Un petit chapitre aujourd'hui mais qui a son importance.
Pour ceux qui se poseraient la question, Aiji signifie "Qui amène l'amour" ;) J'ai trouvé ça très approprié sur le coup !
Ichigo : Dans ma tête, c'était épique oui. Genre le voir se décomposer légèrement en voyant la gaminerie de sa femme. Mais après tout, elle est jeune, et elle a une petite soeur, elle peut bien être un peu immature, non ? :p J'aurais aimé dessiner Madara avec un chaton mais je risquerais de le dévisager vu que je dessine affreusement mal mais des fois, je me dis que c'est pas plus mal sinon, les pauvres personnages se retrouveraient dans de mauvaises situations ! par contre, si c'est ton truc, je serais ravie de voir ça ;)
Ananas : Comme je l'ai dis dans une réponse de review privée, j'ai eu très peur que le coup du loup et du chat perché ne passe pas mais on dirait que ça a plut ;) Et un louveteau, ca grandit vite. Enfin, je n'en dis pas plus *sifflote* Des fois, quand je dis que j'aime pas les Senju, on me prend pour une folle xD Mais c'est arrivé assez souvent que je les dépeigne vraiment dans mes fictions. Et ça ne va pas aller en s'arrangeant dans cette fiction ;) C'est à cause des perso "trop parfaits" que j'hésite souvent à publier mes fictions. Certains sont parfois trop puissants, trop biens et je sais que c'est mauvais. ou du moins, que ça n'est pas forcément agréable à lire. Moi même, j'aime pas voir un personnage incarner la perfection, c'est hyper agaçant.
Alviss : Oui, c'est son but. Et ça viendra. Un jour. :p
Lily : Pour la signification d'Aiji, je l'ai mise plus haut ^^ Ouais j'aime pas non plus voir des personnages se haïr jusqu'à la moelle et paf, se tomber dans les bras. ça n'est pas réaliste et ça fait perdre beaucoup d'intéret à la fiction s'il n'y a pas beaucoup d'action autour.
Elysabeth : Madara l'a un peu poussée quand même, tu trouves pas ? A menacer la vie du louveteau pour décider sa femme .. ;)
angel-ofshadow : Yay, t'es reviendue ! Je pensais que tu t'étais faite enlever ! :o Rassure toi, Aiji aura un rôle plus ou moins important. Ca ne sera pas un animal de compagnie passif, juste là pour faire beau. Les Senju vont débarquer, oui, mais pas de suite. Il va y avoir un événement majeur avant ça ;) J'espère que la fic continue de te plaire !
Brany : Merci :D !
Kisou : Je dirais pas que c'est parfaitement écrit mais merci quand même ;) Ouais non, un Madara gentil dans l'univers de base, ça n'est pas possible. Je veux dire, il veut quand même plonger le monde entier dans une illusion, faut être un peu dérangé pour ça (même si je le soutiens à 100% :p). Après, si c'est un univers inventé, qu'il a un passé et une vie différente que dans le manga, pourquoi pas ? Tant qu'il garde un caractère proche de l'original, surtout s'il n'est pas le personnage principal de la fiction, comme j'ai fais dans "Mais qu'est ce qu'ils t'ont fait Gaara?". De toutes façons, la beauté des fanfictions est bien de pouvoir manipuler des personnages, non ? :p
Ils arrivèrent au village en deux petites heures, étant donné que Kagami marchait lentement, ralentie par le poids qu'elle portait et quand ils furent en vue des portes, elle se racla la gorge et demanda :
- Est ce que je peux t'avouer un truc, sans que tu te fâches ?
- Mh ?
- Je .. tu te souviens quand j'ai essayé de m'enfuir ?
- Bien sûr.
- Et bien … A-après que tu m'aies embrassée pour la première fois .. tu te souviens ?
- Oui ?
- Le soir, j-j'ai essayé de m'enfuir, encore.
Il ne répondit rien un long moment, surpris qu'elle le lui avoue mais surtout choqué de ne pas avoir été mis au courant et murmura :
- Et tu es toujours là …
- J-je … on m'a convaincue de rester.
- Qui ?
- Je ne .. Ne demande pas, s'il te plait. Mais .. J'étais terrorisée parce que tu allais me … Mais je savais déjà que j'étais en sécurité à tes côtés.
Il la regarda un long moment avant de soupirer et murmurer :
- Dis moi qui t'a fait rester. Je veux juste savoir et il n'aura pas d'interrogatoire ni de représailles.
