Voilà! Pile un mois après le dernier chapitre ! (toujours minimum un chapitre par mois! yeah! promesse tenue!)

Désolée pour l'attente, et encore merci pour vos superbes reviews^^

Bonne lecture!

...

Chapitre 14 : Ecole et retrouvailles

1965

Localisation: Donjons de Poudlard

Marcaunon grimaça en essayant (et échouant) de se débarrasser de la petite démangeaison au fond de son esprit qui le torturait. Il était conscient qu'il avait oublié quelque chose de très important, mais quoi donc? Son instinct lui souffla que c'était lié à sa progéniture, ce qui transforma sa grimace en un froncement de sourcils.

Après un soupir de désespoir, il se dirigea vers le grand Hall, où il devait retrouver son adorable bambin pour le souper. Lorsqu'il lui avait donné la permission de se rendre dans la section interdite durant leur repas du midi, Marchosias s'était presque rué à la bibliothèque.

Laisser son fils parcourir seul les couloirs du château ne l'inquiétait guère puisque Manasa et Suki (il s'était assuré que les deux serpents soient assez petits pour pouvoir rester avec Marchiosas sans être remarqués) seraient avec lui chaque secondes de son escapade. En plus, Marcaunon préférait que son familier reste avec son fils plutôt qu'avec lui à cause du directeur. Les descendants de Serpentard pourraient s'avérer forts utiles dans la guerre contre Voldemort après tout – bien que Chaos n'accepterait sûrement jamais de rejoindre le côté lumineux de la Force.

« P-professeur Gaunt? » bégaya une femme derrière lui. Marcaunon força un sourire poli sur son visage avant de se retourner.

« Oui? »

L'étudiante Poufsouffle tortillait l'une de ses mèches de cheveux châtain par nervosité tout en s'éclaircissant la gorge.

« Tout va bien? » Son visage pris une teinte rouge intéressante.

« P-Pardon? »

« Votre visage est tout rouge. Avez-vous de fièvre? Souhaitez-vous que je vous accompagne chez Madame Pomfrey? »

« Non! » s'écria-t-elle tandis que le rouge virait au cramoisie. Il pouvait presque voir la fumée s'élever de son visage. « Je veux dire, non monsieur! C'est juste que quand je vous regarde, la chaleur monte. Non! Attendez! Ce n'est pas ce que je voulais dire…! Ce n'est pas… »

Mentalement, Marcaunon fronça les sourcils de confusion. Pourquoi la chaleur monterait-elle en le regardant? Il ne portait pas tellement de vêtements… en fait, il avait même oublié sa robe de sorcier.

« Papa? » la petite voix innocente le fit se retourner et baisser les yeux. Marchosias se tenait non loin de lui, tenant dans ses bras un ouvrage faisant presque la moitié de sa taille. Il avait relevé sa capuche, révélant ainsi les cornes bleues de dragon qui la surmontaient. Marcaunon faillit roucouler tant son fils était adorable; il portait souvent les pulls animaux que Marcaunon lui avait achetés.

« Bonjour mon chéri. Comment s'est passé ta visité à la bibliothèque? »

« Bien. J'ai trouvé ce livre très intéressant. Qu'est-ce que cette fille voulait? » Marcaunon ne vit pas son fils plisser des yeux quand il se tourna vers la fille en question.

« Je… Je me demandais juste si vous accepteriez de me donner des cours particuliers, monsieur… vu que les ASPIC approchent. »

« Ah. J'animerai un groupe d'étude avec les serdaigles demain. Dans la bibliothèque, à midi pile. Vous pourriez vous joindre à nous, si cela vous convient? »

Elle eut l'air déçu mais lui sourit tout de même.

« D'accord. Merci Professeur Gaunt. » La blairelle s'inclina avant de s'éloigner.

Marcaunon secoua la tête et soupira. Enseigner n'était pas de tout repos.

« Chaos? » Il fit face à son fils. « Laisse-moi t'aider à porter ça. »

Son adorable enfant le remercia et ils se rendirent dans le Grand Hall, main dans la main.

OOOO

« Marcaunon, cela fait quelques temps que je m'interroge… » dit soudainement McGonagall à côté de lui.

La fourchette de Marcaunon s'arrêta à mi-chemin de sa bouche et il se tourna vers elle en penchant sa tête d'une façon interrogatrice. Une habitude dont il ne parvenait pas à se défaire, quoi qu'il fasse.

