Je me venge de Kimkim qui s'est accaparé le chapitre 13 xD
La lune. Cet astre qui représentait tellement pour moi, je l'associais à Greed. Du coup, c'était un peu s'il était toujours là, à veiller sur moi… Je me laissai partir dans mes pensées, mes souvenirs…
Oui, c'est vrai, c'était quoi un train ? Et bien, j'ai pensé qu'il était préférable de poser cette question plus tard ; là, il fallait mieux partir au plus vite. A un moment, on s'est retrouvé devant un mur, Greed était persuadé que c'était là qu'était l'ancienne sortie alors l'autre malade d'alchimiste s'est approché, il a tapé dans ses mains et les a posé sur le mur. Celui-ci a explosé, alors c'avait été lui qui faisait tous ces « BOUM »… Ils sont tous sortit par là alors je les ai suivit. On s'est retrouvé dehors, il faisait meilleur parce qu'il y avait un petit vent froid. J'ai levé les yeux, figurez-vous qu'il y avait un gros ballon lumineux en haut. Et aussi plein de petits points blanc, mais c'est vraiment cette grosse balle qui m'a d'abord intrigué, allait-elle retomber un jour ? En tout cas, c'était beau, ça me fascinait, c'était au dessus de tout, supérieur à tout le reste. C'est à ce moment là que j'ai commencé à comprendrela règle simple : tout ce qui est plus haut que nous nous est supérieur en quelque chose… Je suis resté longtemps à le fixer, mais l'homme aux yeux mauves m'a tiré par le bras pour me fairebouger. Ce que je n'ai pas fait. Je l'ai juste regardé, cherchant à savoir ce qu'il voulait ; il a insisté, moi aussi. On s'est simplement regardé mais il y a un truc qui est passé entre nous. Alors j'ai bougé, je l'aie suivit. J'étais un peu perdue dans ce monde que je (re)découvrais, je les aie donc accompagné quelques jours, jusqu'à ce qu'ils trouvent le Devil's Nest en fait… On a pris le fameux « train », un truc long sur « roues » qui « avance ».
Une fois arrivé dans ce « bar » étrange et que l'homonculus s'en soit nommé propriétaire, on m'a demandé si je voulais prendre un « verre », je suis resté regarder l'homme qui me posait cette « question » ne sachant trop que lui répondre, ce fut finalement l'autre taré de patron qui m'a sauvé la mise, il m'a pris par le bras et m'a tiré un peu à l'écart avant de me questionner :
- Eli, ça te dirai pas de taffer pour moi ?
« Taffer » ? C'est quoi ça ? J'en sais rien mais j'ai répondu d'instinct, ma langue parlait toute seule :
- Non merci, c'est sympa de m'avoir sortit du laboratoire-prison-machin là mais je vais vous laissez ici.
- Rooh, aller, reste un peu avec nous. Réfléchis-y encore un peu.
- Non, j'ai fais mon choix.
L'homonculus s'est approché de moi et m'a de nouveau serré de bras. Mais putain, qu'est ce qu'il leur avait fait ce bras, hein ? Cependant, j'ai remarqué qu'il me le tenait plus haut que d'habitude : en haut de mon avant-bras, juste sur mon Ouroboros, caché par ma manche.
- Je crois vraiment que tu devrais y réfléchir.
- C'est une menace ?
- Ca se pourrait bien…
Je l'ai regardé longuement avant de sourire d'un air provocateur, de me dégagé aisément de sa prise et de tourner les talons. De nouveau dehors, je respirai mieux, je me suis ensuite dirigé vers le sud, la nuit fraîcheme faisait vraiment du bien mais j'avais envie de faire trempette un peu aussi. Bien que je ne sache pas vraiment ce que « trempette » signifiait, un sentiment d'excitation commençait à me remplir tandis que j'approchais de la petite rivière. Tout aurait pu êtreparfait si, arrivée à quelques mètres de l'eau, je n'avais pas eut à dire :
- Tu compte me suivre longtemps comme ça ?
