CHAPITRE 14

Lorsqu'ils arrivèrent de l'autre côté du vortex, les membres de l'équipe s'assurèrent qu'il n'y avait aucun danger avant de continuer l'exploration. Cette planète était très verdoyante, il y avait des arbres et des fleurs qui poussaient au hasard dans les grands champs d'herbe haute qui s'étendaient à perte de vue. Près de la Porte, il y avait des pierres qui s'érigeaient tel un Totem. Puisqu'il n'y avait rien d'inquiétant à l'horizon, ils s'aventurèrent dans le petit sentier de terre à travers l'herbe haute qui menait vers une petite forêt, qui déboucherait sans doute sur un petit village ou même une clairière.

Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent enfin dans un pré. Presque rien à l'horizon, mis à part quelques tas de branches de pins empilé les uns sur les autres, formant des huttes, mais aucun feu de camp.. Où était donc la civilisation? Lorne commençait à trouvait cela étrange. Mais le plus bizarre, c'était qu'on pouvait voir des formes bouger près des arbres derrière eux, ressemblant à des ombres… transparentes. Comme si leur vision leur jouait des tours. Les wraiths? Non, ce n'était pas la même tactique qu'ils utilisaient.

Lorne ordonna à ses hommes de fouiller le camp à la recherche d'indices leur permettant de savoir où pourrait se trouver les gens de ce "peuple" ou d'en apprendre plus sur leur mode de vie. Ils ne virent pas grand chose qui les aideraient. À première vue, les "huttes" étaient vide. Ils se regroupèrent et Lorne réfléchit à la situation, lorsque soudain, ils entendirent des bruits à travers le feuillage des arbres et ils virent l'herbe bouger, malgré que le vent soit absent. Sans prévenir, un homme apparu devant eux, les faisant sursauter et ils braquèrent leurs armes sur lui, systématiquement. L'homme, une tête et demi plus petit que les militaires, très peu vêtue, prit peur et se recula, levant les mains, pour montrer qu'il n'était pas dangereux.

Lorne leur ordonna de baisser les armes et l'homme se sentit un peu plus confiant.

-Moi Païka

-Moi Evan Lorne, lui répondit-il. Nous venons en ami. N'ayez pas peur.

Reed se moqua de Païka, murmurant:

-On dirait un sauvage.

Lorne se retourna vers lui et lui adressa un regard glacial. Il ne le laisserait pas dire du mal de cet homme ou de son peuple.

-Vous vivez dans ces "huttes", lui demanda-t-il, en joignant ses mains et imitant la forme d'un toit triangle.

Païka fit oui de la tête, puis, d'un signe de main vers les arbres, il ordonna aux autres membres de son clan de se montrer. Et ils sont apparue, au début pâle, changeant de couleurs, puis de plus en plus visible.

-Amis.

Ils devaient être une bonne cinquantaine, haut perchés dans les arbres, d'autres derrière les arbres, et puis, un femme et un petit garçon se tenaient derrière Païka.

-Famille.

Les quatre militaires restèrent sans voix. Ils n'avaient jamais vue un tel peuple, capable de se rendre invisible.

-Comment faites-vous pour devenir invisible?

L'homme marcha quelques pas vers les autres et il prit quelque chose sur un arbre, se rapprocha des hommes et leur tendit la bestiole verte qui avec de gros yeux exorbités.

-Un caméléon! Vous vous fondez dans la nature comme eux?

L'homme hocha une autre fois de la tête.

-Stupéfiant!

Ça pouvait être une bonne tactique pour infiltrer les wraiths et infliger de grands dégâts à leurs vaisseaux, les détruisant par la même occasion. Mais ce n'était pas le but de cette mission. Aujourd'hui, ils devaient tisser des liens avec eux, que ce soient des alliés pour combattre les wraiths ou des alliés pour faire du commerce. Mais il doutait que ce peuple ne connaisse les wraiths et qu'ils n'aient quoi que ce soit à leur offrir. Et surtout il ne savait pas comment aborder le sujet avec ce peuple qui paraissait si paisible.

-Ce sont vos amis et votre famille. Avez-vous des ennemies?

L'homme ne sembla pas connaître ce mot et Lorne leur fit une description du mot ennemie.

-Un ennemie est quelqu'un qui voudrait vous faire du mal, à vous, à votre famille ou vos amis.

-Pas ennemie. Juste amis.

Lorne tourna la tête vers ses hommes. Décidément, ils étaient chanceux de ne pas connaître les wraiths.

