Disclamer : Harry Potter, son monde et ses personnages appartiennent à la talentueuse JKR. L'histoire, Six Feet Cold, appartient à Enivrement.
Warning : Cette histoire, dans ces derniers chapitres, sera un slash, c'est à dire qu'elle décrit les relations homosexuelles entre deux hommes. Si ça vous pose un problème, vous feriez mieux de rebrousser chemin.
Pairing : Severus Snape/Harry Potter
Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :
- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)
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- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.
Chapitre XIII
Confessions
Don't Forget Me
(Ne m'oublie pas)
I'm an ocean in your bedroom
(Je suis un océan dans ta chambre)
Make you feel warm
(Je te réchauffe)
Make you want to re-assume
(Je te fais vouloir ressupposer)
Now we know it all for sure
(Maintenant, nous en sommes sûrs)
I'm a dance hall dirty breakbeat
(Je suis la fissure d'une salle de bal sale)
Make the snow fall
(Je fais tomber la neige)
Up from underneath your feet
(De sous tes pieds)
Not alone, I'll be there
(Pas seul, je serais là)
Tell me when you want to go
(Dis-moi quand tu veux partir)
I'm a meth lab first rehab
(Je suis la première réhabilitation d'une
mouche de labo)
Take it all off
(Enlève tout)
And step inside the running cab
(Et monte dans le taxi en marche )
There's a love that knows the way
(C'est un amour qui connaît le chemin)
I'm the rainbow in your jail cell
(Je suis l'arc-en-ciel dans ta prison)
All the memories of
(Tous les souvenirs de)
Everything you've ever smelled
(Tout ce que tu as jamais sentis)
Not alone, I'll be there
(Pas seul, je serais là)
Tell me when you want to go
(Dis-moi quand tu veux partir)
Sideways falling
(Tombant sur le côté)
More will be revealed my friend
(Plus sera révélé, mon ami)
Don't forget me
(Ne m'oublie pas)
I can't hide it
(Je ne peux pas le cacher)
Come again make me excited
(Reviens et excite-moi)
I'm an inbred and a pothead
(Je suis un consanguin et une tête de mule.)
Two legs that you spread
(Deux jambes que tu écartes)
Inside the tool shed
(Dans la cabane à outils)
Now we know it all for sure
(Maintenant, nous en sommes sûrs)
I could show you
(Je pourrais te montrer)
To the free field
(Le champs libre)
Overcome and more
(Vaincre et plus)
Will always be revealed
(sera toujours révélé)
Not alone, I'll be there
(Pas seul, je serais là)
Tell me when you want to go
(Dis-moi quand tu veux partir)
Sideways falling
(Tombant sur le côté)
More will be revealed my friend
(Plus sera révélé, mon ami)
Don't forget me
(Ne m'oublie pas)
I can't hide it
(Je ne peux pas le cacher)
Come again make me excited
(Reviens et excite-moi)
I'm the bloodstain
(Je suis la tâche de sang)
On your shirt sleeve
(Sur la manche de ta chemise)
Coming down and more are coming to believe
(Descendant et plus vont venir croire)
Now we know it all for sure
(Maintenant, nous en sommes certains)
Make the hair stand
(Fais se dresser les poils)
Up on your arm
(De ton bras)
Teach you how to dance
(Je t'apprends à danser)
Inside the funny farm
(Dans la drôle de ferme)
Not alone, I'll be there
(Pas seul, je serais là)
Tell me when you want to go
(Dis-moi quand tu veux partir)
Les loups-garous, disait-on, comme leurs contreparties canines, avaient un extraordinaire odorat. Il avait été suggéré qu'à cause de ça, les loups-garous pourraient être utilisés comme des sortes de « chiens de chasse » par les Aurors, mais beaucoup de gens croyaient qu'ils n'étaient pas assez dignes de confiance pour être utilisés par un groupe de renforcement de la loi aussi important.
Il avait aussi été dit que, si ce n'était dans d'autres domaines, les loups-garous avaient une mémoire incroyable quand il était question d'odeur. On savait que les loups-garous pouvaient reconnaître une odeur après près de 20 ans. Cela donnait également du poids à ceux qui croyaient en l'intégration des loups-garous dans les divisions d'Auror.
Un petit désavantage est qu'ils auraient été plus efficaces pendant la pleine lune, et seulement avec la potion Tue-Loup.
Les gens, cependant, ne savaient pas si cet odorat était relié à une odeur physique ou aux signatures magiques. Etant donné la fiabilité de ce sens, la plupart des spécialistes croyaient que c'était la deuxième solution.