Il n'a pas répondu et s'est assis à mes côtés quand je me suis assise sur la rive. Je n'est pas vraiment prêté attention à sa présence, j'ai plongé les pieds dans l'eau et ai soupiré d'aise. Mais mon esprit de « nouvelle-nés » était ailleurs… Le clapotis de l'eau, le bruit du vent dans les arbres, le reflet de la lune à la surface de l'eau, tout ça été nouveau et me fascinait. J'ai levé à nouveau les yeux vers l'astre lunaire, je suis resté assez longtemps à l'observer : à côté de moi, l'homonculus ne disait rien, il me regardait simplement et finis par me lancer :
- Tu l'aimes bien, hein ?
J'ai détaché mon regard du ballon lumineux pour regarder mon interlocuteur. Il me fixait, comme si il tentait de lire en moi, ce que je trouvais insupportable. Il sourit de ses dents pointues et dit dans un soupir :
- C'est la lune.
A ce moment là, je n'ai pas vraiment compris ce qui était passé dans sa petite tète ; j'ai de nouveau observé l'astre et répété à voix lente :
- Lune…
- Oui, c'est bien ça.
J'ai souris, heureuse de voir qu'il semblait vouloir m'aider à m'intégrer dans ce monde de barbare. J'ai tourné les yeux vers l'eau, persuadée qu'il allait comprendre ce que je voulais, mais non. J'ai froncé les sourcils et ai fais des allers-retours entre l'eau et lui. Il ne comprenait toujours pas, alors j'ai levé mon doigt vers la surface bleu-noir. Il a rigolé, s'est penché vers le liquide avant d'en prendre dans sa main et de m'en lancer dessus. J'ai eu un mouvement de recul, surprise par son geste et cette sensation nouvelle sur mon visage, il à de nouveau ricaner avant de me dire :
- C'est de l'eau, imbécile.
Bien que le sens du mot « imbécile » fût encore assez obscur, j'ai compris. Je pointa du doigt le sol vert qui m'intriguait, il sembla alors de plus en plus intéressé par mon cas :
- C'est de l'herbe, et ça, dit-il en arrachant un brin d'herbe et de me le planter sous le nez, c'est un brin d'herbe.
Le monde commençait à vraiment me fasciner. J'ai pointé l'arbre :
- C'est un arbre.
Puis une pierre :
- C'est une pierre.
Il semblait s'amuser comme un petit fou, alors une idée m'est venu, j'ai pointé mon doigt sur lui.
- Ha oui, c'est vrai je me suis pas présenté, je m'appelle Greed. Mais c'est malpoli de pointer les gens du doigt.
- Malpoli ?
- Oui.
- C'est… quoi ?
Il a parut alors complètement décontenancé.
- Heu… C'est ce qu'on ne fait pas devant les gens.
Encore ce mot « gens » qui revenait…
- C'est quoi « les gens » ?
- Dis, tu commences à me soûler un poil, alors sois gentille, arrêtes avec tes questions stupides, tu veux ?
Je n'ai pas compris un seul mot de la phrase mais j'ai compris que je devais me taire. C'était étrange, je comprenais le sens de la phrase mais pas les mots…
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Greed
Deux jours. Deux jours qu'elle est parti et elle me manquait affreusement. Je voulais qu'elle rentre! Mais d'un autre côté, je voulais qu'elle trouve ce qu'elle souhaite. Être Greed n'est pas toujours facile… Ce n'était peut-être pas une bonne idée de la laisser partir avec Kimblee. Plus j'y réfléchissais, plus je me disais de m'en méfier. Boh, d'un côté, qu'est ce qu'un simple humain pouvait bien faire ? Mais quelle heure était-il au juste ? Huit heures. Elle devait dormir auprès de Kimblee en ce moment, où alors peut-être qu'elle recommençait à ne plus être capable de dormir. J'avais un peu honte, mais j'avais hâte que ce soit le cas, que je puisse enfin l'avoir à moi tout seul pendant presque huit heure, comme avant, lui faire revenir la mémoire, jouer au scrabble, lui faire revenir la mémoire, déconner, lui faire revenir la mémoire. Non, je devais arrêter de penser à ça. Je m'étais donné tellement de mal pour la sauvegarder. Le coup de « je ne sais pas lire cette langue » le jour de son anniversaire était vraiment salaud par contre… Mais c'était pour elle. Il y avait eu une chance pour qu'elle abandonne l'idée de le déchiffrer. D'un côté, vu où on en était arrivé maintenant : en pleine nature avec un malade. Pas tellement mieux… Enfin, il n'y avait pas trop de risque, elle allait juste être au courant de sa grossesse et quelques indications pour son pouvoir. La grossesse… ca m'avait choqué ça. Je n'osais imaginer ce qu'elle avait dû subir, une raison de plus pour ne rien lui dire. Ca n'aurait que créer d'autres catastrophes… Ca me rappellais la nuit près du point d'eau tiens ! Là j'avais vraiment flippé…
- C'est quoi « les gens » ?