-Parfait! Qu'est-ce que vous mangez?, fit-il en montrant sa bouche et imitant le geste de manger.

L'homme leur fit signe de le suivre et les conduit dans la plus grande hutte au milieu du camp. Celle de Païka et de sa famille. Contrairement à tout-à-l'heure, la hutte était maintenant bien pleine d'objets, de fruits et légumes. Ils devaient tout dissimuler afin de se protéger des inconnus. La famille s'assit donc et Païka fit signe aux quatre hommes de s'assoir. Ils s'assirent à même le sol et la femme de Païka leur tendit un bol de fruits divers. Lorne prit le bol, sourit et leur fit un signe de tête en signe de remerciement.

-Alors on a des genre de raisins, de poires, il y a aussi des… on dirait des concombres et des carottes.

Il prit une poire et passa le bol aux autres et de sa poche avant il sortit 3 barres énergétique qu'il leur tendit.

-Il faut enlever l'emballage avant de les manger!

Chacun sortit maladroitement la barre du papier et ils la sentirent, puis, il la goutèrent. Ils sourirent à Lorne et il mordit à son tour dans la poire qui était bien juteuse et gouteuse. Mais elle ne goûtait pas du tout la poire. Il regarda les hommes de son équipes pour qu'ils leur dise ce qu'ils pensaient des légumes.

-Ma poire a le goût de pêche et un peu de mange, commença t-il, savourant le délicieux fruit.

-Ma carotte est vraiment atroce. Elle goûte le rutabaga!, se plaint Reed.

Evan sourit, se moquant du grand militaire qui avait osé rire de Païka au départ.

-Les raisins ont le goût… des raisins!, s'exclama Caughlin.

-Disons que le concombre goûte… l'herbe fraîchement tondue!, dit le lieutenant Edison avec enthousiasme, son couteau à la main.

Lorne se tourna donc vers l'homme de tête du peuple et il lui fit une offre.

-Païka! Est-ce que vous savez ce qu'est l'échange?

Il ne répondit pas et encore une fois, Lorne dû lui expliquer.

-Ce que nous venons de faire, c'est de l'échange. Vous nous avez donnez des légumes et on vous a donné des barres chocolaté. On a échangé.

L'homme était heureux d'apprendre deux nouveaux mot dans sa journée.

-Est-ce que parfois vous êtes malade? Vous vous sentez faible, vous êtes fiévreux, vous avez mal, très mal?

Païka fit encore oui de la tête.

-Nous avons des médicaments et des gens qui peuvent vous guérir. Faire partir la douleur. On peut vous apporter cette aide et ces médicaments, ainsi que des barres chocolaté comme celles-là, si vous nous donnez des fruits et légumes. Nous pouvons échanger. C'est ce que font les amis.

-Échanger, amis, guérir. Oui!

Païka se leva, invitant les autres à se lever et il s'approcha de Lorne, déposant sa main sur la poitrine de Lorne, près de son coeur.

-Evan Lorne, Amis.

-Païka, Amis, répéta Lorne.

Puis, il fit de même avec les trois autres militaires qui durent se présenter à lui. Lorsque ce fut fait, Lorne dû prendre congé d'eux pour faire un rapport à Elizabeth.

-Païka, je dois aller à la Porte des Étoiles pour parler à mon chef. Je vais revenir.

Païka fit un autre signe de tête positif et tous sortirent de la hutte et les trois autres militaires firent le tour du campement , rencontrant les autres membres de la tribus. Lorne se dépêcha de retourner à la Porte, il entra les coordonnées d'Atlantis et envoya son code. Quelques secondes plus tard, il entendit la voix de la dirigeante dans son oreillette.

-Major Lorne, comment ça se passe!

-Je dois dire que ça se passe plutôt bien, docteur. C'est un peuple pacifique et presque primitif, ils ne parlent pas beaucoup mais ils ont l'avantage de se rendre invisible, si je puis dire. Je ne sais pas comment cela peut être possible, mais ils empruntent ce procédé au caméléon qui a la propriété de changer de couleur et de se fondre dans le décor. Ils ne connaissent pas les wraiths, mais on pourrait faire un peu de commerce. Des fruits et légumes, contre un peu de médecine lorsque le besoin se fait sentir et des barres chocolaté. Et ils sont un peu moins de cinquante, si j'ai bien compté!

-Très bien Major! J'envois Carson pour voir ce qu'il en ait de leur santé, et je vous envoie quelques boîtes de barres chocolatés, quoi que je doutes fort qu'ils en ait vraiment besoin!

-J'ai eu pitié d'eux, madame!