ATTENTION: je tiens à signaler que j'ai fais une erreur dans le chapitre quatre. Je vous en dirai plus au prochain chapitre parce que sinon, le suspens de la fin tombera en miette...

Place au petit passage...chaud!

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Je nous amène dans notre chambre par tranplannage et les choses sérieuses commencent enfin. Mon fiancé m'embrasse divinement bien tout en dénudant une de mes épaules. Doucement, il commence à poser des baisers sur toute cette partie, s'attardant principalement sur mon cou en suçant avidement ma peau. Il me fait basculer gentiment sur le lit en continuant sa douce torture. Un frisson involontaire me parcoure l'échine alors que ses mains se font de plus en plus aventureuses, découvrant par de multiples caresses chaque parcelle de mon corps.

Je glisse les miennes dans ses cheveux en admirant leur finesse et leur douceur avant d'arrêter et de déboutonné un à un les boutons de sa chemise. Il capture mes lèvres et dans un accès de fébrilité, m'embrasse fougueusement. Je finis d'ouvrir sa chemise et je la lui enlève doucement. Les lèvres rougies par ce baiser passionné, je me recule légèrement pour reprendre mon souffle, admirant par la même occasion son torse parfait. Je me mordille la lèvre inférieure lorsque je croise son regard empli de désir qui fait monter le mien.

Il passe ses mains sous mon pull, le faisant remonter. Je l'aide à me l'enlever et il me renverse d'un coup sous lui. D'une main d'expert, il me décroche mon soutien-gorge, libérant ma poitrine. Il effleure doucement mes seins avec ses mains, puis les yeux brillants de plaisirs, il prend en bouche un de mes tétons durci par le plaisir tout en titillant l'autre de ses doigts. Ma respiration devient saccadée.

Il arrête son traitement pour infliger le même à l'autre. Je laisse échapper un petit gémissement de plaisir. Je l'embrasse presque sauvagement lorsqu'il s'arrête enfin. Je le retourne pour être sur lui, lui offrant la vision de ma poitrine juste au dessus de son torse. Mes mains s'aventure contre lui jusqu'à ce qu'elles soient stoppées par son pantalon. Je lui défais sa ceinture et je le lui enlève.

Ne supportant pas de ne rien faire, mon vélaa m'enlève également le mien tout en me prodiguant des caresses aussi douces que sensuelles. Je me retrouve de nouveau sous lui alors qu'il me mordille minutieusement le lobe de l'oreille. Il m'enlève finalement le dernier bout de tissu qui recouvre encore mon intimité et caresse doucement mes cuisses alors que je commence à lui enlever son boxer. Je sens sa virilité tendue contre mon bas ventre. Je la saisis doucement tout en embrassant Elytis et je la caresse.

C'est à son tour de me supplier pour arrêter ma torture. Je m'exécute après un certain temps pour en commencer une pire. J'embrasse son nombril et je descends de plus en plus en embrassant chaque parcelle de sa peau. Je dépose un dernier baiser sur son membre. Il murmure mon nom, m'implorant de le prendre. Je commence à lécher avec gourmandise la peau rose et je commence à le sucer. Lorsqu'il est à ses limites, je le lâche et je remonte vers ses lèvres divines.

Il me caresse doucement les seins pendant qu'il presse sa virilité contre mon ventre. Je le guide lentement et je commence à gémir involontairement lorsqu'il appuie son membre contre mon intimité. Je passe mes jambes autour de son bassin et je le sens pénétré en moi. Il entre avec douceur afin que je m'habitue à lui et que je n'ait pas mal. Je donne un coup de reins pour l'avoir enfin entièrement en moi, savourant cette intrusion au plus profond de moi.

Il laisse échapper un gémissement rauque de plaisir mêlé à de la douleur alors que je mords sa lèvre en l'accueillant entièrement en moi. Il commence un va et viens infernal mais horriblement plaisant. Je plante mes ongles dans son dos alors que mon plaisir augmente. J'accélère la cadence en bougeant du bassin.

Nos souffles se font de plus en plus rapides alors que nous gravissons tous les cieux pour nous retrouver au septième. La jouissance arrive et d'un dernier coup de rein, Il se libère en moi alors que je crie son nom de plaisir. On savoure notre jouissance le plus longtemps possible. Je le retiens lorsqu'il veut se retirer.

- Je te veux en moi, reste encore un peu. Lui fis-je en réponse à sa question muette.

La respiration encore haletante, il reste. Nous ne faisons qu'un, nos mains sont entrelacés, nos regards encore étincelants de ravissement restent accrochés. Je sens sa présence avec délectation. Nos corps ne font plus qu'un, comme nos esprits et nos magies.

Lorsque l'atmosphère de la pièce commence é redevenir supportable, je le laisse partir. On s'embrasse tendrment une dernière fois et je pose ma tête contre sa poitrine. Je me laisse bercer par les battements apaisant de son coeur et, doucement, on s'endort, fatigué par tant d'émotions.

Un rayon de soleil effleure le lit. J'ouvre les yeux et je tombe sur le visage endormi d'Elytis. Me remémorant la soirée d'hier, un sourire tendre effleure mes lèvres. Avoir un amant vélaa n'est certainement pas de tout repos mais tellement fantastique. Je ramène les couvertures sur nos corps dénudés d'un geste. Je pose ma tête contre on torse, appréciant sa peau d'une douceur incomparable et l'entente des battements réguliers de son cœur.

Je soupire d'aise en songeant que j'aimerais rester ainsi pour l'éternité. Doucement, Elytis émerge à son tour. On reste encore pas mal de temps au lit, d'une part par fatigue, de l'autre par envie. Bien vite, on recommence nos caresses et cela fini évidemment par quelques gémissements de plaisirs et d'autres choses peu catholiques. Nos corps sont encore couvert de sueur du à ce qui vient de se passer mais on ne songe à aucun moment de s'éloigner de l'autre.

Finalement, on ne daigne se monter qu'au souper (dîner). Je pense que le sourire éclatant de mon fiancé et mon air rêveur doit être assez explicite car personne ne nous demande pourquoi nous n'étions pas présent aux repas d'aujourd'hui. Voyant qu'il ne reste qu'une chaise pour nous deux, je m'assieds sur les genoux de mon fiancé.

