Merci pour vos com's, voilà une autre suite. Comme j'ai fini d'écrire cette fic et que j'en ai une autre (slash) déjà toute prête à publier, je cherche des idées pour une autre fic. Si vous avez des envies ou suggestions, n'hésitez pas à me le faire savoir . Même si j'ai une fic générale en cours d'écriture, je peux me mettre sur une autre.

Bonne journée.


En un mois de rééducation, Tony avait fait des progrès fulgurants. Il était maintenant capable de se déplacer avec seulement l'aide d'une paire de béquilles et pouvait pratiquement se passer du fauteuil roulant. Sa jambe gauche avait bien guéri et il en avait presque complètement récupéré l'usage. Par contre, l'évolution des progrès au niveau de sa jambe droite se faisait de façon bien plus lente. Elle devait encore être maintenue par une attelle et la douleur, toujours omniprésente, jouait beaucoup sur son moral. À mesure que les jours passaient, le jeune homme devenait de plus en plus renfermé et taciturne et Gibbs ne savait plus comment faire pour l'aider. Tout son amour ne suffisait pas à lui redonner le moral et malgré tous ses efforts, il avait de plus en plus de mal à l'atteindre.

L'aiguille venait tout juste de marquer les 21 heures quand il rentra enfin du bureau. Tony était allongé sur le canapé, semblant regarder la télévision Il s'approcha de lui, lui sourit chaleureusement et se pencha pour déposer un baiser sur ses lèvres, que Tony lui rendit à peine.

-Ça va ? S'aventura à lui demander l'ex marine tout en lui caressant la joue, qui était recouverte d'une barbe de six jours. Tony se laissait complètement aller et ne prenait même plus la peine de se raser.

-Mmm.

-Qu'est ce que tu regardes ?

- Rien de bien intéressant, répondit Tony du bout des lèvres tout en éteignant la télé à l'aide de la télécommande.

Puis, il attrapa ses béquilles et se leva.

-Le repas est presque prêt, dit il, se dirigeant en claudiquant vers la cuisine.

Gibbs soupira, retenant à grand peine sa frustration. Il ne reconnaissait vraiment plus Tony, l'homme heureux de vivre et toujours souriant, qu'il avait toujours connu. Toute la complicité qui les liait au début de leur relation semblait s'être évaporée. Il ne restait plus qu'une espèce de zombie qui paraissait s'enfoncer chaque jour davantage dans sa dépression. Le voir ainsi se couper davantage des autres, et surtout de lui, brisait vraiment le cœur.

Se secouant de ses pensées moroses, Gibbs le rejoignit à la cuisine et entreprit de mettre la table pendant que Tony achevait de préparer le diner.

Ils commencèrent à manger dans un silence pesant. Ce fut finalement Gibbs qui tenta de nouer une conversation

-Ça te dirait de venir au bureau demain ? proposa-t-il en le regardant. Je sais que les autres aimeraient beaucoup te voir.

-Ils peuvent venir ici pour ça, répondit brièvement Tony sans même lever les yeux de son assiette.

Gibbs serra les dents pour résister à la tentation d'exploser et le silence reprit ses droits entre eux.

Quelques minutes plus tard, Tony repoussa son assiette qu'il avait à peine touchée et se leva de table.

-Je vais me coucher, je suis crevé, annonça-t-il avant de lui tourner le dos.

- Mais…tu n'as pratiquement rien mangé ! protesta Gibbs.

-J'ai pas très faim. Bonne nuit.

Sur ce, l'italien quitta la pièce pour aller rejoindre sa chambre.

Gibbs entendit la porte se refermer et reposa sa fourchette. Sa faim s'était soudain complètement volatilisée, comme venait de le faire Tony. Il débarrassa la table et fit rapidement la vaisselle. Puis, se sentant incapable d'aller se coucher, il descendit ensuite au sous-sol pour travailler un peu sur la coque de son bateau, afin de se changer les idées.

Il se passa plusieurs heures avant qu'il ne se décide à monter se coucher à son tour.

Il grimpa silencieusement les marches, ouvrit doucement la porte de la chambre et y pénétra. La pièce était seulement éclairée par un rayon de lune qui filtrait par la fenêtre, Tony n'ayant pas fermé les rideaux. Il s'avança vers le lit dans la pénombre et distingua la boite de somnifères qui était posée sur la table de nuit. Cela faisait plusieurs jours que l'italien avait des troubles du sommeil. Il en conclut donc que Tony avait encore pris un comprimé pour pouvoir dormir cette nuit.

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Gibbs n'avait pratiquement pas fermé l'œil de la nuit. Il était de plus en plus préoccupé par l'état mental de Tony qui se dégradait de jour en jour. Il fallait absolument qu'il fasse quelque chose pour obliger Tony à lui ouvrir son cœur et à lui parler. Oui, mais quoi ?

Il se leva et alla préparer le café. Pendant que celui-ci coulait, il fila se prendre une douche chaude et s'habilla rapidement. Puis, il retourna dans la cuisine et remplit deux tasses du breuvage qui avait fini de passer avant de regagner la chambre avec son précieux butin.

Il déposa les deux tasses sur la table de nuit et s'assit sur le rebord du lit à côté de son homme encore endormi. Il se pencha et l'embrassa tendrement sur la tempe.

Tony bougea légèrement, mais pas au point de se réveiller. Jethro réitéra donc son baiser et le jeune homme finit par ouvrir des yeux encore embrumés de sommeil pour les poser sur lui.

-Salut toi !

-B'jour.

-Un café ?

-Mmm

L'italien se redressa en baillant et prit la tasse que lui tendait Gibbs.

-Merci.

-J'aimerais qu'on mange ensemble ce midi, tu pourrais me rejoindre au NCIS et…

-Je ne sais si je vais avoir le temps, je dois passer à mon appart, le coupa Tony. Les travaux doivent normalement être finis ce matin et je veux être sur place pour vérifier que tout a été fait correctement.

-Tu veux que je t'y conduise ?

-Merci c'est gentil mais je prendrai un taxi.

-Ça ne me dérange absolument pas, je peux me libérer tu sais.

-Je t'ai dit que je prendrai un taxi !

Gibbs fut surpris par le ton agressif que Tony venait juste d'employer…ça lui ressemblait tellement peu.

-Qu'est-ce qui ne va pas Tony ? Je vois bien que depuis quelques temps quelque chose te perturbe. Parle-moi, s'il te plait. Laisse-moi t'aider.

-Je vais très bien !! S'énerva Tony. Et puis lâche-moi un peu les baskets et arrête de me materner, je ne suis plus un gamin !

Sur ces paroles, il se leva brusquement, attrapa ses béquilles et prit la direction de la salle de bains.

-Tony, ne me fuis pas ! Parle-moi, je t'en prie, dit Gibbs en posant une main sur l'épaule de Tony pour l'empêcher d'avancer. Il commençait à se sentir vraiment perdu face au comportement du jeune homme. Il ne savait plus comment le prendre et encore moins comment l'aider…

-Ôte ta main de là ! dit Tony en se dégageant de l'étreinte de Gibbs Tu ferais mieux d'aller au travail, tu vas être en retard.

Puis, il lui tourna résolument le dos, s'engouffra dans la salle de bains et claqua la porte derrière lui.

C'est un Gibbs désemparé et le cœur gros qui partit pour sa journée de travail .