- Keibo.
- Mh.
Elle lui sourit légèrement et il caressa la tête du louveteau qui reposait sur l'épaule de sa femme avant de dire :
- Je ne te pardonnerais jamais d'avoir voulu me fuir.
Elle perdit immédiatement son sourire et baissa la tête tandis qu'il clignait doucement, avant de lui prendre l'animal des bras, voyant parfaitement qu'elle commençait à faiblir. Elle voulut protester mais un regard en coin lui indiqua de ne pas le faire et ils passèrent les portes du camp en silence.
Ils furent accueillis par des regards amusés, parfois surpris, et d'autre choqués mais se dirigèrent vers la maison de Madara qui posa Aiji au sol, le libéra du joug de la cape et le laissa gambader un instant avant de dire à Kagami :
- Je vais voir Izuna. Nourris le, fais lui visiter si tu veux et donne lui un bain, il pue le sang séché.
- Merci.
- Pourquoi ?
Elle haussa une épaule, lui donna un léger baiser avant de se baisser pour enlever ses chaussures et libérer ses pieds un peu douloureux, lui tournant le dos quand il sortit de la maison, de plus en plus pensif à propos du comportement de la jeune femme.
Kagami caressa le louveteau qui regardait autour de lui avec curiosité et le prit dans ses bras pour lui faire visiter, même si elle savait qu'elle ne le laisserait pas aller à l'étage et qu'elle installerait sûrement une barrière à l'escalier.
Quand elle alla à la cuisine, elle tomba sur Yuko qui commençait déjà à préparer le diner et celle ci la regarda d'un air mauvais avant de regarder la bestiole et renifler avec dédain.
- Est-ce qu'il y aurait des restes qu'il pourrait manger, ou de la viande périmée ?
- Désolée, Kagami-sama, mais il n'y a rien pour lui.
Kagami fronça les sourcils en voyant la jeune femme la détailler avec arrogance mais elle l'ignora, attrapa un saladier en terre cuite pour y mettre de l'eau et le plaça par terre pour qu'Aiji puisse se désaltérer.
Elle le laissa le temps de boire à sa guise avant de l'appeler, attirer son attention en tapant des mains et l'entrainer à la salle de bain où elle le lava avec difficulté, vu qu'il ne se laissait pas vraiment faire, mais au moment de le sécher, il devint tout câlin et fourra sa truffe contre le cou de la jeune femme, frottant sa tête contre elle, comme un chat le ferait sûrement. Mais il sentait quand même meilleur.
Quand elle redescendit avec le chiot sur les talons, elle sourit en voyant Madara et il demanda :
- Tu as pu le nourrir ?
- Non, à priori, il n'y a « rien pour lui ».
Il soupira d'un air ennuyé, entra dans la cuisine avec bruit et, avec force et brusquerie, il attrapa la jeune fille par le kimono pour la coller au mur le plus près en grognant :
- Tu vas apprendre à respecter ma femme et à lui obéir ou je te jure, Yuko, tu vas rejoindre ton père ..
- Mon père est mort à cause de vous !
- Ton père est mort avec honneur sur un champ de bataille.
- Laissez moi suivre ses pas !
- Aucune femme au combat ! Obéis maintenant !
Il la lâcha, récupéra un bon morceau de viande qu'elle était en train de couper pour le diner et le ramena au louveteau qui le mangea avec appétit. Madara commença à se calmer quand le chiot entreprit de lui lécher les doigts tandis que Kagami était paralysée de peur devant la réaction excessive de son mari.
Il n'avait jamais été aussi intransigeant avec elle. Enfin si, mais .. c'était quand même différent. Il l'avait défendue ..
Il releva un regard concerné en remarquant qu'elle ne bougeait plus et lui fit signe d'approcher. De pas un peu tendus, elle marcha vers lui, s'agenouilla, la tête basse mais il murmura son prénom avec tellement de douceur qu'elle releva les yeux. Leurs visages n'étaient qu'à un centimètre d'écart, et elle pouvait sentir le souffle calme de Madara sur ses lèvres, tandis qu'il scrutait son visage avec attention, à la recherche du moindre indice sur ce qui n'allait pas avec elle.
Hésitante, elle entrouvrit les lèvres et murmura :
- Madara, je .. J'ai peur de toi.
- Il ne faut pas.