On mange en silence, encore dans notre monde. Ce n'est qu'aux desserts que je sors enfin de mon état de béatitude et j'entreprends de communiquer avec Ginny qui est bien incapable de me répondre, trop occuper à manger le plus de crème à la vanille possible. J'abandonne, préférant de loin écouter les mots doux qu'Elytis me murmure à l'oreille. Le souper se termine sans autre évènement notable, calme mais reposant. La soirée continue dans cette atmosphère sereine. Je continue mes programmes de cours pendant qu'Elytis commence les siens en tant que professeur de combat.

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Le lendemain par contre je travaille d'arrache pied à la défense de Charles avec l'aide de Severus et Ginny. Le week-end se finit ainsi, entre cours, entraînement, recherche et défense. Le lundi arrive bien vite, trop à mon goût. La peur au ventre, je fais entrer les troisièmes années de Serpentard et de Serdaigle. Je les laisse s'installer puis je ramène le calme en tapant dans mes mains.

- Bienvenue à tous dans mon court, j'espère que vous allez bien. Je tiens à éclaircir de menus détails avant de commencer. Tout d'abord, je n'hésiterai pas à punir ou enlever des points, bien que j'espère ne pas devoir le faire trop souvent. Le fait que je sois jeune ne change en rien la discipline que j'attends de vous dans mon court. Je ne tolère aucun bavardage pendant mes leçons et le fait que je connaisse n'importe qui dans vos amis ou famille ne me fera pas faire du favoritisme. Intimidé-je mes élèves.

Des soupirs naissent, particulièrement prononcé au dernier rang ou plus des trois quarts des Serpentard sont assis.

- Mais je ne vais pas pour autant vous manger! Rigolé-je. Bien, rangez vos baguettes et vos livres, ouvrez grands vos oreilles!

Mes élèves ont l'air déçus mais très vite, ils participent avec fougue au cours portant sur les sortes de magie. la sonnerie retentit très vite, personne n'ayant vu le temps passé. Les enfants sortent, le sourire aux lèvres, argumentant encore sur la différence entre la magie blanche et la magie noire.

Je m'affale sur ma chaise, tout stress ayant définitivement disparu, et j'observe les premières années de Gryffondor et de Poufsouffles entrer. Mon entré en matière les fixe directement sur l'attitude à adopté. Je commence par un rapide exposé sur le programme de l'année. Le cours commence et je donne divers conseil sur le meilleur de neutraliser un strangulot.

La matinée s'est très bien passée et c'est avec un grand sourire que je me rends à la Grande Salle pour manger. Sur le chemin je croise Ginny et nous échangeons nos expériences de cours.

- T'aurais dû voir la tête de ma classe de cinquième de gryffondor et Serpentard lorsque j'ai donné des points aux Serpentards, ils étaient simplement sur le cul de voir que même si je les connaisssai, même si j'étais une Gryffondor, je suis impartiale, c'était trop drôle! Rigole-t-elle.

Je l'accompagne dans son hilarité, songeant avec une pointe d'angoisse que je devrai affronter mes anciens camarades le jour suivant. on retrouve Blaise et Elytis en grande conversation avec Severus sur la prochaine audience des mangemorts. Je suis très inquiète pour Charles, j'espère juste que notre demande pour prendre sa défense va être accepté car c'est notre seul moyen de le sauver. Le dossier que nous avons constitué sur son cas à augmenter de volume à une vitesse fulgurante ses deux derniers jours et nous serons fin prêt d'ici une semaine.

L'après-midi, je donne un cours spéciale avec Elitys. Tous les septièmes des quatre maisons ont été rassemblé pour apprendre divers moyen de se défendre. En attendant leur arrivé, Elytis me provoque amicalement en duel. Faisant mine d'être vexée lorsqu'il annonce que de toutes façons il en sortira vainqueur, j'accepte.

Il sort son épée du fourreau accroché à sa taille pendant que je fais apparaître celle que Astyan m'a offert à mon anniversaire. Les élèves entrent, intrigués par le bruit du métal s'entrechoquant, et découvre un duel acharné entre leurs deux professeur. Ils nous regardent, admirant la perfection des mouvements de mon fiancé et la fluidité des miens. Je commence à me fatiguer mais je continue le duel, me concentrant principalement sur mes attaques que sur ma défense. Je bloque la lame et je contre-attaque, malheureusement, d'un enchaînement complexe, il fait gicler mon épée à l'autre bout de la pièce.

Il s'exclame qu'évidemment, j'ai perdu, comme il l'avait prédit. Mauvaise perdante, je lui tire la langue et je décide de me venger de ma défaite en colorant ses cheveux blonds à reflets argenté en rose pétant. La surprise passée, il sourit machiavéliquement, chose de mauvaise augure pour moi.

Je ne m'étais pas trompé car il fait devenir ma peau bleue à pois rose sous les rires des élèves. Conscient qu'ils se moquent de nous, je propose mentalement à Elytis de leur faire une surprise. C'est ainsi que sans qu'ils sachent vraiment ce qu'il leur arrive, ils se retrouvent bleus à pois rose avec les cheveux rose flashy. Après ce petit intermède, on continue ou plutôt commence le cours sur les sorts de défense particulièrement et quelques uns d'attaque.

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- Mr Nott! Puis-je savoir la raison de votre retard? Demandé-je sévèrement lorsque ledit Nott entre dans ma classe bruyamment avec plus de vingt minutes de retard.

Je suis entrain de donner mon cours de DCFM au sixième de Gryffondor et Serpentard, inutile de vous dire que je suis légèrement sur les nerfs.

- Nan...Sourit narquoisement le perturbateur.

- Dix points en moins à Serpentard pour arrogance envers un professeur et refus de réponse. Déclaré-je sadiquement.

- Vous...un professeur? Même un scroutt à pétard sait mieux se battre en duel que vous!

- Vous voulez vraiment une démonstration ?

Nott hoche la tête et d'un mouvement de main, je fais voler les tables contre le mur du fond et je groupe les élèves en un demi cercle. Je lance une protection autour de nous qui retiendra les sorts perdus. Malheureusement pour moi, j'ai des talons aiguilles sous mes jeans mais je les laisse pour démontrer mon agilité au combat. Je retourne au milieu de l'arène improvisé où m'attend déjà mon adversaire du jour.