Là, je n'avais rien compris, elle me faisait peur. Faire son éducation une fois m'avait suffit, faut pas abuser non plus !
- Dis, tu commences à me soûler un poil, alors sois gentille, arrêtes avec tes questions stupides, tu veux ?
Si je m'attendais à ça… Je la retrouvais enfin et elle a un QI de petite cuiller. Désespérant. Il fallait que je réfléchisse au calme de ce que j'allais faire d'elle. Je m'étais suis levé, elle m'avait suivit. On était ensuite rentrés au bar et j'ai eu faim et c'est à ce moment là que je me suis rendu compte que je ne l'avait pas vu manger une seule fois, et avec son quotient intellectuel très élevé (marre d'Eli, faut bien la descendre un peu aussi, hein ?) je doutais fort qu'elle l'ai fait toute seule. Je l'avais alors mené à la cuisine, je l'avais fait s'asseoir et avais planté de la nourriture sous le nez. Elle touchait à rien alors j'avais du tout mettre sur la table et là, enfin elle avait parlé…
- Muffin…
Elle s'était littéralement jeté dessus et commençait à le manger avec le papier. Je le lui ai vite retiré des mains mais elle avait insisté en plus !
- Mais t'es con ou quoi, tu sais pas qu'il faut le faire cuire et enlever le papier avant ?
Je lui ai montré le papier en le secouant sous son nez et elle m'a alors regardé du même genre que si je venais de répondre correctement à la question « combien font cinq fois cinq ? ». Elle a boudé pendant que ça cuisait, j'allais pour lui demander ce qu'elle comptait faire quand Dolchatte s'est pointé :
- Patron, on a un pro…
- Tu vois pas que je suis occupé ? Dehors !
- Bi… Bien.
Non, mais c'est vrai, pas moyen d'avoir la paix ici ! Et puis « patron », c'était affreux, encore pire que leur « monsieur Greed », « maître » ou « seigneur » était vachement mieux ! Quel manque d'imagination ! Je n'étais donc entouré que d'incapable ! Je sais pas ce que j'avais fait mais Eli me fixait comme si je venais de lui demander si elle voulait une crêpe au chocolat (son désert préféré, soit dit en passant). Quand je lui ai rendu son muffin elle n'a pas daigné le toucher, ça m'a lééééégèrement énervé alors je lui avais gueulé dessus :
- Mange !
Elle a baissé les yeux, a fait une grimace et m'a lancé :
- Il y a encore le papier.
J'ai soupiré et je le lui ai enlevé, elle a parut satisfaite et l'a engloutit. N'empêche qu'elle apprenait vite, c'était déjà ça. Si elle retient les mots, ça m'évitera de répéter quarante-mille fois la même chose. J'étais quand même perdu : devais-je lui dire que j'étais son père ? Ca risquait de l'embrouillé un peu quand même. Si je lui demandais si elle se souvenait de telle ou telle chose, pareil. Je devais donc la considéré comme une abrutie qui ne connaît rien. Enfin… Elle sait se battre mais pas manger. Je ne m'imaginais pas qu'elle irai aussi loin pour se protégé : effacer ses souvenirs. Elle avaitvraiment pensé à tout, jusqu'à trafiquer les comptes-rendus des expériences faites sur elle, ça nous aidait bien nous autre homonculus. Elle m'avaitdéjà dit qu'elle faisait tout pour se protéger. Ce que j'espérais c'est que son cahier de note ne tombe pas entre ses mains, je ne voulais pas que des choses comme ses rencontres avec les autres homonculus ou l'étendu de ses pouvoirs soit en sa possession. Je ne voulais pas que ce regard revienne, que cessouvenirs reviennent. Quand à son pouvoir et le fait qu'elle ne pourra pas dormir très longtemps si ce n'est en ma présence, je savais que ça reviendrait un jour au l'autre. A moi de faire en sorte que la transition soit facile pour elle.