- J'ai besoin que tu me pardonnes …
Il fronça légèrement les sourcils et elle précisa :
- Pardonne moi d'avoir voulu partir, s'il te plait. Ç-ça me tourmente que tu m'aies dit que tu n'allais pas le faire.
- Pourquoi ?
Sa lèvre inférieure trembla légèrement et elle se détourna en secouant la tête avant de la fourrer dans le cou du louveteau qui releva la tête pour lui lécher l'oreille avec joie.
Madara regarda sa femme un instant avant de poser une main sur sa nuque, l'embrasser sur le haut du crâne et murmurer qu'il devait prendre l'air. Il se détourna sans savoir que sa précieuse femme était en train de pleurer à chaudes larmes dans la fourrure de son animal.
Quand il revint, une petite heure plus tard, accompagné par Izuna, il soupira en sentant qu'elle n'était plus dans la maison et alla demander à Yuko :
- Où est ma femme ?
- Je ne sais pas, Madara-sama, peut être est-elle à nouveau en train de fuir ?
La gifle qui suivit résonna dans toute la maison et surprit même Izuna, qui n'aurait jamais pensé que Madara lèverait la main sur une gamine. Mais en le voyant ressortir de la cuisine en enfilant ses gants, d'un air furieux, il se dit que faire un commentaire à ce propos ne serait pas bon pour sa propre santé.
Madara n'eut pas à se concentrer longtemps pour sentir le chakra de Kagami et utilisa la façon de se déplacer des shinobis pour la rejoindre, sur le banc en pierre qui avait servit, quelques jours plus tôt, pour les messes basses entre la maitresse de clan et une prostituée.
Kagami sursauta quand Madara sauta d'une branche, quelques mètres devant elle et releva les yeux vers sa silhouette reconnaissable parmi toutes. Aiji était couché à ses pieds, et tenta d'aboyer contre l'homme mais un regard écarlate le convainc de ne pas tenter.
L'Uchiha avança lentement, jusqu'à être devant sa précieuse femme qui releva les yeux, rouges d'avoir pleuré, vers lui. Sans un mot, il s'installa à côté d'elle, les jambes légèrement écartées dans une position relaxée, accoudé sur le dossier du banc et tourna les yeux vers le soleil en train de se coucher en face d'eux.
La jeune femme le regarda un instant avant de se rapprocher, poser la tête sur son épaule en entourant sa taille de ses bras fins et murmura :
- J-j'avais tellement peur que … que tu m'en veuilles.
- Mh.
Elle fronça légèrement les sourcils, n'appréciant pas ce genre de réponse et demanda :
- Tu pourrais arrêter de faire ce son ? C'est agaçant et je sais jamais ce que tu veux dire.
Et sans la regarder, glissant une main sur sa tête pour passer la main dans les cheveux de sa femme, il déclara, de but en blanc :
- Je t'aime.
Il sentit le corps de sa femme se tendre immédiatement, comme si l'information l'avait totalement paralysée et il ajouta :
- Je le penses vraiment.
Elle n'osa pas relever les yeux, tellement elle était gênée d'affronter son regard.
Et que pouvait-elle dire, de toutes façons ? Il savait que ça n'était pas réciproque et mentir pour lui faire plaisir ne serait pas une bonne idée.
Elle frissonna, non pas de peur mais de bien être quand il posa la tête contre la sienne, déposant un baiser tendre sur sa tempe et il ferma les yeux, profitant de l'avoir contre lui et surtout de ne pas l'avoir vue fuir après qu'il l'ait dit. Mais il était soulagé. Il s'attendait à ce qu'elle fuit, lui rit au nez, ou même sorte des excuses pas possible, mais elle était restée là, contre son corps, même si elle était tendue. Mais au fur et à mesure que le temps passait, elle se détendait, petit à petit, jusqu'à murmurer :
- T-tout à l'heure, je … enfin, ça me .. m'embête que tu m'en veuilles parce que j'ai essayé de fuir. J-j'ai vraiment besoin que tu me pardonnes pour .. pouvoir avancer.
Il ne dit rien mais caressa doucement l'arrière de sa tête, pour lui indiquer de continuer alors elle se racla la gorge et murmura :
- P-parce que je .. j'avais tellement peur que .. tu me prennes la seule chose qui me restait de mon ancienne vie et ..
- Et je l'ai pris, finalement.