On applique le protocole des duels de compétition, donc on se salue et on recule de trois pas. Le duel commence. Tout de suite, Nott commet l'erreur d'attaquer avant d'analyser le jeu de son adversaire. Il m'envoie un sort limite magie noire qui laisse un trou dans le plancher lorsque je l'évite d'un pas sur le côté. Il ne se démonte pas pour autant mais se borne à m'envoyer toujours le même sortilège avant de remarquer que je les évites tous.

Il tente alors de lancer simultanément un sort de coupures et un de stupéfixion avant d'enchaîner sur un imperium informulé. Je saute par dessus le premier rayon, regarde le suivant aller s'écraser contre la paroi invisible et encaisse sans aucune réaction l'impardonnable.

Voyant que je ne bouge plus, Nott pense avoir réussi à m'imposer sa volonté et m'ordonne de lui donner la baguette cachée dans ma manche. L'idiot n'a pas encore compris que je faisais de la magie sans baguette justement. Au lieu de m'exécuter, je baille nonchalamment avant de dresser un bouclier invisible autour de moi.

- Tu crois vraiment que j'ai une baguette dans ma manche? Ba on va voir alors! ris-je enjouée tout en enlevant ma chemise.

Me croyant vulnérable, Il commence à me lancer divers sortilèges destinés à me faire souffrir arrêtés par mon bouclier. Pendant qu'il s'acharne sur mon bouclier, je me mets tranquillement en top blanc presque transparent à bretelles fines qui m'arrive juste au dessus du nombril. Je montre mes poignets et mes bras nus mais aucune trace de baguette. Nott commence à se fatiguer, me prenant en pitié. J'enlève ma protection et j'envoie une petrificus totalus ainsi que l'équivalent elfique du rictusempra. Il évite ce dernier en invoquant un bouclier d'un protego mais il se fend au contacte du petrificus totalus qui va s'écraser sur son coeur. Il tombe sans aucune classe par terre. Je frappe des mains et les bureaux reprennent leurs places premières. Je commence à commenter le duel sans même faire attention à l'élève pétrifié à mes pieds. Je ne le libère que lorsque la sonnerie retentit. Il m'envoie un regard mauvais et pars d'un pas rageur en direction de la sortie. Je l'arrête juste avant qu'il ne quitte la salle de classe

- Mr Nott, vous êtes renvoyez de mon cours pour avoir utiliser la magie noire et un des sort impardonnables lors du duel.

Il ouvre la bouche d'indignation mais claque fortement la porte au lieu de m'envoyer une réplique cinglante, voyant que je ne l'écoute déjà plus, le nez plongé dans un livre de droit.

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Je hais les jeudis, cette fois c'est définitif. Ma de quatrième est intenable et j'ai constamment les nerfs à fleur de peau, stressée pour lundi prochain. J'abandonne l'idée de faire un semblant de cours et je fais une interrogation surprise, qui d'ailleurs ne comptera pas mais mes élèves ne le savent pas, sur le sujet de leur dernière leçon avec Mr Dickens. Ils se calment enfin devant leur feuille vierge et s'applique à répondre à toutes les questions que j'ai écris au tableau.

J'observe les expressions studieuses de mes élèves si turbulents, il faut bien s'occuper pour tromper sa peur. J'ai finalement un bon divertissement lorsqu'un oiseau apparaît dans un flash.

- Ruliann ! M'exclamé-je avec joie en reconnaissant le volatile de mes parents.

L'oiseau vient se poser sur le bureau et me tend une serre. Je le décharge de son fardeau et je décachette la lettre. Une flopée de photos et articles de journaux en sort. Je prends la lettre principale et je commence avidement ma lecture.

Chers vous quatre,

Comment allez-vous ?

Nous sa va bien. On a repris nos blagues (aie, Lily pourquoi tu ma frappé ?) Donc je disais que nous avons commencer avec joie notre septième année et on est déjà bombardé de révisions pour les ASPICs. O joie…(Sa va maintenant miss préfète en chef ?)

Becs à tous,

James

Hello !

Comment sa va la vie ? Nous sa gaze. On a recueilli pas mal d'articles et de photos de cet été pour vous faire un compte rendu général de nos vacances. Ne faîtes pas attention à James, c'est qu'un gamin immature et arrête de me regarder avec ces grands yeux de chiens battus James ! Je le pense vraiment !

Affectueusement,

Lily

Bonjour les quatre !

Comme vous avez pu le remarquer que James et Lily sont toujours entrain de s'engueuler et la minute d'après entrain de s'embrasser. Bref, la routine. (j'ai droit à deux regards tueurs…Maman, j'ai peur !) Avant de me faire lyncher, je tiens juste à préciser que le seigneur des ténèbres est toujours à la recherche de Line.

Je vous embrasse,

Narcissa

Coucou tout le monde !

J'espère que vous allez bien, nous en tout cas on est toujours aussi fou taré enfin eux, moi je suis toujours aussi intelligent, sublime, classe, modeste, etc… que d'habitude (mais bien sur Cissa que je suis modeste voyons, la modestie fait partie de mes 1001 qualités !) La routine des cours à repris…très attractif !

Lucius

Je regarde les photos et je suis surprise de trouver une de mes parents entrain de se chamailler. Je regarde attentivement les personnage bougés jusqu'à ce qu'ils s'embrassent en s'excusant pour mieux recommencer à se disputer deux minutes plus tard. Dans un coin de la pièce, Lucius tente désespérément de se suicider en se tapant la tête contre le mur, sans résultat.

Je souri en m'imaginant très bien l'atmosphère du couple. Je compatis sincèrement à la douleur de 'Cissa et Lucius de devoir les supporter, eux et leurs sempiternelles disputes. Je suis interrompue dans mon activité très intéressante par la sonnerie de la fin des cours et de la pause de midi. J'entasse d'un sort toutes les interrogations sur mon bureau en une pile parfaite et je ferme la classe.

Je me presse de retrouver les autres dans la Grande Salle pour leur faire part de la lettre. Je la passe en premier à Blaise qui est déjà installé qui la fait passer à Ginny qui la fait passer à mon fiancé. On rigole en se remémorant deux ou trois moments forts de ces six mois avec les maraudeurs et les serpentards.