Etonnez-vous de mon incroyable capacité à éviter les sujets gênants !
Gênant parce que Remus Lupin avait une logique qui dépassait de loin la mienne et parce que j'étais un horrible couard avec aucun talent pour les mots. Néanmoins, je devais mettre les parties gênantes en mémoire, non ?
« Bonjour Harry. Puis-je entrer ? »
Je me tins là à bredouiller, plus choqué par le fait que Remus était dans une chaise roulante que par le fait qu'il sache qui je suis. Ce dernier point ne s'imprimerait que plus tard, et assez bruyamment.
Pour le moment, je ne pus qu'acquiescer avec stupeur et m'écarter, permettant à l'autre homme d'entrer. Il roula dans la pièce avec une aisance apparente, me portant à croire que la chaise roulante n'était pas un développement récent. Je continuais à le fixer stupidement quand il s'arrêta.
Remus dut sentir mon regard, lourd sur son dos, car il se tourna pour me faire face et sourit légèrement. Malgré le fait qu'il soit dans un fauteuil roulant, il semblait en meilleure forme que la dernière fois que je l'avais vu.
« Pourquoi ne fermes-tu pas la porte pour venir t'asseoir ? suggéra-t-il. Nous avons beaucoup de choses à nous dire, ne crois-tu pas ? »
Je lui obéis et tirai une chaise, m'asseyant en face de lui. Nous nous regardâmes pendant un long moment avant que je ne parle finalement. « Remus ? Que t'est-il arrivé ? »
Il sourit à nouveau, bien que cette fois ce soit avec une touche d'amertume. « Juste un petit prix à payer pour gagner la guerre… Spécialement quand on compare à ce que ça a coûté à d'autres. »
J'eus le sentiment qu'il ne se référait pas seulement aux personnes qui étaient mortes pendant la bataille finale, ou même pendant la seconde période de la montée en puissance de Voldemort. Il y avait aussi eu des cicatrices émotionnelles, oui, mais aussi les morts d'innocents avant que la guerre ait même commencé…
Cédric…
J'acquiesçai légèrement et attendis que Lupin continue.
« Tu sais, Voldemort avait promis beaucoup aux autres loups-garous avant la bataille finale. Il n'avait évidemment aucune intention de tenir ses promesses. Il ne les aurait pas laissé entacher la société de sang-purs qu'il essayait de construire, mais aucun ne m'a cru quand j'ai essayé de leur dire. »
Je n'étais pas sûr de ce qu'il essayait de dire. Pour ce que j'en savais, la majorité des loups-garous étaient du côté de l'Ordre avant la bataille finale. Remus interpréta correctement mon air confus. « C'était une partie du grand plan de Voldemort. Il voulait qu'ils nous trahissent sur le champ de bataille. Pas tous, vois-tu, mais assez pour causer beaucoup de dégâts. J'ai été paralysé pendant la bataille. J'ai pris un coup dans la moelle épinière. » Le loup-garou rit sans joie. « J'en ai emmené un sacré nombre avec moi. Ils m'ont même donné une médaille pour ça ! »
Je me sentis comme si je l'avais moi-même trahi un peu. C'était partiellement de ma faute si Zabini avait été découverte en tant qu'espionne. Elle avait été membre du cercle intérieur grâce à l'influence de son père. Quand nous l'avons perdue, nous avons perdu notre seule source d'informations fiables sur les plans des Mangemorts. « Je suis tellement désolé, Remus. Si j'avais été là… »
« Tu aurais pu tomber comme d'innombrables autres sorciers ! m'interrompit-il. Tu t'es occupé de Voldemort. C'était ton boulot, et tu l'as fait. »
Je me levai de frustration et lui criai dessus. « Mais pendant que vous vous battiez, j'étais occupé à m'enfuir. »
Sous le regard patient et compréhensif de Lupin, je me sentis rougir d'embarras. Je me rassis lourdement.
Non seulement j'avais agi comme un lâche dans le passé, mais je me ridiculisais maintenant. Je m'assis et pris une profonde inspiration pour retrouver ma contenance. Ce fut à ce moment là que ça s'imprima en moi, suivi d'un extrêmement bruyant « putain de merde ! »
Remus Lupin avait facilement découvert qui j'étais et serait probablement rapide à le dire à mon parrain, où qu'il soit, et alors Sirius le dirait au monde entier, de joie ou de frustration. Je me levai à nouveau, faisant les cent pas.