Elle se tendit à nouveau mais une nouvelle caresse la détendit assez pour qu'elle continue :
- Mais il y avait aussi ma soeur .. Et je me sentais tellement coupable qu'elle soit seule … M-mais Keibo m'a dit que je serais en sécurité ici .. Avec toi. Et je savais qu'il avait raison, malgré ce que tu m'as fait.
Elle laissa un blanc, au cas où il voulait répondre mais devant son silence, elle déglutit et dit :
- E-et je me sens tellement mal d'avoir voulu te fuir alors que je .. je te dois la vie, en quelques sortes.
- Mh ?
- J-je suis recherchée. C'est pour ça que je suis partie de chez moi avec ma soeur, avant qu'on soit attrapées par le vendeur d'esclaves. Et je sais que tant que je serais là, avec toi, personne ne viendra pour essayer de me tuer.
- Je ferais très mal mon travail de mari si quelqu'un arrivait à te menacer.
Il l'embrassa sur le haut du crâne, passant plusieurs fois la main dans ses cheveux et il murmura, très bas :
- Je te pardonne pour ça Kagami. Pour tes deux tentatives.
- M-merci ..
Elle se mordit la lèvre inférieure, ravalant ses larmes et il rouvrit les yeux pour regarder l'horizon un instant avant de demander :
- Tu as faim ?
- Un peu.
- Rentrons. Mon frère nous attend sûrement.
- Y-yuko me déteste.
- Elle me déteste aussi, parce que je ne la laisse pas devenir shinobi, mais ça lui passera.
Elle acquiesça doucement et claqua de la langue pour attirer l'attention du louveteau qui se leva en un bond, jappât légèrement en regardant sa maitresse. Celle ci le caressa doucement derrière l'oreille droite, sous le regard curieux de Madara. Elle glissa ensuite sa main dans celle du jeune homme, surtout pour se rassurer et il demanda :
- Tu l'as déjà dompté ?
- Je crois qu'il est plus intelligent que la moyenne … Il semble comprendre tous mes ordres, regarde.
Elle s'arrêta, leva l'index de sa main libre et ordonna :
- Aiji, assis !
Le louveteau releva la tête vers elle en remuant la queue mais ne bougea pas. Sentant un rire venir de son mari, elle fronça les sourcils et grogna :
- Aiji ! Assis !
L'animal s'assit, effectivement, uniquement pour se laisser tomber sur le côté et rouler sur le dos d'un air joueur. Cette fois, Madara ne put se retenir et lâcha un rire de bon coeur.
Kagami le regarda d'un air énervé avant de murmurer :
- Je te jure qu'il le faisait tout à l'heure !
Il ne répondit pas mais son regard indiquait clairement qu'il ne la croyait pas vraiment alors elle soupira en le tirant en avant, pour qu'ils reprennent leur marche et Madara, sans lâcher la main de sa femme, lui pinça légèrement les fesses et murmura, en se penchant vers elle :
- Ne sois pas aussi exigeante, il est jeune.
- Mais quand il sera grand, il sera mon garde du corps.
- Oh, vraiment ?
- Oui ! Ça sera mon symbole. Kagami Uchiha, maitresse du clan Uchiha et Aiji, son fidèle protecteur ! On m'appellera la « Femme au loup », ou quelque chose du genre.
Madara sourit légèrement en l'entendant utiliser son nom et grogna :
- Tu veux pas plutôt qu'on t'appelle la « femme du grand Madara Uchiha » ?
- Je ne veux pas être vue comme ton ombre, tu sais ? J'ai ma fierté, moi aussi, même si elle irradie moins que la tienne.
- Ça me convient.
Elle lui adressa un sourire sincère et il l'embrassa sur la tempe en murmurant :
- Je ne sais pas ce qu'était ta vie, avant, mais sois sûre que celle que je t'offre est loin de tout ça.
- Je le sais déjà.
Il acquiesça doucement d'un mouvement de tête et lui ouvrit la porte de la maison pour la faire entrer en première. Izuna les accueillit d'un sourire, un livre ouvert devant lui et écarquilla les yeux en voyant le louveteau entrer en galopant vers lui. Ils se regardèrent un instant avant qu'Aiji tende le cou pour le renifler un peu, regarder Madara et il s'approcha doucement du cadet qui tendit la main vers lui. Aiji la renifla de plus près avant de le lécher doucement et retourner vers sa maitresse qui venait d'enlever ses zoris.