On s'amuse à écrire une réponse délirante ne incluant le faîte que nous soyons professeurs. J'imagine d'ici la tête qu'ils vont tirer en apprenant cela, surtout mon père. On inclus aussi des photos de nous ou de nos élèves entrain d'exécuter un exercices que nous leur avons donné ainsi que le numéro spéciale de la Gazette sur l'attaque d'Halloween.

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La fin de la semaine arrive plus vite que ce que je pensais. On déjà est dimanche soir et Blaise, Gin', Elytis, Severus et moi, nous sommes encore entrain de travailler la défense de Charles. On boucle enfin le dossier vers minuit et demi. Blaise part directement en emportant Ginny endormie dans ses bras tandis que mon fiancé, Severus et moi nous restons devant la cheminé, confortablement assis sur des poufs à parler de choses et d'autres.

A une heure du matin, Severus nous quitte à son tour et nous restons un moment seul, pour la première fois depuis pas mal de temps. On ne parle pas, on savoure juste ce moment d'intimité. Ma tête repose sur les genoux d'Elytis et de ma place, j'ai une vue imprenable sur son magnifique visage éclairé par les flammes. Peu à peu, ma vison se trouble, s'estompe et je m'endors bien que pour une fois, je ne rejoins pas Merlin et compagnie.

Flash Black

Je transplanne à côté de Viviane, exténuée. Elle me tend un morceau de chocolat.

- Tu devrais faire profiter les sorciers de tes dons de guérisseuse, cela te rapportera sûrement de nombreux alliés dans ta cause.

J'acquiesce, prêtant plus attention à mon envie intenable de voir arriver Elytis qu'à ses paroles. Viviane redevient silencieuse. Seul les murmures de Lady et Lord Serpentard trouble le calme de la plaine. Finalement, Elytis apparaît enfin devant moi dans un pop sonore. Je saute immédiatement dans ses bras et je l'étreins fortement contre moi. Bien que nos mentors nous aient appris à rester éloigner l'un de l'autre en mettant plusieurs milliers de kilomètres entre nous contre les trois auparavant, je ne me sens bien que lorsqu'il est dans la même pièce que moi. Sans lui, je suis comme incomplète.

- Mes enfants, j'ai une grande nouvelle à vous annoncer. Annonce avec sérieux Merlin.

A son ton, je sens que ses paroles ne doivent être prises à la légère alors je me concentre sur lui.

- C'est rencontre sera la dernière en rêve, nous vous avons désormais tout appris.

Après un petit moment de flottement, l'heure des adieux est venue. Viviane d'abord m'attire dans une chaleureuse étreinte. Elle me glisse un paquet d'étoffe dans les mains en me chuchotant que c'est pour le "tu-sais-quoi". Je la remercie chaleureusement. C'est au tour de Lady Serdaigle de m'offrir un présent. J'ouvre le petit paquet bleu au ruban blanc qu'elle m'a tendu et je découvre à l'intérieur un oeuf doré.

- Phoenix. Explique-t-elle.

Je la serre contre moi en la remerciant du fond du coeur. Les larmes aux yeux, elle me fait promettre de ne jamais baisser les bras face à Voldemort. Je le fais, résolue à tenir cette promesse si importante. Lord serpentard, un peu plus gêné par les effusions de sentiments, me serre affectueusement l'épaule. Il laisse tomber sur mon épaule quelque chose de froid et lisse. Je frissonne à ce contact et je prends de mon épaule ce cadeau vivant. Je trouve ainsi un petit serpent noir de la taille de mon avant-bras aux yeux argent. Je ne connais pas sa race mais j'estime que cette sorte de serpent ne doit pas être très connus.

Merlin regarde ces adieux de loin, appuyé sur son légendaire bâton. Je m'avance vers lui et je le prends subitement contre moi.

-Merci pour tout Sir Merlin, merci.

Il se raidit mais s'habitue finalement à mon contact et me rend mon étreinte.

-J'ai, moi aussi, un présent pour vous. Fait-il en sortant d'un plis de sa robe deux boite longiligne.

Je prends celle qui me tend avec un respect non dissimulé et je découvre avec émerveillement une baguette. Elle est légèrement plus longue que la moyenne mais ce n'est pas cela qui la rend si spéciale à mes yeux. Merlin m'explique qu'elle a été taillée dans une corne de licorne ce qui explique sa couleur blanche. Des filaments argent tournent en spirales pour se faire de plus en plus serrés et se rejoindre au bout de la baguette en emprisonnant une pierre de lune à cette extrémité.

Il n'y a aucun élément à l'intérieur même de la baguette, elle ne sert que de catalyseur de magie et, sans ce composant, ne règle pas la puissance des sorts. Je les remercie une fois de plus et je rejoins Elytis. Ensemble, nous partons dans un dernier au revoir.

Fin du Flash Back

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Une main caresse tendrement ma joue. Une voix grave résonne dans la pièce mais je n'arrive pas à saisir ce qu'elle dit. J'ouvre les yeux mais aveuglé par la lumière, je les referme aussitôt. Je laisse échapper une plainte et je me blottis davantage sous ma couette, me délectant de la chaleur des draps.

Je daigne enfin me lever lorsque mon fiancé me rappelle que le procès pour Charles est aujourd'hui et que le congé que nous a accordé -à regret- le professeur Dumbledore n'est pas destiné à dormir bien sagement dans son lit. Je m'enferme dans la salle de bains sans un mot et je passe rapidement sous la douche pour me sortir de l'état vaseux dû à ma trop grande fatigue. J'en ressors une dizaine de minutes plus tard, enroulée dans une serviette blanche.

Je me poste devant mon armoire à la recherche de quelque chose de conventionnel et de classe pour faire bonne impression auprès du jury. J'opte après une intense réflexion pour un tailleur en coton noir. Je mets par-dessous une chemise blanche. Je tire mes cheveux en arrière en un chignon bas et je rajoute une touche de crayon sous mes paupières. Ensuite je pose un scellé pour avoir une apparence un peu plus humaine. Je ressemble maintenant à n'importe quelle humaine. Je dissimule encore ma couronne et je chausse des ballerines noires. Cela fait, je me rends au salon où mon fiancé m'attend déjà.