« Pourquoi le petit Marchosias n'est-il pas à l'école? Il a déjà cinq ans, non? »

Ah… c'était donc cela qu'il avait oublié. Quel piètre parent il faisait. Marcaunon grogna de sa propre stupidité. Trop occupé à s'auto-flageller mentalement, il ne vit pas que Marchosias était figé sur place, une expression incrédule sur le visage.

« J'avais oublié! Je savais qu'il y avait quelque chose que j'avais oublié. Merci de me le rappeler Minerva… »

Il soupira et regarda son fils qui lui semblait un peu trop pâle à son goût. Allait-il bien?

« Qu'est-ce qu'il y a? Tu es malade? » Il posa une main sur le front de son fils.

« Non. »

« Tant mieux. Bon, maintenant, je vais devoir chercher une école où t'inscrire. »

« Papa, je ne pense pas que je m'entendrai avec les autres enfants. »

« Ne raconte pas de bêtise, ce n'est pas comme si tu avais fréquenté suffisamment d'enfants de ton âge pour déjà en être sûr."

« Je sais déjà lire, écrire et calculer. Je n'ai pas vraiment besoin d'aller à l'école. On peut juste prétendre que j'ai étudié à la maison… ce qui est vrai, étant donné que nous vivons dans une école. »

« Chaos… Donne-moi le nom de cinq personnes avec qui tu as parlé aujourd'hui. »

« Toi, Minnie, Filly, Mana et Suki. »

Marcaunon l'obsvera d'un air ébahis quelques minutes, tout comme McGonagall.

« Marcaunon, je commence à m'inquiéter. »

« Moi aussi, Minerva. Moi aussi… »

OOOO

« Mr. Gaunt? Le Principal va vous recevoir. » annonça une femme à la cheveulure noirs et bouclé depuis son bureau.

Marcaunon la remercia et entra dans la salle indiquée avec son fils. Marchosias s'était plutôt mal comporté ces derniers temps, plus particulièrement depuis qu'il avait appelé le Principal de cette petite école londonienne pour y inscrire son fils.

Marchosias avait piqué des crises qui feraient passer Voldemort pour un ange. Pour citer seulement quelques-uns de ses actes de révolte: l'armoire de Marcaunon avait été réduite à l'état de cendres, on aurait cru qu'une tornade avait ravagée leur chambre, ses cheveux avaient gagné une jolie couleur fushia, et le manteau de Mort avait été transformé en un bikini à rayures vertes et blanches lorsque l'Entité avait baissé sa garde. Après avoir poussé un cri de fillette, Mort avait disparu durant plusieurs jours.

Marcaunon avait finalement perdu patience lorsque ses fiches de la mort avaient été incinérées – des fiches sur lesquelles il avait travaillé toute la nuit. Marcaunon avait confronté son fils et après leur discussion (concours de cris), Marchosias s'était finalement résigné au fait qu'il devrait aller dans une école maternelle et primaire moldue, puisqu'il n'en existait pas pour les sorciers.

« Principal Skinner, merci de nous accorder un peu de votre temps. »

« Aucun problème, Mr. Gaunt. Je vous en prie, installez-vous. »

Mère et fils prirent place sur le canapé situé en face du bureau de l'homme.

Seymour Skinner était le principal d'une petite école privée, avec des cheveux grisonnants et des yeux sombres. Il portait une chemise couleur lavande sous un pull bleu clair, le tout accompagné d'une cravate orange.

« Tout d'abord, je souhaiterai vous souhaiter la bienvenue, à votre fils et vous. »

« Merci, monsieur. »

« Avant d'aborder ce que l'école attend du jeune Marchosias, vous disiez vouloir faire passer un test à votre fils pour qu'il saute d'année, Mr. Gaunt? Selon vous, il devrait se trouver en deuxième primaire ?"

Marchosias leva la tête vers lui en entendant cela, et Marcaunon dû cacher son amusement derrière un masque impassible. Marcaunon en voulait toujours à son fils pour les fiches de la mort. Il savait que Marchosias aurait voulu être placé en cinquième pour ne pas avoir à supporter plus longtemps que nécessaire les morveux et sortir rapidement de cet enfer.

Marcounon savait parfaitement qu'il était loin de faire preuve de grandeur d'âme, et se montrait même assez immature. Mais comme on dit: la vengeance est un plat qui se mange froid. Rire maléfique mental.