Kagami le caressa en douceur avant de lui murmurer d'aller se coucher et alla se laver les mains à la cuisine, sous le regard meurtrier de Yuko avant de rejoindre la tablée.
Izuna regarda le couple un instant avant de demander :
- Un de vous va m'expliquer pour la bestiole ou je dois vous torturer ?
Kagami fit signe à Madara de le faire qui expliqua, sans détail superflu, la petite histoire tandis que le diner était servi. Il renvoya ensuite Yuko, ne la voulant pas dans son champ de vision et servit un verre de saké à Kagami qui, habituellement, ne buvait pas, mais il sentait qu'elle en avait sûrement besoin pour se reprendre un peu.
Après qu'elle ait terminé de manger, il caressa sa joue et dit :
- Monte, je dois parler de deux ou trois choses à Izuna et je te rejoindrais. Prends ta peluche si tu veux.
Elle acquiesça, claqua de la langue pour attirer l'attention du louveteau qui se leva avec énergie pour la rejoindre et il l'accompagna à l'étage.
Madara la regarda faire avant de soupirer en s'accoudant à la table, passer la main dans ses cheveux et Izuna demanda :
- Qu'est ce qui se passe ?
- Elle … je crois que ses règles la rendent hypersensible.
- Oh, les joies d'être en couple !
- Mais je crois que j'ai pris des points
- Mh ? Avec la peluche là ?
Madara sourit d'une façon que son frère ne lui connaissait pas, en repensant à leur conversation sur le banc et murmura :
- Non.
- Avec quoi alors ?
- On a passé une bonne journée, et j'ai été sincère avec elle, c'est tout.
Madara posa le menton dans sa paume en relevant les yeux vers son frère, dont les lèvres formèrent un « oh » surpris et le cadet murmura :
- C'était … inattendu.
- Ça m'a échappé. Je ne le regrette pas, et je le pense, mais ça l'a choquée, je crois.
- Elle .. s'y fera sûrement. Pas moi, par contre.
Madara sourit devant le ton joueur de son frère et murmura :
- Je vais me coucher. Demain, je lui apprendrais le jutsu pour qu'elle puisse invoquer la trappe.
- Tu penses qu'elle y arrivera ?
- Nous verrons.
Izuna acquiesça en reprenant son livre et Madara soupira longuement avant d'aller dans la salle de bain pour se rafraichir un peu et rejoindre sa Kagami dans leur chambre.
Elle était allongée sur son côté, un bras sous la tête tandis qu'elle caressait doucement la tête douce d'Aiji qui, trop petit pour l'instant, avait les deux pattes avant posées au bord du matelas. Il la regardait avec tellement d'intensité, comme s'il se rendait totalement compte qu'elle lui avait sauvé la vie en l'adoptant que Kagami semblait hypnotisé par ses grands yeux couleur ambre.
Madara regarda la scène un moment avant de se coucher près d'elle et elle envoya l'animal se coucher d'un claquement de doigt, après l'avoir embrassé entre les oreilles avant de demander :
- T-tu pourrais me masser les reins ?
- Douloureux ?
- Mh.
Elle n'y croyait pas vraiment mais elle sentit une des mains de Madara attraper sa taille et commencer à masser, d'une pression assez maitrisée et surtout très agréable, l'endroit douloureux. Elle ferma les yeux de soulagement et murmura :
- Merci.
- Ça va durer combien de jour ?
- En général, c'est quatre jours. Cinq, les mauvais mois. Tu .. tu y connais quelque chose ?
- Je sais juste que ça rend parfois les femmes un peu folles.
Elle sourit et taquina:
- Et ça t'empêche de les mettre dans ton lit, non ?
- Tu es dans mon lit.
- Mais on est mariés, je suppose que ça serait mal vu qu'on fasse chambre à part.
- Tu crois vraiment qu'un peu de sang me gênerait ? Si tu ne semblais pas autant souffrir, tu peux être certaine que je me serais déjà occupé de te faire crier mon nom.
- Fais attention Madara ..
- Mh ?
- Attention que ça ne soit pas l'inverse qui se produise.
Les pupilles ébènes du jeune hommes brillèrent d'une étrange lueur devant la provocation de sa femme et, sans un mot de plus, il continua à la masser, jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Là, il se rapprocha, glissa un bras sur sa taille en jetant un coup d'oeil au chiot qui dormait sur une cape roulée en boule pour lui et embrassa doucement le cou de Kagami en pensant qu'aujourd'hui avait été une bonne journée.