Arborant à présent un sourire connaisseur, Remus parla. « Oui, je connais ton secret, mais ne t'inquiètes pas, ce n'est pas mon rôle de dire à qui que ce soit qui tu es. C'est à toi de leur dire… à une condition. »
Je redressai brusquement la tête pour le regarder. Il n'allait pas le dire ? « Quoi ? »
« Que tu me dises pourquoi. »
Cette fois, ma tête tournait. Il voulait savoir pourquoi. La moitié du temps, c'est ce que je voulais moi-même savoir.
Il y avait la raison évidente que tout le monde allait me voir comme un héros, malgré le fait que tellement d'autres avait donné tellement plus que moi. Je ne méritais pas ce titre, mais Albus avait fait de moi la figure de proue de la guerre avant même que je ne connaisse la signification de ce mot. En grandissant, je n'avais pas aimé la célébrité, et ça aurait été dix fois pire.
Il y avait aussi le détail qui voulait que toute ma vie j'avais été modelé par Dumbledore et les autres professeurs pour pouvoir vaincre Celui-Qui-Ne-Doit-Pas-Etre-Nommé. Après que j'ai finalement réussi, il n'y avait plus rien à faire pour moi. Devenir Auror était hors de question, et enseigner la Défense Contre les Forces du Mal aurait été tout aussi difficile à cause du problème de ma célébrité. J'étais presque sans valeur.
En plus, vu que mes seuls talents résidaient dans la magie noire, les gens auraient sûrement cru que j'allais devenir le prochain Seigneur des Ténèbres.
Ce n'étaient pas les vraies raisons, cependant. Bien sûr, c'étaient celles qui m'avaient conduit à rester dans le monde Moldu, mais ce n'étaient pas celles qui m'y avaient conduit pour commencer.
« Harry. » La voix de Remus me sortit soudain de mes pensées.
« J'avais peur ! » m'exclamai-je. Voilà. C'était la simple vérité à propos de mes choix. Je poussai les cheveux de devant mon œil manquant violemment, montrant à l'ami de mon parrain la cicatrice. « J'avais mal, et peur, et j'étais un enfant qui pensait qu'il était un meurtrier. »
Je pouvais voir Remus essayer de dire quelque chose, n'importe quoi, mais il ne trouvait pas ses mots. Ses lèvres bougeaient, mais aucun son n'en sortait. Il ne pouvait que secouer la tête.
Je secouai la mienne également, tremblant, en fait. « Je ne pensais pas que j'étais un meurtrier. Je le ressentais, avec chaque fibre de mon être. Ca ne faisait rien que ce soit pour le bien du Monde Magique, ou que ce soit pour me défendre. J'ai. Tué. Tom. Jedusor. Et ça fait de moi un meurtrier. »
« Harry… »
« Est-ce que tu sais ce que fait vraiment une baguette ! » lui demandai-je à présent. Comme il ne répondait pas, je continuai. « Ca filtre la magie. Demande à Ollivander. La baguette conduit la magie et la filtre pour s'appareiller à la signature magique du sorcier. N'as-tu pas remarqué comme il est plus dur d'utiliser la baguette d'un autre ? Ou combien d'énergie il faut pour faire venir la sienne vers soi ? Ca utilise de la magie brute.
« Ma baguette s'est cassée quand j'ai essayé d'utiliser le sort de mort. J'ai dû tuer Voldemort à mains nues, avec de la magie brute. Je l'ai senti mourir, et j'ai eu l'impression que je mourrais moi-même. J'étais terrifié, et seul, et je ne voulais pas qu'on me voit comme ça, alors je me suis enfui. » Je sanglotais presque alors que je demandais : « Tu comprends maintenant ? »
Voilà. C'était mon secret le plus noir et le plus profond, et maintenant il y avait une autre personne qui savait, qui pouvait l'utiliser pour ses propres desseins.
Je n'avais pas réalisé la moitié de ce que j'avais dit jusqu'à ce que je le dise.
Chie était à présent à mes côtés, sa tête frottant contre ma jambe, essayant de me réconforter. Je tendis la main pour le caresser et il commença à la lécher. Je n'avais jamais été si heureux de ma vie de la présence d'un animal.
Remus s'était également rapproché pour me réconforter. Passant un bras autours de mes épaules, il m'attira vers sa poitrine.
« Je suis tellement désolé, Harry, dit-il calmement, je n'aurais jamais deviné. »
Nous restâmes assis là pendant un long moment, moi sanglotant silencieusement, pleurant finalement les amis perdus et d'autres choses que je ne pouvais même pas commencer à imaginer, lui m'assurant que bien que le monde soit sans dessus dessous, tout irait bien. Il était extrêmement parental et je me sentais comme un enfant.