Lui aussi a un style très classe. Il est vêtu à la moldu tout comme moi, d'un pantalon noir plissé sur le côté, d'une chemise blanche et d'un costard noir. Pour en rajouter à son style noble, il tient une canne dont le pommeau représente un serpent dressé. Je lui souris avant d'aller poser un léger baiser sur se lèvres. Il me propose son bras et il m'escorte jusqu'à la salle des professeurs où nous avons rendez-vous avec Severus, Blaise et Ginny. Nous avons prévu de laisser la parole à Elytis et de nous faire comparaître en tant que témoins.

Severus est près, vêtu de son éternelle robe austère et de sa célèbre cape à tourbillon. Lui comme moi, nous serons des témoins anonymes, autrement dit, notre identité ne sera pas révélé au public bien que le juge la connaîtra. Peu de temps après, le couple manquant à l'appel, arrive. Ginny est habillé comme moi sauf qu'elle a remplacé la jupe par un pantalon et qu'elle a ajouté une cape à l'ensemble. Blaise, dans son éternel style d'italien, porte une chemise large rayée (de bas en haut) avec une cravate nouée autour du cou. Lui aussi porte une cape.

L'audience commence à huit heures mais la défense doit être présente dès sept heures et demie. On a convenu de manger après au restaurant pour prendre le petit-déjeuner ou le déjeuner, ne sachant pas encore quand le procès de Charles tombera. Je jette une pincé de poudre brillante dans le feu et les flammes deviennent vertes. Je me place dans l'âtre, rejointe par Elytis et je prononce distinctivement "le ministère". La réalité se trouble et l'image de l'atrium précède à la salle des profs. Mon fiancé me tire vite loin de la cheminée juste à temps pour laisser ma place à une Ginny pleine de suie. Lorsque notre petit groupe hétéroclite est au complet, je lance un recurvite sur nos habits qui redeviennent comme neufs.

Cela fait, on se met en mouvement vers le bureau REM, régularisation des entrées du ministère, et on s'annonce. Après que l'employée ait mesuré nos baguettes et inscrit nos noms et le but de notre visite, elle nous indique l'étage des salles de condamnation. Nous nous engouffrons dans le premier ascenseur libre et nous y allons, silencieux, appréhendant le procès.

Des notes volantes volettent au-dessus de nos têtes dans un bruissement agaçant. La voix métallique annonce finalement l'étage tant attendu et nous sortons enfin de la cage d'acier. L'air détendu et sûr de mon fiancé me rassure légèrement et je me promets de tout mettre en œuvre pour sortir Charles de son enfer. Mrs Bones nous accueille chaleureusement à l'entrée de la salle.

- Bienvenue ! J'espère que vous êtes en forme pour bien argumenter. Sourit-elle

- Plus que jamais ! Affirme avec fougue Elytis

Mrs Bones s'excuse et part à la rencontre des autres avocats, nous laissant derrière elle totalement désoeuvré. Je décide d'appliquer le conseil de Viviane, et je propose à Blaise d'aller faire un petit tour à Sainte Mangouste pour rendre visite aux malades et tenter d'essayer de les soigner. Toujours partant pour aider, il accepte de bon coeur. Ginny, Severus et Draco prétexte qu'ils n'ont pas envie de se coltiner tous les malades de l'hôpital mais je remarque leur sourire entendu. Ils complotent quelque chose mais j'espère juste que ce ne sera pas une mauvaise surprise! (NDA:elle peut espérer, y vont lui faire un très joli cado!)

Je soupire mais je me résigne à leur cachotterie. Blaise transplanne dans un pop sonore à l'hôpital et je le suis. Là-bas, je décide d'user de mon pouvoir d'invisibilité pour me faufiler dans les couloirs. Je prête ma cape d'invisibilité (que je porte toujours sur moi depuis que j'ai appris à la réduire pour la faire tenir dans un faux diamant de ma couronne qui est creux) et on se dirige vers la chambre numéro une. La personne qui l'occupe est dans le coma. Blaise se charge de reconnecter son esprit à son corps pendant que je surveille les alentours.

C'est très dangereux d'interrompre un guérisseur dans cette manoeuvre car il peut y laisser sa vie. Comme il vaut mieux prévenir que guérir, j'endors l'infirmière de garde. Après une quinzaine de minutes de transe, Blaise émerge et me regarde avec un petit sourire victorieux. Le réveil de la patiente ne se fait pas attendre mais nous ne nous attardons pas dans la chambre.

- Si vous voulez des explications, rendez-vous disons dans une semaine aux Trois Balais vers une heure de l'après-midi, demandez la guilde des guérisseurs. Lui dit Blaise avant de passer à la chambre suivante.

- Guilde des guérisseurs? T'aurais pas pu trouver mieux? Ris-je

Il hausse les épaules et entre dans la chambre. Celle-ci contient un homme d'une soixantaine d'année. Il a une plaie très profonde au niveau de l'arcade sourcilière. La blessure suppure. Je place ma main à quelques centimètres de l'endroit à soigner et je murmure une formule elfique.

Un rayon violet de magie sort de ma paume et va se terminer au milieu de la plaie. Elle se répand dans toute la surface sanguinolente, scannant et neutralisant toute l'infection. Lorsqu'elle est bien propre, je referme la blessure d'un sort de "couture". L'homme reste tout de même inconscient alors j'écris une petite note qui lui donne aussi rendez-vous aux Trois Balais. On passe ainsi de chambre en chambre et de blessé en blessé.

Après avoir vu plus de cinquante personnes, je remarque que l'heure est bien avancée et que nous devons nous rendre à l'audience. On est en avance de quelques minutes, juste le temps pour moi de mettre une capuche afin de cacher mon visage. La salle du procès est remplie. Certains sont venus pour des membres de leurs famille ou des amis, d'autres, juste pour le spectacle. Trois aurors font sortir le dernier accusé visiblement coupable par une porte derrière le bureau du juge pendant que deux autres amènent Charles.

Ils le font asseoir de force sur la chaise en bois au centre de la pièce et les chaînes accrochées aux accoudoirs s'agitent. Elles s'enroulent autour des avant-bras du prisonnier. Je scrute la pièce à la recherche d'Elytis, de Gi' et de Severus mais il ne sont définitivement pas là. Je commence à stresser alors que Mrs Bones réclame le silence dans la salle. Je me place sur le banc des témoins et j'attends, un paquet de noeuds dans le ventre.