- Dites, monsieur, je crois que j'ai le sommeil… Vous pouvez m'aider ?
Manquait plus que ça !
- Déjà moi c'est pas « monsieur » mais Greed et t'es sympa mais tu me tutoie.
- « Tutoie », c'est dire « tu » ?
- Oui.
- D'accord. Dites, Greed, je crois que j'ai le sommeil. Tu pouvez m'aider ?
J'en aurai pleuré tellement elle me faisait pitié, m'enfin, j'ai pas insisté, ça lui reviendrait. Je lui ai demandé de me suivre, puis je l'ai mené à sa chambre et je suis sortit. Je l'ai plus revu de la soirée, par contre, à trois heures, je l'ai entendu…
- Greed.
J'étais sur mon lit, allongé, mains derrière la nuque à réfléchir à ce que j'allais faire, ma fille du soir venait de partir.
- Greeeeeed ?
J'ai soupiré, me suis rhabillé et avant d'atteindre la porte, elle à gueulé :
- GREED !
J'ai ouvert la porte pour lui dire de SE TAIRE mais quelqu'un m'a devancé :
- PUTAIN ! Pas moyen de dormir tranquille ici ?
Kimblee, Elina s'est tournée vers lui et son torse nu et a semblé particulièrement intéressé.
- Mais fermez là, un peu aussi !
- C'est l'autre abrutie qui a commencé !
- Pas une raison pour que vous continuez !
- Dites, on aimerai dormir !
- MAIS VOUS ALLEZ LA FERMEZ OUI ?
Gros silence, quand je parlais (ou gueulais) on m'écoutait.
- Ha, enfin quelqu'un doté d'un peu d'autorité sur ces sales animaux.
Un oreiller vola.
- TU SAIS CE QU'ILS TE DISSENT LES SALES ANIMAUX ?
- QU'ILS DEVRAIENT PEUT-ÊTRE CESSER DE HURLEZ ?
- QUI SAIT QUI HURLE LA ?
- CERTAINEMENT PAS MOI !
J'ai laissé coulé, J'ai tiré Elinadans la chambre et ai fermé la porte afin (d'essayer) d'atténuer le bordel du couloir. Elle regardait le plafond…
- Bon, qu'est ce qu'il y a ?
- J'ai plus le sommeil.
- Bah tiens !
Je me suis jeter sur mon lit, j'ai remis mes mains derrière ma tète et j'ai fermé les yeux… pas longtemps. Je les ai rouvert : elle était à coté de moi, assise sur le lit, la tète dans les mains à m'observé avec un air curieux.
- Quoi ?
Elle n'a pas répondu, s'est blotti contre moi comme si j'étais un nounours et s'est endormis. Dans un sens, je la retrouvais…
Haaaaaa, que de souvenirs, j'aurai aimé qu'elle soit là à mes côtés pour discuter avec elle, alors que je savais qu'il était possible que je ne la revois jamais. Et ça, ça me faisait vraiment chier, je n'aime pas quand quelques chose qui m'appartient revient pas.
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Kimblee
J'ouvre les yeux, elle est levé, au bout du lit et semble réfléchir. Je me rapproche à quatre pattes d'elle, en silence et je la ceinture pour la coller à moi. Elle sourit, je viens lui lécher l'oreille :
- Bonjour.
- Bonjour Zolf.
Elle semblait détendue, je commence à jouer. Je descends mes mains le long de ses hanches puis plus bas, elle ne dit rien, jé continue donc mes caresses et elle commençe à pousser de petits gémissements qui m'excitent de plus en plus.
- Kimblee, si tu veux me faire l'amour, ne te retiens pas.
- C'est vrai ? Tu ne risque pas de me faire un blocage spacio-machin là ?
- Non, je vais essayer de me retenir pour ne pas te tuer.
Je souris et lui dit dans un souffle à l'oreille :
- Tiens, c'est gentil ça.
Je me suis ensuite emparé d'elle dans un corps à corps brûlant.
Review ?
Heureuse de pas avoir à faire la suite, m'enfin, c'est pas un chapitre top-top :/ Ça manque d'action...