Finalement, ayant pleuré toutes les larmes de mon corps et extrêmement embarrassé d'avoir craqué comme ça, je me reculai, reniflant un peu.
« Tu as appris la motivation des six dernières années de ma vie, dis-je avec un léger sourire. Je pense qu'il n'est que justice que tu me dises ce que tu as fait dernièrement. »
Remus eut un vrai sourire, un qui atteignit vraiment ses yeux. Puis il fit un geste vers sa chaise roulante. « Je n'ai pas été capable de bouger beaucoup, mais j'ai été très occupé, en fait. J'ai fait des recherches sur les vieilles lois pour le ministère. Je suis celui qui leur dit quelles lois sont obsolètes et lesquelles sont simplement immorales. » Il eut un sourire malicieux, montrant ses canines. « Tu devrais voir l'expression sur leurs visages quelques fois quand je leur dis lesquelles de leurs règles ont besoin d'une mise à jour. Je travaille en ce moment sur une loi sur les relations entre les espèces. »
Quelque part, cela ne me surprit pas. Remus pouvait être très passionné sur certains sujets.
« C'est génial ! » m'exclamai-je avant de demander : « Où fais-tu ça ? »
« Je vis avec Sirius. »
« Vous deux n'êtes pas… »
« Ensemble ? Non, dit-il avec un vague sourire. Bien que ce ne soit pas à cause du manque d'efforts de parties extérieures. Ton amie Hermione se désespère de nous mettre ensemble… malgré le fait qu'aucun de nous ne penche de ce côté. Elle pense que ce serait approprié. Je pense que ce serait presque dérangeant. Les deux derniers Maraudeurs ensemble… Foutrement improbable » finit-il avec un reniflement qui me rappela Severus.
Je souris avec lui. L'idée semblait un peu ridicule. Remus et Sirius pouvaient être comme le jour et la nuit des fois.
L'autre homme riait maintenant, mais entre deux éclats de rire, il parvint à souffler : « Elle va être très déçue quand elle apprendra que Sirius voit quelqu'un. »
Ca me fit rire aussi. Hermione s'enorgueillissait de savoir qui sortirait avec qui à l'école, bien qu'elle se considérait au-dessus des ragots… Pas qu'elle se soit jamais vue avec Ron.
Quand notre rire se fut calmé un peu, Remus parla à nouveau : « A ton tour de me dire ce que tu as fabriqué. »
J'acquiesçai alors. « Je suppose que tu sais que j'ai changé mon nom pour Ethan James après être parti pour le monde Moldu. »
« Je suppose que c'est pour ça que nous avons perdu ta trace si rapidement. Tout le monde cherchait sous un faux nom. C'est un bel hommage à tes parents, pourtant. Lily Evans et James Potter. Je suis surpris que nous n'y ayons pas pensé. »
Je lui souris un peu en réponse. « Je suppose que ça pourrait être un peu surprenant. Mais avez-vous même regardé sous d'autres noms ? Je suis sûr qu'il y a assez d'Harry Potter dans le monde pour que me trouver soit difficile. »
« C'est vrai, répondit doucement l'autre homme avec un soupir. Mais après ça ? »
Je pus lui adresser un sourire narquois. « Il s'est avéré que je n'étais pas aussi catastrophique en potions que ce que Severus Snape voulait faire croire. »
« Que veux-tu dire par là ? » demanda Lupin avec confusion.
« J'ai eu un boulot en tant que cuistot dans un restaurant. »
Remus comprit ça, mais ça amena évidemment d'autres questions. « Je ne connais peut-être pas grand-chose du monde Moldu, mais je pensais que tu avais besoin de quelques études pour avoir un job comme ça. »
« Normalement oui, mais j'ai réussi à me lier d'amitié avec une personne qui a des relations nombreuses et étendues. »
« Comment as-tu pu faire ça ? »
Pour Remus, je peux comprendre que ce pouvait être étrange. Dans le monde magique, les personnes que vous connaissiez à l'école influençaient les emplois que vous étiez capable de trouver. La vie de quelqu'un était presque entièrement déterminée par sa naissance. La plupart des Nés de Moldues devait faire extrêmement bien à l'école et se lier d'amitié avec les bonnes personnes pour réussir à avoir plus qu'une position médiocre. A cause de la taille du monde Moldu, ça ne prenait pas autant de travail, et je le lui expliquai.
