitais pas la déranger. Si bien que je me mis à jouer avec l'un de mes saïs, mes pensées occupées ailleurs.

- Tu es inquiète, fit une voix qui me sortit de mes pensées.

Je rattrapais le saï par la poignée et le pointai en direction du nouvel arrivant. Ardeth ne bougea pas d'un cil, son visage impassible. Je soupirai et baissai mon arme avant de faire rouler le manche entre mes mains. Qu'est-ce que je pouvais lui répondre ? Que j'étais morte de peur pour ma fille ? Comme si ce n'était pas déjà évident...

- On va les ramener, dit-il en s'asseyant dans un fauteuil.

- Je vais les tuer, tous, jusqu'au dernier pour tout le mal qu'ils nous on fait. Pour Timothy, pour mes filles et pour moi, dis-je en serrant les dents de rage.

Ardeth se renfrogna et croisa les bras sur sa poitrine. Je ne fis pas attention. Il avait choisi de venir me parler, ce n'était quand même pas ma faute s'il choisissait mal son moment. Qu'il ne s'attende pas à ce que je le ménage s'il venait me parler, je n'étais vraiment pas d'humeur à préserver son égo.

- Pourquoi as-tu quitté l'Egypte ? demanda-t-il finalement.

- Je n'ai pas envie d'en parler, répondis-je avant de me lever.

Je me dirigeai vers la porte afin de quitter cette pièce et me trouver un petit coin de solitude. Seulement, Ardeth ne sembla pas de cet avis. Il m'attrapa par le bras et me ramena vers lui, me forçant à lui faire face. Je lui jetai un regard noir avant de lui faire lâcher prise. Je m'éloignai de quelques pas et le toisai, bras croisés sur ma poitrine.

- Ça fait trop longtemps que tu m'évites, Néféret. Parle-moi !

- Pour te dire quoi ?! explosai-je. Que l'Egypte m'a pris mon meilleur ami ?! Que non content de cela, mon père a lui aussi décidé qu'il était temps pour lui de mourir ?! Alors oui, j'ai quitté l'Egypte dans l'espoir de revoir mon père, et tu sais quoi, même cela je n'en ai pas eu le droit. Il est mort quand je suis entrée dans sa chambre, mon nom sur les lèvres ! Alors je n'ai pas du tout envie d'évoquer ces souvenirs !

Ardeth resta impassible, mais il ne me poussa pas plus loin. Il resta silencieux et m'écouta sans broncher. Je sentis ma vision se brouiller avec l'arrivée des larmes, si bien que je me détournais en jurant pour les lui cacher. Lentement, il quitta la pièce pour me laisser seule. Je lui en fus en partie reconnaissante, mais une autre part de moi-même lui en voulais de ne pas m'avoir prise dans ses bras pour me réconforter. Quelle idiote je faisais...


Fin du Treizième Chapitre