Bonsoir !

Merci pour vos lectures et vos reviews :)

darkmoonlady : Merci. Oui, il fait de ce qu'il peut du moins^^

Beautiful Draco : Pour ta review, je ne peux que t'encourager à lire ce chapitre pour y répondre ;p

nesshyra : Certes, Thor essaye de racheter ses fautes, il essaye de prendre soin de Loki et de son (leur) enfant, mais comment veux-tu que Loki soit reconnaissant alors qu'il a été violé par Thor justement ? Et vive les circonstances. Un viol, ça ne se pardonne pas comme ça, encore moins avec quelques intentions de ce genre. De plus, Loki a un caractère bien trempé alors avoir été souillé de la sorte et obligé de garder un enfant issu dans la violence... et en plus, on le garde en captivité (car il est surveillé malgré tout, ya mieux comme liberté) et privé de sa magie pendant un moment. Thor aime Loki, c'est sur, plus qu'un frère en tout cas. Après que Loki tombe amoureux de lui... c'est mal parti^^

My Sweety Angel : Ben que tu lis de base les mythes nordiques... ils sont tarés à la base... Ca fait un moment qu'il le prépare :p

Lyod : Merci :) j'espère alors que celui-ci aussi (malgré un passage...).

Bosie : Ne t'inquiète pas fils, ils vont pas partir^^ XD oui et vu comment il est habillé les derniers mois... ya de quoi confondre :p Cookie oui XD pâtisserie préférée du grand loup (ahouuuuu !). Ca dépend... ça se vaut je pense. XD oui, mieux que des anti-dépresseurs, du mobilier !

Bonne lecture.


Un peu plus de deux semaines sont passées depuis notre visite dans la grotte de Fen'. Tout à l'heure, je suis allé voir Sleip' pour le prévenir. Et durant tous ces jours, je me suis concentré un peu plus sur ma perception de la lance. Je peux la sentir et la voir maintenant. J'ai même réussi à la toucher mais je n'ai pas encore essayé de la matérialisé ici. Je ne préfère pas, on ne sait jamais…

Ce soir, je suis sur le lit et Thor admire le soleil couchant. C'est le dernier soir, je le sais. Les bracelets que je porte sont quasiment inutilisables. Je sens à peine la brûlure maintenant.

Vêtu d'une simple tunique verte aux borderies dorées, je fixe le dos de Thor. Je touche mon ventre, du haut de mon septième mois. Puis, je me lève, doucement, silencieusement et m'approche de Thor. Mes mains se tendent vers lui et frôlent ses côtes. Il a un soubresaut mais ne se retourne pas. Je pose mon front contre son dos musclé et nu. De mes doigts, je caresse ses abdos.

Je l'entends soupirer de plaisir.

_ C'est rare quand tu viens de toi-même, me remarque-t-il.

Je souris.

_ Je sais.

Je retire mes bras et mon front. Immédiatement, il se retourne et m'enlace d'un bras. De l'autre, il lève mon menton et dépose ses lèvres contre les miennes. Je me laisse faire et ferme les yeux. Le baiser est chaste, plein de douceur.

J'ouvre mes yeux et rencontre ses iris azurs. Ils traduisent l'amour, une tendresse infinie et aussi du désir. Puis, il rougit et me laisse. Je perçois son malaise.

_ Qu'est-ce qui t'arrive, Thor ?

Il n'ose pas me regarder.

_ Rien.

Il ment. Et il sait que je sais. Je le fixe et caresse le meuble près de moi.

_ Tu as envie de moi, c'est ça.

Mon ton est doucereux. Je souris en le voyant se raidir. Il pivote un peu, sans pour autant me fixer. Je vois très nettement les joues rosies.

_ Sans doute, m'avoue-t-il après quelques minutes.

_ Moi aussi j'ai envie de toi.

Cette fois-ci, il me fixe et me dévisage. Il finit par froncer les sourcils.

_ Tu mens. Tu n'en as pas envie.

Je suis toujours surpris de sa capacité à discerner mes mensonges. Je fais claquer ma langue d'agacement.

_ Tu as raison. Je n'ai pas envie de toi. J'ai juste envie. Mes hormones durant la grossesse me titillent déjà depuis quelques mois.

C'est qui est vrai. Mais comme d'habitude, j'omets de dire certaines choses.

Encore une fois, il me dévisage et finit par soupirer.

_ Est-ce que ça te dérange de le faire avec moi ? Me demande-t-il. La dernière fois, tu es venu mais j'ai la nette impression que tu n'as pas appréciée mais tu t'es forcé. Comme à chaque fois que j'ai mes problèmes.

C'est à mon tour de froncer les sourcils. Donc, il se doute bien que je n'aime pas tout ça. Je le fixe.

_ Disons que je m'en contenterai, répondis-je franc. Mais sache-le, Thor, que je n'aimerai pas non plus avec quelqu'un d'autre. Avec toi, ou plutôt quand tu es sobre, tu es la décence de ne pas me prendre comme une brute.

Il baisse la tête et rougit. Il n'aime pas quand je lui rappelle cette nuit. Moi non plus d'ailleurs, mais elle existe belle et bien.

Un silence entre nous.

Je me racle la gorge.

_ Vu que nous sommes tous les deux dans une situation dérangeante, autant la régler. Par contre, c'est toi qui fais. Je peux de moins en moins bouger aisément avec mon ventre.

Il hoche la tête.

_ Tu es donc d'accord pour le faire ?

J'hoche les épaules.

_ Je n'ai pas vraiment le choix vu mes hormones.

Il soupire.

_ Je n'aime pas cela.

Je me tais et m'approche de lui. Il ne bouge pas alors que je mets mes mains sur son torse. Je le regarde dans les yeux.