C'est avec soulagement que je les aperçois entrer discrètement et se faufiler jusqu'à nous. Ils ont l'air essoufflés mais heureux. Je ne fais aucun commentaire sur leur arrivé tardive mais je leur adresse quand même un regard de reproche. Elytis s'avance fièrement jusqu'à sa place d'avocat et attend que la juge ouvre l'audience. Celle-ci tape trois coups d'un marteau sur la table et déclare la séance commencée.

- Moi, Amelia Tania Bones, déclare l'audience numéro cinq du quatorze novembre ouverte. Accusé, Charles Morgan Flitwick présumé mangemort, sa défense, Draco Lucius Malfoy. Charles Flitwick est accusé d'être un serviteur de vous-savez-qui et d'espionnage pour le compte de son maître. Je donne la parole à Mr Malfoy.

Elytis s'éclaircit la voix et commence d'une voix assurée le récit de la vie de Charles. Tout d'abord sa scolarité à Poudlard chez les Serpentards qui lui a valut d'être rejeté par sa famille et son acceptation au sein d'un groupe de sang pur, son intronisation auprès du seigneur des ténèbres sous l'impulsion de ce même groupe et son choix entre servir Voldemort ou périr. Il raconte aussi qu'il a rencontré une prisonnière de Voldy et qu'il est devenu ami avec elle. Il m'appelle alors à la barre des témoins. Je me lève et je m'y rends. J'attends avec anxiété que mon fiancé me pose les questions.

- Miss, avez-vous bien rencontré Mr Flitwick-ci présent lors de votre enlèvement en 1980?

- C'est exact en effet.

- Pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous le dites innocent?

-Avec plaisirs. Charles est un mangemort, c'est vrai, mais il n'a pas eut le choix. Il me racontait tous les massacres dont il était témoins. Il était écoeuré par la barbarie des mangemorts en nom de la purification des sangs. Je lui ai proposé pour lui donner bonne conscience et pour l'aider à sauver des vies de partager ses connaissances en les transmettant à son frère.

Il n'a au début pas voulu mais pas par mauvaise volonté, il savait que s'il se présentait chez sa famille, il sera envoyé directement à Azkaban sans avoir eut le temps de faire quelque chose. Il a trouvé alors une bonne solution, l'écrire en lettre. Il les écrivait et les envoyait devant moi. C'est pour cela que je trouve injuste qu'il soit ainsi condamné pour quelque chose qu'il a aidé à neutraliser. Le professeur Rogue peut témoigner lui aussi de la réception des lettres car il était presque toujours présent lorsque le professeur Dumbledore les recevait.

Elytis me renvoie au banc des témoins et appelle Severus. Il se présente et commence à son tour d'expliquer comment Charles sauvait des vies sur le terrain en risquant sa vie. Il faisait partir la victime grâce à un portoloin qui l'amenait en Amérique avec la directive de rester cacher et lorsqu'elle disparaissait, il lançait un puissant sort qui enroulait leur corps de flammes inoffensives et pour tous les mangemorts, la victime avait été brûlée vive. Interrogé au veritaserum, Charles confirme nos dires.

Le public dans la salle commence à s'agiter alors que la juge déclare d'une voix impassible que la sentence sera prononcé un quart d'heure plus tard. Je sens la boule qui a élit mon estomac pour domicile s'agrandir au fur et à mesure que les minutes passent.

Pendant ce temps, Elytis s'est approché de la juge et engage une discussion visiblement très mouvementé. Je n'y fais pas attention, trop occupé par les signes de remerciement qu'envoi Charles en notre direction. Finalement mon fiancé revient vers moi et me serre dans ses bras. Il a l'air content, sûrement grâce à son formidable et très convainquant plaidoyer.

- Ne t'en fais pas, on va la gagner cette cause!

Je me demande comment il a pu savoir ma peur mais l'évidence me frappe très vite, le lien. Celui-ci s'est renforcé et nous n'avons bientôt plus besoin de parler, même télépathiquement pour nous comprendre. Au début cela nous faisait tous bizarre mais nous nous sommes vite habitués à cette troublante proximité jusqu'à en devenir dépendant.

Les bavardages vont bon train dans la salle. Beaucoup sont pour la libération de Charles mais d'autres pensent le contraire. Plus que trois minutes avant que le jugement ne soit prononcé. Elytis est rappelé J'enfoncent sans même me rendre compte mes ongles dans le bras de mon voisin de gauche, Sev' et je retiens ma respiration. Amelia Bones ramène la salle à l'ordre et déclare d'une voix sans appel.

(NDA: je pourrai m'arrêter là non? bon d'acc, pas besoin de me regarder avec ces yeux de meurtriers, je continue)

- Monsieur Flitwick, je vous déclare innocent et j'ai l'honneur de vous remettre une médaille pour service rendu à la communauté pour toutes les vies que vous avez sauvées.

Je me retiens à grande peine d'hurler de joie et j'attends avec impatience que Charles finisse de remercier Mrs Bones et qu'elle lui donne sa médaille avant de courir jusqu'à lui.

- Chaaaarles!Hurlé-je à plein poumon

il retourne la tête et me voit arriver à tout vitesse vers lui. Il m'ouvre ses bras et me serre contre lui. D'une voix tremblante, il me remercie chaleureusement. Après une longue étreinte, il va aussi remercier son "avocat" et Severus. Pris dans un soudain accès de modestie, mon fiancé se dit n'être pour rien dans cette affaire et que c'est moi et Ginny qui avons pratiquement tout fait.

Les remerciements fait, notre petite troupe content désormais un membre de plus s'en va de la salle en se frayant difficilement un chemin au travers des journalistes surexcités. Heureusement que je n'ai pas enlevé ma capuche!

On va comme promis manger au restaurant, mais pas n'importe quel resto, un moldu de luxe. Ginny me conseille de ne pas trop manger au vu de la fête de ce soir. Je lui demande quelle fête mais elle se contente de me faire un clin d'oeil. Interloquée, je la regarde avec de grands yeux. Elle change de sujet en me demandant pour quand est prévu mon mariage et on part dans une discussion sur la cérémonie. Petit à petit, Charles se familiarise avec chacun d'entre nous et s'intègre à notre groupe. Je lui demande ce qu'il va faire maintenant.