« Oui… J'ai conscience que la plupart des parents surestiment leur progéniture, mais mon fils… est différent. Pour être honnête, Principal, je ne veux pas qu'il s'ennuie en maternelle. »

« Si vous le dites, Mr. Gaunt. » Le ton de Skinner était sceptique et résigné. Marcaunon se demanda si de nombreux parents faisaient cette demande, seulement pour voir leurs illusions sur le génie de leur enfant voler en éclat… Mais il doutait fort que Tom Riddle, enfant prodigue, échoue à des tests d'un niveau autre qu'universitaire.

Skinner plaça des feuilles de papier sur la table devant Marchosias et tendit un crayon au garçon.

« Tu as dix minutes, pas une de plus malheureusement. » Marchosias ramassa une feuille et l'analysa. Marcaunon sentit la nervosité le gagner quand il vit un éclat sinistre apparaître dans les magnifiques yeux rubis. Peut-être qu'il aurait dû manipuler un peu le cerveau du Principal pour le forcer à placer Marchosias eu deuxième… Non… En tant que parent, il se devait de montrer l'exemple. Et puis, après tout, Mini-mort préférerait avaler l'une des pastilles au citron de Dumbledore plutôt que de passer pour moins intelligent qu'il ne l'était vraiment. Pourquoi l'orgueil de son fils devait-il être si… Ah oui, ex-Seigneur des Ténèbres.

OOOO

« Mais enfin, qu'est-ce que tu avais en tête… » Marcaunon serra les dents et donna un coup de pied dans une canette qui trainait par terre.

« Tu aurais juste dû me placer en cinquième comme nous en avions convenu. »

« Je t'ai inscrit dans une école moldue à cause de tes tendances antisociales. Pour que tu te fasses un ami de ton âge. » Ils se fusillèrent tout deux du regard, rubis rencontrant rouge écarlate sans aucune hésitation.

« Tu n'es pas le mieux placer pour dire ça, Mère. Tu n'as aucun ami, seulement des alliés. »

Il n'avait rien à répondre à cela. Marchosias avait raison, il était en effet un sans-ami. Marcaunon tourna les talons, son manteau flottant derrière lui tandis qu'il se dirigeait vers la salle commune de sa maison. Du travail l'attendait.

1965

Localisation: Ecole primaire, Classe 5-A

Torture. Ce qu'il vivait n'était que pure, horrible torture. Après un mois passé à l'école moldue au milieu d'enfants de onze ans, il pouvait littéralement sentir son intelligence fondre dans son cerveau. Ce qu'ils apprenaient était d'un niveau tellement basique qu'il s'était endormi plus d'une fois quand le professeur s'était mis à rabâcher ses oreilles d'évidences ou de stupidités.

Il se souvenait du temps de ses véritables onze ans. L'orphelinat subissant une crise financière (l'argent avait disparu dans la liqueur de Mme. Cole's), beaucoup d'enfants ne purent se rendre à l'école. Lui compris. Ignorant encore tout de la magie, il se rendait quotidiennement à la bibliothèque et grâce à sa mémoire photographique, mémorisait des livres qu'aucun enfants de onze ans ne pouvait espérer comprendre. Il lisait même le dictionnaire pour épaissir son vocabulaire et améliorer sa grammaire. Il avait déjà préparé un plan pour se voir attribuer une bourse pour une bonne université quand il serait plus grand, mais ses plans furent rapidement oubliés lorsqu'il entra à Poudlard – et devint un Seigneur des Ténèbres au lendemain de sa cérémonie de fin d'étude.

Marchosias ne pouvait que secouer tristement la tête en voyant que ses camarades actuels – même dans son esprit, le mot lui paraissait dégoutant– se complaisaient dans leur ignorance. Pas tous, mais la grande majorité.

Etant dans une école privée, les enfants présents étaient souvent pourris gâtés par leurs parents. Ils étaient un peu la version moldue de Draco Malfoy.

Contrairement à Poudlard, les professeurs moldus avaient du mal à contrôler ces petits monstres. Les leçons étaient si ennuyeuses que les élèves transformaient leurs feuilles en avion de papier pour se distraire. Maintenant qu'il pouvait comparer la façon dont se comportaient les enfants moldus et ceux magiques dans leur environnement scolaire, il pouvait clairement dire qu'il préférait trainer avec les deuxièmes (évidemment) –même s'ils le traitaient de sang-de-bourbe. Au moins, les sorcières et les sorciers témoignaient à leurs enseignants le respect que ceux-ci méritaient –ils leurs apprenaient à maîtriser leur magie, après tout.

En parlant de Marcaunon… Sa mère avait le moral au plus bas à cause des actions et des mots blessants que Marchosias lui avaient adressé sous l'effet de la colère.