_ Je te demande juste d'être doux et de faire.

Je tends mon cou et l'embrasse. De l'autre, je prends sa main et l'entraine vers le lit.

_ Viens.

Il me suit, non sans une légère crainte et honte. Il s'allonge sur la couverture et je me positionne à califourchon sur son bas ventre. Sa virilité se presse contre moi et je peux sentir en effet qu'il en a grand besoin, surement comme cette nuit et je n'avais pas pu le soulager juste avec mes mains. Ses mains viennent caresser mon cou et mes joues.

_ Loki…

Je ferme les yeux et déglutit tandis que ses doigts descendent plus bas…


On a passé un moment à assouvir nos pulsions. Enfin… je ne sais pas si on peut parler d'assouvir mais bon. Mes hormones me démangeaient bien et c'est bien grâce à elles que je me suis retenu de le tuer tant ça me dégoutait. Oh, il a été doux, très doux. Faisant attention à chaque mouvement qu'il réalisait, se souciant de mes cris ou gémissements de douleur.

Mais ça m'a quand même dégouté. Au moins, il dort. Cela l'a bien vidé, au sens propre que figuré et il ronfle paisiblement.

Je suis à côté de lui, allongé, captant le rythme de sa respiration. Je tourne la tête et le regarde.

Son visage est tourné vers moi, la bouche entrouverte, la salive brillant légèrement.

Il dort profondément.

Doucement, je me lève donc et attrape en même temps ma tunique qui a fini par terre. Je l'enfile et ouvre une porte. Je me dirige dans notre salle commune et enlève les bracelets, les laissant sur la table. Puis, je me mets en tailleur et me concentre. Je respire, calmement et laisse mon esprit vagabonder, ressentant la magie tout autour de moi et en moi.

Au bout de quelques instants, je ressens ma lance et ne peux retenir un sourire. Je tends la main, la caressant, la ressentant. J'inspire et d'un mouvement sûr, je la saisis. Je la sens complètement.

Ai-je réussi ?

Je n'ose pas ouvrir les yeux de suite. D'abord, je la regarde avec les yeux de mon esprit et enfin, j'ouvre mes paupières.

Un sourire purement carnassier nait sur mes lèvres.

Elle est là.

_ Loki ?

J'écarquille mes yeux.

Bordel, il est réveillé ! Mais il ronflait encore il y a quelques minutes ! Ou heures, je ne sais pas…

Je me redresse et me tiens prêt à lui foutre un coup de lance dans le ventre. Quand il pénètre dans la salle, il voit à peine la lance que je le frappe avec la hampe sur sa tempe.

Il se retient au mur et je le refrappe, plus fort.

Il s'effondre, assommé.

Je m'approche de lui et le menace de ma lame.

Le tuer ou pas ?

Puis, je laisse tomber et m'enfuis. Avec la lance, je fais exploser la porte qui me maintient prisonnier et annihile tous les sorts qui sont supposés me contraindre. Une fois dans la logia, je me téléporte et me retrouve devant le près de Sleipnir.

Je pose néanmoins mes yeux sur le palais. Je vois qu'il s'allume à plusieurs endroits et entends les cors.

Ils vont se lancer à ma recherche.

Où est mon fils ?

Un hennissement retentit avec un bruit de tonnerre. Sautant par-dessus l'enclos, Sleip' est devant moi.

_ Dépêche-toi maman !

Il se baisse et je monte sur lui, montant à cru. Je grimace en réalisant que je n'ai que ma tunique.

_ On va passer rapidement à la deuxième écurie, me dit-il en voyant mon mal aise.

_ Je veux bien, oui, s'il te plait.

Il hennit et court.

_ Au moins, me gratifie-t-il, mes huit pattes me servent bien ! Je cours plus vite que tous les autres !

Je rigole et m'accroche à ses crins.

_ Fen' est dans la lisière de la forêt, m'informe-t-il. Il a aussi une surprise pour toi.

Je suis étonné.

_ Quoi donc ?

_ Tu verras.

Il continue à courir, sautant par-dessus un gros rocher, des enclos. Je dois avouer que j'ai mal et j'ai peur que ça malmène mon enfant…

Enfin, nous arrivons à l'écurie et je pique rapidement une serviette que je place sur le dos de Sleip' et un pantalon trop grand pour essayer de ne pas trop me brûler mine de rien.

Je remonte sur son dos et nous fuyons de nouveau, toujours la lance en main.

_ Désolé, Sleip'.

Avant qu'il me demande pourquoi, j'envoie une boule de feu sur l'écurie. Un brasier s'attise immédiatement, effrayant les chevaux à l'intérieur.

_ Tu n'aurais pas du faire ça, me réprimande-t-il.

_ Mais ça va les ralentir.

_ Mouais.

Nous continuons et nous voilà près de la lisière. Sleip' freine et je perçois deux yeux verts, brillants.

_ Fen' ! Tout a bien marché alors ?

Il s'avance et je peux mieux le discerner à la lumière des astres nocturnes.

Je suis en effet surpris.

Fen' ouvre la gueule et laisse tomber une main.

_ Tout a fonctionné, me répondit-il enfin. Tyr a par contre, commencer à capter qu'il y avait un problème avec les chaines. J'en ai profité pour tirer dessus et j'ai pu me libérer. Je lui ai croqué ce petit morceau. Je sais que tu voulais te venger de lui et moi aussi.

Il montre ses crocs. Un sourire.

Moi aussi, un large sourire nait sur mon visage.

Mes enfants sont merveilleux.

_ Allons-y alors !

Et nous voilà repartis, s'enfouissant entre les arbres.

Toutefois, j'entends des chevaux à notre poursuite…


A suivre...