- Je n'en sais rien...Je dois me cacher du seigneur des ténèbres maintenant que ma traîtrise est découverte. Je dois juste récupérer May-Lise qui est en Amérique mais ensuite...

- Je pense savoir où tu pourrais te cacher si Draco et Line sont d'accord, en Fariendil. Mais qui est May-Lise? Fait Blaise

J'apprends ainsi que c'est la fille de trois ans de Charles et qu'il a été marié à une moldu durant la période de paix mais que celle-ci est morte en couche. Je lui propose d'aller la chercher directement après le repas et de l'emmener en Fariendil depuis la porte de Poudlard. Blaise acquiesce en disant que ça les arrange avant de se taire brusquement. De plus en plus intriguée par leur secret, j'essaie de lui tirer les vers du nez mais sans résultat à mon grand désarroi. Le repas se termine dans la bonne humeur et on sort du restaurant à la recherche d'un coin isolé pour pouvoir transplanner.

On se quitte donc à ce moment en se donnant rendez-vous au même endroit à cinq heures et je m'accroche au bras de Charles qui nous fait transplanner devant une petite maison identique à toutes ces voisines.

- Bienvenue à San Francisco! Sourit-il avant d'aller sonner.

Une femme d'un certain âge vient ouvrir et son visage s'illumine d'un grand sourire lorsqu'elle aperçoit son visiteur. Elle commence à parler à une vitesse étonnante avec un fort accent américain. Je suis difficilement, assez pour comprendre que la vieille dame semble être la mère de la femme de Charles et que May-Lise s'ennuie de son père.

Celle-ci déboule à une vitesse étonnante et se jette dans les bras de son père. Je me sens étrangère dans ce tableau charmant de famille. Je me retourne et je regarde mélancoliquement la vue imprenable sur la mer et sur le Golden Gate Bridge. J'aimerais bien qu'un beau jour mes parents ou Sirius viennent sonner à la porte, bien vivant, pour me chercher. Maman, Papa, Sirius, pourquoi êtes-vous partis?

- Line, tu viens?

La voix me sort de mes pensées et j'essuie très vite la larme qui a roulé sur ma joue. Je me retourne et je rejoins Charles qui m'attend sur le perron. J'entre et j'attends patiemment que mon ami finisse de préparer les affaires de la fillette. Cette maison respire la magie mais pourtant rien ne laisse imaginer cette présence. Je regarde attentivement la grand-mère de May-Lise et son aura se dévoile lentement.

Elle est tellement semblable à celle de Matheo bien que de fines lamelles noires l'entourent. Je ne comprends d'ailleurs pas leur présence. Pourtant cette personne n'est absolument pas maléfique, c'est plutôt comme si cette partie de noir essayait d'emprisonner l'aura. Je reste perplexe mais je fais semblant de rien lorsqu'elle m'aborde.

- Je me présente, Léanne Faylü. Me serre-t-elle vigoureusement la main.

Dire que je suis étonnée est un euphémisme, cette dame a le même nom de famille que moi! Ce pourrait-il que...non, ma grand-mère a été enlevé par les Nilo Finn. Je me ressaisi et je me présente à mon tour.

- Line Potter, ravie.

On commence à discuter de tout et rien pendant que Charles courre dans toute la maison à la recherche du doudou, de la lolette ou des chaussures de sa fille. Pendant ce temps, May-Lise élit domicile dans les bras de sa grand-mère. Je me décide finalement à poser la question qui me taraude l'esprit depuis que je sais le nom de mon interlocutrice alors qu'elle prépare un café pour les trois adultes de la maison.

- Et d'où venez-vous donc Léanne?

- D'un beau pays minuscule. Répond-t-elle depuis la cuisine. Là-bas les gens vénèrent la lune, étonnant, non?

Cette fois, je n'ai plus de doutes, cette vieille dame est bel et bien une elfe, reste à savoir maintenant le comment du Faylü. J'hoche la tête, pensive.

- C'est vrai, Fariendil est un très beau pays.

La réaction de Léanne ne se fait pas attendre. J'entends une exclamation et un bruit de verre qui se brise. Elle passe la tête hors de la cuisine et me regarde avec perplexité. J'ai touché un point sensible à voir sa tête. Je remets une mèche derrière mes oreilles que j'ai légèrement fait redevenir pointue. Elle me pointe du doigt en bégayant.

-Co...Comment connaissez-vous ce pays? Que me voulez-vous? Qui êtes-vous?

Je casse définitivement mon scellé d'apparence et je redeviens l'elfe à la peau verte et à la couronne étincelante. Je vois qu'elle ne sait pas trop comment réagir alors je luis tends ma main et je me représente, correctement cette fois.

- Line Faylü Potter, princesse de Fariendil.

Cette fois-ci, Léanne réagit et commence à pleurer à chaudes larmes. Je la réconforte gauchement alors que Charles entre dans la pièce, alerté par le bruit de pleurs. Il me regarde mais je hausse les épaules en signe d'incompréhension. La vieille dame demande à Charles de lever le sort. Je fronce les sourcils, ne comprenant pas de quel sort elle peut parler. Charles s'exécute et lance une contre formule d'un sort de magie noir qui cache l'apparence. La présence des filaments noirs sur son aura est expliquée, le sort d'apparence modifie aussi la signature magique de la personne. Devant moi se tient maintenant une elfe blonde remplie de sagesse. Une couronne étincelle sur son front.

- Grand...Grand-maman? Demandé-je d'une petite voix.

Léanne hoche la tête avant de me serrer fort contre elle. Je profite de cette étreinte remplie d'amour. On finit les trois face à un café pour se remettre les idées en place et elle me raconte son périple. Comme je le savais déjà, elle a été enlevée par les Nilo Finn lors de la guerre. Pourtant, elle a réussi a transplanner un jour. Le seul problème, c'est qu'elle n'a pas réussi à arriver à destination et a atterrit dans ce monde.

Elle a erré à la recherche d'un moyen pour retourner en Fariendil mais a trouvé à la place une petite orpheline de six ans, Roxanne. Elle l'a élevé comme sa fille et finalement cette fille s'est mariée à Charles. Je lui raconte en gros ma vie mais je lui épargne les tortures et autres choses sympathiques dans le genre. May-Lise n'a pas tout compris mais décide de m'adopter en tant que "tatie".