Après avoir infligé à son géniteur une semaine complète de traitement du silence, maintenant qu'il avait le temps de s'assoir et de penser tranquillement (pas grand-chose d'autre à faire dans cette classe), Marchosias devait bien avouer qu'il avait été salaud avec son parent attentionné. Il n'aimait pas l'admettre, pas même à lui-même.

Il savait que c'était difficile pour sa mère de l'élever tout seul, même s'ils n'avaient aucun souci financier.

Marcaunon travaillait dur pour contenter Marchosias, lui offrir des livres et lui apprendre ce qu'il ignorait encore.

La charge de travail qui incombait à Marcaunon était démesurée, à cause de Dumbledore : Enseigner aux élèves de première jusqu'à ceux de septième année (ils devraient vraiment engager un assistant), corriger les devoirs, préparer ses leçons, les activités de club, ses tâches en tant que responsable des serpentards, et la montagne de paperasserie (une donnée variable) qu'il recevait de Mort chaque jour.

Et pourtant, même avec son agenda de ministre, Marcaunon trouvait toujours du temps pour Marchosias. Il se souvint de la fois où sa mère n'avait pas dormi durant toute une semaine, mais avait tout de même trouvé la force de rester éveillé le dimanche entier à la simple demande de Marchosias.

Il avait ressenti de la culpabilité quand il avait refusé à sa mère le sommeil réparateur dont il avait tellement besoin. Oui, lui, Lord Voldemort, ex-Seigneur des Ténèbres, s'était senti coupable. Et maintenant, il avait l'impression d'être un vrai salopard pour traiter sa si gentille (seulement avec lui) mère comme de la merde.

À cause de ses problèmes de colère, il avait dit des choses blessantes et horriblement méprisantes à Marcaunon qu'il regrettait généralement tout de suite, mais ne retirait jamais. Il aurait mérité une bonne claque, ou même plus. Cependant, la seule réaction de Marcaunon était de cacher son visage dans ses mains. Quand ils en arrivaient là, il s'éloignait de sa mère et allait trouver autre chose à faire.

Cette nuit-là, lorsqu'il s'attela à ordonner ses pensées et ses souvenirs, il remarqua des détails qui lui avaient échappés auparavant.

Il remarqua l'air blessé de sa mère quand Marchosias se moquait de lui. Il remarqua comment sa mère se forçait à sourire quand Marchosias se montrait agressif. Il remarqua la façon dont sa mère subissait en silence ses excès de colère. Il remarqua que sa mère faisait tout ce qu'il pouvait pour voir son ingrat de fils simplement sourire, ne serait-ce qu'un instant. Enfin, il remarqua les pleurs de sa mère quand Marchosias s'éloignait de lui.

Ceci fit trembler son coeur inexistant.

Avec une expression déterminée encore jamais vue auparavant sur son visage, il prit sa décision. Marchosias irait s'excuser. Ce n'était pas une habitude, mais pour le bonheur de la seule personne qu'il aimait? Il le ferait.

OOOO

Comme d'habitude, Marcaunon, sa magnifique mère, l'attendait à la sortie de l'école.

Marcaunon observa le sourire forcé de sa mère, sa tenue négligée et les poches sombres sous ses yeux écarlates. Une contraste par rapport à la peau pale de Marcaunon. En dépit de son apparence, sa mère continuait à faire tourner les têtes, seulement par sa présence.

Même Marchosias ne pouvait pas nier la beauté de son parent. Heureusement, ses sentiments pour Marcaunon étaient purement platoniques. Ce serait atteindre de nouveaux niveaux de folie que de vouloir mettre dans son lit la personne qui lui avait donné vie.

« Marchosias. Comment était l'école? » Voilà une autre chose qu'il détestait. Depuis sa crise deux jours plus tôt, sa mère s'était mis à l'appeler par son nom complet au lieu d'utiliser les petits surnoms affectueux qu'il chérissait secrètement.

« Aussi bien qu'une école moldue puisse être. » Rétorqua-t-il sans faire exprès. Le sourire se fit plus tendu et sa mère trembla à la froideur de sa voix. Il se gifla mentalement pour avoir perdu le contrôle (encore une fois).

« Euh… Retournons à la maison, d'accord? » Marcaunon hésita avant de prendre sa main. Ils se dirigèrent ensuite vers une ruelle déserte.

Une fois qu'ils apparurent devant les portes impressionnantes de Poudlard, sa mère relâcha sa main comme si elle brûlait, et ils marchèrent en silence jusqu'à leurs chambres.