« J'étais simplement au bon endroit au bon moment, conclus-je. J'avais besoin d'un endroit où vivre et d'un boulot, Kestor avait besoin d'un colocataire qui gagnait bien sa vie. »
« Kestor? »
« Mon ami avec un oncle dans la restauration qui avait besoin d'un assistant. Kestor a une famille proche très étendue. »
Acquiesçant en signe de compréhension, Remus regarda rapidement la pièce. Ses yeux tombèrent sur la batterie. « Et c'est Kestor qui t'a intéressé à la musique ? »
« On peut dire ça, répondis-je avec un sourire. Il était dans un groupe et l'ancien batteur m'a appris à jouer pour des raisons complètement égoïstes. Il voulait être guitariste. »
« Je vois que tu en as aussi une. Tu sais jouer ? »
« Non, j'essaie juste d'apprendre. Et en plus, je suis assez content de jouer de la batterie pour le groupe. »
Il y eut de nouveau un silence gêné, aucun de nous ne sachant vraiment quoi dire.
Finalement, le loup-garou brisa le silence, demandant ce qui le tenaillait depuis un moment. « Donc tu as une relation avec Kestor ? »
Il n'y eut aucun sourire cette fois, pas même amer. C'était un sujet que je n'abordais pas normalement. Le reste du groupe le considérait tabou. « Il y a deux ans, oui, dis-je prudemment. Un mauvais choix de notre part, mais certainement pas le pire que j'ai fait. »
« Les choses ont mal fini ? »
Je grognai. « Non, pas vraiment. Pas comparé avec le reste. La rupture était assez ordinaire. Non, la rupture était la meilleure partie. Après la période gênante qui a succédé la rupture, j'avais de nouveau mon ami. »
Remus acquiesça. « Je comprends ça. La même chose est arrivée entre Sirius et moi à propos d'une fille pendant l'école. »
Une vague de nostalgie momentanée le balaya avant que la mention du nom de mon parrain lui rappelle quelque chose.
« Tu auras besoin de lui dire à un moment, tu sais. »
« Tu veux dire que tu ne vas pas lui dire ? » demandai-je avec incrédulité.
« J'ai dit tout à l'heure que si tu m'expliquais pourquoi tu es parti, je ne le dirai à personne. Ce n'est simplement pas mon rôle. » Remus me donna une tape sur l'épaule et tourna son fauteuil pour partir. « J'ai un conseil pour toi, cependant. Dis-lui bientôt avant que qui que ce soit d'autre ne le sache. Comment crois-tu qu'il se sentirait s'il apprenait par quelqu'un d'autre que son propre filleul a vécu près de lui mais ne s'est même pas dérangé pour venir le saluer ? »
Remus partit, laissant ses mots résonner dans ma tête.
Je grattai machinalement derrière les oreilles de Chie pendant que je réfléchissais aux mots du loup-garou. Sans le savoir à l'époque, ces mots allaient s'avérer vrais dans une relation complètement différente. Pour le moment, cependant, je ne voulais pas y penser. Ca ne faisait que me rappeler tous les mensonges que j'avais vécus.
Chie commençait à s'enrouler autour de ma jambe, me réconfortant à nouveau, quand on frappa à ma porte.
Je m'attendais à moitié à une autre surprise et je ne fus pas déçu quand je vis que la personne à ma porte n'était autre que Severus Snape.
« Albus requiert votre présence dans son bureau » dit-il brusquement.
'Et tu as fait tout ce chemin rien que pour me dire ça sans autre but' voulus-je demander.
A la place, je laissais Snape me guider, avec Chie sur les talons.
Nous atteignîmes les appartements du Directeur, Severus dit le mot de passe et nous entrâmes. Je fus même plus surpris de trouver Albus avec son nez dans un livre, ne nous attendant pas du tout.
« Je vous ai amené le Professeur James, comme vous me l'avez demandé » dit Severus, et pendant un bref instant j'imaginai Albus lui adresser un sourire entendu.
« Très bien mon garçon, merci. Tu peux partir maintenant. »
Severus acquiesça et partit.
« Je suis désolé que tu ais dû me voir comme ça, s'excusa Albus en mettant ses lunettes en demi-lunes. Tu sais ce que c'est avec un bon livre, pourtant. Tu ne veux pas le poser… Bonbon au citron ? »
« Ca va. »
« Tant pis… A présent, Ethan, j'espérais que tu pourrais me dire ce que tu as prévu pour les vacances. »
Merci à Cyzia pour être ma beta et pour les merveilleuses corrections qu'elle me fournit !