Je propose à Charles qu'il reste encore une journée dans ce monde. Il accepte, comprenant bien que je voudrais profiter un petit coup d'avoir ma grand-maman auprès de moi. Pourtant, bien qu'il ait raison, je voudrai surtout la présenter à Narcissa et à Elytis. En pensant à eux, j'annonce autant à Charles qu'à Léanne que sa fille a été recueillie par les Black tandis que James par les Potter, deux familles rivales. Narcissa s'est mariée avec Lucius Malfoy et James avec Lily. Charles est choqué d'apprendre que 'Cissa est la fille de celle qu'il a appris à considérer comme une mère mais l'accepte plutôt bien en fin de compte lorsque je lui rappelle que c'est grâce à son rejeton qu'il n'est pas à Azkaban.

- J'ai un petit fils? S'étonne Léanne

- Draco Lucius Faylü Black Malfoy, âgé de dix-huit ans, tout comme cette charmante demoiselle. Se charge de répondre Charles avec engouement.

Il annonce aussi, bien évidemment, que c'est mon fiancé. Je verdis (rougir mais comme elle a la peau verte...elle devient verte foncée) à l'allusion des futurs mini moi et mini Elytis que l'ex mangemort a glissé très subtilement, c'est ironique, dans sa phrase. Je demande l'heure à Léanne qui me dit qu'en Angleterre, il est quatre heures moins trois minutes. Je les presse à partir maintenant vu que nous avons rendez-vous dans trois minutes et j'emmène avec moi May-Lise pendant que Charles s'occupe de Léanne. On apparaît dans un pop sonore dans la petite ruelle sombre. Severus sort de l'ombre et nous charrie à propos de notre exactitude.

- Bon alors, c'est quoi que vous mijotiez vous quatre? Demandé-je sans détour après l'avoir salué.

- Surprise...répondit-il mystérieusement

Je grogne de frustration mais il ne se laisse pas avoir par mon air renfrogné et me demande de reprendre mon apparence d'Harry Potter. Je le fais à contre coeur et je place en même temps un scellé sur celle de ma grand-maman afin qu'elle redevienne sans utiliser la magie noire la vieille dame aux cheveux grisonnants que j'ai rencontré tout à l'heure.

Je la présente comme la grand-mère de May-Lise du côté maternelle et Sevy nous demande de le suivre. On marche cinq petites minutes pour se retrouver devant le Chaudron Baveur. Je fronce les sourcils, me demandant encore quel est cette surprise ô combien mystérieuse. Le pub est rempli de clients mais nous ne nous attardons pas. On passe directement dans l'allée marchande que je me fais un devoir de présenter à Léanne sous les yeux émerveillés de la petite qui est d'ailleurs toujours dans mes bras.

Mon incompréhension augmente lorsqu'on prend la porte magique qui mène directement au ministère. Severus fait un signe à l'employé travaillant au REM qui hoche la tête. Cette surprise prend des airs de conspiration. On prend un ascenseur jusqu'au niveau des salles d'audiences. Ginny nous attend devant l'une d'entre elle et nous fait signe de nous dépêcher.

La salle est remplie, j'aperçois au premier rang le couple Malfoy et je le désigne à Léanne qui sourit nostalgiquement en observant Narcissa. Ginny nous mène à un banc vide, les places nous étant réservés et je m'assied en constatant qu'Elytis n'est pas là. Je scanne le public à la recherche de ses cheveux blonds mais rien n'y fait. J'hausse les épaules, rassurée par sa présence à travers le lien, signe qu'il va très bien. Je ferme les yeux, déjà épuisée par cette journée riche en émotions. Comment me douter que ce n'est pas encore fini pour les surprises de taille?

D'un coup, les bruits conversation cesse. Je stoppe mes bavardages avec May-lise pour porter mon attention sur la personne escortée de deux aurors visiblement méfiants. Elle est rachitique et tiens debout avec peine. Ses longs cheveux noirs cachent son visage mais sa démarche ne m'est pas inconnue. Les deux aurors jettent sans ménagement l'accusé sur la chaise et les chaînes s'enroulent autour de ses bras.

Un homme brun d'une trentaine d'année vérifie la solidité des liens, lançant des regards empli de peur à cet homme mystérieux, comme si celui-ci allait lui sauter dessus pour l'écorcher vif. Je songe à quel point ce sentiment peu être absurde au vu de l'état de faiblesse intense de l'inconnu. Lorsqu'il tente de se redresser pour avoir l'air impassible et en bonne santé sans arriver à poser un masque sur son visage tordu par des rictus de douleur, je le prends en pitié.

De nombreux aurors sont postés dans la salle, baguette en main, prêt à attaquer l'accusé pour l'immobiliser. Je n'arrive pas à deviner qui peut bien être cet homme que les aurors même craignent comme la peste.

- Qui est-ce? Me demande Léanne

- Je n'en sais rien...Répondis-je lentement

Elle se penche vers Severus et lui pose la même question. Il se charge de lui expliquer l'identité du malheureux à grand renfort de gestes et de regard explicite en ma direction. Je n'arrive pas à saisir ses paroles et il prend soin de parler le plus doucement possible pour que je ne puisse encore moins bien comprendre.

Mon incroyable fiancé entre dans la salle, détournant les regards du malheureux. Il avance dans l'allé d'un pas assuré. Il se tient droit, irradiant de noblesse et confiance en lui. Je tente de résister à la tentation de me jeter dans ses bras et de l'embrasser sans m'arrêter pendant des heures. Je supporte décidemment très mal d'être loin de lui. je capte un son regard et il me fait un sourire éclatant en tapotant sa poche. Il ne vient pas s'asseoir vers nous, il continue tout droit en direction de la place de l'avocat de l'accusé. Il s'y poste nonchalamment et attend la suite avec désinvolture.

- Est-ce que tu peux maintenant m'expliquer à quoi rime tout cela? lui demandé-je impatiemment via le lien.

- Tu verras, tu verras...

Je suis frustrée par sa réponse mais je décide de ne plus insister.

L'accusé enlève d'un geste de la tête ses cheveux cachant son visage. Je ne peux retenir une petite exclamation de surprise. Evidemment que oui je le connais. Au centre de la salle d'audience, en face du juge, se tient...

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Surprise!J'attend vos supositions en rewiews...Avez-vous aimez ou non le chap?

Je vous adore, Naeloj