Au moment où ils passèrent devant le portrait de leur ancêtre, Salazar, il attrapa la manche de sa mère. Ce geste surprit Marcaunon qui se tourna vers lui avec des yeux méfiants.

Il se préparait probablement à une nouvelle crise de la part de Marchosias. Ce dernier prit une profonde respiration avant de regarder Marcaunon dans les yeux. Il voulait s'assurer qu'aucun doute ne planerait sur sa sincérité.

« Mère… Je… » Il s'éclaircit la gorge, mal-à-l'aise. « Je voudrais m'excuser. Ce que j'ai fait… »

L'étreinte soudaine de Marcaunon l'interrompit. Il n'hésita pas une seconde avant de rendre la pareille. Marcaunon était à genoux et il pouvait sentir sa mère trembler de tout son corps. Il ignora le regard noir du portrait de Salazar ainsi que l'humidité sur ses épaules. Tout ce qu'il fit, ce fut continuer à consoler son géniteur adoré.

Il se fit la promesse de ne plus jamais blesser ainsi sa précieuse maman.

24 Août 1966

Localisation: Poudlard

Marcaunon se tenait là, debout, une expression sereine sur le visage. Cependant, intérieurement, il maudissait le directeur dans toutes les langues qu'il connaissait – un sacré paquet.

Le maudit vieillard avait changé le mot-de-passe de la salle de réunion sans l'en informer! Il était déjà en retard à cause de son rat-de-bibliothèque de fils. En effet, il avait dû convaincre l'enfant d'attendre encore un peu avant de se rendre dans son lieu de prédilection afin d'éviter une rencontre avec la harpie qui s'y terrait.

Madame Norma Pince, la mère d'Irma Pince, était une femme sévère et s'était montrée très claire : personne ne pouvait entrer dans son repère avant qu'elle ne leur en ait donné l'autorisation.

En entendant ces nouvelles, Marchosias avait imité le basilic un bon moment avant que Marcaunon en ait assez et le menace de lui faire porter des lunettes. Le regard noir de son fils mettait plus d'une personne mal-à-l'aise, et pour un enfant de cinq-six ans, on faisait difficilement plus noir que le sien. Si un regard pouvait tuer, c'était bien celui-là.

« Marc? » Une voix de femme le sortit de ses pensées et il se retourna, pour se retrouver face à son ancienne camarade Poufsouffle. « Tu es professeur ? »

« Pomona? Que fais-tu ici? »

Il fit un pas en arrière pour mieux observer la femme et ses courbes généreuses. Pomona Sprout avait perdu ses traits d'enfants pour devenir une charmante jeune femme (à forte poitrine), bien que ses rondeurs soient toujours là.

« J'ai été embauchée comme assistante en botanique. Et toi? » Ses yeux parcoururent son corps avant de s'arrêter sur son visage. « Toujours aussi joli, n'est-ce pas Marc? »

« Pomona! Je suis beau, pas joli. » S'indigna-t-il en croissant les bras. « Je suis le maître de Potion official de Poudlard. Par hasard, connaitrais-tu le mot-de-passe? Ils ont oublié de me communiquer le nouveau… »

Elle rit et hocha la tête.

« On ne peut pas vraiment te décrire comme "beau", mon cher Marc! Félicitation pour avoir le obtenu si rapidement le poste que tu désirais, au fait. Banane. J'espère que tu me raconteras tout plus tard. »

Le portrait les laissa entrer, et ils virent que les autres membres du personnel étaient déjà installés. Chuchotant, il remercia son ancienne camarade avant d'aller s'assoir à la gauche du directeur. Il détestait cette disposition, mais Dumbledore semblait s'être entiché de lui au fil des années.

« Maintenant que tout le monde est présent, je vous souhaite à tous un bon après-midi! » déclara le vieil homme après que Pomona se soit installée à côté du professeur de botanique, Mme Beery. Les enseignants répondirent aux salutations de l'excentrique directeur en marmonnant.

« Je suis navré de vous appeler si soudainement, un dimanche qui plus est. Nombreux d'entre vous sont déjà au courant, mais pour ceux qui l'ignorent, on a attaqué Près-au-Lard la semaine dernière. Le ministère m'a envoyé une convocation. Ils m'attendent lundi, aussi je n'aurai pas le temps d'organiser une autre réunion étant donné que vous devez tous préparer vos cours. »

« La Gazette n'a pas encore divulgué la moindre information sur cette attaque, il n'y a pas eu de victimes au moins, Albus? » demanda Rolanda Hooch, la professeure de vol.

« Personne n'a été grièvement blessé. Les victimes ne souffrent que de blessures superficielles. »

« Etait-ce des terroristes? » demanda Beery d'un air nerveux.

« Je crains que… cela ne marque l'apparition d'un nouveau Seigneur des Ténèbres. »

Les enseignants laissèrent échapper des hoquets horrifiés puis lancèrent questions après questions à Bumblebee. Marcaunon fronça les sourcils. Voldemort était-il déjà de retour au pays? Avait-il assez de serviteurs que pour lancer une attaque aussi directe sur Près-au-Lard? N'était-il pas supposé se manifester seulement dans les années 70? Il y avait beaucoup de questions, mais peu de réponses. Peut-être qu'il était temps pour lui de…

« Tu n'as rien à dire là-dessus, mon garçon ? Cela sort de l'ordinaire. » Lui chuchota le directeur.

« Je réfléchissais, Albus. A-t-on trouvé des marques, des signes qui te feraient penser à un Seigneur des Ténèbres? L'attaque ressemblait-elle à celles de Grindelwald…? »

Le vieux bouc huma en caressant sa barbe, l'éclat habituel de ses yeux bleus plus intense que d'habitude. Etrange…

« Non, mais elle visait principalement les magasins moldus. »

« Peut-être n'était-ce qu'un groupe de sorciers qui détestent les moldus, Albus. Portaient-ils un uniforme? Quelque chose pour les démarquer de la population civile? »

« Leurs visages étaient dissimulés derrière de simples masques blancs et lisses, mais c'est tout.»

« Blancs? Pas de motifs…? Aucun? »

Ils continuèrent à chuchoter avant que le directeur ne demande au personnel de se calmer et continue la réunion.

Il présenta Sprout, en même temps que le nouveau professeur de Défense… dont Marcaunon oublia rapidement le nom. Personne ne le dit à voix haute, mais tout le monde savait qu'il ne resterait pas longtemps parmi eux.

La réunion dura encore une heure, puis le vieillard les libéra. Marcaunon s'étira dans son siège et alors qu'il était sur le point de se lever, une main ridée le maintint à sa place en appuyant sur ses épaules. Il envoya un regard interrogateur au directeur mais ne reçut qu'un simple sourire affectueux en retour –il dû résister à l'envie d'arracher les yeux du directeur. Il dû attendre que le dernier professeur ne sorte avant que Dummiepork ne parle.

« Mon cher garçon, » Il se força à sourire. « J'aimerais que tu m'accompagnes au ministère demain. » Il afficha une expression confuse sur son visage, ce qui encouragea le vieil homme à élaborer sa demande. « Le ministre Leach a ramassé une fiole remplie d'un potion inconnue utilisée durant l'attaque. Ils ont besoin d'un Maître de Potion pour fabriquer l'antidote. »

« Je t'accompagnerai avec plaisir, Albus. Autre chose? »

« Je ne vais pas te retenir plus longtemps, mon garçon. Passe le bonjours au petit Marchosias. »

« Je le ferait. Bonne journée, Albus. »

Bumblybitch inclina la tête tandis que Marcaunon sortait de la pièce. Il grimaça à l'idée de passer plus de temps avec le vieux fou – la folie est un mal contagieux après tout. Alors qu'il était sur le point d'aller retrouver son petit chéri, Sprout apparut devant lui, tenant la main à un Marchiosas boudeur.

« Pourquoi es-tu resté à l'arrière, Marc? Je pensais que tu étais déjà parti et je suis allée à ta recherche! » Pleurnicha-t-elle en posant sa main libre sur sa hanche.

« Albus voulait me parler en privé. Désolé Pomona. Bien le bonjour mon petit Chaos. »

« Bonjour papa. » Fut tout ce qu'il reçut comme salutation.

« Pourquoi ne pas profiter du diner pour rattraper le temps perdu? »

« Bonne idée. Eh bien, Marchosias a certainement grandi. On dirait ta copue exacte, Marc. »

« Que veux-tu? C'est mon fils, Pomona. »

...

Voldemort se rapproche...

Au fait, pour les anglophones parmi vous, j'ai découvert une super fic : "the darkness within" de Kunoone. Pas de Slash, et plutôt de l'angoisse que de l'humour, mais une relation Harry/voldi assez intéressante. Je pense qu'il existe déjà une traduction française, même si je ne l'ai pas lue moi-même.

Bon été!